CIMIEZ
1. — Valerianns, — Saint Valérien (24 juillet). Assista aux conciles de Riez (439) et de Vaison (442) ; signa les
(1) Migne, P. L., t. CXXIX, p. 1392.
(2) Jaflfé, 3128.
(3) Jaffé, 3196.
(4) Après lui, le 6. C. insère un Elias comme ayant assisté à rassemblée de Mantaille(879); mais c'est un évêque de Vaison.
(5) Jaffé, 450.
Lires arlésieiines de 450 et 451 ; fut mêlé, un peu plus rd, au différend entre Lérins et Fréjus, différend qui fut >rlé devant le concile d'Arles (v. 455). Il reste de lui une ttre et des homélies (1).
2. — Magnus, — Signa au concile national de 549 (Orans) comme episcopus Cemelensis et Nicaensis, au concile ovincial d*Arles, en 554, comme episcopus Cemelensis. Le siège fut supprimé peu après lui et le diocèse réuni celui de Nice.
NICE
Sous le haut empire, Cimiez et Nice, bien que situées à ois quarts d'heure Tune de Tautre, n'appartenaient pas à
même province. Cimiez [Cemenelum) était alors le chefsu de la province des Alpes Maritimes; Nice, dépourvue autonomie municipale, relevait de la cité de Marseille, )nt les autorités y étaient représentées par un fonctionaire appelé episcopus (2). Au temps du concile d'Arles, 1 314, sa situation municipale n'avait pas encore changé ; s délégués de l'église de Nice signent ex portu Nicaensiy , non pas eœ civitate Nicaensi, L'évéque d'alors n'assista is de sa personne au concile ; le premier dont on connaisse
nom est
1. — Amantius. — Présent, en 381, au concile d'Aquilée. A ce concile d'Aquilée assistait aussi l'évéque de Marîille, Proculus. Comme les successeurs de Proculus, les /êques de Nice du V* siècle manquent régulièrement les )nciles provinciaux de la métropole d'Arles. Le pape (3) éon (440-461), plus probablement dans la seconde moitié 3 son pontificat, réunit, à la demande de Veranus, évoque
(1) Migne, t. LU. p. 691. Après Valcrianus, le G. C. insère, avec beaucoup I doute, un Dutherius qui n'a, en effet, aucune référence sérieuse. (2;C. /. L., t. V. n-7914.
(3) Sur ce qui suit, voy. la lettre du pape Hilaire (Jaffé, 56Î; Thiel, Epp, P., t. I, p. 152). et Mémoires de la Société des Antiquaires de France, XLIII, 37 et suiv.
NICE. 297
de Vence, et de ses comprovinciaux (1), les deux évêchés de Cimiez et de Nice. Un rescrit en sens contraire fut obtenu du pape Hilaire, successeur de Léon, par un évoque Auxanius, dont le siège n'est pas indiqué (2), qui assista, le 19 novembre 462, en compagnie de Fauste de Riez, à un concile romain. C'est probablement peu après ce concile que le rescrit d'Hilaire fut expédié et que les deux sièges furent de nouveau séparés. Mais cette solution ne faisait pas Taffaire de Tévéque d'Embrun, Ingenuus, lequel, en ces temps-là, essayait, avec Tappui du pape, de se constituer une juridiction métropolitaine. Il commença par ordonner lui-môme un évoque à Nice, puis il se rendit à Rome pour le concile du 19 novembre 465, en compagnie de Tévêque d'Avignon, Saturnin, et obtint d'Hilaire un second rescrit, contraire au premier, par lequel il prescrivait de remettre les choses en l'état où les avait mises son prédécesseur Léon. Ce rescrit, le seul des trois qui se soit conservé, est adressé à Léonce, évoque d'Arles, et à deux autres évoques, Veranus, de Vence, et Victurus, de siège inconnu. Ces prélats sont chargés de l'exécuter, après enquête. Ingenuus avait raconté au pape que, s'il avait ordonné un évéque à Nice, c'était pour empocher les effets de l'ambition d'un autre, ad eœcludendam cupiditatem ambitionis aliénas. Cet autre, c'est évidemment l'évêque auquel revenait de droit l'ordination de l'évêque de Nice, du moment qu'il y avait un siège de Nice. Il est clair que ce ne peut être ni l'évêque d'Embrun ni l'évêque d'Arles (3); l'évêque d'Aix ne pouvait avoir aucune prétention sur une localité située en dehors de la Narbonnaise II*. Reste l'évêque de
(1) Cum ceteris provinciae sacerdolibus (Thiel, Epp, R. P., t. I, p. 154) ; on ne voit pas bien s'il s*agit de la province civile des Alpes Maritimes ou de la province ecclésiastique d'Arles.
(2) On lui a souvent attribué le siège d*Aix ; mais c'est une simple conjecture.
(3) Celui-ci étant chargé par le pape de régler l'affaire, se serait trouvé à la fois juge et partie. Ingenuus se fût bien gardé de lui laisser confier l'exécution du rescrit.
i; Nice avait fait autrefois partie de la cité de Marrien ne prouve que cet état de choses eût encore Bé. Nous avons vu que l'évêque de Nice figure îiles ou s'en absente dans les mêmes cas que de Marseille. La lettre du pape Hilaire qualifie casiellum^ et Cimiez de civitas. Tout porte donc que Cimiez et Nice dépendaient encore, au point îivil et au point de vue ecclésiastique, de deux es différentes; que Nice ressortissait encore à I, tandis que Cimiez ressortissait à Embrun au Arles au spirituel. Du reste cette juridiction ec- [ue de Marseille n'est pas une anomalie trop exlire. Marseille avait été, jusqu'au commencement 3cle, la métropole ecclésiastique de bien d'autres de ces contrées.