‹ Faune éocénique du Cotentin (mollusques)Chapitre 23 sur 50 · PL XV · texte numérisé non relu

PL XV

Bulletin de la Soc. géol. de Normandie D XX

Clichés Sohier Phototypie Sohier. Champigny-s/Marne

Faune éocénique du Cotentin

Cerithium denticulatum, Lamk. PI. XVI, fig. 1. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 15.

R. D. Les échantillons de cette espèce sont, en général, d’assez petite taille, et le seul exemplaire adulte que nous ayons rencontré est en assez mauvais état. On peut néanmoins y constater la présence d’une carène dentelée, très aiguë, à la partie inférieure des tours. Cette carène, beaucoup plus comprimée que celle de €. serratum, même au Bois-Gouët, est surmontée de deux rangées crénelées, obsolètes, visibles surtout sur les premiers tours, et d’une couronne plus saillante, située immédiatement au dessous d’elle ; la circonférence de la base est limitée par deux rangées de tubercules, moins saïllantes que celles de la partie inférieure des tours ; l’ouverture mutilée laisse apercevoir très nettement le renflement médian de la columelle.

PLésiorype. PI. XVII, fig. 1, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Dollfus, Cossmann, Pissarro.

Cerithium mutabile, Lamk. PI. XVI, fig. 10.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 15.

R. D. Extrémement rare dans le Cotentin, où elle n’est représentée, jusqu’à présent, que par un exemplaire unique, cette coquille se distingue aisément de C. denticulatum par sa forme plus allongée et par ses tours un peu étagés, munis, à leur partie inférieure, d’une carène tuberculeuse beaucoup moins saillante. Celle-ci est surmontée de deux rangées de granulations régulières, et la base est circonscrite par deux carènes non tuberculeuses. Sur les premiers tours, les trois rangées de granulations sont tout à fait égales ; les tours commencent même par être imbriqués, puis séparés par des sutures canaliculées, et enfin, ce n’est guère que vers le septième tour avant le dernier qu’apparaissent les dentelures de la couronne inférieure, tandis que les deux rangées supérieures diminuent au contraire, et qu’on aperçoit entre elles de fines stries spirales, visibles seulement sur les échantillons très frais.

Présioryre. Pl. XVI, fig. 10, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Cerithium labiatum, Desh. PI. XVI, fig. 4.

R. D. Beaucoup plus courte et plus trapue que C. mulabile, cette espèce s’en distingue, en outre, par ses nodosités moins nombreuses, surmontées de deux ou trois lignes à peine granuleuses par les accroissements ; au dessus de la suture, est une couronne de petits tubercules, visibles seulement sur les premiers tours, mais on ne les distingue pas sur nos échantillons roulés. La forme générale de la coquille est conoïde, alors qu’elle est conique chez C. mutabile. Toutefois la ressemblance des échantillons de Fresville avec C. labialum du Bassin de Paris n’est pas complète : les tubercules sont un peu plus écartés, moins pointus; les tours sont certainement un peu plus élevés que ne l'indique la figure du premier ouvrage de Deshayes ; enfin, la base ne porte pas des cordons aussi saillants. Néanmoins, dans l’état où se trouvent les deux individus en question, il serait imprudent de les séparer comme espèce distincte.

PLésioryre. PI. XVI, fig. 4, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, rare.

Cerithium Blainvillei, Desh. PI. XVI, fig. 2. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 17.

R. D. On distingue facilement cette espèce de C. labiatum à cause de sa forme plus élancée et de son ornementation composée d’une rangée inférieure de tubercules bifides surmontée de deux filets finement granuleux, et d’un petit filet qui borde la suture; il y a, en outre, une grosse varice opposée à l’ouverture ; en comparant cette espèce à C. Monthiersi du Bassin de la Loire- Inférieure, nous constatons qu’elle en diffère surtout par sa rangée de tubercules inférieure non bifide sur les derniers tours, et par le plus grand nombre de filets granuleux qui surmontent cette rangée inférieure.

PLÉsioTyre. PI. XVI, fig. 2, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Dollfus, Pissarro.

Cerithium Lucii, Vass. : PI. XVI, fig. 16.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 162, pl. XIII, fig. 21,et pl. XV, fig. 3.

R. D. Il est facile de séparer cette espèce de C.obliquatum, du Bartonien du Bassin de Paris, dont elle est assez voisine, car elle à une forme teaucoup plus trapue, et elle est ornée de côtes axiales plus minces, plus saillantes, plus rapprochées, et dépassant davantage la partie inférieure des tours, ce qui donne à la suture un aspect plus ondulé que chez l’espèce parisienne; les costules sont traversées par sept filets lisses, plus saillants que ceux de C. oëiquatum et accompagnés souvent d’un filet intermédiaire ; la base est limitée par un filet un peu caréné au delà duquel les côtes cessent. Les individus du Cotentin ne se distinguent de ceux du Bois-Gouëêt que par leur teinte jaune,

PLésioryre. PI. XVI, fig. 16, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Miquel.

Cerithium crenatulatum, Desh. PI. XVII, fig. 23.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 18.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 163, pl. XIV, fig. 7-8.

R. D. Aussi variable dans le Cotentin que dans les Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure, cette espèce est toujours caractérisée par sa forme étroite et par les petits tubercules obsolètes de la partie inférieure des tours, traversés par quelques filets granuleux, dont les deux supérieurs sont un peu plus saillants que les autres. Entre les filets principaux, s’intercalent presque toujours des filets intermédiaires et plus fins. Sur les premiers tours, l’ornementation comprend trois filets granuleux égaux, caractère qui se retrouve chez toutes les variétés de l’espèce ; la base est circonscrite par deux carènes surmontées de filets spiraux qui s’enroulent jusque sur le cou du canal; l’ouverture est souvent un peu détachée, mais la plupart des individus du Cotentin sont de petite taille et très incomplets : il sont loin d’atteindre les dimensions de l’échantillon du Boïs-Gouët figuré sur la planche XIV des « Moll. Eoc. de la Loire- Inférieure ». La rangée inférieure de tubercules ne forme pas, par conséquent, la couronne bifide qu’on remarque non seulement sur ce dernier, mais chez certains C. crenatulatum adultes du Guépelle. Aussi ne serions-nous pas surpris, en définitive, qu’un nouvel examen des matériaux de comparaison nous conduisît ultérieurement à séparer complètement les Cer. crenatulatum du Cotentin, et peut-être aussi ceux de la Loire-[nférieure, de la forme typique du Bassin de Paris.

PLésiorype. PI. XVII, fig. 23, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Brasil, Dumas. — Hauteville, Coll. Dumas, Cossmann.

Cerithium Morgani, Vass. PI. XVII, fig. 15.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 164, pl. XIV, fig. 2-4.

R. D. Notre échantillon se rapproche évidemment de l’espèce de Vasseur plutôt que de celle de C. lamellosum qui en est très voisin. C. Moroani diffère de cette dernière coquille par sa forme un peu moins allongée, et surtout par son ornementation plus obsolète : les tours portent cinq carènes inégalement espacées : celle du milieu, plus saillante que les autres, donne aux tours un aspect subanguleux, tandis qu’ils sont convexes chez l’espèce parisienne ; enfin, les cordons qui ornent la base sont moins carénés et sont plus nombreux ; une varice existe généralement à l’opposé de l’ouverture.

