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Fybediolus. — Assista, en 549, au concile d'Orléans

5. — Victurius, — Assista, en 567, au concile du royaume de Caribert, tenu à Tours. Il signa la lettre des sept évoques à sainte Radegonde (4). Fortunat (5) le nomme parmi les évêques qui célébrèrent la dédicace de la cathédrale de Nantes. Il avait été marié : Grégoire de Tours parle de sa fille Domnola (6).

6. — Haimoaldus. — Ancien archidiacre du Mans. Il assista, en 614, au concile de Paris. Il vivait encore en 616 (27 mars), au moment où saint Bertram du Mans signait son testament (7).

7. — Rioterus. — Se fit représenter au concile de Chalon-sur-Saône, en 650, par un abbé Bartolfe (8).

(1) Neues Archiv, t. XIV, p. 50.

(2) Editée par les Bollandistes, Calai. Paris., t. 1, p. 71; cf. la nouvelle, mais partielle, édition de M. Krusch, M. G. Scr. merov., t. III, p. 370 et suiv.; v. aussi mon mémoire S. Melaine, évêque de Rennes, dans le recueil de mémoires publié, à propos de son centenaire (1904), par la Société des Antiquaires de France.

(3) Au 6 janvier : Incurilale Redonis nat. s. Melani episcopi). Telle est la première recension (ms. E.); dans la seconde on remplace nal. par naquîtes et ordinalio, ce qui me porte à croire qu'il y avait d'abord natale ordinationis ; mais on ajoute et transilus, ce qui paraît tout à fait incorrect. Le ms. do Berne témoigne d'un souci spécial de ce saint : au mot episcopi, il ajoute, formule insolite, ibidem celebratur ; de plus, au 5 novembre, il indique une vigile pour la fête de la depositio.

(4) Greg. Tur., H. Fr., IX, 39.

(5) Carm., III, 5.

(6) H. Fr., VIII, 32, 43.

(7) Pardessus, t. I, p. 204.

(8) Je ne saurais admettre au nombre des évéques certains le saint Desiderius connu par une légende (.4c/a SS. sept., t. V, p. 789) comme origi-

8. — Moderamnus. — Flodoard (1) raconte qu'un évèque de Rennes ainsi nommé voyagea en Italie au temps du roi lombard Liutprand et du roi franc Chilpéric (715-720). Il se retira au monastère de Berceto, au-dessus de Lucques. où il finit ses jours. — Fête, le 22 octobre ou le 16 mai.

C'est vers ce temps qu'il convient de placer les deux comtes-évêques Agatheus et Âmitto, dont il sera question à propos de Nantes (2).

9. — Wernarius. — Assista, en 843, au concile de Germigny (3). Il était encore en fonctions en 859 : une lettre du concile tenu cette année à Savonnières lui fut adressée (4).

10. — Electramnus. — Une charte de Redon, du 12 août 866 (5), mentionne déjà son épiscopat. Cependant il ne fut consacré que le 29 septembre de cette année. On a encore l'acte de sa consécration épiscopale. célébrée in parochia Turonica, par les évêques de Tours, de Nantes et du Mans (6). Une autre charte de Redon (n° 244) le mentionne à la date du 2 mai 871.

naire et évèque d'une civitas Rhodonis, Rhodonensis, Hyrodorr<ensis. Il est dit dans ce récit que l'évèque Didier mourut assassiné en Alsace avec son diacre Regnifrid, au retour d'un voyage de Rome, au temps d'un roi Childéric. La tradition rennaise ignore ce saint. On a essayé de le dater avec plus de précision en l'identifiant avec un évèque Desiderius dont la signature, sans indication de siège, figure au bas du privilège de Fontenelle, v. 683 (ci-dessus, p. 208). Si c'est le môme, il n'a sûrement pas fait son voyage de Rome au temps de Childéric II ni de Childéric III. Quant à la désignation de la cité épiscopale, le texte de la légende est obscur et peu autorisé. — M. Julien Havet a proposé d'attribuer au siège de Rennes un évèque Berarius ou Beracliarius mentionné dans plusieurs chartes, en 683, 696 (ou 697), 710. Ce Béraire avait dans le diocèse du Mans des bénéfices qu'il tenait de l'évèque du lieu. Je ne vois pas que l'on ait allégué des raisons suffisantes pour lui assigner le siège de Rennes (J. Havet, Œuvres, 1. 1, p 398, 411 et suiv). Si la conjecture de J. Havet venait à être vérifiée, il est clair qu'elle exclurait l'évèque Desiderius, signataire du privilège de Fontenelle.

