RODEZ
Sidoine Apollinaire parle de l'église de Rodez dans une
(1) Ibid. — La date de la translation n'est pas déterminée. Cette cérémonie eut lieu en 761 ou peu après, car Pépin y prit part en personne.
(2) Le G. C. distingue deux Adebert; il transporte celui-ci au X« siècle. — Après Adebertus, il range un Bernuinus, lequel provient d'une dédicace en vers (Dùmmler, Poetae latini aevi Carolini, t. I, p. 395), où Mabillon avait lu à tort le nom de saint Allyre (Illidius). L'évêque Bernowinus nommé dans ce poème ne peut être assigné à aucun siège déterminé.
(3) Mabillon, Ann., t. II, n° 29, app. Cf. Lasteyrie, Comtes de Limoges (Hautes Etudes, fasc. 18), p. 96; cf. p. 14. Les objections présentées par M. de Lasteyrie contre les signatures de cette pièce ne sont pas entièrement fondées.
(4) Bôhmer-Mùhlb., 757 a; Baluze, CapituL, II, 1423; cf. Carlulaire de Conques, n. 332.
lettre écrite vers 475 (VII, 6); il la range parmi celles que les Goths laissaient privées cTévêques.
1. — Amantius. — Cet évêque est sûrement antérieur à saint Quintien (1). D'après sa vie, du IXe siècle environ, il l'aurait précédé d'assez peu de temps (2).
2. — Quintianus. — Il siégea aux conciles d'Agde (506) et d'Orléans (511), comme évêque de Rodez. Peu après, soupçonné par les Goths d'être d'intelligence avec les Francs, il fut obligé de s'enfuir, se réfugia en Auvergne (3), et finit par devenir évêque de cette cité.
3. — Dalmatius. — Assista aux conciles d'Auvergne (535) et d'Orléans (541). Grégoire de Tours marque sa mort vers l'année 580 (4). Sa vie, qui est un document fort croyable, en ceci tout au moins, lui attribue cinquante-six ans d'épiscopat. Il sera donc entré en fonctions en 524, en un temps où Rodez était au pouvoir des Goths. Son biographe le fait ordonner par le métropolitain de Narbonne (5), ce qui s'explique très bien par les circonstances politiques.
4. — Theodosius. — Successeur du précédent; il mourut en 583 ou 584 (6).
5. — lnnocentius. — D'abord comte du Gévaudan, promu après la mort de Théodose (7).
6. — Verus. — Mentionné pour la première fois dans une lettre du comte de Septimanie Bulgar. Cette lettre a été
(1) Grég. de Tours, Vitae PP., IV, 1.
(2) Publiée à la suite des Œuvres de Fortunat, éd. Krusch, p. 62, c. XI. Quintien le transféra alors que nondum multorum emensa lemporum orbe completo redierant curricula.
(3) Sous l'évêque Eufrasius, dit Grég. de Tours. Eufrasius mourut en 515. On ne sait toutefois si l'exode de saint Quintien doit se placer avant ou après 511. Rodez, en effet, fut reconquise par les Goths après la mort de Clovis (Grég. de Tours, H. Fr., III, 21). Sur saint Quintien, voy. H. Fr., II, 36 ; III, 2, 12, 13; IV, 5, 35; Vitae PP., IV.
(4) H. Fr., V, 46; cf. V, 5; VI, 38.
(5) M. Krusch, qui, après Labbe (N. Bibl., t. II, App.), a publié cette vie (M. G. Script. Merov., t. III, p. 545), n'a nullement établi qu'elle soit postérieure aux temps mérovingiens. Je ne vois pas pourquoi elle ne serait pas du VIIe siècle, et même du commencement de ce siècle.
(6) H. Fr., V, 46; VI, 38.
(7) H. Fr., VI, 37, 38; X, 8.
ALBI. 41
écrite entre 610 et 612 (1). Il siégea aux conciles de Paris et de Clichy, en 614 et 627. Deux lettres de lui ont été insérées dans le recueil de saint Didier de Cahors (II, 16, 19), l'une (II, 19) antérieure à la promotion de celui-ci (630), l'autre relative à une affaire sur laquelle saint Sulpice de Bourges (f 647) écrivit de son côté (II, 5).
7. — Aredius. — Mentionné dans les Miracles de saint Didier de Cahors comme ayant été guéri par lui (date indéterminée) (2).
8. — Faraldus. — Mentionné comme évéque (de Rodez ?) dans une charte de Conques, donnée par le roi Pépin Ier, le 23 août 838 (3).
9. — Elizachar. — Signataire de la charte de fondation du monastère de Vabres, en date du 11 novembre 862 (4).
10. — Aimarus. — Assista, en 876, au concile de Ponthion (5).
ALBI
D'Achery avait publié, dans le tome VII de son Spicilège, une chronique des évêques d'Albi et des abbés de Castres, depuis 647 jusqu'à 1211. De la Barre, qui réédita le Spicilège en 1723, fait savoir dans une note (6) que cette chronique n'était pas ancienne, qu'elle était l'œuvre de N. Sa-
(1) Migne, P. L., t. LXXX, p. 109; M. G. Scr. Ep., t. III, p. 670.
(2) Migne, P. L., t. LXXXVII, p. 240. — Gaugenus, évéque civitate Toronensis au concile romain de 769 (Lib. pont., t. I, p. 473; cf. t. II, p. 560), pourrait, s'il n'est point identifié à Eusèbe, évéque de Tours, être rapporté au siège de Rodez : on aurait à lire Rotonensis au lieu de Toronensis.
(3) Desjardins, Carlulaire de Conques, p. 413, n° 581.
(4) Hist. de Languedoc, t. II, p. 331.
(5) Ici, le G. C. insère un Frotardus, avec la date de 887. Ce nom provient d'un document sans valeur, la Translation de saint Antonin [Hist. de Languedoc, t. I, p. 35; Acta SS. sept., t. I, p. 345). Vient ensuite l'évêque Gauzberlus, qui donna la tonsure à saint Géraud d'Aurillac {Acta SS. o< /., t. VI, p. 315; cf. Catatog. hag. Parisiens., t. II, p. 397). 11 est possible que cet évéque, dont la vie de saint Géraud ne marque pas le siège, ait été un évéque de Rodez; la date de l'événement est très incertaine, plus probablement postérieure à l'an 900.
(6) Spic, t. III, p. 570,
batier. président au parlement de Toulouse et préchantre de l'église de Castres. Il tenait ce renseignement d'un neveu de Sabatier, Guillaume Masnau, conseiller au parlement de Toulouse. Bien que moderne de rédaction, cette pièce ne me semble pas à dédaigner; elle a pu être établie d'après les chartes de Castres ; les documents la confirment plusieurs fois. Je n'en reproduis pas ici le texte, où les évèques d'Albi et les abbés de Castres sont mentionnés suivant une formule invariable : Anno .... N episcopabat, N abbatia.bat. Je relève seulement les dates et les noms des évêques :
Constantius
Ricardus.
Citruinus.
Hugo.
Ioannes.
Verdatus.
Guillelmus.
Baldoinus.
Panderius.
Lupus.
Lupus.
Lupus.
Paternus.
Froterius.
Honoratus.
Amelius.
Amelius.
Guillelmus.
Aldegarius.
Frotardus.
Guillelmus.
Gauterius.
Hugo.
Aldegarius.
Bertrandus.
Humbertus.
Rigaldus.
Arnaldus.
Guillelmus.
Geraldus.
Geraldus.
Guillelmus.
i. — Diogenianus. — Mentionné avec éloge dans un texte du commencement du Ve siècle (1).