‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (volume 3)Chapitre 113 sur 144 · Amantius. — Présent, en 381, au concile d'Aquilée · texte numérisé non relu

Amantius. — Présent, en 381, au concile d'Aquilée

A ce concile d'Aquilée assistait aussi l'évêque de Marseille, Proculus. Comme les successeurs de Proculus, les évêques de Nice du V^ siècle manquent régulièrement les conciles provinciaux de la métropole d'Arles. Le pape (3) Léon (440-461), plus probablement dans la seconde moitié de son pontificat, réunit, à la demande de Veranus, évêque

(1) Migne. t. LII. p. 691. Après Valerianus, le G. C. insère, avec beaucoup de doute, un Dulherius qui n'a, en effet, aucune référence sérieuse.

(3) Sur ce qui suit. voy. la lettre du pape Hilaire (Jaffé, ô(Jl; Thiel, Epp. R. P., t. I, p. 152), et Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t. XLIII, 37 et suiv.

de Vence, et de ses comprovinciuiix (1), les deux évêchés de Cimiez et de Nice. Un rescrit en sens contraire fut obtenu du pape Hilaire, successeur de Léon, par un évêque Auxanius, dont le siège n'est pas indiqué (2), qui assista, le 19 novembre 462, en compagnie de Fausle de Riez, à un concile romain. C'est probablement peu après ce concile que le rescrit d'Hilaire fut expédié et que les deux sièges furent de nouveau séparés. Mais cette solution ne faisait pas l'affaire de l'évéque d'Embrun, Ingenuus, lequel, en ces temps-là, essayait, avec l'appui du pape, de se constituer une juridiction métropolitaine. Il commença par ordonner lui-même un évêque à Nice, puis il se rendit à Rome pour le concile du 19 novembre 465, en compagnie de l'évéque d'Avignon, Saturnin, et obtint d'Hilaire un second rescrit, contraire au premier, par lequel il prescrivait de remettre les choses en l'état où les avait mises son prédécesseur Léon. Ce rescrit, le seul des trois qui se soit conservé, est adressé à Léonce, évêque d'Arles, et à deux autres évoques, Veranus, de Vence, et Victurus, de siège inconnu. Ces prélats sont chargés de l'exécuter, après enquête. Ingenuus avait raconté au pape que, s'il avait ordonné un évêque à Nice, c'était pour empêcher les effets de l'ambition d'un autre, ad eœcludendam cupiditatem ambitionis alienae. Cet autre, c'est évidemment l'évéque auquel revenait de droit l'ordination de l'évéque de Nice, du moment qu'il y avait un siège de Nice. Il est clair que ce ne peut être ni l'évéque d'Embrun ni l'évéque d'Arles (3); l'évéque d'Aix ne pouvait avoir aucune prétention sur une localité située en dehors de la Narbonnaise II". Reste l'évéque de

(1) Cum céleris provinciae sacerdolibus (Thiel, Epp. R. P., t. l, p. 154) ; on ne voit pas bien s'il s'agit de la province civile des Alpes Maritimes ou de la province ecclésiastique d'Arles.

(2) On lui a souvent attribué le siège d'Aix ; mais c'est une simple conjecture.

(3) Celui-ci étant chargé par le pape de régler l'affaire, se serait trouvé à la fois juge et partie. Ingenuus se fût bien gardé de lui laisser confier l'exécution du rescrit.

Marseille; Nice avait fait autrefois partie de la cité de Marseille, et rien ne prouve que cet état de choses eût encore été modifié. Nous avons vu que l'évêque de Nice figure aux conciles ou s'en absente dans les mêmes cas que l'évêque de Marseille. La lettre du pape Hilaire qualifie Nice de castellum^ et Ciraiez de civitas. Tout porte donc à croire que Cimiez et Nice dépendaient encore, au point de vue civil et au point de vue ecclésiastique, de deux métropoles différentes ; que Nice ressortissait encore à Marseille, tandis que Cimiez ressortissait à Embrun au civil, à Arles au spirituel. Du reste cette juridiction ecclésiastique de Marseille n'est pas une anomalie trop extraordinaire. Marseille avait été, jusqu'au commencement du V siècle, la métropole ecclésiastique de bien d'autres localités de ces contrées.

2. — X. — L'évêque ordonné par Ingenuus, dont on ignore le nom.

Après lui, les deux sièges furent réunis, suivant les rescrits des papes Léon et Hilaire. La sentence d'exécution rendue par Léonce d'Arles ne nous est pas parvenue, mais il est sûr qu'elle fut couforme à la lettre pontificale de 465, puisque nous trouvons, au milieu du VP siècle, un episcopus Cemelensis et Nicaensis (1). Mais si l'union était destinée à persister, c'était Nice et non pas Cimiez qui était appelée à en bénéficier. Cimiez fut détruite par les Lombards, et Nice devint le siège de la civitas et de l'évêché.

3. — Austadius. — Mentionné dans un récit de Grégoire de Tours, relatif à l'année 581 environ (2).

4. — Catulinus. — Se fit représenter au concile de Mâcon, en 585, avec le titre d'évêque a Nicia.

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