ORANGE
L'église d'Orange fut représentée au concile d'Arles, en 314, par un prêtre Faustinus. Mais on ne connaît par son nom aucun (2) évêque avant
1. — Constanlius. — Il assista, en 381 au concile d'Aquilée et, en 390, au concile de Milan (3).
2. — lustus (4). — Assista aux conciles d'Orange (441) et de Vaison (442) ; signa les lettres arlésiennes en 449, 450, 451; assista au concile d'Arles sous Ravennius. Mentionné dans la vie de saint Eutrope comme son prédécesseur.
3. — Eutropius. — Saint Eutrope (27 mai) siégeait déjà en 463 (5) ; signa la lettre synodale relative à Lucidus
(1) La date de ce décret est Anno incarnalionis Dominicap DCCCXXXIX sub die mercurii kalendarum martium intrante quadragesimum. A première vue, il semble qu'il s'agit d'un mercredi 1er mars et il s'agit, en tout cas, d'un mercredi des Cendres : ces données réunies conviennent aux années 808, 814, 887, 898, 909 et 971. Aucune de ces années ne peut convenir, puisque Boniface, prédécesseur immédiat de Laudon, vivait du temps de Grégoire IV (827-844) et que l'élection se fait sous l'empereur Louis (814- 840). En y réfléchissant, on observe qu'il s'agit, en réalité, d'un mercredi des calendes de mars qui fut le mercredi des Cendres. En 839, Pâques tombant le 6 avril, il y eut deux mercredis dans les calendes de mars, le IV et le XI de ces calendes : C'est ce dernier jour qui fut le mercredi des Cendres. Ainsi, l'élection eut lieu le mercredi des Cendres 19 février 839 (Note de M. de Manteyer). — Après Laudon, le G. C. marque un Pontius II, qui n'est autre que le Pontius III, marqué plus loin parmi les évoques du XII° siècle; en effet, le diplôme de l'empereur Lothaire qui sert de référence à Ponce II, est en réalité un acte de Lothaire III (1133-37) : cf. Bôhmer- Mùhlb., 1116 a.
(2) Lucius et Eradius, les deux premiers nommés dans le G. C, proviennent des faux de Polycarpe.
(3) Ambr., ép. 22. Migne, P. L., t. XVI, p. 1129.
(4) Le n° 4 du G. C., Marinus, vient aussi d'un document polycarpique.
(5) Jaffé, 557.
(v. 475). Correspondant de Sidoine Apollinaire (Ep. VI, 6). On a sa vie, rédigée par son successeur Verus (1).