PLésioryre. — PI. XVII, fig. 15, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Bourdot. — Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro, Miquel.

Gerithium (Vulgocerithium) globulosum, Desh. PI. XVII fig. 2.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p.21.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 162, pl. XIII, fig. 20. VAR. altavillensis, nov. var.

R. D. Les trois échantillons d’Hauteville, de l’Ecole des Mines, sont beaucoup plus trapus que ceux du Bassin de Paris: pour une aussi crande lon-

gueur que ceux d’Auvers ou d’Antilly avec lesquels nous les avons comparés, ils ont un diamètre de près de 20 0/0 plus large. Leur forme est donc globuleuse, leurs tours sont convexes, leur ornementation se compose de côtes axiales, épaisses, écartées, parfois variqueuses, ne se correspondant pas d’un tour à l’autre, et traversées par cinq ou six cordonnets aplatis, subgranuleux, comprenant entre eux une double série de filets intercalaires plus fins ; la partie inférieure des tours est un peu excavée et porte un cordon spiral perlé. Lorsque l'ouverture est mutilée, ce qui a presque toujours lieu, on aperçoit des denticules saillants, situés en face des côtes variqueuses. La base est ornée de quelques cordons perlés, entremêlés de filets plus fins. Tous ces caractères étant très voisins de ceux des échantillons parisiens, nous ne croyons pas devoir proposer de séparer ceux d’Hauteville comme espèce distincte ; toutefois, il nous paraît utile de leur attribuer, à titre de variété régionale, le nom de C. allavillense. Il est à remarquer, d’ailleurs, que les figures du premier ouvrage de Deshayes (PI. EVIL, fig. 11-12) représentent des individus d’une épaisseur intermédiaire entre ceux du Cotentin et ceux du Bartonien des environs de Paris.

PLÉsioryre. — PI. XVII, fig. 2, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines ; Coll. Brasil.

Cerithium (Vulgocerithium) piriforme, Detr. PI. XVII, fig. 12-14. 1817 — Defrance. Dict. sc. nat., t. VII, p. 521.

Taille moyenne ; forme pupoïde; spire allongée, pointue, d’abord extraconique, puis ensuite conoïdale; douze tours très convexes, étroits, séparés par des sutures profondes et légèrement canaliculées, ornés de costules axiales très obsolètes, parfois variqueuses, écartées, traversées par quatre ou cinq filets spiraux très fins; ceux-ci comprennent entre eux une série de filets intermédiaires extrêmement serrés, et forment à leur intersection avec les côtes de petits tubercules obsolètes. Dernier tour grand, arrondi à la base, sur laquelle les côtes cessent, tandis qu’au contraire les filets spiraux y deviennent plus saillants. Ouverture piriforme, terminée en avant par un canal court, évasé, fortement infléchi à droite; munie dans l'angle postérieur d’une gouttière étroite et profonde ; bord columellaire large, calleux, portant à sa partie inférieure une saillie dertiforme qui limite la gouttière; labre vertical, extérieurement variqueux.

Dimensions. Longueur : 38 mill. ; diamètre : 14 mill.

R. D. Il est assez difficile de comparer cette espèce variable à d’autres formes du Bassin de Paris; son dimorphisme est très caractéristique et ne se retrouve pas chez les espèces parisiennes. Elle nous paraît cependant intermédiaire entre C. globulosum et C. lamellosum où C. Morgani; elle s’écarte complètement de la première espèce par sa forme beaucoup moins trapue, non

conique et par son ornementation bien différente, si nous la comparons à C. lamellosum, nous constatons qu’elle est moins étroite et que ses costules axiales sont plus obsolètes et plus écartées ; son ouverture ressemble un peu à celle de l'espèce parisienne, à cause de sa forme piroïde et de son labre vertical épaissi extérieurement, mais elle a un canal plus court, plus large, moins incliné et une gouttière postérieure plus ouverte. L’ornementation de C. piriforme se rapproche beaucoup de celle de C. Morgani, mais le galbe de la coquille est tout-à-fait différent.

Néoryre. PI. XVII, fig. 12-14, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines; Coll. Cossmann. — Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Cerithium (Vulooceritlhium) constantinense, nov. sp. PI. XVIII, fig. 16-17.

Taille très petite; forme étroite ; spire turriculée, à galbe subconoïdal ; huit ou neuf tours convexes, dont la hauteur égale les trois cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures linéaires, surmontées par une rampe déclive; deux carènes spirales antérieures et saillantes, crénelées par les côtes axiales, et sur la rampe, deux filets lisses, dont l’inférieur forme un bourrelet suprasutural; en avant, un autre bourrelet presque confondu avec la suture et légèrement ondulé par les côtes. Dernier tour court, égal aux deux septièmes de la hauteur totale, à peine convexe à la base qui porte quatre cordons concentriques, lisses. Ouverture petite, mutilée.

Dimensions. Longueur : 4 mill.; diamètre : 1 mill.

R. D. Nous avions d’abord pensé que cette rare espèce devait être assimilée à C. adelomorphum du Bassin de la Loire-Inférieure ; mais, après avoir examiné de nombreux échantillons de cette dernière espèce, nous avons constaté que notre coquille s’en écarte par son ornementation comprenant quatre cordons spiraux, dont les deux supérieurs seuls sont crénelés par les côtes et donnent aux tours un aspect bianguleux, tandis que ces cordons tendent à s’égaliser chez l’espèce de la Loire-Inférieure. Nous ne pouvons donc, d’autre part, rapporter notre espèce à C. semicristalum, qui a tous ses cordons perlés et des varices ; elle paraît donc nouvelle.

Type. PI. XVIII, fig. 16-17, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

GCerithium (Vulsocerithium) edulcoratum, Cossm. PL. XVIII, fig. 12.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 24, pl. I, fig. 15-16.

R. D. Cette coquille ressemble à peu près exactement au type de C. edulcoratum du Lutétien du Bassin de Paris, et elle est seulement un peu plus usée.

Ses tours, dont la hauteur atteint les trois cinquièmes de la largeur, sont à peine convexes, munis chacun d’une grosse varice axiale, séparés par des sutures linéaires, et ornés d’une quinzaine de filets spiraux; c’est peut-être la seule différence avec C. edulcoralum qui porte moins de filets, et chez qui un filet antérieur et un autre postérieur sont un peu plus saillants, de manière qu'il existe une rampe déclive de part et d’autre de la suture, tandis que sur l'échantillon du Cotentin, on ne distingue aucune rampe. Tous les autres caractères étant identiques, nous ne croyons pas utile de séparer cette coquille.

PLÉsioTyre. PI. XVIII, fig. 12, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hautevilie, Coll. Brasil, Bourdot, Pissarro ; Coll. de l'Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Dumas.

GCerithium (Zenuicerithium) Brasili, nov. sp. PI. XVII, fig. 16-17.

