‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (volume 4)Chapitre 85 sur 146 · Oresius (1). — Assista» en 314, au concile d'Arles · texte numérisé non relu

Oresius (1). — Assista» en 314, au concile d'Arles

2. — Proculus. — Ce célèbre évoque apparaît pour la première fois au concile d*Aquilée, en 381. Ses conflits de juridiction et ses démêlés avec Tévéque d*Arles, Patrocle, ont été expliqués ci-dessus (2). Les dernières lettres de Zosime où il soit question de lui sont du 5 mars 418 (3). Il est fort probable qu'il vivait encore vers 428, lors de Taffaire de Leporius (4) ; en ce cas, ce serait lui qui est visé dans une lettre du pape Célestin (5).

3. — Venerius, — Mentionné pour la première fois en 431, dans une lettre (6) du pape Célestin; signe, en 451, la lettre dogmatique des évèques de Gaule (7).

4. — Eustasius. — Successeur du précédent (8) ; siégeait déjà en 463 (9).

5. — Graecus. — Successeur d'Eustase, ordonné peu avant 475 (10); il siégea au concile contre Lucidus.

6. — Honoraius. — L'auteur de la Vie de saint Hilaire d'Arles, dont il avait été le disciple. Il était évéque au

Mfiit, ainsi que Ta noté M. Labande (Le b^plitlèf de Verusçue, Bull, archéoL du Comité, 1904, p. 301, note 7 de la p. 300), Tépitaphe du prétendu Aaufridius doit être restituée à révoque Geoffroy de Garosse, mort au début du XIII* siècle. On peut la lire dans E. Andreoli et B.-S. Lambert» Monographie de l'iglise cathédrale SainhSiffrein de Carpentr&e, Marseille, Gueidon, p. 51 ; cf. ibid., pi. bors texte entre les pp. 64 et 65 (Comm. de M, de Manteyer).

(1) Avant lui, le G. C, place Lazare, le ressuscité, mais sans le garantir.

(?) Page 98 et suiv.

(3) Jaffé, 340, 341.

(4) Hardouin, Conciles, V I, p. 1261.

(5) Jaffé, 369.

(0) Jaffé, 381.

(7) Migne, P. L., t. LIV, p. 968; cf. Jaffé, 47P, 480.

(8) Qonnadluf, De otWs, 80.

(il) Jaffé, 557.

(10) Sidoine, ép. Vil, 2 : Graecus a dû être ordonné pou avant cette lettre, qui est de 475 environ. Autres lettres de Sidoine, VI, 8; VII, 7, 11; IX, 4; ottre de Graecus à Rurice, avant la promotion de celui-ci à Tévécbé de Liiuogci (cd. Krusch, p. 271).

mâhsbille. 275

temps du pape Gélase (492-496), avec lequel il correspondit (1).

7. — Cannas {?). — Gennadius (c. 81) mentionne un saint homme appelé Cannas, avec lequel il eut des rapports personnels ; il le qualifie d'Aomo Dei^ c'est-à-dire de religieux. Le livre de Gennadius ayant été écrit dans les dernières années du VI* siècle, et vraisemblablement sous Tépiscopat d*Honorat, on conçoit très bien, en plaçant Honorât avant Cannât, que Tépiscopat de celui-ci ne soit pas marqué dans le De scripioribus] dans le cas contraire, la chose serait plus difficile à expliquer. Du reste, Tépiscopat de saint Cannât n*est attesté que par une tradition liturgique, respectable, il est vrai, mais pour laquelle on ne produit aucun document antérieur à 1122 (2).

8. — Theodorus. — Mentionné dans un poème de Fortunat (3), qui paraît avoir été écrit vers 566; il joue un grand rôle dans les récits de Grégoire de Tours (4). Assista au concile de Mâcon, en 585. Il vivait encore en 591 (5).

(l)Ceci résulte de sa notice, insérée après coup dans le De scriptoribus de Gennadius. Gélase s'assura de son orthodoxie (per scripturam agnoscens eiu8 fidei integrilatem\ sans doute en lui demandant une profession de foi. Gennadius aussi envoya une lettre de fide sua au même pape Gélase. Les explications ayant été jugées satisfaisantes, le pape répondit à révéquo de Marseille; sa lettre n'est pas indiquée dans les Regesta do Jaffé.

(?) Le G. C. omet saint Cannât; les Bollandistes (15 octobre) le contestent aussi. Je me suis rendu aux arguments d*Albanés {Armoriai et sigillographie des évêques de MarseiUet p. il), sauf le changement que je crois devoir introduire dans l'ordre des deux évêques Honorât et Cannât.— Après Honorât, Âlbanés introduit, mais non comme certains, deux évêques, Auxanius et Emeterius, qui signèrent aux conciles de 533 et de 554, sans indiquer leurs sièges. L'attribution me paraît douteuse, à moi aussi.

(3) VI, 10, ▼. 67. Le texte a été jusqu'ici mal transcrit et mal compris; il faut lire :

sacris Theodoro primo (are, sede Sapaudo felicif egregio, e(c... redde salulis opus

Le poète prie Dynamius, qui demeure à Marseille, de saluer deux évêques (sacris), d'abord Théodore, qui est le premier lare^ c'est-à-dire par la résidence, le voisinage ; puis Sapaudus, qui est le premier par le siège, comme archevêque d'Arles.

(4) //!«/. Fr., VI, 11, 24; VII, 36, VIII, 5, 12, 13, 20; IX, 22; cf. IV, 43.

(5) Jade, 1115.

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9. — Serenus. — Plusieurs lettres de saint Grégoire le Grand lui sont adressées ou parlent de lui ; elles s'échelonnent entre 596 et 601 (1).

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