‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule: Provinces du Sud-est, Volume 1Chapitre 8 sur 141 · BOURGES · texte numérisé non relu

BOURGES

La plus ancienne date que l'on puisse marquer sur la liste épiscopale de Bourges est celle du concile d'Angers (453), où figura le douzième évêque, Léon. Grégoire de Tours assigne à la fondation de l'église de Bourges une date postérieure à la mission des sept évêques. Cette donnée, quoique un peu vague, s'accorde cependant avec les indications de la liste pour écarter toute idée d'une antiquité plus haute que le déclin du III* siècle (1).

Civ, Arvernorum (Clermont).

La suite des premiers évoques d'Auvergne nous est

(1) Grégoire ii*est pas bien net en ce qui concerne Bourges. Dans VHisioire des Francs (I, 31), il attribue la fondation de cette église à « des disciples » des sept évêques; dans le De gloria confessorum, c. 79, il nomme saint Ursin, le fait ordonner et envoyer en Qaule, a discipulis apostolorum, expression qui, dans Tespèce, ne peut désigner que le pape.

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connue par Grégoire de Tours. Le quatrième, saint Illidius (AUyre), mourut en 384 ou 385 (1). Il est difficile de croire que le premier, saint Austremoine, remonte beaucoup au delà de Tan 300, s'il y remonte. Grégoire le nomme parmi les sept évêques envoyés en 250; mais ici, comme pour saint Gatien de Tours, sa chronologie se heurte aux indications de la série épiscopale.

Rodez.

Il n'est pas question de l'église de Rodez avant le V* siècle. Dans une lettre écrite vers Tannée 475 (Vil, 6), Sidoine la range parmi celles que les Goths laissaient privées d'évéques. On ne saurait dire si saint Amans, le plus ancien évéque de Rodez qui soit connu, est antérieur ou postérieur à ce temps-là. S'il est antérieur, ce n'est sûrement pas de beaucoup, car sa vie le représente comme ayant précédé de peu d'années l'évoque Quintien, lequel est du commencement du VP siècle (2).

Albi.

Le plus ancien évéque dont on ait connaissance est Diogenianusy mentionné dans un texte du commencement du ¥• siècle, que Grégoire de Tours cite dans son Histoire des Francs (II, 13).

Cahors.

Un évéque de Cahors, Alithius^ est nommé dans le texte dont je viens de parler. La tradition locale présente comme premier évéque un saint Genulphus, lequel aurait reçu sa mission du pape Sixte II (3).

(1) Viiae pp., II, 1 ; cf, HisL Fr., I, 46.

p) M. Germ. scr. antiquissimi, t. IV, part. 2, p. 62.

(3) Voir les vies de ce saint publiées par les BoUandistes au 17 janvier , voir aussi rinscription de Saint- Genou, publiée par M. Palustre dans le Bulletin monumental de 1889, p. 67.

Limoges.

Saint Martial, fondateur de l'église de Limoges, est un des sept évêques de Grégoire. On a vu que ce fait ne comporte pas une date bien précise. Il n'est plus question ensuite de l'église de Limoges jusqu'au temps de Sidoine Apollinaire (VII, 6).

Civ. Gabalum (Meude).

Cette église fut représentée au concile d'Arles, en 314. Le martyre de Tévéque saint Privât autoriserait peut-être à remonter plus haut, s'il était mieux daté ; mais on ne sait s'il doit être placé au IIP siècle ou au ¥• ; encore cette dernière date est-elle beaucoup plus probable que l'autre.

Civ. Vellavorum (Le Puy).

Il s'est conservé au Puy une liste épiscopale , mais en très mauvais état. Le plus ancien évêque pour lequel on ait une date, AurelitLs^ siégeait en 591 (1) ; c'est le treizième ; mais, encore une fois, la liste n'est pas sûre.

Bordeaux.

L'évêque Orientalis assista au concile d'Arles, en 314. C'est le premier, ou tout au plus le second évêque de Bordeaux. Ceci résulte, non d'une liste épiscopale, mais d'un passage de Fortunat où il est dit que l'évêque Léonce II était le treizième de sa série. Or, avant Léonce II, on connaît déjà trois évêques du VI* siècle, deux ou trois (2) du V**, deux du IV**, dont Orientalis. Il est difficile de croire qu'il n'y en ait pas eu quatre autres à répartir entre le IV® et le V* siècle. De cette façon, la série épiscopale de Bordeaux ne peut guère avoir commencé avant l'année 300.