Taille moyenne; forme étroite, élancée, conique; spire longue, pointue ; onze ou douze tours étroits, convexes, bianguleux, séparés par des sutures profondes, bordées d’un étroit bourrelet ; costules axiales, obsolètes, serrées, sur lesquelles trois filets saillants découpent des nodosités perlées ; les deux rangs de perles supérieurs sont plus saillants que le troisième, et donnent aux tours un aspect bianguleux ; un quatrième rang de perles fines et serrées surmonte la suture ; toute la surface est ornée de filets spiraux très fins et rapprochés. Dernier tour grand, un peu inférieur à la moitié de la hauteur totale, ovale, arrondi à la base sur laquelle les côtes cessent, tandis que les filets granuleux décroissent jusqu’au cou du canal. Ouverture longue, évasée en avant, terminée par un canal large, très court et tronqué ; labre mince, dépassant le canal, sinueux, convexe vers le tiers inférieur et devenant concave avant d’atteindre la suture du dernier tour; columelle lisse, dénuée de pli à sa partie médiane ; bord columellaire mince, peu distinct. |

DimExsIONs. Longueur : 29 mill. ; diamètre : 10 mill.

R. D. Nous n’avons, ni dans le Bassin de Paris, ni dans celui de la Loire- Inférieure, aucune coquille comparable à C. Brasili. Nous ne pouvons la rapprocher que des Tenuicerithium, à cause de son ouverture dilatée ; maïs chez notre coquille, les côtes axiales sont peu visibles, et ce sont les rangs de perles qui prédominent.

Type. PI. VII, fig. 16-17, Coll. Cossmann. — Fresville

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Bourdot, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Miquel.

Cerithium (Tenuicerilhium) fragile, Desh.

PI. XVI, fig. 12, et PI. XVIII, fig. 1.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 26.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 165, pl. XII, fig. 25-26.

R. D. Espèce extrêmement commune et très variable, chez laquelle nous retrouvons toutes les variétés signalées dans le Catalogue du Bassin de Paris. La forme typique est caractérisée par son galbe étroit et allongé, par la longueur de son dernier tour et par ses côtes droites, se correspondant exactement d’un tour à l’autre, portant deux crénelures saïllantes sur leur partie médiane ; la base est convexe, elle est limitée par un cordon un peu plus saillant, et est ornée de cordonnets alternant de grosseur, qui atteignent le cou du canal ; toute la surface porte des filets fins et serrés. Dans la variété, les deux crénelures des côtes se confondent pour former un tubercule plus ou moins aigu, le dernier tour est plus court, la base est excavée et les sutures sont étroitement bordées de part et d’autre par un petit bourrelet. Nos échantillons sont toujours beaucoup plus étroits que ceux de la Loire-Inférie: re.

PLÉsioTyrEes. Forme typique. PI. XVI, fig. 12, Coll. Pissarro. — Fresville. VARIÉTÉ. PI. XVIII, fig. 1, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas, Miquel.

Cerithium (Tenuicerithium) Lennieri, nov. sp. P1. XVII, fig. 13.

Taille petite: forme étroite, élancée ; spire longue, à galbe conique ; dix à douze tours convexes, anguleux, séparés par des sutures profondes, ornés de deux filets crénelés, égaux sur les premiers tours, puis devenant inégaux ; inférieur, beaucoup plus saillant, forme un angle au milieu des tours ; au-dessous de cet angle, il y a quatre filets spiraux assez larges, tandis que ceux qui ornent la partie antérieure des tours sont plus nombreux et plus étroits ; un petit filet mince accompagne la suture. Dernier tour assez grand, un peu supérieur au tiers de la hauteur totale, séparé par un cordon saillant de la base qui est plane et qui porte quelques filets concentriques. Ouverture piriforme, terminée en avant par un canal étroit et à peine tordu ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DiMENsioNs. Longueur : 12 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Intermédiaire entre C. fragile et C. costulatum, cette coquille s’en distingue à première vue à cause de sa forme conique, étroite ec élancée. La forme bicrénelée de C. fragile du Bassin de Paris a un galbe fusoïde et ses crênelures ne sont pas aussi aiguës que celles de notre espèce ; la seconde rangée, bien visible sur les premiers tours, tend à disparaître sur les derniers, ne laissant subsister qu’un filet plus saillant que les autres ; en outre, la base est moins large, moins plane, et le cordonnet qui la sépare du dernier tour n’est

pas très saillant, En comparant notre coquille à C. costulatum, nous voyons qu’elle n’est pas ornée des gros nodules épais et obliques qui caractérisent l'espèce de Lamarck. En définitive, C. Lennieri est une de ces formes que l’on croit déjà connues au premier abord, et que l’on est obligé de séparer après un examen attentif, faute de pouvoir les rapporter à une espèce antérieurement décrite.

Type. PI. XVIII, fig. 13, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Cerithium (Tenuicerithium) costulatum, Lamk.

PI. XVI, fig. 14.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 26.

R. D. Beaucoup plus répandue dans le Cotentin que la variété unidoduleuse de C. fragile, cette petite coquille s’en distingue aisément par ses tours franchement carénés au milieu et par ses tubercules plus allongés qui atteignent presque la suture inférieure ; les sutures sont bordées de part et d’autre par un petit bourrelet ; le bourrelet supérieur est finement plissé, l’inférieur est limité par une strie profonde ; toute la surface est ornée d’une dizaine de sillons gravés dans le test ; enfin, la base est limitée par une carène plus saillante que celle de C. fragile. Cette coquille, bien semblable aux échantillons typiques de Villiers, est beaucoup plus étroite que C. Hwrnesi, qui a une forme trapue bien caractéristique.

PLésiotType. PI. XVI, fig. 14, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Bourdot, Miquel, Brasil.

Cerithium (Zenuicerithium) limbatum, Desh, PI. XVIIL. fig. 2.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 27.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 166, pl. XIII, fig. 22-24.

R. D. Cette coquille, peu rare dans le Cotentin, est caractérisée par sa forme conique et trapue, par ses tours anguleux en avant, par ses grosses côtes noduleuses qui n’atteignent pas la suture inférieure ; la base est excavée, elle est ornée de quelques filets obsolètes, et est limitée par une grosse carène. C. fragile est toujours plus pointu et n’a jamais la forme conique de C. limbalum. Quant à C. Hærnesi, c’est une coquille un peu moins trapue, dont l’ornementation spirale est plus développée et dont les sutures sont accompagnées d’un bourrelet plissé, invisible chez les coquilles du Boïis-Gouët et du Cotentin que nous rapportons à C. limbatum. S'il était ultérieurement prouvé qu'il existe réellement des individus parisiens, ayant des tours aussi peu anguleux que l'indique la figure 17 de la planche LXXV dans le second ouvrage de Deshayes, il faudrait alors donner une dénomination nouvelle aux échantillons de la Loire-Inférieure et du Cotentin, qui sont précisément caractérisés par leurs tours anguleux.

PLésioryre. PI. XVIIL, fig. 2, Coll. Pissarro. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Dumas, Miquel, Cossmann.

