Maximus. — Assista au concile d'Orléans, en
6. — Maurilio. — Grégoire de Tours en fait un grand éloge ; il marque sa mort vers Tannée 580 (1).
7. — Ursiciîius. — Successeur du précédent (2). Grégoire de Tours en parle plusieurs fois. Compromis dans l'affaire de Gundovald, il comparut en 585 au concile de Mâcon (3), qui lui infligea la suspense a divinis pour une durée de trois ans. — Fête, le 13 décembre.
8. — Eusebius, Mammo. — La vie de saint Didier (4) fait d'Eusèbe le successeur d'Ursicinus. Il assista au concile de Paris en 614 et dut vivre jusqu'en 622 ou 623. C'est vers le même temps qu'a dû siéger Mammo, ecclesiae Cadurcinac episcopus, avec lequel Didier d'Auxerre fît un échange de biens (5). La vie de saint Didier de Cahors et le document reproduit dans celle de Didier d'Auxerre sont des pièces
monastère, rédigée vers l'année 1031 (M. G. Scr., t. IV, p. 80), rapporte, d'après un écrit antérieur, que l'abbé Ermengaud, contemporain de Charlemagne (diplôme de 772, Bohm.-M., n° 144), l'ayant accompagné dans une expédition, rapporta de Cahors le corps de saint Anatole. Ici il n'est pas qualifié d'évêque. Dans un office de translation dont on ne connaît que des exemplaires imprimés (Acta SS., I. c), il est dit avoir été évêque de Cahors en Gothie (sic), au temps où l'église était dévastée par des infidèles qui tiraient leur origine des Goths. Il mourut le 8 février et fut enterré dans les vignes, en dehors des murs. Ce témoignage est bien faible, surtout si l'on considère l'absence totale de tradition dans le pays de Cahors. Saint Anatole était encore inconnu dans cette ville lorsqu'on y rédigea le nouveau propre du bréviaire, il y a une quarantaine d'années; et, comme le remarque le P. de Buck, les rédacteurs de ce propre, qui se réclament sans broncher du faux Flavius Dexter, n'étaient pas gens de critique trop sévère; ce n'est pas eux qui eussent négligé des traditions, môme très légèrement documentées.
(1) Hist. Fr., V, 42.
(2) Hist. Fr., L c.
(3) Greg. Tur., H. Fr., VI, 38; VIII, 20.
(4) Migne, P. L., t, LXXXVII, p. 219 et suiv., c. 4.
(5) Migne, P. L., t. CXXXVIII, p. 209; Duru, Dibl. hist. de l'Yonne, t. 1, p. 337.
trop sérieuses pour qu'on puisse les sacrifier l'une à l'autre. Le meilleur moyen de les concilier serait d'admettre une dyonymie : Eusebius qui et Mammo.
9. — Rusticus. — Successeur d'Eusèbe ; assassiné au début de la huitième année de son épiscopat, c'est-à-dire en 630 (1). Il assista, en 627, au concile de Clichy.
10. — Desiderius. — Frère et successeur du précédent. Sa vie et ses lettres nous renseignent assez complètement sur son histoire. Il fut ordonné le 8 avril 630 et mourut le 15 novembre 655 (2).