‹ FantasquesChapitre 150 sur 163 · DLVIII FERVEUR · texte numérisé non relu

DLVIII FERVEUR

Nous n'avons parlé ni du clair de lune, ni

Des rougeurs du couchant... Nous nous regardons vivre.

Tu verras dans mes yeux un amour infini,

Je lirai dans les tiens comme on lit dans un livre.

Nous nous taisons ; beauté de l'instant, rythme sourd

De nos deux respirations... Mais l'heure court

A petits pas pressés sous la lourde pendule.

O Cydalise ! il faut nous séparer ! adieu...

Je veux dire : à demain. — Qu'il me fut doux, ce lieu

D'où tu sors comme s'y glisse le crépuscule !

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