(1) Hist. Rem., I, 20.

(2) Ci-dessous, p. 36S.

(3) Mabillon, Acla SS., t. IVb, p. 251.

(4) Ci-dessus, p. 260.

(5) Cart., 52.

(6) G. C, t. XIV, p. 163 (inalr.). Cf. Le Moyen Age, 1904,. p. 109.

1° LE CATALOGUE PRIMITIF (ixe siècle),

La plus ancienne forme connue du catalogue épiscopal d'Angers est celle que contient le manuscrit Parisinus 3837, à la fin d'un recueil canonique composé des deux collections de Denys le Petit, celle des conciles et celle des décrétales. Il en est séparé par un provincial de Gaule et de l'empire romain. Voici cette liste :

Brève de Mis (1) episcopis Andegavinis.

Defensor episcopus.

Epodemius episcopus.

Prosperius episcopus.

Maui'ilio episcopus (2). 5 Thalasius episcopus.

Eumerius episcopus.

Eustochius episcopus.

Adelfius episcopus.

Albinus episcopus.

10 Domicianus episcopus.

Baudigyselus episcopus.

Audoinus episcopus.

Licinius episcopus.

Cbaidulfus episcopus.

15 Magnobodus episcopus.

Niulfus episcopus.

Lupus episcopus.

Acglibertus episcopus.

Godobertus episcopus.

20 Gariharius episcopus.

Boso episcopus.

Colathobus episcopus.

Benignus episcopus.

Bci'tus episcopus.

25 Sadi-ius episcopus.

Mauriolus episcopus.

Gentianus episcopus.

Benedictus episcopus.

2° LE CATALOGUE d'aHCHaNALD (Xe siècle) .

La seconde forme du catalogue se rencontre dans un certain nombre de manuscrits isolés ou de recueils :

1° Un manuscrit de l'abbaye de Jumièges, du XIIe siècle, Rothomagensis 1387, dont une copie, pour la liste épisco-

(1) Le mot Mis a été gratté; cette transformation du pronom Me en article, assez commune en France au VIIIe siècle, fut naturellement répudiée au siècle suivant par les clercs instruits.

(2) Dans l'entre-ligne, au-dessous de Maurilio, une main du XVIe ou du XVIIe siècle a écrit : Hic veteres cavtae Andecavensis ecclesiae Rcnatum. L'origine de cette variante est expliquée plus loin.

pale d'Angers, figure dans les papiers des Bénédictins [Parisin. 13059);

2° Un manuscrit de l'abbaye de Fécamp, du XIe siècle {Parisin. 5359), contenant quelques vies de saints, entre autres celle de saint Maurille, remaniée par Archanaid;

3° Le manuscrit (1) de l'abbaye de Vendôme, du XIe siècle (Parisin. 13758), contenant aussi des vies de saints et notamment les diverses vies de saint Maurille ;

4° Le manuscrit (2) de Saint-Aubin d'Angers, du XIe siècle (Va t. Regin. 465), contenant un recueil de vies de saints d'Angers, saint Maurille, saint Licinius, saint Magnobode et saint Aubin;

5° Les trois manuscrits (3) du second recueil de Saint- Aubin d'Angers (XIIe siècle);

6° Le recueil de la Grande Chronique de Tours (4).

Dans les quatre premiers manuscrits, le catalogue est précédé d'un titre :

Nomina praesulum qui ex initio christianitatis per succèssiones Andegavensem rexerunt ecclesiam.

Ce titre est abrégé dans le second recueil de Saint-Aubin : Nomina praesulum Ândegavensium. 11 a disparu dans la Chronique de Tours.

