ALPHONSE, FÉLIX
raanci.
Non , ce n’est pas pour vous que je viens en ces lieux. Votre épouse en secret m’a prié de m’y rendre :
Au tribunal de Dieu, je venais pour l’entendre, Elle sait ses devoirs.
ALPHONSE, à part
Je sais aussi le mien.
FARRUCK.
Mais vous me demandiez un moment d’entretien ; Que voulez-vous, mon fils?
Vous m’avez mis dans lame , Depuis quelques instants, mon père, un trait de flam- Trait qui me dévore ! [me ,
FARRUCK.
Au ciel sou mettez- vous
Mon fils, il faut savoir supporter de tels coups. Dieu veut vous éprouver.
ALPHONSE
Ab ! l'épreuve est terrible , Mon père; à de tels coups mon cœur est né sensible... Répondes, s’il vous plaît... mon père... en vérité... Je ne vois pas pourquoi vous m'avez arrêté Pour m’apprendre un malheur que tout le monde
[ignore ,
Et que moi, je voudrais même ignorer encore.
FARRUCK.
Dieu le voulait ainsi , j'obéis au Seigneur.
ALPHONSE
Félix, vole trouver et m’amène avec toi L’ermite qui mendie aux passants sur la route;
Je le quitte à l'instant, il n’est pas loin sans doute. Va vite.
( Félix sort.)