Le concile de Lyon au temps du roi Sigismond
(1) Semble identique au Pioculus de la lettre suivante. C?) Gi-dessus, p. 130. Ces évéques sont connus par la réponse du pape (JaÊfc, bbl). Ils doivent être tous de la province d'Arles.
(3) Celui-ci e^t mentionné dans la réponse du pape comme le porteur de la lettre de ses collègues.
(4) Ci-dessus, p. 132.
(5) Veranus de Vcncc (?).
Maassen (1) le laisse Jlotter entre les années 51() cl 523. dates extrêmes de ce roi. Mais comme le successeur de saint Avit de Vienne y figure déjà, l'assemblée n'a pu se tenir avant 518 (2).
15° — Les conciles de la province d'Arles tenus au temps de saint Gésaire sont ceux d'Arles. (> juin 524 ; Garpentras. 6 novembre 527; Orange, 3 juillet 529; Vaison, 5 novembre 529 ; Marseille, 26 mai 533. Ge dernier, connu seulement par le manuscrit de Gologne, mancfiie aux anciennes collections de conciles. On le trouvera dans le Bulletin de la Société de l'histoire de France de 1839. dans l'Histoire des Conciles de Hefele et dans la nouvelle édition des conciles mérovingiens publiée par Maassen (3).
16°. — Concile de Lyon de 570. - Les indications chronologiques ne sont pas d'accord : anno VI Guntramni régis (567), indictione tertia (570). Je ci-ois devoir pi'éférer celle de Findiction, parce que si l'indiction est fautive, il faudra admettre comme leçon primitive indictione décima quinta [ind. XV), tandis que, si c'est l'indiction qui est exacte, la bonne leçon du chiffre des années sera VIIII. Or VI et VIIII sont des leçons plus voisines que /// et XV.
17°. — Goncile de Mâcon. 1" novembre 581. —M. Maassen distingue deux conciles de Lyon, qu'il place l'un en 581, l'autre en 583; il assigne cette dernière date au premier concile de Mâcon. Je crois devoir identifier les deux conciles de Lyon et les rapporter, comme celui de Mâcon, à l'année 581; voici pourquoi. Grégoire de Tours {Hist. Fr., VI, 1) dit, à l'année sixième de Childebert II (581) : Apitd Lugdunum sinodus episcoponim coniungitur diversarum causarvm altercationes incidens neglegentioresque iudicio dampnans. Sinodus ad regem revertilur ; mulla de fuga Mummoli ducis, nonnulla de discordiis tractant. Geci suppose un concile de Lyon et un autre ad regem, c'est-àdire dans une des résidences royales de Bourgogne, vers Ghalon ou Mâcon, la même année. Or nous avons deux conciles tenus la même année du roi Gontran. l'un à Lyon, l'autre à Mâcon.
(1) Mon. Germ. Legum seclio III, Concilia. Hanovre, 1893, p. 31. C'est à celte édition que je me réfère pour tous les conciles célébrés en Gaule depuis 511 jusqu'aux derniers temps mérovingiens.
(2) Cf. ci-dessus, p. 206, n. 3.
(3) Cf. la note 1.
L'année royale est marquée pour les deux : c'est la 22« (583) ; pour le second elle est accompagnée de la note ind. XV (581. en novembre). Ici encore je crois devoir préférer la donnée fournie par l'indiction, pour les mêmes raisons que ci-dessus.
18°. — Concile de Valence. 22 juin 584. — Même situation. Le titre donne anno XXIIII Giintrnmni régis (585), indictione secunda (584).