Tous ces textes, sauf celui de Tours, ajoutent au nom de Defensor la qualification de primus : Primus Defensor ; tous ils ont, de plus que la liste du IXe siècle, un Renatus au cinquième rang, entre saint Maurille et Thalassius. Les trois derniers recueils ont de plus un Eutropius, qui, dans le manuscrit n° 4, occupe la huitième place, entre Eustochius et Adelfîus; dans le second recueil de Saint-Aubin, la onzième, entre Albinus et Domitianus; enfin dans le recueil de la Chronique de Tours, la quatorzième, entre Audoinus et Lizinius.

(t) Voy. ci-dessus, p. 279.

(2) Voy. ci- dessus, p. 278.

(3) Ci-dessus, p. 280.

(4) Ci-dessus, p. 282.

Les deux premiers s'arrêtent à Rainaldus (f 1010), le troisième à Eusèbe (f 1081), le quatrième à Hubert (f 1047), le second recueil de Saint-Aubin à Raoul (f 1197), la Chronique de Tours à Guillaume de Beaumont (1203-1240).

Au premier examen, on reconnaît que le nom d'Eutropius, dans les trois derniers manuscrits ou groupes de manuscrits, représente une interpolation postérieure. Ce nom manque au catalogue du IXe siècle et aux plus anciens exemplaires de celui que nous étudions présentement. Quant à ceux qui lejcontiennent, ils ne s'accordent pas sur la place à lui donner, signe caractéristique, en ce genre de choses, d'une retouche faite^après coup. Il faut donc, pour avoir le catalogue d'Angers tel qu'il était reçu au commencement du XIe siècle, s'en tenir aux^trois premiers manuscrits. Voici leur texte (1) :

Nomina praesulum qui ex initio christianitatis per successiones Andecavensem rexerunt ecclesiam.

Primas Defensor episcopus.

Apotemius episcopus.

Prospérais episcopus.

Maurilius episcopus.

5 Renatus episcopus.

Thalasius episcopus.

Eumerius episcopus.

Eustocliius episcopus.

Adelflus episcopus.

10 Albinus episcopus.

Domitianus episcopus.

Baudigisilus episcopus.

Audoinus episcopus.

Licinius episcopus.

15 Chaidulfus episcopus.

Magnobodus episcopus.

Niulfus episcopus.

Lupus episcopus.

Aglibertus episcopus.

20 Godobertus episcopus.

Gariliarius episcopus.

Boso episcopus.

Colathobus episcopus.

Benignus episcopus.

25 Bcrtus episcopus.

Satrius episcopus.

Mauriolus episcopus.

Gentianus episcopus.

Benedictus episcopus.

30 Fiodegarius episcopus

Aigleharius episcopus.

Dodo episcopus.

Raino episcopus.

Rothardus episcopus.

(1) Dans les variantes, A désigne le manuscrit de Jumièges; B celui de Fécamp; C celui de Vendôme. Je dois à feu l'abbé Sauvage une collation du premier deces manuscrits.

35 Rainaldus episcopus. Rainaldus episcopus.

Herveus episcopus. 40 Hucbertus episcopus.

Aimo episcopus. Eusebius episcopus.

Nefingus episcopus.

Variantes

Titre : presulum A C — inicio 13 — Andegavensem A B — œccl. A — 1 Au-dessus de Defensor. dans Ventre -ligne, C, m. poster. : Hic est qui s. Marti nu//// — 6 Talasius A B — 7 Numerius A : Iumerius (?) C — 10 Après Albinus : Eutropius episcopus £), ajouté après coup dans Ventreligne — 11 Domicianus A B — 12 Dandd^isiïus G, mais les lettres en italique sont de deuxième main — 15 Cahaidulfus A B — 21 Gariarius A B — 23 Colatobus A B — 28 Gcncianus B — 30 Frodcgarius B — 31 Aigleharius episcopus om. A B — 33 Rayno B — 35 Rainaldus episcopus oni. A B — 36 Herveus episcopus om. A B — 37 Haymo A B — 38 Nesingus A — 39 Iiaynaldus A B — 40 Hucbertus episcopus om. A B — 41 Eusebius episcopus om. A B. — Après Eusèbe, une main postérieure a ajouté dans G : Goffridus episcopus, Goffridus episcopus, Rainaldus episcopus, Vigerius episcopus, Normannus episcopus, Matheus episcopus, Goffridus episcopus, Radulfus episcopus, Guillclmus episcopus. En marge du nom de Normannus, une main encore plus tardive a écrit : Auxilius, Eutropius. — Les manuscrits A cl B ne répètent pas le mot episcopus après le nom de chaque èvêque. Ils ne le joignent qu'au nom de Defensor.

