DERRIÈRE LE THÉATRE-FRANÇATS
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L'Editeur poursuivra le contrefacteur
C'est encore ému du LicnveillaDt accueil du public, que je lui témoigne ma bien sincère reconnaissance ; c'est avec ardeur que je contracte envers lui l'obligation de mérifer un jour les encouragomens qu'il a bien voulu donner à mon coup d'essai, de réaliser les espérances qu'il a fondées sur ma jeunesse et sur mon premier ouvrage.
Je n'ai qu'un mot à dire au sujet di^ ce drame : plusieurs personnes prétendent que j'en ai puisé l'idée dans le Théâtre Espagnol ou dans quelques ballades ou chroniques. Je proteste contre cela ; l'inveniion de mon ouvrage est entièrement de moi : c'est m'attirer peut-être un sujet de critique , mais c'est dire la vérité.
Maintenant je n'ai plus qu'à remercier , avec toute l'effusion de mon âme, les personnes dont l'amih'é, le zèle m'ont tant aide, servi. Je voue une élernelle reconnaissance au théâtre qui s'est ouvert à ma jeunesse , aux artistes , aux hommes de lettres qui ont secouru mon inexpérience. Mon émotion est impuissante pour ia témoigner en particulier à M. Saint-Hilaire , homn^c de lettres distingué , courageux citoyen dent la tutelle m'a été si utile, dont Tamitié me sera toujours si précieuse. A M. Bocagr, à qui je dois tant, sous tous les rapports; enfin aux artistes dont le zèle et le talent ont fait mon succès. Puisse je dans la carrière où j'entre, leur prouver un jour toute ma gratitude ! puissé-je pour mon bonheur , y rencontrer souvent de tels talens pour interprètes , et de tels cœurs pour amis î
PERSOÎSNAGES.