Cerithium (Hemicerithium) imperfectum, Desh.

PI. XVIII, p. 10.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 27.

VAR. fresvillensis nov.var.

R. D. Quand l'ouverture est intacte, cette espèce ne peut se confondre avec celles qui précèdent, attendu qu’elle appartient à la section Hemicerithium, tandis que C. limbatum est un Tenuicerithium. Les tours sont plus anguleux, l’angle est médian, etils portent chacun une grosse varice qui fait défaut chez les Tenuicerilhium ; en outre, les côtes sont en général moins saillantes, et souvent, ainsi qu'on peut le voir sur la figure, elles disparaissent presque complètement, pour ne laisser que quelques petits tubercules sur le filet médian ; toute la surface est finement sillonnée ; les sutures sont bordées de part et d’autre par deux petits bourrelets plissés, l’inférieur limité par une strie ; ils sont cependant moins saillants que ceux de C. limbatum. Si l'on compare l'échantillon figuré à ceux du Lutétien de Mouchy, on remarque que presque toutes ses varices ont disparu ; il n’en reste qu’une sur le dos du dernier tour, et elle est peu saillante, tandis que celles de la coquille typique déforment tellement le galbe de la spire, que Deshayes a choisi pour l’espèce un nom qui rappelle ce caractère. En outre, les tours sont plus grossièrement ornés dans le sens spiral que sur l’individu du Cotentin. Nous pensons donc qu’on peut attribuer à cette variété le nom fresvillensis.

PLésiorype. PI. XVIII, fig. 10, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot. — Hauteville, Coll. Brasil, Dumas.

Cerithium (Hemicerithium) terebrale, Lamk. PI XVIII, fig. 7. 1889 — Cossm. Loc. cit., IV, p. 29.

OBs. Nos échantillons sont identiques à ceux du Bassin de Paris. Ils sont faciles à reconnaître à leur forme étroite et à leurs tours convexes, munis chacun d’une grosse varice et simplement ornés de cinq ou six filets spiraux, irrégulièrement espacés, entremêlés de filets intermédiaires plus fins ; l’ouverture est large et est terminée par un canal court et tronqué ; la base concave est circonscrite par un filet à peine plus saillant que ceux qui ornent les tours.

PLÉsioTyre. PI. XVIIL, fig. 7, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, CoH. Pissarro, Dumas. — Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Campanile Benechi, [Bayan] PI. XVII, fig. 11. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 30.

Ons. Cette magnifique coquille se trouve rarement entière, et le très bel échantillon intact qui existe dans la collection de l'Ecole des Mines nous permet d’en donner une diagnose exacte. Cette espèce est remarquable par son dimorphisme si prononcé que la pointe paraît appartenir à une espèce difiérente. Les premiers tours sont étroits, plans, et sont ornés de deux gros filets perlés, l’un à la partie inférieure, le second vers le milieu de chaque tour ; ils comprennent entre eux deux filets plus fins avec des tubercules plus effacés ;

cette ornementation persiste environ jusqu’au dix-huitième tour, puis subitement la coquille devient globuleuse, les tours deviennent plus étroits, et leur ornementation spirale disparaît à peu près complètement, ne laissant subsister que quelques filets obsolètes : ils portent alors de grosses côtes noduleuses, obliques, sinueuses, écartées, s'étendant presque jusqu’à la suture inférieure qui est profonde et ondulée ; la base est convexe et porte de gros filets qui s’espacent en se rapprochant du canal; la columelle est renflée en son milieu, et elle porte en avant un gros pli qui limite le canal; le labre est très sinueux.

PLÉsIOTYPE. PI. XVII, fig. 11, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Coll. Dumas, Cossmann, Pissarro. — Fresville, Coll. Dumas, Pissarro.

Vertagus striatus, [Brug.] PI. XVII, fig. 18.

Ogs. Les échantillons de cette espèce, beaucoup moins répandus dans le Cotentin que dans le Bassin de Paris, sont identiques à ceux de Grignon; ils sont caractérisés par leur ornementation qui comprend sur chaque tour des bandes lisses, séparées par des bandes deux fois moins larges ; celles-ci disparaissent sur la base qui n’est ornée que par de larges zônes séparées en deux parties égales par un sillon superficiel. La columelle porte en avant un gros pli, visible surtout chez les jeunes individus ; la région pariétale est muni d’un second pli qui limite la profonde gouttière postérieure de l’ouverture ; le labre, très sinueux, est extérieurement bordé par un mince bourrelet.

PLésioryre. PI. XVII, fig. 18, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dollfus, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines; Coll. Bourdot, Pissarro.

Semivertagus unisulcatus, [Lamk]. PI. XVIII, fig. 24-26.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 33.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 169, pl. XIV, fig. 17-18.

Os. Cette coquille peut compter parmi celle que l’on trouve le plus fréquemment dans le Cotentin, et elle y présente une très grande variabilité ; la forme typique, qui est la moins commune se reconnaît facilement à son galbe pupoïde, et à ses tours ornés de stries extrêmements fines et d’un profond sillon médian qui les sépare en deux parties égales ; l'ouverture est complètement détachée de la base, et la columelle concave ne porte la trace d’aucun pli; le canal est court et fortement rejeté en arrière.

A côté de cette forme, on trouve souvent une variété dans laquelle le sillon se dédouble : ce sillon est alors plus rapproché de la partie inférieure des tours ; ceux-ci sont séparés par une suture plus profonde et sont légèrement imbriqués ; on distingue sur la base quelques filets obsolètes et écartés.

Une autre variété est caractérisée par la complète disparition du sillon médian ; la coquille est un peu plus trapue que le type, la base est mois arrondie, et les tours portent une dizaine de filets obsolètes.

Entre ces formes extrêmes, nous avons trouvé une quantité de formes intermédiaires, qu’il serait trop long d’énumérer et de décrire.

PLésiorypes. Forme typique. PI. XVIII, fig. 24. Variété à sillon bifide. PI. XVIII, fig. 25.

Variété sans sillon. PI. XVIII, fig. 26.

Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresvillé, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Bourdot, Miquel, Brasil, Pissarro. — Port-Bréhay, Coll. Dollfus.

Semivertagus corpulens, nov. sp.

PI. XVIL, fig. 19, et PI. XVIII, fig. 27-28.

Taille moyenne ; forme étroite, pupoïde ; spire longue, à galbe extraconique, puis conoïdal ; environ douze tours étroits, embrassants, presque plans, séparés par des sutures peu profondes, très irrégulières ; pas d’ornementation axiale ; quelques filets spiraux très fins et très serrés. Dernier tour grand, égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, globuleux, à base arrondie, sur laquelle les filets se prolongent jusqu’au cou du canal. Ouverture ovale, très petite, à péristome détaché de la base, munie d’une profonde et étroite gouttière dans l’angle postérieur, terminée en avant par un canal court, tronqué, assez large, fortement rejeté en arrière; labre mince, légèrement sinueux, proéminent en avant; columelle concave, dénuée de pli.

