ACTE I, SCENE IV
JUAN
Si vou* vouliez; beau «ire,
Que feriez-vous , allons ?
A I. PUONS E
Je la pourrais séduire.
JUAN
Non , jamais.
ALPHONSE
Allons donc!... la fille d'un vilain ?
A quoi donc servirait d'être noble , cousin ?
JUAN
Moi, j’en sais quelque ch<Me, et je vous certifie... ALPHONSE.
Il ne tiendrait qu'à moi.
JUAN
Bon , je vous en défie !
ALPHONSE
Voulez-vous parier?
JUAN
Volontiers, vingt dobras.
( lit *e prennes! par U main. )
J’en veux voir la preuve, et...
ALPHONSE
Ib-.iu cousin , lu l'.iuras.
J’accepte la gageure et je poursuis ma r ha «se.
JUAN
Alphonse, si ma so*ur savait ce qui se passe... ALPHONSE*
Ah ! Juan, sans faire tort à noire passion ,
Je puis bien me permettre une distraction.
J’adore votre sœur, et ma fnturc épouse,
D’une fille île rien peutœlle être jalouse?...
Mais l'idiote en vain veut me désespérer.
Car je mets mon honneur...
JUAN
A la débhnuoier.
ALPHONSE
N alli-z-vous |>as, cousin, trancher île l'homme sage? Celle sévérité sied bien mal à voire âge.
Me pienes-vous poui dope avec vu* beaux discours? JUAN.
Mais je ne blâme pas vos nombreuse* amour* ;
Vou* en avez, tant mieux ! vous i n parlez «an* mw, Suive/, donc votre goût, ce u’est pas nia faiblesse, ht pour moi, les amours auxquels je paie impôts N allèrent ma santé ni même mon repos.
oui tant dernièrement quand j’étais à Lisbonne,
J y vis la Vierge aux fleurs, nuire aiigu»te patronne : Le peintre l’entoura d’un prestige vainqueur Jamais un divin trait n’alla si bien an ctrur :
Oui ! c’est lame de Dieu dans un corps de mortelle. Sainte Vierge Marie, ô que vous été* belle!
ALPHONSE
Poursuivez, don Lopez, voire rêve enchanté...
Adieu; pour moi, je cours à la réalité.
Vingt dobras , songez-y !...
( Il ion.)