‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule: Provinces du Sud-est, Volume 1Chapitre 82 sur 141 · CAVAILLON · texte numérisé non relu

CAVAILLON

— Genialis. — Honoré comme le saint fondateur. Un je de ce nom figura en 396 au concile de Nîmes.

— Asclepius (5). — Conciles de Riez (439) et de Vai- 142) ; lettres arlésiennes de 449, 450, 451 ; concile de nnius, à propos de Lérins.

^oly carpe a naturellement trouvé un manuscrit qui le rattache à m.

V kalendas julii... Apud Avennicam civitatem, translatio sancti Vei episcopi et confessons (Bibl. d'Avignon, ms. 98, f* 68 v*). — Pluanciennes églises rurales de la région d'Avignon sont dédiées à cet i. — Des trois évéques insérés ensuito dans le G. C, deux, lohannes II nsus, n'ont aucune référence; le troisième, lo^eplius, est dit avoir u concile romain de 769; mais c'est une erreur : le Joseph du con- Rome était évéque de Tortone et non d'Avignon {Lib. pont,, t. I,

'acte de 853, édité par le Gallia (t. I, p. 803) pour cet évoque, est un

origine polycarpique. n n'y a pas à en tenir compte.

iffé, 3190.

iconnnu au G. C. qui le remplace par un Iulius. Celui-ci est en rca-

évéque d'Apt. Après Iulius on trouve dans le G. C. un PorcianuSt

icune référence.

CAVAILLON. — CARPENTRaS. 271

3. — Philagrius. — Concile d*Epaone en 517, de Lyon (518-523); conciles provinciaux de 524, 527, 529, 533; à ce dernier, il fut simplement représenté.

4. — Praeteœtatus. — Représenté au concile d'Orléans, en 549 ; assista au concile de Paris (552) et au concile provincial de 554.

5. — Veianus. — Saint Vrain, patron de Cavaillon (19 octobre). Assista au concile de Mâcon en 585 ; mentionné par Grégoire de Tours (l) pour divers faits dont la série atteint Tannée 589.

6. — Lupus. — Signature au bas du faux concile de Narbonne (788). Depuis lors, il faut descendre jusqu'au X* siècle avant de retrouver un évoque de Cavaillon qui soit bien attesté (2).

GARPBNTRAS.

La ci lé de Carpentras n'est pas mentionnée dans la Notiiia Galliarum : elle avait donc cessé d'exister avant le commencement du V* siècle. Il est sûr qu'elle fonctionna sous le Haut-Empire. Soit qu'elle ait été rétablie peu après le temps où fut rédigée la Notice, soit que son évôché remontât notablement au delà, c'est à-dire au temps où il y avait une cité, il est sûr que, dans la première moitié du y* siècle, Carpentras avait un évéque. Le titre d'évôque de Venasque (Vindascensis) apparaît au Vl« siècle; il vient sans doute de ce que le siège épiscopal avait été transporté dans cette localité.

(1) HisL Fr., VIIl. 31; IX, 4, 41; Mir. «. Martini, III, 60. — Voir sa vie dans les Acta SS. oct,, p, 467.

(2) Le n* 8 du 6. C. est un Hildeboldus Cabilonensis qui signe en dernier lieu au privilège de Tournns. Ce privilôge est de l'année 875, et fut signé d'abord par l'évéque du lieu, Gerbaldus Cabilonensis, Les auteurs du 6. C. voient une impossibilité à ce que Hildeboldus soit un évéque du môme siège, c'est-à-dire de Chalon-sur-Saône. La chose ne me paraît pas aussi claire, car, sauf les quatre' premières, toutes les signatures du privilège ont été ajoutées après coup. Rien n'empêche que la dernière soit celle d'un successeur de Qerbaldus, Ce n'est, du reste, pas le seul cas oii ce privilège porte la signature de doux évéques du même siège.

1. — Constantianics (1). — Se fit représenter au concile e Riez (439), signa aux conciles d'Orange (441) et de Vai- 3n (442) comme évêque civitalis Carpentoratensis, Son nom 3 retrouve dans les lettres artésiennes de 449, 450, 451.

2. — lulianus. — Signa, comme évoque de Carpentras, u concile d'Epaone, en 517. Il reparait aux conciles proinciaux de 524, 527, 529 (2).

