APT
Au concile d'Arles, en 314, l'église d'Apt est représentée par un prêtre, Romanus, et un exorciste, Victor (6).
(1) Bôhm.-Mûhlb., 8?7.
(2) Albaoès cite à propos de cet évêquo une charte de Lérins de. la même année. Après Benoît, il intercale un Honoratxis, d'après une autre charte ; c*est sans raison valable qu'il le qualifie d*évéque d'Aiz.
(3) Jaffé, 3155, du 2 juin.
(5) Je crois devoir mentionner ici une inscription signalée (Revue des SO' ciélés savantes^ 4« série, t. VI, p. 327) dans la cathédrale d'Aiz. Dans les manuscrits de M. do Guilhormy, à la Bibliothèque nationale, t. XXXVI, p. 7, j'en ai trouvé la copie suivante :
hic . 088a . sTorum m^nelfalii . epi . necno armla .. ab eccla . baii Lau rentii . traslata . posila . s tran8Uu8 . menelf. X, hL maii armtarii . vero . non . octob.
Il est possible que le personnage qui porte ici le nom bizarre de Menelfaillis ait été évéque d'Aix; mais cela n'est pas prouvé. Du reste, il serait difficile, en dehors de tout autre document, de lui assigner une époque. Albanès le met après Basile. D'après M. de Guilhermy, l'inscription serait du X* siècle environ.
(6) Dans le G. C, le premier rang est donné à un 8. Auspicius que l'on identifie avec celui qui est nommé dans la passio 88, Nerei et AchUlaei (Acta SS., t. III maii, p. 11 ; cf. au 2 août, t. I, p. 155). Vient ensuite un s. Leonius^ polycarpique, et un s. Quintinus, qui d'après une vie de s. Castor, d'assez basse époque, aurait été le prédécesseur de ce saint. Les chartes
282 FASTES éPISCOPAUX DB L*ANCIENNB GAULB.
1. — Casior. ^ Cet évéque figure parmi les destinataires d'une lettre pontificale du 13 juin 419 (1). C'était un grand ami de la vie monastique. II avait lui-même dirigé un monastère avant d'être élevé à l'épiscopat. C'est à sa demande (2) que Cassien rédigea son De instiiutis ccmobiortim. Il était déjà mort lorsque la première partie des Collationesj antérieure à 426, fut publiée (3). Sous son épiscopat, un groupe de clercs, ayant à leur tète un évéque Polychronius, chassés de leur pays, se réfugièrent dans le diocèse d*Apt et furent bien traités par lui (4). Fête le 20 septembre.
2. — lulius (5). — Siégea aux trois conciles de Riez (439), d'Orange (441), de Vaison (442).
3. — Praetextaius, — Siégea au concile d'Epaone, en 517 ; aux conciles provinciaux de 524, 529, 533 ; au concile d'Orléans de 541 (6). On voit, par une lettre (7) du pape Vigile, du 22 mai 545, qu'il donnait alors de graves sujets de plainte.
4. — ClefMniinus (8). — Siégea aux conciles nationaux de 549, 552, 573, ainsi qu'au concile provincial de 554.
d*Apt, alléguées par Albanés, prouvent qii*aii XI* siècle Anspice et QntoUn étaient considéré» à Apt comme d'anciens évéques de ce siège.
(2) Lettre de Castor, P. L., t XLIX, p. 53.
(3) Cassien, In$t,, préface; Coll., préfaces de la 1"* et de la 2* partie. — D*aprés la vie de s. Castor, qui semble être encore manuscrite, son monastère aurait été à Nimes; c'est aussi ce document qui lui donne Quintinus pour prédécesseur immédiat. La pièce, à en juger par ce qu'en dit AlbamVt, ne semble ni ancienne ni rassurante. — La mention de Castor dans la chronique dite de Tiro Prosper (M. 6. Auct. ^nL^ t. IX, p. 656) dérive des préfaces de Cassien et n'y ajoute rien, si ce n'est une erreur de chronologie.
(4) Lettre conservée dans le ms. canonique de Corbie (Paris, 12097, f. 143 v*), publiée par Delalande, SuppL *d conc. anftqiia Galllae, p. 59 ; Albanés, G. C. nov.^ U I, p. 441.
(5) Inconnu au 6. C. — Il j est remplacé par un Aux^nius, poljcarpiqne, et par un Asclepius^ qui fut en réalité évéque de Cavaillon. Vient ensuite un L9ontiu8, également inventé par Polycarpe.
(6) Un évéque du même nom figure dans la lettre de Lucidus (v. 575) ; mais ce ne peut être celui-ci.
(t) Jaffé, 915.
(9) Avant lui le G. C. insère un s. Eusebius, de provenance polycarpique, ea tant qu 'évéque d'Apt.