‹ FantasquesChapitre 91 sur 163 · TCHERAGAN · texte numérisé non relu

TCHERAGAN

C'est un chat noir, il est prince persan ;

Il aime trop le sang

Pour me plaire...

(Il ne méprise pas le lait.)

Vous me dites que Baudelaire

L'aurait mieux compris ? Je ne sais.

— Il se peut que Ton trouve en Chine,

En Malaisie, (ou bien ailleurs).

Ce même air de bourreau railleur

Et d'aussi longs frémissements d'échiné ;

Allez-y voir ! mais quand il lèche,

Sadiquement, à petits coups

Mesurés de sa langue rèche,

La plaie

D'un oiseau palpitant, que voulez-vous !

Mon chat m'effraie !

Puis il me prend par cette patte qu'il allonge

Et retire, par le mystère de ses songes

Et, mieux encor, par ce grand amour de la nuit

Qui me le fait aimer quand j'ai si peur de lui.

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