Evantius. — Assista aux conciles de Lvon et "de
(1) Ennodius, Vita b. Epiphanii, p. 376 (Hartel).
(2) Le jour est certain; le martyrologe hiéronymien et la tradition liturgique de Vienne nous en assurent. Saint Avit présida, le 15 septembre 517, le concile d'Epaone; d'autre part, l'auteur de sa notice dans le livre épiscopal du XIe siècle (voir ci-dessous) dit qu'il mourut A nastasio adhuc principe; or, Anastase mourut en juillet 518. Pour apprécier la valeur du renseignement fourni par le livre épiscopal, il faut tenir compte de ce fait que les épitaphes des anciens évêques de Vienne ont été consultées ou même reproduites par son auteur, et que ces inscriptions se terminaient ordinairement par des indications chronologiques. De là, je crois, dérive la mention Anastasio adhuc principe. Aucun écrit d'Avit n*est postérieur à l'année 517; la lettre vu, qui semble d'abord former objection, ne vise pas nécessairement la fin du schisme acacien en 519, mais la nouvelle , sans doute prématurée, d'une réconciliation entre le pape et l'Eglise grecque; des bruits de ce genre sont mentionnés dans la lettre lxxxvii, qui est du commencement de 517.
(3) M. l'abbé U. Chevalier, Œuvres de saint Avit, p. vu, n. 3, dit avec raison que le lulianus du concile de Lyon « est le successeur même de » saint Avit et non l'évéque de Carpentras qui avait figuré au concile » d'Epaone, ce que démontre péremptoirement le rang qu'il tient après le » métropolitain de Lyon, Viventiole, les autres évéques gardant exacte- » ment la place qu'ils occupaient (sans doute d'après la date de leur sacre) » dans le synode de 517. »
(4) Ci-dessus, p. 188.
Mâcon, en 581 et 585, ainsi qu'à celui de Valence tenu en 584.
25. — Verus 11. — Succéda au précédent, en 586. Son avènement est relaté par Grégoire de Tours (1).
26. — Desiderius. — Plusieurs fois mentionné dans le registre de s. Grégoire, qui lui recommanda, en 596, les missionnaires envoyés par lui en Angleterre (2). Dans une autre lettre, de 599, il le priait de ne pas mettre obstacle à la vocation religieuse d'un diacre viennois (3). Peu après il lui écrivait, ainsi qu'à d'autres évêques, pour leur signaler certains abus à réformer; à Didier lui-même, qui avait sollicité le pallium romain, il répondait en lui demandant de produire les documents capables d'établir que cette concession avait été faite déjà à ses prédécesseurs (4). Enfin, en 601, tout en lui recommandant un second groupe de missionnaires, il se montre contrarié de ce qu'on lui a dit que l'évêque enseigne lui-même la grammaire (5). De tout cela il n'est nullement question dans Frédégaire (6) et dans les deux anciennes vies de s. Didier (7) qui s'étendent en revanche sur sa fin tragique. Mal vu du majordome Protadius et de l'évêque de Lyon Aridius, ainsi que de Brunehaut et de son fils Thierry II, Didier fut traduit devant un concile tenu à Chalon en 602 ou 603 ; là, sur la dénonciation d'une femme appelée Justa et sur des dépositions de témoins subornés, il fut déclaré déchu de l'épiscopat et relégué dans une île. Rappelé quelque temps après et remis en possession de son église, il se vit poursuivi de nouveau par la haine de l'évêque de Lyon, et par
(1) Hist. Fr., VIII, 39.
(2) Reg. VI, 52 (J. 1438).