Probatius. — Assista au concile d'Agde, en
3. — Firminus. — Contemporain et ami de saint Césaire d'Arles, il figure au nombre de ses biographes (2). Le poète romain Arator (v. 544) l'a célébré dans ses vers (3). Il assista aux conciles d'Orléans, en 541 et 549, et de Paris (552). Honoré le il octobre (4).
4. Ferreolus. — Mentionné par Grégoire de Tours comme épistolographe. Honoré le 4 janvier. Sa mort doit se placer en 581 (5).
5. ^ Albinus. — Succède au précédent, mais seulement pendant trois mois (6).
6. — Marcellus. — Succède au précédent, en 581 ; Grégoire de Tours (/. c.) raconte les luttes qu'il eut à soutenir contre un compétiteur appelé lovinus.
7. — Aurelianus. — Contemporain de saint Eloi, qui le visita dans son évêché (7).
3. — Mummolus. — Mentionné défavorablement dans les vies de saint Amand et de saint Aigulfe (8). D'après le premier de ces documents, il aurait siégé sous Childéric H (673-675).
9. — Arimandus. — Figure parmi les signataires du faux concile de Narbonne (v. 788).
10. — Elephanlus. — Mentionné dans le Manuale Dodanae (9) pour un fait de l'année 841.
11. Walafridus. —Mentionné à l'année 8.58 dans un récit de translation de reliques par Aimoin de Saint-Ger-
(1) Le G. C. insère ici un Roricius, père du suivant, d'après la légende de celui-ci, laquelle est des moins rassurantes.
(2) Vita Caes., II, 1.
(3) Ep. ad Parlhenium, Migne, P. L., t. LXVIII, p. 252.
(4) Acta SS. oct., t. V, p. 641.
(5) Grég. de Tours, Hist. Fr., VI, 7.
(6) Grég., /. c.
(7) Vita Eligii, 11, 12 {P.L., t. LXXXVIl, p. 520).
(8) Mabiîlon, Acta SS. 0. S. B., t. II, p. 718 et 660.
(9) P. L., t. CVI, p. 110.
main-des-Prés (1). Il apparaît ensuite à diverses réunions épiscopales, de 877 à 879 (2).
12. — Asael. — La vie de saint Théodard le donne comme siégeant au moment de l'avènement de celui-ci (15 août 885) ; c'est peut-être le même que le suivant.
13. — Amelius. — Mentionné dans la correspondance pontificale depuis le temps d'Etienne V (885-91) (3) jusqu'à 904. Son nom figure au bas des deux conciles du Port (886, 897) (4) et dans diverses chartes. Il vivait encore en 912(5).
ARISITUM.
La campagne dirigée en 534 par Théodebert contre les Wisigolhs de Septimanie et les Ostrogoths de Provence avait eu pour résultat certaines annexions dont il a été question ci-dessus. Rodez et Lodève étaient restées entre ses mains, ainsi qu'un assez vaste canton des Cévennes, dépendant de la cité de Nimes. Ce canton avait pour cheflieu une localité appelée Arisitum (6) et comprenait quinze paroisses. Vers 570, le roi d'Austrasie Sigebert en fit un diocèse épiscopal et le confia à Mondencus, évéque en disponibilité (7). Plus lard, sans doute à la mort de Mondericus, ce pays passa sous la juridiction de l'évêque de Rodez
(1) Migne, P. L., t. XCV, p. 942.
(1) Couronnement de Louis le Bègue (M. G. Leges, t. I, p. 544); conciles de Troyes (878; cf. Jaffé, 3190) et de Mantaillc (879).
(3) Jaffé. 3459, 3534.
(4) Dans celui-ci le nom est défiguré en Aurelius.
(5) Hist. du Languedoc, t. III, p. 80.
(C) M. Longnon, Géogr. de la Gaule au VI' siècle, p. 538; cf. Bulletin des Antiquaires de France, t. XL, p. 102, 115, identifie cette localité avec la ville actuelle d'Alais. Quicherat, avec beaucoup plus de raison, comme l'a montré M. l'abbé L. Saltet, L'évêché d'Arisitum, dans le Bulletin de litléralure ecclésiastique de Toulouse, juillet-octobre 1902, en retrouve le nom dans celui d'une viguerie ou pays d'Arisitum, Arisdum, Erisdium, Hierle, qui correspond à peu près aux cantons du Vigan, d'AIzon, de Sumène, de Valleraugue, de Trêves, dans le département du Gard, et de Peyreleau dans l'Aveyron.
(7) Greg. Tur., Hist. Fr., V, 5.
ARISITUM. — AGDE. 317
Dalmatius. Tel élait l'état des choses au moment où Grégoire de Tours écrivait le livre V de son Histoire. En 627, un évêque d'Arisitum, Emmo, assistait au concile de Clichy (1).
D'après un document messin du VIII* siècle (2), ce district aurait été soumis par Théodebert II à l'évêque de Metz Agiulf, lequel aurait sacré pour ce siège d'abord son frère Deotarius, puis son neveu Modericus. Si ce renseignement est fondé, Deuterius et Modericus devront être placés avant Emmo.
L'évèclié d'Arisitum disparut au VHP siècle, lors de l'annexion de la Septimanie à l'empire franc ; son territoire revint naturelllement au diocèse de Nimes d'où il avait été démembré.