3. — Siffredus, — S. SifFrein , patron de Carpentras ; ite, le 27 novembre. D'après sa légende (3) , il aurait été rdonné par saint Césaire, à Tâge de 30 ans, et serait mort

un âge très avancé. Ces données sont incompatibles, i saint Césaire (502-542) a ordonné saint SifFrein, ce n'a u être que depuis 523 ; Siffrein serait donc le successeur e Julianus ; et son épiscopat n'aurait pu durer plus de î ans (4) ; ainsi il serait mort avant d'avoir atteint la vieilîsse. Ce qu'il y a de mieux à faire, c'est d'accepter de la adition Tépiscopat de saint Siffrein, mais de renoncer à lui jsigner une date. D'après sa légende, il éleva trois églises : Carpentras, celle de Saint-Antoine; à Venasque, celles 3 Notre-Dame et de Saint-Jean. Inhumé dans la basilique ainte-Trinité de Venasque, son corps fut porté plus tard à arpentras.

(1) Constantianus manque au 6. C. A sa place on trouve un Valenlinus »lycarpique, el, d'après une série de portraits que l'on voyait jadis à l'évdlé, Oronlius Modeslus^ Sabinus et Superventor, sans autre référence. — >lycarpo a inventé aussi un évéque Firminusde Venasque, contemporain I son Valentinus, ce qui entraînait la distinction des doux sièges aux mps primitifs. Tout cela est à écarter.

[2) Ici le 6. C. intercale un Principius qui est impossible. C'est, comme Juinus, un des évèques du concile d'Orange de 5^9. Après Principius il place iffreduSf «aint Siffrein, dont le rang est incertain.

[3) Surius, 27 nov. Je l'ai lue dans un actionnaire du XIV* siècle, Parin. 3820. Cf. Propvium Sanclorum ecclesiae Uceliensis; Lugduni, 1680, ►. 150-151.

(4) Joignez à cola que la légende suppose que le saint entra tout jeune Tant dans le monastère de Lérins, où il aurait été reçu et élevé par saint isaire, abbé du lieu. Saint Césaire n'a jamais été abbé de Lérins. Il auit eu cette qualité jusqu'à son élévation à l'épiscopat qu'une autre diffi- Ité surgirait. Si Siffredus a été ordonné évéque à 30 ans, en 530 au plus t, il avait 2 ans seulement en 502, date de l'avènement de saint Césaire à piscopat. Voit-on les moines de Lérins adopter des pupilles do cet âge ?

Carpêntras. m

4. — ClematiiÀS. — Signa, comme évéque de Carpentras et Venasque (episcopus civitatis Carpentoratensium et Vindascensiumjj au concile national d'Orléans, en 541 ; comme évoque de Carpentras seulement, à celui de 549 ; il assista aussi à celui de Paris (552).

5. — Teiradius. — Signa, comme évoque ecclesiae Vendauscensis, au concile de 573.

6. — Boethius. — Signa, en 584, comme évoque de CarpentraSj au concile de Valence, et, en 585, au concile de Mâcon. Son épitaphe (1) existe encore ; elle a été trouvée près de Venasque.

f HIC REQVIESCI[Tf BONE MEMORIAE [BOH ETYVS EPES QVI VIXIT [INE PTO ANNVS XX MENSIS VI O BUT XXt IVN INDICCIONE SEPTIMA

La seule indiction VII qui concorde avec les dates de Boethius et de son prédécesseur, c'est celle de Tannée 604. Mort le 23 mai fJT kal. hinj 604, après un épiscopat de 20 ans et 6 mois, Boethius aura été ordonné vers le 23 novembre 583.

7. — Ambrosius (2). — Signa au concile de Paris, en 614, comme évéque de Venasque, ex civiiate Vindesca.

8. — Licerius. — Assista au concile de Chalon-sur- Saône en 650 et signa episcopus ecclesiae Vinda'oscensis (3).

9. — Amatus. — Signature au faux concile de Narbonne (788) (4).

(1) C. /. L., t. XII, n- 1213; Leblant, n- 707.

(2) Ambrosius est omis par le 6. C.» qui mentionne ici, en 8*appuyant sur Lecointe, un Odofridus^ lequel aurait siégé vers 590 ; cette date est impossible. Puis viennent trois noms : Georgius^ Petrus, Dominicus, tout aussi dépourvus do références.

(3) Après Licerius, le 6. C. donne 16 noms sans références, sauf le septième, AmaluSf et le douzième, loh&nnes, qui provient d'une charte fausse (Bôhmer-Mûhlb., n* 1300). La série attestée ne reprend qu'au milieu du X* siècle.

(4) Le G. C. marque ici un évéque AaufridiuSf d'après une épitaphe.

marseille.

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