(1) Grégoire, Hisl. Fr,, X, 25.

(2) Suivant que l'on compte on non saint Seurin.

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Agen,

Phœbadius^ évêque d*Agen dès Tannée 357, est le plus ancien que Ton connaisse pour ce siège.

Angoulême.

Un évêque Dynamius, du premier tiers environ du V* siècle, est mentionné dans un texte contemporain, cité par Grégoire de Tours [Hist. Fr., II, 13). La tradition conserve le nom d'un saint Ausone , massacré par les Vandales peu avant Dynamius.

Saintes,

Le plus ancien évêque de date certaine est Pien*e, qui siégea en 511 au concile d'Orléans. Mais on connaît le nom du premier évêque, saint Eutrope. S'il fallait ajouter foi à ce que dit Grégoire de Tours, il est vrai avec un fertur (1), Eutrope aurait été ordonné et envoyé en Gaule par saint Clément de Rome. Saintes est la seule église pour laquelle Grégoire revendique une antiquité aussi démesurée. Il est vrai qu'il enlève lui-même toute autorité à son dire en ajoutant que nul ne connaissait l'histoire de saint Eutrope avant la translation de ses reliques, laquelle arriva vers 590.

Poitiers.

Saint Hilaire était évêque de Poitiers en 355. La liste épiscopale de cette église lui donne huit prédécesseurs : mais j'ai dit plus haut qu'elle est, pour cette partie, sujette à caution. Il convient d'ajouter que la tradition ne présente nullement saint Hilaire comme le premier évêque de Poitiers.

PérigueiÂW.

Un évêque de ce siège, Paternus, fut déposé, vers l'an-

(1) Glor, mar/., c, 55.

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née 361, pour cause d'hérésie (1). La tradition locale, constatée dès le IX* siècle, réclame un autre fondateur, saint Front, dont la date est indéterminée.

Eâuze.

L'évoque d'Eauze Mameninus assista au concile d'Arles, en 314.

Dax.

Aucun évoque certain avant Gratianus, qui siégea au concile d'Agde, en 506.

Lecioure.

Môme situation. En 506, l'évêque s'appelait Vigilim (concile d'Agde).

Civ. Convenarum (Saint-Bertrand de Comminges).

Cette église est au nombre de celles dont Sidoine [Ep. VII, 6) déplore l'abandon. Le premier évêque connu, Suavis, est aussi de 506.

Civ. Consoranorum (Saint-Lizier).

Le premier évêque, Valerius, est mentionné par Grégoire de Tours (2), sans indication de date. Après lui vient Glycerius (saint Lizier), l'évêque qui prit part au concile d'Agde (506).

Civ. Benarnensium (Lescar).

Aucun évêque certain avant Galactorius^ qui siégea au concile d'Agde (506).

(1) Sulpice Sévère, Chron,, II, 45.

(2) Gl. conf., 83.

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Civ. Aturensium (Aire).

Môme cas. L'évêque de 506 s'appelait Marcellus,

Bazas.

Un récit de Grégoire de Tours (1), relatif à Tinvasiou vandale du commencement du V* siècle, fait mention de l'évêque de Bazas sans que son nom soit indiqué.

Tardes.

On ne connaît aucun évoque avant celui de 506, Aper.

Oloron.

Même cas; Tévéque de 506 s'appelait Gratus,

Civ, Boatium,

On n'en connaît qu'un évoque, dont le nom, ....idius^ s'est à moitié conservé dans un débris d'inscription du commencement du V« siècle environ (2).

Auch.

Il est bien difiBcile de déterminer exactement l'époque du premier évéque connu, saint ChnentitÀs; mais il y a tout lieu de croire qu'il n'est pas antérieur au commencement du V* siècle (3).

Nabbonne.

Le premier évéque, saint Paul, est un des sept de Grégoire de Tours. Encore que la date que Grégoire assigne

(1) GL mart., 12.

(2) Comptes rendus de VAcad, des Inscr,, 1905, p. 73. Inscription trouvée à Andernos (Gironde).

