‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne GauleChapitre 117 sur 220 · EVREUX · texte numérisé non relu

EVREUX

12. — Maurinus. — Assista à l'assemblée épiscopale d'Attigny, tenue en 762 (1).

13. — Gervoldus. — Connu par les Gestes, des abbés de Fontenelle (2). Chapelain de la reine Bertrade, il obtint de Charlemagne Févêché d'Evreux, du vivant de cette princesse, laquelle mourut en 783. En 787, il abandonna son évêché pour devenir abbé de Fontenelle. Peut-être est-il identique à ce Gaerbodus, qui, reconnu comme évoque par le métropolitain de Rouen Magenard, fut évincé par le concile de Francfort (c. 10) (3).

14. — Guntbertus. — On a lu de lui un certain nombre de signatures, depuis la lettre adressée à Nominoé par Tépiscopat franc (en 850), jusqu'au concile de Thusey (860) et aux chartes du concile de Pistes (862) pour Saint-Denis.

15. — Hilduinus. — Signa, comme vocatus Ebroicensis episcopus, le privilège pour Saint-Germain d'Auxerre, en

trait au palais épiscopal; il était mentionné dans une vieille charte de Saint-Ouen et dans un manuscrit des archives de l'église d'Evreux. Ces indications sont bien vagues.

(1) M. G. Cap., t. I, p. 221.

(2) M. G. Scr., t. II, p. 291.

(3) Le G. C. intercale ici un Oinus (= Audinus, XIP- siècle), d'après une mauvaise liste, et un Joseph dont je dois dire ici quelques mots. Un Iosepli episcopus posséda l'abbaye de Fontenelle in divovtio, dit un des chroniqueurs de ce monastère (M. G. Scr., t. II, p. 300), c'est-à-dire d'une façon irrégulière, du 27 août 833 au 12 mars 834. Ces dates correspondent au temps où Louis le Pieux était prisonnier à Saint-Denis et Lothaire à la tête de l'empire. Un évéque Joseph, dont le siège n'est pas davantage indiqué, siégea, en 840, parmi les prélats partisans de Lothaire, qui, assemblés à Ingelheim, rétablirent Ebbon sur le siège de Reims (Ibid., p. 301). En février 841, il était de nouveau à la tête du monastère de Fontenelle. Cette fois, le chroniqueur (différent du précédent) le qualifie d'archevêque. Je serais disposé à croire que ce personnage n'est pas différent de l'évêque d'Ivrée, Joseph, qui fut a'chichapelain de l'empereur Louis II et l'un des hommes de confiance tant de ce prince que de son père l'empereur Lothaire. (Sur sa carrière comme évéque d'Ivrée, v. Savio, Gli antichi vescori dltalia, t. I, p. 184.) Il n'est même pas impossible qu'il soit identique avec le Ioseph episcopus qui exerça à Rome les fonctions de missus impérial en 824 (Mabillon, Ann., t. II, p. 736). C'est peut-être sa qualité d'archichapelain qui aura porté le second chroniqueur de Fontenelle — lequel écrivait après 872 — à lui donner le titre d'archevêque. Nous n'avons, en tout cas, aucune raison de croire qu'il ait été évoque d'Evreux.

date de 864 (1). On peut le suivre dans les conciles jusqu'à celui de Verberie, en 869 (privilège pour Charroux).

16. — Seibardus. — Assista, le 25 juin 870, au concile d'Attigny (2). Il fut témoin, beaucoup plus tard, de la prise d'Evreux par Rollon et ses Normands, auxquels il parvint lui-même à échapper (3).

Page 1