‹ FantasquesChapitre 82 sur 163 · LE PAYS MERVEILLEUX · texte numérisé non relu

LE PAYS MERVEILLEUX

Ciel jaunâtre, taché de gris,

Sur l'horizon livide ;

Pas un souftle d'air, pas un cri ;

Mon village semble vide.

Il pleut tout droit,

En silence.

Contre le vert des prés et le rouge des toits...

Désir d'absence,

D'être ailleurs,

Loin de ces pleurs.

Loin de ces longs traits de la pluie,

Barreaux de ma mélancolie...

Et cependant on reste sans bouger, sans dire

Rien,

Quand on voudrait marcher vers le bout de la terre,

En chantant, jusqu'à ce bel empire,

Yous savez bien !

Où, m'a-t-on dit, il ne pleut guère.

Jusqu'à ce radieux empire, tout là-bas.

Où, peut-être, il ne pleut pas.

FANTASQUES l6l

CCCXVÏ PRÉDICTION

Jeune homme, vous irez loin ! Je vous vois des crocs Aiguisés, une face plaisante, (un peu trop Cabotine), et le goût bien raisonné des filles ; Tout ce qu'il faut pour faire un joli maquereau.

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