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OSSISMES (SAINT-POL DE LÉON

1, 2. — D'après ce qui a été dit plus haut, un des quatre évéques Sarmatio, Chariato, Rumoridus et Viventius, qui siégeaient en 453, doit être attribué à la cité des Ossismes. Un évêque appelé Albinus ou Lxberalis occupait le même siège au temps du concile de Vannes (v. 465) (1).

On a vu plus haut que le diocèse de Quimper s'étendit assez loin vers le nord-est pour que le chef-lieu de la cité des Ossismes (Carhaix) y fut compris. Cependant un évêché ossismien existait au IXe siècle; son ressort comprenait la partie septentrionale de l'ancienne cité et son centre se trouvait dans la localité de Saint-Pol de Léon, ainsi appelée de saint Paul Aurélien, qui fonda là un monastère dans le courant du VIe siècle. La légende de ce saint (2), écrite en 884, nous a conservé les traditions qui couraient alors dans le pavs sur les origines du monastère et de l'évéché.

3, 4, 5, 6. — Paul Aurélien, moine gallois, venu du pays de Glamorgan, avait d'abord fondé quelques monastères dans l'ile d'Ouessant et sur la côte nord-ouest de la péninsule. Il se fixa définitivement dans le pays qui porte son nom, où il installa deux monastères, l'un dans l'ile de Batz, Fautre dans une forteresse abandonnée. C'est celui-ci qui devint le siège de l'évéché, dont la fondation, réclamée par la population et favorisée par un comte breton Withur, fut obtenue du roi Philibert (lisez Childebert). Paul Aurélien fut sacré à Paris, et le roi lui assigna pour diocèse les pays d'Achm et de Léon. Il vécut très vieux ; on parle de cent quarante ans. Désireux de se consacrer tout entier à la vie monacale, il prit successivement trois coadjuteurs, dont les deux premiers, lahoevius et Tigemomaglus

(1) Sur levêque Litardus de Uxoma, qui siégea en 511 au concile d'Or- Jéans, voy. p. 244, note.

(2) Anal. Boll., t. I, p. 209.

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