Dimensions. Longueur : 21 mill.; diamètre : 7 mill.

R. D. A côté des nombreuses variétés de S. unisulcatus, nous croyons devoir séparer cette espèce non moins commune dans le Cotentin, parce qu’elle présente des caractères constants qui la distinguent aisément de l’autre espèce. Cette coquille a une forme plus trapue et un galbe plus pupoïde que S. unisulcatus ; ses tours se recouvrent d’une manière tout à fait caractérisque. Le recouvrement est plus ou moins accentué, de sorte que, malgré la fréquence de cette espèce, il est très difficile de trouver deux individus ayant exactement les mêmes proportions ; les deux bords opposés de l'ouverture sont rapprochés et la rendent très étroite ; elle est terminée par un canal plus transverse et moins rejeté en arrière que celui de S. unisulcatus. Nous faisons figurer en même temps que le type un échantillon non adulte qui est remarquable par la concavité de sa spire et par la grandeur de son dernier tour.

Type. PI. XVII, fig. 19, Coll. Pissarro. — Fresville. Var. extraconica. Pl. XVIII, fig. 27-28.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Bourdot, Dollfus.

Semivertagus anacolus (1), nov. sp. PI. XVII, fig. 14-15.

Taille petite ; forme trapue, pupoïde ; spire courte, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; sept tours dont la hauteur est égale à la moitié de la largeur, peu convexes, séparés par des sutures profondes, canaliculées, surmontées d’un petit bourrelet bifide, ornés de filets espacés comprenant entre eux un filet beaucoup plus fin. Dernier tour très grand, supérieur à la moitié de la hauteur totale, à base régulièrement arrondie, sur laquelle Pornementation se prolonge jusqu’au cou du canal. Ouverture ovale, à péristome détaché, munie d’une gouttière dans l’angle postérieur, terminée en avant par un canal court et large, à peine indiqué ; labre rectiligne, un peu épaissi extérieurement ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DIMENSIONS. Longueur : 6 mill. $ ; diamètre : 2 mill. 5.

R. D. Cette petite coquille est beaucoup plus ventrue et plus conoïdale que C. melanoïides ; son ouverture est moins canaliculée en avant; enfin, ses sutures sont bordées ; et son ornementation est composée de filets plus espacés.

Type. PI. XVIII, fig. 14-15, Coll. Cossmann. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Cossmann, Brasil, Pissarro.

Fastigiella rugosa, [Lamk.] PI. XVII, fig. 36-37.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 40.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 169, pl. XIV, fig. 5.

R. D. Nous n’avons trouvé aucun échantillon adulte de cette espèce, mais nos jeunes individus se rapprochent plus de celui de Bois-Gouët que de ceux du Bassin de Paris. Ils sont en effet moins régulièrement treillissés, les plis axiaux sont bien plus obsolètes, et les filets spiraux sont plus nombreux et plus inégalement distribués ; l'ouverture est large et se termine en avant par un canal court à peine infléchi.

PLésioryre. PI. XVIII, fig. 36-37, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, rare.

Fastigiella climacina, nov. sp. PI. XVII, fig. 35.

Taille moyenne ; forme trapue; spire courte, à galbe conique ; sept ou huit tours étagés, convexes à leur partie antérieure, excavés sur la rampe postérieure, séparés par des sutures canaliculées, ornés de trois carènes tranchantes sur la partie antérieure, comprenant entre eux un filet très fin, croisées par des costules

(1) avaxwhos, courtaud.

axiales obliques, qui donnent aux cordons un aspect subépineux ; il y a, en outre, un quatrième filet qui borde la suture et des petits plis d’accroissement obliques. Dernier tour grand, égal à la moitié de la hauteur totale, à base régulièrement arrondie, sur laquelle les filets se prolongent jusqu’au cou du canal. Ouverture subquadrangulaire, terminée en avant par un canal court, infléchi à droite ; columelle sinueuse, épaissie en avant.

DimExsIoNs. Longueur probable : 12 mill. ; diamètre : $ mill.

R. D. Cette coquille se distingue, à première vue, de F. rugosa par ses tours étagés et par ses carènes subépineuses. L’ouverture de notre unique individu n’est pas adulte, mais elle a exactement l’aspect de celle des jeunes F. rugosa.

Tyre. PI. XVIII, fig. 35, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Bittium semigranulosum, [Lamk.] PI. XVII, fig. 11.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 41.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 170, pl. XIV, fig. 24-25.

Oss. Bien qu’elle soit très répandue dans le Cotentin, cette coquille n’y présente que peu de variations. Elle se reconnaît toujours facilement à sa forme élancée et à ses tours convexes et variqueux, ornés de petites costules axiales, serrées et arquées, traversées par quatre ou cinq cordonnets qui forment avec elles de fines granulations ; entre ces filets, il y a des filets intermédiaires qui, sur les derniers tours, deviennent aussi importants que les principaux ; les granulations disparaissent sur la base qui ne porte alors que des filets simples ; l'ouverture est large, arrondie, terminée en avant par un canal tronqué extrémement court ; le labre est presque droit et légèrement épaissi extérieurement par un petit bourrelet.

Présrorype. Pl. XVIII, fig. 11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Bourdot, Cossmann. — Hauteville, Coll. Dumas, Miquel.

Bittium (Semibitiium) Brasili, nov. sp. PI. XVII, fig. 6.

Taille moyenne; forme conique; spire allongée, à galbe conoïdal ; terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi; sept à huit tours convexes, séparés par des sutures profondes et canaliculées, ornés de quatre larges bandes que séparent des sillons profonds et de petits plis axiaux obliques, qui découpent sur les bandes des granulations allongées. Dernier tour grand, un peu inférieur à la moitié de la hauteur totale, à base convexe, sur laquelle persistent seulement quelques filets concentriques imbriqués. Ouverture ovale, terminée en avant par un canal

bien formé, large et infléchi à droite; labre sinueux ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DimExsioNs. Longueur : 7 mill. ; diamètre : 2 mill. 5.

R. D. Cette espèce se distingue des autres Bitlium du Bassin de Paris par le dimorphisme de son ornementation qui comporte un treillis granuleux jusqu’au septième tour, tandis que, sur les deux derniers, les rubans spiraux s’élargissent et ne portent plus que des crénelures obsolètes, qui ne se correspondent même plus sur 12 dernier tour, de sorte qu’on ne peut plus y suivre les plis axiaux. Quoique l'ouverture soit mal dégagée, on distingue bien le canal, rétréci à sa naissance, du Genre Bittium.

Types. PI. XVIII, fig. 6, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro.

Bittium (Semibittium) pervicinum, nov. sp. PI. XVIII, fig. 33.

Taille petite; forme un peu trapue; spire allongée, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus aplati; huit tours légèrement convexes, séparés par des sutures profondes et canaliculées, ornés de cinq filets réguliers, saillants, comprenant entre eux un filet beaucoup plus fin; les deux filets postérieurs sont légèrement granuleux. Dernier tour assez grand, égal au tiers de la hauteur totale, séparé par un double cordon périphérique de la base, qui est ornée de quelques filets concentriques. Ouverture ovale, terminée en avant par un canal court, tronqué ; labre un peu épaissi extérieurement; bord columellaire mince, bien appliqué sur la base.