Ce texte, encore une fois, nous est attesté par des manuscrits du XIe siècle; mais on peut démontrer qu'il remonte beaucoup plus haut et qu'il a été constitué aux environs de l'an 900.

L'église d'Angers possédait, depuis le commencement du VIP siècle, une vie de saint Maurille, rédigée en 619 ou 620 par son successeur Magnobode (1). En 905, sur l'ordre de Tévêque Raino, le diacre Archanald en écrivit une autre, qui fut mise en circulation sous le nom de Grégoire de Tours, pour lui donner plus d'autorité (2). Comme il n'était pas possible de dissimuler l'œuvre de

(1) Voir la préface dé M. Bruno Krusch à son édition des vies de saints attribués à Fortunat, p. xxix.

(2) Publiée par M. Krusch à la suite du Fortunat authentique, dans les Monumenta Germaniae, Script, antiquiss., t. IV.

ÀftltaM. 951

Magnobode, ni de la concilier, sur certains points, avec la nouvelle rédaction, on eut soin de la démarquer elle-même et d'en attribuer la paternité à Fortunat. De cette façon le nouveau récit pouvait être présenté non seulement comme un remaniement de l'ancien, ce qu'il était en réalité, mais encore comme un remaniement presque contemporain et très autorisé.

Dans cette œuvre si peu sincère, on avait surtout pour but d'accréditer la légende de saint René, l'enfant mort sans être confirmé, par la faute involontaire de saint Maurille, enterré, puis ressuscité sept ans après par le pieux évêque, dont il aurait été le successeur. Que cette histoire ait été inventée par Raino ou par Archanald, c'est ce qui n'est nullement prouvé. Il est probable qu'elle circulait avant eux, à l'état de tradition populaire, et qu'ils y croyaient. On n'est pas fondé à leur reprocher autre chose que d'avoir cherché à lui créer, par des moyens repréhensibles, un document littéraire.

Cela étant, il est très remarquable que le catalogue que nous étudions en ce moment ait, avec la nouvelle légende de saint Maurille, une parenté manifeste. D'abord ces deux pièces nous viennent des mêmes manuscrits : les quatre meilleurs exemplaires du catalogue contiennent aussi la légende, à laquelle il est joint comme une sorte d'appendice. Dans le catalogue, le ressuscité, le rené, Renalus, figure entre saint Maurille et Thalassius. Le titre, Nomina praesulum, etc., présente des particularités qui cadrent parfaitement, tant avec la substance même de la légende qu'avec la rédaction de la note où Raino et Archanald ont déposé le témoignage involontaire de leur paternité. Cette note (1) est ainsi conçue :

Raino, quondam sancti Martini cotidianus discipulus et semper canonicus ac postmodum sanctae Andccavensis ecclesias ex initio christianitatis XXXIII hufriilisepiscopus, ob honorem omnipotentis Dci neenon

(1) Ed. Krusch, loc. cit., p. 84.

et eiusdem sancti Maurilii atque remissioncm peccaminum animae suae, anno Incarnationis dominicae adhuc in DCCCCV et ordinationis episcopatus soi in XXV, hanc vitam beati Maurilii scribere ac requirere iussit. Archanaldus, sancti Martini discipukis et diaconus, iussu praefati domni Rainonis scripsit et requisivit.

Les mots ex initio christianitalis, communs au litre du catalogue et à cette note ; la circonstance que Raino. à compter les évêques d'Angers comme le fait le catalogue du IXe siècle, serait le trente-deuxième évêque, tandis qu'il se dit le trente-troisième : voilà deux liens qui rattachent étroitement notre catalogue à l'entreprise hagiographique de Raino et d'Archanald. Des personnes assez avisées pour combiner des effets historiques comme celui qui résulte de l'opposition de Grégoire de Tours à Fortunat, étaient fort capables de modifier elles-mêmes le catalogue traditionnel des évêques d'Angers. A tout le moins peut-on dire que cette nouvelle forme ne leur est pas postérieure, et c'est à cela surtout que je tiens pour le moment.

