Phronimius, ancien évêque d'Agde
5. — Aurelianus. — Siégea, en 650, au concile de Chalonsur-Saône.
6. — Lieuiadus, — Connu par une lettre qu'il écrivit, en 868, à Tarchevêque de Rouen, Wenilo (1).
7. — Utifredus. — Dans une lettre expédiée en mars 878 (2) le pape Jean VIII reproche à Tarchevéque d'Embrun, Aribert, d'avoir écarté du siège de Vence un diacre, Waldenus, régulièrement élu et approuvé par Tempereur Charles le Chauve (f 6 octobre 877), et d'en avoir ordonné un autre. Une lettre du mois de septembre de la même année (3) est adressée à Utifredus, évêque de Vence, lequel parait être le rival de Waldenus (4).
Après lui, la série s'interrompt jusqu'au XP siècle.
THORAME {civUas Rigomagensium ?).
Le seul évoque connu est Severianus, qui assista aux conciles de Riez (439) et de Vaison (442), et signa, en 450, la requête en faveur du rétablissement de la métropole d'Arles (5).
CASTELLANE {civitas Salinensium).
On n'en connaît aussi qu'un évoque, Claudius, qui assista, en 439, 441 et 442, aux trois conciles de Riez, Orange et Vaison.
GIMIEZ.
1. — Valerianus. — Saint Valérien (24 juillet). Assista aux conciles de Riez (439) et de Vaison (442) ; signa les
(1) Migne, P. L., t. CXXIX, p. 1392.
(2) Jafifé, 3128.
(3) Jaflfé, 3196.
(4) Après lui, le G. C. insère un Elias comme ayant assisté à rassemblée de Mantaille(879); mais c'est un évêque de Vaison.
(5) Jaflfc. 450.
lellres arlésiennes de 450 et 451 ; fut mêlé, un peu plus Uni, uu différend entre Lérins et Fréjus, différend qui fut poHé devant le concile d'Arles (v. 455). Il reste de lui une leUre et des homélies (1).
?. — MagniAS. — Signa au concile national de 549 (Orl^iiu:^) comme episcopus Cemelensis et Nicaensis^ au concile l^nwiuoial d'Arles, en 554, comme episcopus Cemelensis.
Ua siège fut supprimé peu après lui et le diocèse réuni À C0)ui de Nice.
i^oUs^ le haut empire, Cimiez et Nice, bien que situées à i^vi^ quarts d'heure Tune deTautre, n'appartenaient pas à l;^ u^^mt) province, Cimiez [Cemenelum) était alors le chefli^^u vl^ la province des Alpes Maritimes ; Nice, dépourvue vl îAuUMunuio municipale, relevait de la cité de Marseille, Jval l^^îi autorités y étaient représentées par un fonctionu^MV^ A{^pt?lé episcopus (2). Au temps du concile d'Arles, «AAi 3;Hi 5^ s^iluation municipale n'avait pas encore changé ; l«M Us^^u^is^ do l'église de Nice signent ex portu Nicaensi^ »;!, iKv^ ^mi^ #(r civitate Nicaensi, L'évéque d'alors n'assista i^uii^>i^(it>i'$onne au concile; le premier dont on connaisse
l k^kf^nlius. — Présent, en 381, au concile d'Aquilée.
V v,V wuv^ilo d'Aquilée assistait aussi l'évéque de MarvvUii^v ^^\hmUu8, Comme les successeurs de Proculus, les voqui^x s^^ Niow du V* siècle manquent régulièrement les vA^v *ivc< |^\^Yiuriaux de la métropole d'Arles. Le pape (3) \ \\% /i'V^ MU\ plus probablement dans la seconde moitié ^'^ v,^i l^ï^JlUW^i, réunit, à la demande de Veranus, évéque
\«V^^ •• V^^vV^ *^t« Après Valerianus, le G. C, insère, avec beaucoup nTx^^ vv f*»-V*'*M« qui n'a, en effet, aucune référence sérieuse.