(3) Corpus script, ecch lat., t. XVI, p. 193 et suiv.

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à tout le groupe soil très vraisemblable pour ce qui regarde la capitale de rancieune Gallia Dtarbonensis^ il faut reconnaître qu'elle n'est confirmée par aucun autre document.

Toulouse.

La passion de saint Saturnin assigne la date de 250 (1) au début de la mission de cet évoque, le fondateur de Téglise de Toulouse. Il est peu probable que Ton ait conservé un souvenir aussi exact de Tannée où il commença ses travaux apostoliques. On est porté à croire que la date doit plutôt se rapporter au martyre de Saturnin et que la fondation de Téglise de Toulouse est antérieure de quelques années à Tan 250.

Béziers.

Paulinus, évoque de Béziers, est mentionné en 419 dans la Chronique d'idace. La légende de saint Paul de Narbonne lui attribue à lui-même la fondation de Téglise de Béziers, qui aurait été gouvernée après lui par saint Aphrodise.

Nimes.

Il se tint un concile à Nimes [in ecclesia Nemausensi) en 396. On ne sait qui était alors évoque de cette cité. Le premier évêque certain est celui qui siégeait au concile d'Agde en 506, Sedatus.

Lodève.

Le siège de Lodève est mentionné dans une lettre pon-

(1^ C'est aussi la date acceptée par Grégoire de Tours (HisL Fr,^ I, 30). Dans son De Gloria martyrurriyC, Al, il s*exprime d'une façon plus vague : ab apostolorum discipulis ordinatus. Ici encore (cf. ci-dessus, p. 20, note 1) par discipuli aposlolorum il faut entendre les papes. Quand on voudrait admettre que Grégoire se contredit, il est clair qu'il faudrait, entre ses deux façons de parler, sacrifier la plus vague à la plus précise. Je ne crois pas, quant à moi, qu'il y ait contradiction.

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tificale de 422, à propos d'une ordination d*évôque célébrée indûment par le métropolitain d'Arles (1).

Uzès.

Cette localité est marquée comme simple castrum dans la Notice des Gaules. L'évéque apparaît dès Tannée 442, au concile de Vaison [Constantius).

Agde.

Agde, non plus que les évéchés suivants, ne figure dans la notice. Il y avait un évoque d'Agde en 506, Sophronius.

Elne (Perpignan).

Maguelonne (Montpellier).

Carcassonne.

Ces trois évéchés n'apparaissent que dans la seconde moitié du VI* siècle; le premier est mentionné en 571 dans la chronique de Jean de Biclar ; des deux autres on ne connaît aucun titulaire avant ceux qui siégèrent au concile de Tolède, en 589.

Aix.

On ne connaît aucun évêque d'Aix antérieur au V® siècle; le plus ancien dont on ait le nom est Lazare, qui fut évincé de son siège en 412.

ApL

L'église d'Apt était représentée au concile d'Arles en

Riez.

L'évéque Maxime, qui siégeait au concile tenu en 439

dans sa ville épiscopale, est le plus ancien que Ton

connaisse.

Fréjm.

Le concile de Valence (374) fournit un document de l'existence du siège de Fréjus au IV® siècle. On n*a rien de plus ancien.

Gap.

On ne connaît aucun évéque de Gap qui soit certainement antérieur au concile d'Epaone (517), où siégea Consiantitis,

Sis ter on.

On ne connaît aucun évéque de ce siège avant Jeariy dont il est question dans la vie de saint Marins (1) comme d'un contemporain du roi Gondebaud (f 516).

Antibes,

Le plus ancien évéque connu, Armentarius, apparaît au concile de Vaison, en 442.

Embrun.

Saint Marcellin, premier évéque d'Embrun, fut, nous dit son biographe (2), ordonné par saint Eusèbe de Verceil, c'est-à-dire, suivant toute vraisemblance, peu après Tannée 362, en tout cas, peu avant Tannée 355.

Digne.

Le même auteur nous renseigne sur les origines de Téglise de Digne, qui doit sa fondation à deux disciples de saint Marcellin, saint Domnin et saint Vincent, et

(1) Migne, P. L., l. LXXX. p. 27.

(2) Acla SS. april, t. II, p. 751.

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