MAURIENNE
Grégoire de Tours (9) raconte comment fut fondé le
(1) Bôhmer-M., n° 565.
t1) Hardouin, t. IV, p 1373.
(3) Bôhmer-M., n° 1105.
(4) Ihid., n» 1297.
(5) Bihliolh. de l'Ecole des chartes, .3^ série, t. IV, p. 595; cf. Roucliier, Histoire du Vivarais, t. I, p. 3G7.
(6) G. C, t. XVI, instr., p. 221.
(7) Jafifé, 3177.
(8) Bouquet, t. IX, p. 339.
(9) Gl. mart., 13.
sanctuaire de Sainl-Jean de Maurieime. Une femme de cette localité se rendit au lieu (1) où l'on conservait les reliques du Précurseur, et, à force de patience et de persévérance, elle obtint un doigt qu'elle rapporta dans son pays. L'église où fut déposé le doigt de saint Jean devint aussitôt un lieu de pèlerinage. Elle appartenait au diocèse de Turin, comme tous les cantons jadis compris dans la province des Alpes Cottiennes. Ces pays étaient encore, en 574, au pouvoir de l'empire (2). Ils ne tardèrent pas à tomber aux mains des Francs, soit que ceux-ci les eussent obtenus directement de l'empereur, soit que, les Lombards s'en étant emparés, il les leur eussent enlevés (3). Le roi Gontran s'empressa d'y fonder un évêché, dont le siège fut établi en Maurienne, dans l'église miraculeuse. La tradition locale, représentée tant par les institutions de culte que par un document écrit (4) d'une antiquité assez respectable, a conservé le nom de la pieuse fondatrice, Tygris, et aussi celui du premier évêque, saint