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Bertulfus

34. — Elias. — Il assista, en 829, au concile de Paris. Ce fut un des partisans les plus déclarés de Lothaire. Il mourut (2) au delà des Alpes, à l'automne 836. Sa signature figure au bas du privilège d'Aldric de Sens pour Saint-Remi.

35. — Adalbertus. — Signa, en 837, la charte de fondation de Monstier-Ramey (3). On trouve aussi son nom au bas du privilège pour Corbion , donné à Germigny, en 843 (4).

36. — Prudentius. — Le nom de ce célèbre évêque figure parmi les signatures du privilège de Corbie (5), en 846 (?). En 850, il prit part à la démarche de l'épiscopat franc contre Nominoé. Il est souvent question de lui dans l'histoire du temps. Sa mort est marquée à l'année 861, dans les Annales dites de Saint-Bertin, qu'il rédigea lui-même tant qu'il vécut. — Fête, le 6 avril.

37. — Fulchericus. — Son nom figure au bas des divers privilèges qui se réclament du concile de Pistes, en 862.

(t) Jaffé, BibL, t. IV, p. 359.

(2) Vita Ludov., c. 56 (Migne, P. L., t. CIV, p. 970).

(3) G. C, t. XII, p. 247, instr.; d'Arbois de Jubainville, Hist. des ducs et des comtes de Champagne, t. I, p. 438.

(4) Mabillon, Acla SS., t. IV*», p. 251.

(5) Anno 846, ind. X; l'indiction correspondrait à la fin de l'année (sept.déc), et cependant la pièce se donne comme rédigée pendant le grand concile du mois de février.

C'est sa première apparition. Les dernières sont de l'année 869 (1).

38. — Ottulfus. — Assista, le 25 juin 870, au concile d'Attigny ; se fit représenter à. celui de Douzy, en août 871. C'est sous son épiscopat que le pape Jean VIII vint à Troyes et y tint synode (2). Après cet événement il n'est plus question de lui.

39. — Bodo. — Son épiscopat est mentionné dans une charte, actuellement perdue (3), de Carloman, datée de 882. Une autre charte, du 1er mars 891, le qualifie de trenteneuvième évêque de Troyes (4).

40. — Rieveus. — Il fut installé en 895. L'archevêque Gautier avait d'abord imposé un autre candidat étranger à Troyes ; mais le pape Formose intervint et ordonna luimême ou fît ordonner Riévée (5). Il est question de lui dans la vie d'Hérifrid, évêque d'Auxerre, mais pour un événement qui n'est pas daté (6).

Le catalogue des évêques d'Orléans ne nous a été conservé que par le premier recueil de Saint-Aubin d'Angers (7). Robert de Torigny en avait inséré une autre copie dans sa collection de catalogues, mais celle-ci a disparu depuis longtemps.

La série, dans le recueil de Saint-Aubin, se termine par le nom de Rainier, qui siégea de 1066 à 1082 environ. Mais avant ce Rainier il manque deux évêques certains,

(1) Charte d'Egil de Sens pour Saint-Pierre-le-Vif (Hardouin, t. V, p. 1215), concile de Verberie, 30 avril.

(2) Jaffé, 3179.

(3) Le G. C. la cite ; M. d'Arbois de Jubainville, op. cit., t. I, p. 67, déclare n'avoir pu la retrouver.

(4) Bouquet, t. XIV, p. 491 ; d'Arbois, l. c, p. 449.

(5) Flodoard, De Christi triumphis, XII, 5 (Migne, P. L., t. CXXXV, p. 829).

(6) Gesta epp. Duru, t. I, p. 363.

(7; Ms. 465 du fonds de la Reine, au Vatican; ci-dessus, p. 278.

Isembard et Haderic. Odolric, prédécesseur d'Isembard, siégea depuis 1021 jusqu'à 1033 ou 1035. D'autre part, les catalogues d'Angers, de Nantes et du Mans, qui figurent dans le même recueil, s'arrêtent à des évêques contemporains non de Rainier, mais d'Odolric. Dans ces conditions, il semble que le catalogue d'Orléans a été copié d'abord sur un texte qui s'arrêtait à Odolric, et que, lors de la transcription de cette copie dans le manuscrit d'Angers, on y aura ajouté le nom de l'évêque alors en fonctions. Encore ce nom a-t-il été écrit d'une façon inexacte : les documents, en effet, — et ils sont fort nombreux, — nous donnent la forme Rainerius, tandis qu'ici nous trouvons Rainardus. Ce changement ne peut guère être imputé à un Orléanais.

