‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (volume 4)Chapitre 22 sur 146 · AHLES ET LE DROIT CANONIQUE · texte numérisé non relu

AHLES ET LE DROIT CANONIQUE

4** Un recueil de constitutions impériales, relatives au droit ecclésiastique ou au for épiscopal. De là, je n'en doute guère, dérive la collection des Constitutiones Sirmondianae, comprenant dix-huit pièces, dont la plus récente (9 juillet 425) est précisément relative à Téglise d'Arles (1).

Les compilateurs des libri canonum puisaient dans ces grands recueils pour en extraire ce quMls jugeaient utile. Tous ne prenaient pas les mêmes documents, mais tous en ont pris assez pour quMl soit possible de reconnaître la source arlésienne. Ces emprunts, au moins en ce qui concerne les six collections nommées plus haut, Corbie, Cologne, etc., ne semblent pas avoir été faits bien longtemps après le milieu du VI* siècle. En effet, aucune des six collections ne descend, pour les conciles nationaux de l'empire franc, au-dessous du concile d'Orléans, tenu en 549. Ceci nous reporte à une date peu postérieure à celle de la mort de saint Césaire (542). Du reste, il serait injuste d'attribuer exclusivement à cet évoque les préoccupations de droit canonique dont témoignent les livres que je viens de rappeler. Dès avant lui, je n'en doute pas, les archives ecclésiastiques d'Arles étaient riches et bien tenues; la tradition dut se maintenir après lui.

En somme, s'il n'est pas vrai que le christianisme galloromain procède tout entier de l'église d'Arles, si le patronage de saint Trophime doit être restreint à des limites plus étroites qu'on ne l'entendait à Arles au temps de Patrocle et de Ravennius, il est impossible de méconnaître la haute importance du siège métropolitain de la Provence dans le développement du droit ecclésiastique de nos contrées. A ce point de vue, la légende de saint Trophime peut être conservée comme un symbole. Ce n'est pas au premier évêque d'Arles que la Gaule entière doit son évangélisation ; l'église fondée par lui n'a jamais exercé sur

est plus complète dans la collection de Saint-Amand que dans l'autre. Toutes les deux s'arrêtent à l'année 650 (concile do Chalon-sur-Saône). (1) Il en a été question plus haut, p. 111.

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Tensemble des églises gallicanes une suprématie sérieuse ; mais c'est d'elle que sortit, au VI® siècle, à peu près tout le droit canonique de la France mérovingienne. La Gaule entière but ainsi aux sources ouvertes non point par saint Trophime, mais par ses dignes et vénérables successeurs, saint Hilaire et saint Césaire.

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