DImExsions. Longueur : 6 mill.; diamètre : 2 mill.

R. D. Assez voisine de S. Escheri, du Bassin de Paris, cette petite espèce s’en distingue non sans peine, par sa forme un peu plus étroite, et par la présence d’un cinquième filet spiral. De même que chez la coquille parisienne, il y a un filet intercalaire très fin, et les deux filets postérieurs sont granuleux. On sait que la section Semibitlium a été proposée en 1896, dans le second appendice au Catalogue de l’Eocène, pour remplacer Cerithiopsis dont l’interprétation n'avait pas été exactement appliquée dans le quatrième volume dudit Catalogue.

Tyre. PI. XVIII, fig. 33, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Hauteville, Coll. Dumas.

Bittium (semibittium) leptotæniatum, ou. sp.

PI. XVIII, fig. 34.

Taille petite; forme élancée; spire allongée, à galbe régulièrement conique, terminée par une protoconque lisse, de un tour

et demi, à nucléus en goutte de suif; neuf tours convexes, séparés par des sutures profondes, ornés de sept larges rubans spiraux, égaux et équidistants, que séparent d’étroits sillons. Dernier tour court, égal au tiers de la hauteur totale, avec une varice opposée à l’ouverture, à base régulièrement arrondie, sur laquelle l’ornementation se prolonge jusqu’au cou du canal. Ouverture dilatée en avant, terminée par un canal mince, court et tronqué ; columelle excavée ; labre un peu épaissi extérieurement, à peu près vertical; bord columellaire calleux, un peu détaché de la base à sa partie antérieure.

DimExsioxs. Longueur : 7 mill. ; diamètre : 2 mill.

R. D. On sépare sans difficulté cette petite coquille de B. pervicinum, car sa forme est plus étroite, et son ornementation est bien différente. Au lieu de cinq cordons granuleux, B. leptolœniatum porte sept larges rubans lisses et très réguliers ; le dernier tour est plus court, et la base n’en est pas séparée ; l’ouverture est plus dilatée en avant, et le dernier tour porte une varice qui fait défaut chez l’autre espèce.

Type. PI. XVII, fig. 34, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil, Pissarro. e

Potamides (Exechestoha) Athenasi, Vass. PI. XVI, fig. 3. 1899 — Cossm., Loc. cit., p. 173, pl. XV, fig. 1-2.

R. D. Les échantillons recueillis à Fresville ne sont jamais intacts : en général, il leut manque le sommet de la spire; on peut néanmoins constater qu’ils sont presque identiques aux individus du Bois-Gouët, quoiqu’ils aient cependant les tours un peu moins anguleux au milieu, et surtout non bianguleux comme le sont ceux de certains individus de la Loiïre-Inférieure. Cette espèce est caractérisée par sa forme trapue, par ses tours très étroits, convexes, dont la hauteur égale le tiers de la largeur, ornés d’une dizaine de côtes épaisses, n’atteignant pas la suture inférieure, traversées par sept ou huit filets spiraux, dont le médian est plus saïllant que les autres et donne ainsi aux tours un aspect subanguleux. Ces filets paraissent plus réguliers que ceux des échantillons du Bois-Gouët; la base est plane et est seulement ornée d’une quinzaine de larges filets concentriques ; à son centre se trouve un entonnoir ombilical que limite un gros bourrelet aboutissant à l'extrémité d’un canal peu dévelsppé. Ouverture à péristome évasé en pavillon, projetée en avant ; labre fo:tement épaissi extérieurement ; bord columellaire détaché de l’ombilic. Malgré les différences assez importantes que l’on constate dans l’ornementation des individus du Cotentin, comme leur surface est usée, il serait peu prudent de les considérer comme appartenant à une espèce distincte.

PLÉSIOTYPE. PI. XVI, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Col. Pissarro, Dumas, Dollfus.

Potamides (Exechestoma) armoricensis, [Vass.] PI. XVII, fig. 7.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 174, pl. XIV, fig. 21.

R. D. La séparation qui a été faite par Vasseur pour les échantillons de la Loire-Inférieure se justifie également pour ceux du Cotentin. Cette espèce ne peut, en effet, rester confondue avec P. angulosus, car ses premiers tours sont convexes, au lieu d’être bianguleux comme chez l’espèce parisienne ; en outre, l'angle de ses tours est situé un peu plus bas et sa rampe inférieure est fortement excavée ; l’ornementation spirale paraît moins saillante que celle de P. angulosus, mais cela tient surtout à l’usure de la surface. L’échantillon que nous faisons figurer est muni d’épines très saillantes qui le font ressembler à P. Fernandi, mais sa base est limitée par deux cordons granuleux qui font défaut chez cette dernière espèce ; cette base est subexcavée et elle porte environ huit cordons concentriques et simples ; en outre, les côtes sont plus écartées, et le galbe de la coquille est plus trapu. Nous ne connaissons pas d'ouverture complète dans le Cotentin, mais les individus de la Loire-Inférieure en possèdent et appartiennent bien au Sous-Genre Exechestoma.

PLésioType. PI. XVII, fig. 7, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dollfus, Cossmann.

Potamides (Exechestoma) interruptus, | Lamk.] PI. XVI, fig. 1 et 6.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 76.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 175, pl. XIV, fig. 9.

R. D. Les grands échantillons de cette espèce, très commune dans le Cotentin, sont identiques à ceux du Bassin de Paris ; ils se reconnaissent à leurs tours convexes, ornés de côtes courbes serrées, qui disparaissent sur les derniers tours, croisés par huit ou neuf cordons entremêlés de filets plus fins qui y découpent des petites granulations ; toute la surface porte de très grosses varices irrégulièrement distribuées. A côté de cette forme typique, nous avons rencontré une variété à tours anguleux, qui diffère de P. armoricensis par l'absence d’épines, par son angle situé plus bas, et par l’absence du double filet granuleux qui limite la base de cette dernière espèce. En outre, ses varices ne permettent pas de la confondre avec P. angulosus.

PLésioryre. Pl. XVI, fig. 1, Coll. Bourdat. — Fresville. VARIÉTÉ ANGULEUSE. PI, XVI, fig. 6.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines. — Orglandes, Coll. Dollfus.

Potamides scalaroides, | Desh.] PL. XVIII, fig. 3. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 76.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 176, pl. XIV, fig. 22-23.

R. D. Nos quelques échantillons du Cotentin sont, en général, incomplets, mais on peut cependant constater, sur leurs tours convexes, la présence de côtes courbes et rapprochées, croisées par quatre cordonnets spiraux qui y

découpent de petites granulations ; les tours portent, en outre, quelques

varices irrégulières et des plis d’accroissements courbes ; la base est ornée de

filets concentriques et de plis d’accroissements sinueux ; enfin l’ouverture est

arrondie et se termine en avant par un canal tout à fait rudimentaire. Cette

espèce est extrêmement voisine de P. perditus, mais on l’en distingue par ses

filets moins nombreux et par l’ornementation de sa base qui est plus simple. PLÉésioType. PI. XVIII, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dollfus. — Hauteville, Coll. Brasil.