Une omission moins explicable, si elle était réelle, c'est celle d'un Manassès et d'un Arnulf, après YArnulfus qui porte le n° 45. Voici l'état des choses. Nous savons par le témoignage de Létalde (1), alors moine à Micy, qu'Arnulf succéda à son oncle Ermentheus, et la chronologie des chartes d'Arnulf prouve que son avènement eut lieu au plus tard en 972. Un évêque de ce nom se constate à Orléans jusqu'en 997 i2) pour le moins. Dans l'intervalle, on trouve un Mariasses Aurelianensis episcopus parmi les signataires d'une charte de Saint-Pierre-le-Vif, de l'année 980 (3). Partant de ce fait, Mabillon et beaucoup d'autres après lui avaient distingué deux Arnulf, entre lesquels ils intercalaient un Manassès. Mais il est maintenant démontré que cette signature a été ajoutée après coup, et l'histoire de Richer, publiée en ce siècle, a permis de rétablir l'unité d'Arnulf. Le Manassès de la charte sénonaise doit être considéré comme l'évêque du XIIe siècle auquel le Gallia christiana attribue le n° II (4).

(1) Mivac s. Maximini, c. 41 (Migne, P. L., t. CXXXVII, p. 816).

(2) Gerbert, ep. 210, éd. J. Havet, p. 198.

(3) D'Achery, SpiciL, t. II, p. 472.

(4) Sur ceci, voy. létude de M. E. de Certain dans la Bibliothèque de VEcole des Chartes, 3« série, t. IV (1853), p. 425 et suiv.

La vie de saint Euverte qui, bien que fabuleuse, remonte néanmoins à la première moitié du IXe siècle, suppose déjà ce catalogue. Elle place en effet cet évêque, comme le catalogue, entre Desinianus et saint Aignan ; les autres données chronologiques de ce morceau sont, il est vrai, inconciliables avec une telle succession, et les auteurs modernes qui ont cru pouvoir ajouter créance aux assertions du biographe se sont trouvés de ce chef dans un embarras inextricable (1). Mais le témoignage donné au catalogue par l'hagiographe du IX# siècle n'en a pas moins sa valeur.

Il est vrai que la vie de saint Eucher nous offre un fait de sens contraire. Le biographe fait succéder Eucher à Suavaric, tandis que le catalogue insère entre les deux quatre évêques. Mais le biographe, bien qu'il soit assez sérieux, n'est pourtant pas contemporain du saint; on lui a dit qu'Eucher avait eu un oncle évêque d'Orléans, qui s'appelait Suavaric et qu'il lui avait succédé sur ce siège. Il aura peut-être compris que Suavaric avait été le prédécesseur immédiat d'Eucher et arrangé son récit en conséquence. Quoi qu'il en soit de cette explication, je ne crois pas qu'il y ait lieu de sacrifier le catalogue officiel à cette biographie anonyme et de date incertaine.

Depuis Théodulfe, la liste est certifiée, tant par les documents que par le témoignage de Létalde.

Nomina episcoporum Aurelianensium.

Diclopitus. 10 Prosper.

Alitus. Flosculus.

Desinianus. Dago.

Euurcius. Eusebius.

5 Auianus. Leonatus

Magnus. 15 Antoninus.

Febatus. Marcus.

Gratianus. Treclatus.

Monitor. Baudacus.

(1) Cuissard, Les premiers évêques d'Orléans, p. 106 et suiv.

Rigomirus. 35 Deotimius.

20 Namacus. Teodulfus.

Austrenus. Ionas.

Leodigisilus. Agius.

Audo. Vualterius.

Vuado. 40 Trohannus.

25 Sigebertus. Berno.

Savericus. Anselmus.

Dalfinus. Theodericus.

Adalmarus. Hermenteus.

Leodebertus. 45 Arnulfus.

30 Leodegarius. Fulco.

Eucherius. Teodericus.

Bertinus. Odolricus.

Audulfus. Rainardus.

Nadavilius.

1. — Diclopitus. — Figure au nombre (AijxXototoç) desévêques de Gaule qui ratifièrent, en 346. l'absolution de saint Athanase.

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