‹ Fath al-QaribChapitre 5 sur 42 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

du manuscrit de Batavia seront indiquées par la lettre A, celles du manuscrit de M. Weil par la lettre B, celles du manuscrit javanais de Leide par la lettre C, celles de l'édition du Caire par la lettre D, et enfin celles du commentaire de Baidjourî par la lettre E. A cet égard il me faut encore faire observer au lecteur que je ne ferai mention que des variantes proprement dites, et non pas de celles qui ne sont que des fautes d'orthographe ou des errata.

Quant à l'auteur du Fat^i al-Qarïb, nous savons qu'il s'appelait Chams ad-DIn Abou 'Abd Allah ibn Qâsim al- Ghazzl, et qu'il est mort l'an 918 de l'Hégire *). Le commentaire le plus en usage de nos jours est celui d'Ibrâhîm ibn Motiammad al-Baidjourî ou al-Bâdjouri, Chaikh al-Islâm ou chef du clergé au Caire, et mort l'an 1260 de l'Hégire. Ce commentaire porte le titre de Hâchiyah, c'est-à-dire tGlose», sur le Fatb al-Qarîb, et a déjà été imprimé à plusieurs reprises dans les Échelles du Levant*).

On sait que le Précis d'Abou Chodjâ' a été publié avec une traduction française et des annotations par feu le professeur S. Keyzer'), et puisque le Précis se trouve textuellement inséré dans le Fat^i al-Qarlb ^) , comme je viens de le dire plus haut, mon intention était d'abord d'adopter, en ce qui regarde le Précis, la traduction existante, en corrigeant seulement les passages qui me semblent n'avoir pas été rendus assez fidèlement. Il ne faut pas oublier que dans les trente-cinq années qui se sont écoulées depuis la publication du livre de Keyzer, la science n'est pas restée stationnaire et que je disposais de plus puissants moyens d'interprétation que lui. Cependant, après mûre réflexion, j'ai dû abandonner ce projet, et me décider

1) Y. le Catalogue de Leide, lY p. 114.

*) Je me suis servi de l'édition du Caire de l'année 1398 de THégire.

S) Leide 1859.

^) Dans ma traduction le texte du Précis a été imprimé en italique pour le distinguer de celui de Fath aUQarîb. Dans le texte arabe les paroles du Précis ont des lignes au-dessus.

xn PRÉFACE.

à faire aussi une nouvelle traduction du Précis. Le texte du Précis se trouvant incorporé dans le commentaire, de telle manière que le plus souvent les deux textes ne forment qu'une seule phrase, il m'était impossible de faire ressortir cette particularité dans ma traduction, en adoptant celle de Keyzer, écrite sans se préoccuper de la combinaison avec les paroles du Fatti al-Qarib. La syntaxe et la tournure des phrases de l'arabe diffèrent tellement de celles des. langues européennes et notamment du français, qu'il faut toujours paraphraser un peu, et c'aurait été prèsqu'un miracle si les phrases de Keyzer s'étaient prêtées à y intercaler les paroles du Fat^i al-Qartb. Si donc le lecteur remarque que mon interprétation, du Précis exprime ordinairement dans d'autres termes les mômes idées que celle de Keyzer, il sera averti que c'est une simple question de forme, et que celle que j'ai adoptée était rendue nécessaire par les rapports qui existent entre les paroles du Précis et celles du Fatl^ al-Qarlb, mais que je n'ai nullement voulu mettre au rebut l'ouvrage d'un de mes prédécesseurs dans la chaire de droit musulman à l'Ecole des Indes de Delft.

Le lecteur trouvera à la fin de l'ouvrage quelques éclaircissements et corrections, les premiers se rapportant pour la plupart à des mots, ou plutôt à des significations, qui manquent dans nos dictionnaires. Les mots que j'ai déjà expliqués dans mon Glossaire sur le Minh&dj at-T^Jibln n'ont naturellement pas été répétés ici. Il se pourra bien que quelques fautes d'impression m'aient échappé , et en outre je me suis aperçu qu'il y a plusieurs points diacritiques qui manquent, sinon dans tous, du moins dans quelques exemplaires de mon livre. J'espère que le lecteur, s'il rencontre des fautes de cette nature ou d'autres, voudra bien prendre à cœur le vœu d'Ibn Qâsim (p. 733), c'est-à-dire qu'il voudra ccomcpenser, par ce qu'il y a de bon dans les autres parties, les er- «reurs qu'il découvre quelque part dans un livre.»

Delft 1 Septembre 1894. L. W. C. van den Bbbo,

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