Potamides lævicinctus, nov. sp. PI. XIX, fig. 37-38.

Taille moyenne, forme allongée, conique ; dix tours très convexes, dont la hauteur dépasse à peine le tiers de la largeur, séparés par dessutures peu profondes, ornés de cinq filets spiraux non granuleux, saillants et écartés ; le cinquième, situé à la partie supérieure des tours,se confond presque avec la suture ; on distingue une varice à l’avant-dernier tour, au-dessous de l’ouverture. Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, séparé par un sixième filet de la base qui est plane et dénuée d’ornementation spirale. Ouverture subquadrangulaire, terminée en avant par une échancrure large et versante qui tient lieu de canal ; columelle lisse, régulièrement concave ; labre un peu épaissi extérieurement ; sinueux, excavé vers le tiers inférieur ; bord columellaire un peu calleux, large, bien appliqué sur la base.

DIMENSIONS : Longueur : 11 mill. ; diamètre : 4 mill,

R. D. Cette espèce un peu ambiguë doit probablement être classée à côté de P. scalaroides, mais elle s'en écarte par sa forme plus conique, par ses tours moins élevés, sur lesquels on ne distingue aucune ornementation axiale ; enfin sa base est plus aplatie, sans filets spiraux et le labre est plus sinueux.

Types. PI. XIX, fig. 37-38, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Potamides Douvillei, [ Vass.] PI. XVIII, fig. 4. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 177, pl. XIV, fig. 15-16, et pl. XV, fig. 5.

R. D. Nous ne voyons aucune différence entre les petits échantillons de Fresville et ceux du Bois-Gouët. Bien qu’ils soient toujours d’une plus petite taille, ils s’en rapprochent par leur disque basal qui est tout à fait caractéristique de cet espèce ; les tours sont ornés de petites côtes minces, arquées, traversées par trois ou quatre filets, dont deux sont plus saillants sur les premiers tours que sur les suivants. La base est plane et est séparée du dernier tour par deux filets rapprochés ; l’ouverture est moins arrondie que celle de P. scalaroides, mais elle se termine aussi par un canal à peine formé. Il ne faut pas confondre les jeunes individus avec une coquille attribue à la famille des Scalidæ,

qui a été classée dans le Sous-Genre Canaliscala, et qui se rencontre aussi dans les deux bassins de l'Ouest de la France : cette espèce intitulée C. dictyella Cossm. n’a pas les tours variqueux, mais simplement ornés de côtes axiales, droites, avec un bourrelet sutural ; l’ornementation de cette dernière espèce est donc bien différente de celle de P. Douvillei. En ce qui concerne le classement générique, il n y a plus d'incertitude, mais la place à attribuer définitivement à Canaliscala, ne sera bien certaine, et la question ne pourra être tranchée d’une manière sûre, que lorsqu'on possédera des ouvertures entières de C. heteromorpha et de C. dictyella.

PLésiorTyre. PI. XVIII, fig. 4, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, rare.

Potamides polysarcus, nov. sp. PI. XVIII, fig. 8-9.

Taille assez petite, forme trapue ; spire longue, à galbe légèrement conoïdal ; huit ou neuf tours convexes, variqueux, dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondes, ornés de quatre cordonnets granuleux assez larges et équidistants, traversés par de petites côtes axiales curvilignes peu saillantes ; un cinquième filet très mince borde la suture. Dernier tour grand, égal à la moitié de la hauteur totale, séparé par deux cordons périphériques de la base qui est légèrement excavée et qui ne porte que cinq ou six filets concentriques, peu saillants. Ouverture ovale, arrondie, terminée en avant par un canal à peine indiqué ; labre mince, proéminent en avant, excavé en arrière ; columelle presque droite, à peine infléchie en avant ; bord columellaire étroit, peu calleux.

DimExsioNs. Longueur : 12 mill.; diamètre : 4 mill.

R. D. Cette espèce est assez voisine de P. Douvillei du Bassin de la Loire- Intérieure ; sa forme est cependant beaucoup plus trapue et son ornementation est très différente. L'espèce de Bretagne est ornée de costules axiales, saillantes, croisées par des cordonnets spiraux, lisses, très effacés, tandis qu’au contraire, l’espèce du Cotentin est à peu près dénuée de côtes axiales et porte des filets granuleux ; la disposition de l’ouverture, des varices et du disque basal est identique chez les deux espèces.

Type. Pl. XVIII, fig. 8-9 ; Coll. de l’Ecole des Mines. — Nehou.

Loc. Nehou, Coll. de l’Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Dumas. — Hauteville, Coll. Brasil, Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Orglandes, Coll. Dollfus.

Potamides lapidum, [Lamk.] PI. XVII, fig. 5.

1889 — Coss. Cat. Eoc., IV, p. 66.

Ogs. Espèce commune et variable que l’on ne trouve presque jamais intacte ; la variété la plus répandue dans le Cotentin est caractérisée par sa

forme allongée, par ses tours très étroits, ornés de deux filets saillants qui les rendent bianguleux et de plis d'accroissement curvilignes ; la base est plane et est séparée du dernier tour par deux filets concentriques ; le canal est peu développé.

PLésiorype. PI. XVIII, fig. $, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Dollfus, Cossmann, Pissarro.

Potamides tricarinatus, [Lamk.| PI. XVII, fig. 6.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 69.

1889 — Cossm. Loc. cit., p. 181, pl. XV, fig. 19.

R. D. Les beaux échantillons de cette espèce sont absolument comparables à ceux du Bassin de Paris, du moins à ceux du Lutétien supérieur, plutôt qu’à la variété du Bartonien ; leurs tours sont munis, à la partie supérieure, d’une carène fortement denticulée; en-dessous de cette carène, il y a un filet finement tuberculeux ; enfin, à la partie inférieure des tours, une rangée de tubercules plus saillants surmonte la suture. L'ouverture est munie d’un péristome très proéminent et le labre est très épineux ; chez quelques individus, le bord columellaire est très épais, détaché de la base, et laisse apercevoir une fausse tente ombilicale. On ne peut confondre P. tricarinatus avec P. Andreï, de la Loire-Inférieure, car l’espèce de Vasseur a une ouverture beaucoup plus dilatée et une ornementation plus régulière.

Pcésroryre. Pl. XVII, fig. 6, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann.

Potamides (Tympanotomus) cinctus,[Brug.] PI. XVII, fig. 3. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 70.

Os. Nos échantillons de Fresville sont tout à fait identiques à ceux du Lutérien du Bassin de Paris, bien qu’ils soient toujours en mauvais état. Il est cependant facile de constater sur chaque tour la présence de trois cordons granuleux inégaux, les granulations du cordon inférieur étant beaucoup plus grosses que celles du cordon supérieur ; la columelle porte en son milieu un gros pli peu oblique, bien visible sur les individus dont l'ouverture est mutilée.

PLÉsIOTYPE. PI. XVII, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, coll. Pissarro, Dumas, Cossmann.