19°. — Concile de Clialon-sur-Saône. 24 octobre 650. — Concile royal de Neustrie-Bourgogne. M. Maassen donne pour limites delà date l'année 639. première de Clovis II, lequel est nommé dans le prologue, et l'année 654, date à laquelle plusieurs des signataires du concile étaient déjà remplacés. Je crois devoir maintenir la date reçue, celle de 650. Le concile de Chalon. par une exception assez rare, a senti le besoin de rappeler la foi de Nicée et de Ghalcédoine; c'est l'objet de son premier canon. Une telle préoccupation ne se rencontre, dans les conciles francs, qu'en 549, alors que la querelle des Trois Chapitres avait mis en cause le maintien des décrets de Cbalcédoine, En 649 le pape Martin avait tenu, au mois d'octobre, un concile célèbre pour assurer le maintien des mêmes décrets, toujours contestés en Orient, et il avait pris soin do communiquer ses décisions à l'épiscopat des deux royaumes francs. Nous avons encore la lettre (1) adressée à ce sujet à saint Amand, évêque de Maestricht. Le pape lui transmet les actes de son synode, réclamant de ses soins et de la bienveillance du roi d'Austrasie, Sigebert III, l'appui moral d'une démarche conciliaii-e et même d'une députation d'évêques. En Neustrie, l'épiscopat fut saisi également de cette alFaire. La Vita E ligii (2) dii que le pape avait écrit, demandant au roi d'envoyer des évêques à Rome, et que saint Eloi et saint Ouen y seraient allés volontiers s'ils n'avaient eu des empêchements. Saint Ouen et saint Eloi figurent parmi les signataires du concile. De tout cela il résulte, je crois, que cette assemblée se tint peu après la réception des lettres du pape Martin.
20°. — Signatures du privilège de Groseau (Grasellum) délivré en 685 par l'évêque de Vaison, Petruinus (ci-dessus, p. 263).
(1) Jafifé, 2059.
1. F'etiuiiuis sive Aredius — 2. Wolbertus. — 3. Aghiacus. — 4 Ambrosius. — 5. TrccJicus. — 6. Godebertus. — 7. Lcodegarius, — 8. Pascasius. — 9, RusticLis.
21°. — Concile deNarbonne. sous Charlemagne. — Les dates de ce concile sont contradictoires; on y marque l'an 788. l'indiction XII (789), l'an 23 de Charlemagne (791); Charlemagne y est qualifié d'empereur (801-813). Parmi les raisons pour lesquelles l'assemblée se dit convoquée, deux, l'hérésie de Félix d'Urgel et la situation du diocèse de Vich (Ausona) sont sûrement inventées. Cependant les signatures, au nombre de 28, toutes d'évêques des provinces de Narbonne, Arles, Vienne, Eauze, ne semblent pas apocryphes. Quelques-unes sont celles d'évêques de ce temps-là, connus par d'autres documents. Elles auront pu être relevées au bas de quelque privilège, ou même d'un concile réellement tenti h Narbonne vers 790 pour régler des querelles de circonscriptions, comme celles qui mettaient en conflit avec le métropolitain ses deux suffragants d'Elne et de Béziers; celles-ci sont mentionnées dans le document tel que nous l'avons.
22°. — Les deux conciles invilln Portu et la vie de saint Théodard de Narbonne. — Le second de ces conciles, daté de 897, ne soulève pas d'objections graves. Quant au premier, tenu, dit-on, en 886, il ne nous est counu que par la vie de saint Théodard, document tardif, qui contient plus d'une pièce suspecte. Elle semble avoir été écrite au X* ou au XI« siècle et se rattacher aux efforts faits alors pour défendre l'autorité métropolitaine de Narbonne sur les évêchés catalans. Il serait bien à désirer que cette vie fût l'objet d'une étude critique, à laquelle on joindrait utilement l'examen des conciles du X« siècle que Marca, dans sa Marca hispanica, dit avoir trouvés- dans les archives de Vich et d'Urgel. Je n'ai pu faire moi-même ce travail, qui, du reste, n'intéresse que très faiblement le présent ouvrage. Le concile de 897 m'a fourni quelques dates; quant à celui de 886 et à la vie de saint Théodard, je ne m'en suis servi que dans les cas où il n'y avait pas autre chose. Il est évident que tout n'est pas faux dans ces pièces ; comme le concile de Narbonne de 788, celui de la villa Porius semble formé d'un texte apocryphe et de signatures réelles provenant d'un document authentique.
TABI.E
Préface ^
Avertissement sur la seconde édition "viii
(Chapitre préliminaire. — De l'origine des diocèses épiscopaux dans
l'ancienne Gaule ^