SAINT-PAUL-TROIS-CHATEAUX
Des dix évêques que le Gallia Christiana place avant Florentins, le deuxième, Justus, doit être effacé sans hésitation, car il n'est connu que par un faux de Polycarpe {G. C, t. I, p. 139 instr.). Les neuf autres soni des saints honorés dans le pays : Restitutus (7 novembre), Eusebius (23 mars), Torquatus (31 janvier), Paulus (l^"" février), Amaniius (6 février), Sulpicius, Bonifatius, Castorinus et Michael (24 décembre). Le premier, saint Restilut, a été identifié au XV* siècle avec l'aveugle-né de l'Evangile. De tout ce groupe, le seul personnage qui puisse être introduit avec confiance dans la série épiscopale est saint Paul, le patron de la ville. Il est marqué dans le martyrologe d'Adon. On l'a identifié avec un évêque Paul qui siégea en 374 au concile de Valence. Sa légende, récemment publiée par les Bollandistes (4), dit qu'il était originaire de Rome, incola civilatis Rnmensis, qu'il fut porté à l'épiscopat regalibus praeceptis et que sa femme se retira alors au monastère de
(1) Manque au G. C.
(2) Publiée par Mabillon, Annales, t. I, p. C98, avec le privilège du roi Clovis III.
(3) Avant Elias, le G. C. marque un Simplicius auquel il assigne la date de 853 d'après un document allégué par les Sainte-Marthe, mais nullement indiqué.
(4) Anal. DolL, t. XI, p. 375.
filles installé à Arles. D'après ce dernier détail, il aurait vécu au VP siècle, au plus tôt. Il n'y a pas dans le récit d'autre indice chronologique. Le manuscrit des Bollandistes [Gratianopolitanus 49) est du XIII' siècle. Torquatus y figure comme prédécesseur immédiat de saint Paul. Ce qui est sur, c'est que la ville épiscopale doit son nom à celui-ci ; cette circonstance donne l'idée d'un épiscopat très important. Adon est le plus ancien auteur qui fasse mention de ce saint évêque [Marttjrol. l*"" février).