Je viens maintenant aux catalogues, tous postérieurs à l'an 1000, qui contiennent le nom d'Eutrope. On sait d'où vient ce nom. Le pseudo-Fauste, dans sa vie de saint Maur (1), présente Eutrope comme l'évêque d'Angers qui accueillit dans son diocèse le célèbre disciple de saint Benoit et qui consacra les églises de son monastère de Glanfeuil. Il n'est plus permis de douter que cette vie de saint Maur ne soit une imposture ; on en connaît l'auteur, Eudes, abbé de Glanfeuil, et la date. 863. La tradition d'Angers, représentée par le catalogue primitif, ne connaît aucun Eutrope. Archanald, postérieur à la publication de la vie de saint Maur, se garda bien d'accueillir Eutrope au nombre des prédécesseurs de son évêque Raino. Jusqu'au XIe siècle, comme le prouvent nos trois premiers manuscrits, on persista à ne point l'introduire. Vers le milieu de ce siècle, le moine de Saint-Aubin à qui nous devons

(1) Acta SS. O. S. B., t. I, p. 112.

le catalogue n° 4, l'inséra entre Eustochius et Adelfius, au jugé sans doute, et d'après une appréciation sommaire des synchronismes fournis par le prétendu Fauste. Voici ce catalogue ; on remarquera que, sauf l'interpolation d'Eutrope, il est exactement semblable au précédent.

Nomina presulum qui ex inilio chrislianitatis per successiones Audegavensem rexerimt aecclesiam.

Primus Defensor episcpus.

Apotemius episcopus.

Prosperius episcopus.

Maurilius episcopus.

5 Renatus episcopus.

Thalasius episcopus.

Emerius episcopus.

Eustochius episcopus.

Eutropius episcopus.

10 Adelfius episcopus.

ALBINVS EPISCOPVS.

Domitianus episcopatus.

Baudigisilus episcopus.

Audoynus episcopus.

15 Licinius episcopus.

Chaidulfus episcopus.

Magnobodus episcopus.

Niulfus episcopus.

Lupus episcopus.

20 Aglibertus episcopus.

Godobertus episcopus.

Gariarius episcopus.

Boso episcopus.

Colathobus episcopus.

25 Benignus episcopus.

Bei-tus episcopus.

Satirius episcopus.

Mauriolus episcopus.

Gentianus episcopus.

Benedictus episcopus.

Flodegarius episcopus,

Aigleharus episcopus.

Dodo episcopus.

Raino episcopus.

Rothardus episcopus.

Herveus episcopus.

Aymo episcopus.

Nefingus episcopus.

Rainaldus episcopus.

40 Ubcrtus episcopus.

Plus tard il fut admis qu'Eutrope avait été le successeur de saint Aubin. Ce système est suivi par l'auteur d'un récit (1) de translation de ce saint, écrit peu après 1128; il est accepté aussi par le rédacteur du catalogue qui figure dans le second recueil de Saint-Aubin d'Angers. Dans celui-ci la rédaction d'Arcbanald est simplifiée : le titre est réduit à trois mots et la qualité d'évêque n'est plus répétée à la suite de chaque nom.

(1) Mabillon, Acta SS. 0. S. B., t. I, p. 112.

Xomina presiilum Andecavensium.

Primus Defensor.

Apotemius.

Prospcrius.

Maurilius.

5 Rcnatus.

Thalasius.

Eumerius.

Eastochius.

Adelphius.

10 Albin us.

Eutropius.

Domitianus.

Baudegisilus.

Audoinus.

15 Licinius.

Chaidulfus.

Magnobodus.

Xiulfus.

Lupus.

20 Aglibertus.

Godobertus.

Ganarius.

Boso.

Colatobus.

25 Beni^nus.

Bertus, Satrius.

Mauriolus.

Gentianus.

30 Bencdictus.

FJodegarius,

Aigleharius.

Dodo.

Raino.

35 Rothardus.

Rainaldus.

Herveus.

Aimo.

Xefingus.

40 Rainoldus.

Hubertus.

Eusebius.

Gaufridus.

Gaufridus.

45 Rainaldus.

Ulgerius.

Normandus.

Matheus.

Gaufridus.

50 Radulfus.

Variantes (1).