"'^ ^. ;n^: VM^x H**y« 1» lettre du pape Hilaire (Jaffé, 562; Thiel, Epp, K '«*<H ^ M^MioJres de /a Société des Antiquaires de France,
de Vence, et de ses comprovinciaux (1), les deux évêchés de Cimiez et de Nice. Un rescril en sens contraire fut obtenu du pape Hilaire, successeur de Léon, par un évêque Auxanius, dont le siège n'est pas indiqué (2), qui assista, le 19 novembre 462, en compagnie de Fauste de Riez, à un concile romain. C'est probablement peu après ce concile que le rescrit d'Hilaire fut expédié et que les deux sièges furent de nouveau séparés. Mais cette solution ne faisait pas l'affaire de Tévêque d'Embrun, Ingenuus, lequel, en ces temps-là, essayait, avec l'appui du pape, de se constituer une juridiction métropolitaine. Il commença par ordonner lui-même un évéque à Nice, puis il se rendit à Rome pour le concile du 19 novembre 465, en compagnie deTévêque d'Avignon, Saturnin, et obtint d'Hilaire un second rescrit, contraire au premier, par lequel il prescrivait de remettre les choses en l'état où les avait mises son prédécesseur Léon. Ce rescrit, le seul des trois qui se soit conservé, est adressé à Léonce, évéque d'Arles, et à deux autres évoques, Veranus, de Vence, et Victurus, de siège inconnu. Ces prélats sont chargés de l'exécuter, après enquête. Ingenuus avait raconté au pape que, s'il avait ordonné un évêque à Nice, c'était pour empêcher les effets de l'ambition d'un autre, ad eœcludendam cupiditatem ambitionis alienae. Cet autre, c'est évidemment l'évêque auquel revenait de droit l'ordination de l'évêque de Nice, du moment qu'il y avait un siège de Nice. Il est clair que ce ne peut être ni l'évêque d'Embrun ni l'évêque d'Arles (3) ; l'évêque d'Aix ne pouvait avoir aucune prétention sur une localité située en dehors de la Narbonnaise II®. Reste l'évêque de
(1) Cum ceteris provinciae sacerdolibus (Thie), Epp, R, P., t. I, p. 154) ; on ne voit pas bien s'il s'agit de la province civile des Alpes Maritimes ou de la province ecclésiastique d'Arles.
(2) On lui a souvent attribué le siège d'Aix; mais c'est une simple conjecture.
(3) Celui-ci étant chargé par le pape de régler l'affaire, se serait trouvé à la fois juge et partie. Ingenuus se fût bien gardé de lui laisser confier l'exécution du rescrit.
Î98 FASTES éPISCOPAUX DE l'aNCIENNE GAULE.
Marseille; Nice avait fait autrefois partie de la cité de Marseille, et rien ne prouve que cet état de choses eût encore lè^U^ modifié. Nous avons vu que Tévêque de Nice figure 3IUX conciles ou s'en absente dans les mêmes cas que rèvéque de Marseille. La lettre du pape Hilaire qualifie XÙN> de casiellumj et Cimiez de civitas. Tout porte donc à cn^ire que Cimiez et Nice dépendaient encore, au point <W Yue civil et au point de vue ecclésiastique, de deux iM^lf\ik|^oles différentes ; que Nice ressortissait encore à >l;Ar^4^ille« tandis que Cimiez ressortissait à Embrun au cixiL à Arles au spirituel. Du reste cette juridiction eccli^cù^stique de Marseille n'est pas une anomalie trop ex- U^^r\)iuaire. Marseille avait été, jusqu'au commencement viu Y"* sitVle, la métropole ecclésiastique de bien d'autres tiKiiliki^s de ces contrées.
^. — X. — L*évôque ordonné par Ingenuus, dont on i^uv>i^ W nom.
«Vt^xK^ lui, les deux sièges furent réunis, suivant les resv^ttfei UiVjk |)iiipes Léon et Hilaire. La sentence d'exécution iv^v^M^ jHur Léonce d'Arles ne nous est pas parvenue, mais il t^i .^àr qu*elle fut conforme à la lettre pontificale de 465, i>uis^u0 uou» trouvons, au milieu du VP siècle, un épisv^<éiS CiMHifUhsis ei Nicaensis (1). Mais si Tunion était desuu«H> vi ^^^i^i^ler, c'était Nice et non pas Cimiez qui était ^H^^^ i^ ^u bénéficier. Cimiez fut détruite par les LomîvmJ^i ^k Nioe devint le siège de la civitas et de l'évôché.
vV — kmkkiiim, — Mentionné dans un récit de Grégoire iu l'vui'îi* i^btif à l'année 581 environ (2).
I. Çotii^iinus. — Se fit représenter au concile de \4uv:ou, \^n JîÔ^ avec le titre d'évéque a Nicia,
\ .i^dAom. — Présent, en 614, au concile de
• <v>.v ■'*»^« VI, ^
*'.. '»v:«iao ^1 \>aiis par le G. C, qui met à sa place ua Stacrtus, ^. U4. ^IvcuuMHit ii^s plus suspects.
6. — lohannes, — Signature au bas du faux concile de Narbonne (788), avec le titre Cimelanensis episcopus.
Il faut ensuite descendre jusqu'à la fin du X* siècle pour rencontrer de nouveau un évoque de Nice.