‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (volume 3)Chapitre 84 sur 144 · MARSEILLE · texte numérisé non relu

MARSEILLE

temps (lu pape Gélase (492-496), avec lequel il correspondit (1).

7. — Cannas (^). — Gennadius (c. 81) mentionne un saint homme appelé Cannas, avec lequel il eut des rapports personnels ; il le qualifie &'homo Dei, c'est-à-dire de religieux. Le livre de Gennadius ayant été écrit dans les dernières années du VI* siècle, et vraisemblablement sous l'épiscopat d'Honorat, on conçoit très bien, en plaçant Honorât avant Cannât, que l'épiscopat de celui-ci ne soit pas marqué dans le De scriptoribus] dans le cas contraire, la chose serait plus difficile à expliquer. Du reste, l'épiscopat de saint Cannât n'est attesté que par une tradition liturgique, respectable, il est vrai, mais pour laquelle on ne produit aucun document antérieur à 1122 (2).

8. — Theodorus. — Mentionné dans un poème de F'ortunat (3), qui paraît avoir été écrit vers 566; il joue un grand rôle dans les récits de Grégoire de Tours (4). Assista au concile de Màcon, en 585. Il vivait encore en 591 (5).

(l)Ceci résulte de sa notice, insérée après coup dans le De scriploribus de Gennadius. Gélase s'assura de son orthodoxie {per scripturam agnoscens eius (idei inlegrilatein), sans doute en lui demandant une profession de foi. Gennadius aussi envoya une lettre de fide sua au même pape Gélase. Les explications ayant été jugées satisfaisantes, le pape répondit à l'évéque de Marseille; sa lettre n'est pas indiquée dans les Regesta de Jaffé.

('2) Le G. C. omet saint Cannât; les Bollandistes (15 octobre) le contestent aussi. Je me suis rendu aux arguments d'Albanès (Armoriai et sigillographie des évéques de Marseille, p. 11), sauf le changement que je crois devoir introduire dc\ns l'ordre des deux évéques Honorât et Cannât. Après

Honorât, Albanès introduit, mais non comme certains, deux évéques, Auxanius et Emetcrius, qui signèrent aux conciles de 533 et de 554, sans indiquer leurs sièges. L'attribution me paraît douteuse, à moi aussi.

(3) VL 10, v. 67. Le texte a été jusqu'ici mal transcrit et mal compris; il faut lire :

sacris Theodoro primo lare, sede Sapaudo felici, egregio, etc.. redde salulis opus

Le poète prie Dyiiamius, qui demeure à Marseille, de saluer deux évéques {sacris), d'abord Théodore, qui est le premier lare, c'est-à-dire par la résidence, le voisinage; puis Sapaudus, qui est le premier par le siège, comme archevêque d'Arles.

(4) Hisl.Fr., VI, 11, Î4; VU, 36, VHI, 5, l"!, 13, 20; IX, 22; cf. IV, 43.

(5) Jaffo, 1115.

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9. — Serenus. — Plusieurs lettres de saint Grégoire le Grand lui sont adressées ou parlent de lui ; elles s'échelonnent entre 596 et 601 (1).

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