Titre : Andcgavensium C — 1 primus om. B — 9 Adelfius B — 12 Domicianus C — 13 Baudigisilus B — 15 Licinsus A — 16 Chardulfufus C — 22 Gariharius B — 24 Colathobus — 27 Satirus C.

Une troisième migration d'Eutrope se rencontre dans le catalogue de la Grande Chronique de Tours. Cette dernière rédaction est la plus défectueuse de toutes celles que j'ai étudiées. La qualité de protévêque Kprimus) n'est pas marquée, comme dans les trois précédentes, à côté du nom de Defensor; le titre a disparu : les évêques d'Angers sont

(1) Dans les variantes A = Paris. 4955; B = Va/ic. Reg., 711 a; C = Yatic. Reg., 150.

ânÙeîisS. S£5

énumérès dans le recueil de Tours à la suite des évêques du Mans, sans aucun intervalle.

Defcnsor.

Ypotemius.

Prosperius.

Maurilius.

5 Renatus.

Halasius.

Eumerius.

Eustochius.

Adelfius.

10 Albinus.

Domicianus.

Baudigisilius.

Audoinus

Eutropius.

15 Lizinius.

Chaidulfus.

Magnobodus.

Hiulfus.

Lupus.

20 Aglibertus.

Godebertus.

Gauharius.

Boso.

Colathobodus.

25 Benignus.

Bertus.

27 Satirus B —

seconde main.

Satrius.

Mauriolus.

Gentianus.

30 Benedictus.

Flodegarius.

Algearius.

Bodo.

Raino.

35 Rotardus.

Rainaldus.

Herveus.

Aimo.

Nefingus.

40 Ranaldus.

Hubertus.

Eusebius.

Goffredus.

Rainaldus.

45 Ulgerius.

Normannus.

Matbeus.

Goffredus.

Radulfus.

50 Guillelmus.

Guillelmus.

Variantes (1).

29 Gcncianus A — 47 après Matheus Michael A, de

Ainsi le catalogue primitif des évêques d'Angers a subi deux interpolations susceptibles d'être constatées : l'une, celle de René, se produisit au commencement du Xe siècle et obtint un succès complet; l'autre, celle d'Eutrope, ne parvint pas à se classer nettement à un point déterminé

(1) A = Paris. 4991; B = ms. de Cheltenham, d'après les deux copies Paris. 11478, et Mélanges Colbert, t. XLVI. Les variantes particulières à une seule de ces copies sont négligées ici.

de la série. Une troisième tentative échoua tout à fait. Je veux parler de celle qui regarde Auxilius. Les noms d'Auxilius et d'Eutrope figurent en marge du catalogue dans le manuscrit de Vendôme, et même celui d'Eutrope y a été intercalé dans l'entre-ligne après saint Aubin. Mais ce sont là des retouches de basse époque : aucun manuscrit ne présente, de première main, le nom d'Auxilius. Ce nom provient de la légende de saint Firmin d'Amiens (1). Des savants très autorisés (2) ont contesté que, dans ce texte hagiographique, le mot auœilium soit un nom propre ; ils n'y voient que le substantif commun auxilium, secours. La chose ne me paraît pas aussi claire : la légende de saint Firmin n'a pas été jusqu'ici l'objet d'une édition vraiment critique ; les manuscrits allégués par les Bollandistes présentent à cet endroit des divergences notables. Quoi qu'il en soit, que le biographe de saint Firmin ait ou non parlé d'un Auxilius évèque d'Angers, son autorité, fort peu considérable en elle-même, a ici contre elle toute la tradition angevine, jusqu'au XIIIe siècle au moins. Et ce n'est pas seulement une tradition négative : l'exclusion est formelle. Le titre de primas episcopus reconnu à Defensor dans les catalogues du Xe siècle, du XIe et du XIIe, prouve que leurs rédacteurs n'avaient pas la moindre idée que cet évèque eût pu avoir des prédécesseurs. Or ce serait le cas pour Auxilius, puisque, d'après la légende de saint Firmin, il aurait vécu au temps des persécutions romaines.

i. — Defensor. — Présent en 372 à l'élection de l'évéque de Tours, il combattit avec beaucoup d'ardeur la candidature de saint Martin.

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