VOYAGE IMAGINAIRE
Tranquille, transparente,
Douce à vivre.
L'heure passe sous les branches...
Il a plu.
Maintenant, l'air est limpide, tu lis un livre,
Sans lire, puis, sans voir, tu regardes l'air nu,
Par les fenêtres du feuillage.
Tu t'enfuis, tu te perds sur d'étranges rivages
Où de minces cocotiers balancent
Leurs jets d'eau verts.
Ecoute ces oiseaux ailés d'argent qui lancent
De longs cris sur la mer !
Ecoute aussi la brise
Qui parle bas ! écoute enfin le flot qui brise
Sur le corail et chante un chant
Impatient, méchant...
— Non ! reviens vite ici !
Le ciel se couvre de nouveau, le ciel est gris,
Le ciel est sombre, l'air est lourd,
Et je te garde un beau baiser pour ton retour.