Potamides |Tympanotomus) vincularis, nov. sp. PI. XVII fig. 10.

Taille moyenne ; forme d’abord extraconique, puis conoidale, quinze à dix-huit tours plans, séparés par des sutures peu profondes, ornés d’une couronne inférieure de tubercules allongés, saillants et serrés, et d’une couronne supérieure de mêine importance; entre elles, il y a un cordonnet finement dentelé; en outre un très mince filet borde la suture. Dernier tour peu élevé,

inférieur au cinquième de la hauteur totale, muni d’une quatrième carène dentelée, limitant la base qui est excavée et simplement ornée de quelques filets concentriques. Ouverture quadrangulaire, terminée en avant par un canal court et peu infléchi; bord columellaire muni en avant d’un pli tordu.

DimExsioxs. Longueur : 37 mill. ; diamètre : 12 mill.

R. D. Bien que cette coquille soit trés voisine de P. cinctus, nous croyons devoir l’en séparer à cause de son dimorphisme très nettement accusé et de son galbe plus trapu. En outre, son ornementation est un peu plus grossière que celle de l’espèce du Bassin de Paris : chez celle-ci, les trois rangs de granulations sont presque égaux, et celui du bas est, en général, un peu plus gros que les deux autres; au contraire, chez notre coquille du Cotentin, les deux couronnes extrêmes de tubercules sont beaucoup plus saillantes que la rangée médiane et, si elles deviennent inégales, ce serait plutôt la rangée supérieure qui aurait une tendance à surpasser l’inférieure.

Tvre. PI. XVII, fig. 10, Coll. Pissarro, — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann.

Potamides (Tympanolomus) præcinctus, Cossm.

PI. XIX, fig. 4.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 70.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 184, pl, XV, fig. 18.

R. D. On distingue très facilement cette espèce de P. cinclus, à cause de sa forme beaucoup plus étroite et plus régulièrement conique ; en outre les trois rangs de granulations sont rigoureusement égaux et sont reliés entre eux par des petits plis d’accroissement curvilignes; un petit filet est situé à la partie supérieure des tours contre la suture ; la base est presque plane et est séparée : du dernier tour par une carène ; le canal est un peu mieux formé que celui de P. cinctus ; le pli columellaire existe, mais comme l’échantillon est très roulé. il est presque effacé par l’usure.

Pcésioryre. PI. XIX, fig. 4, Coll. Pissarro, — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, rare.

Potamides (Tympanotomus) semicoronatus, [Lamk.] PI. XVI, fig. 11 et 13.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 71.

R. D. Espèce très commune dont les échantillons sont identiques à ceux du Bassin de Paris. On les reconnaît à leur forme assez allongée et à leurs tours ornés de trois filets granuleux dont l’inférieur est beaucoup plus gros que les deux autres; la base est plane et séparée du dernier tour par une double carène subgranuleuse ; ouverture piriforme, terminée par un canal peu développé ; labre fortement épaissi extérieurement par des plis d’accroissement ; bord columellaire calleux détaché de la base. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec P. cinclus qui est un peu moins trapu et qui n’a pas de couronnes de tubercules au-dessus de la suture ; d’autre part, P. submargaritaceus,

de l’Oligocène, dont l’ornementation est presque identique, a une forme moins allongée, un galbe plus trapu.

PLésiorypre. Pl. XVI, fig. 11 et 13, Coll. Pissarro. —- Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann.

Potamides (Tympanotomus) crassituberosus, nov. sp. PI. XVI, fig. 7.

Taille assez grande ; forme parfaitement conique ; spire turriculée ; tours nombreux, dont la hauteur égale presque le tiers de la largeur, non convexes, séparés par des sutures linéaires, ornés d’une rangée inférieure de gros tubercules tranchants et pointus, au nombre de quinze sur le dernier tour ; au dessus de cette rangée, sont deux cordons spiraux égaux, et finement granuleux, formant, dans le sens axial, des plis curvilignes d’accroissement ; enfin, la suture est bordée en dessous par un filet à peu près lisse. Dernier tour égal au quart de la hauteur totale, circonscrit par deux carènes lisses à la périphérie de la base qui porte, en outre, quatre cordonnets concentriques. Pli columellaire bien visible.

DiMENsIoNs. Longueur probable : 65 mill. ; diamètre : 19 mill.

R. D. Nous avons longuement hésité à séparer la coquille du Cotentin de P. semicoronatus, mais les différences qu’elle présente avec celles-ci sont suffsantes pour ne pas la considérer seulement comme une variété locale. Sa taille est bien supérieure à celle des échantillons du Bassin de Paris, elle est plus + trapue, et surtout, son ornementation est très différente : la couronne inférieure se compose de tubercules beaucoup plus gros, plus écartés; les deux cordons granuleux qui la surmontent sont plus saillants et parfaitement égaux; chez les échantillons de P. semicoronatus, au contraire, ces filets sont minces, le cordonnet médian est plus petit, et les granulations sont plus nombreuses ; l'ouverture semble être identique chez les deux types considérés, mais malheureusement, tous les individus que nous avons pu examiner ont leur ouverture assez incomplète.

Type. Pl. XVI, fig. 7, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines.

Potamides (Tympanotomus) occidentalis, Cossm. PL. XVI, fig. 15.

1899 — P. Cordieri. Cossm. Loc. cit., I, p. 185, pl. XVI, fig. 7. 1901 — P. occidentalis. Cossm. Loc. cit., II, p. Taille grande ; forme trapue ; spire peu allongée, à galbe conique ; tours plans, dont la hauteur égale les trois huitièmes de la largeur, séparés par des sutures un peu plus profondes que les

sillons séparant les rangées de granulations, avec un mince filet coïncidant avec la suture ; quatre rangs de granulations serrées, les deux antérieurs et l’inférieur un peu plus gros que l’autre. Dernier tour supérieur au tiers de la hauteur totale, peu anguleux à la périphérie de la base, qui est limitée par un cordon lisse; base à peine convexe, portant des filets concentriques et obsolètes avec des plis d’accroissement sinueux. Ouverture mutilée ; bord columellaire un peu calleux; pli columellaire bien visible, oblique, situé un peu plus bas que le milieu de la columelle qui est rectiligne.

Dimensions. Longueur : 5o mill. ; diamètre : 18 mill.

R. D. Il ne nous paraît possible de laisser confondus, avec P. Cordieri du Bassin de Paris, les échantillons du Cotentin et même ceux du Bois-Gouêt : outre que leur forme est plus trapue, les tours sont plus convexes ; la rangée des granulations du bas ne se transforme pas en couronne de petits tubercules comme cela a lieu chez les individus de Ducy et de Mortefontaine. Enfin, la taille est plus grande.

Type. PI. XVI, fig. 15, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, rare.

Potamides |Tympanotomus) emarginatus, [Lamk.] PI. XVI, fig. 8-9.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 71.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 186, pl. XVI, fig. 18 et 12.

R. D. Les beaux échantillons de Fresville ont une surface mieux conservée que celle des individus du Bassin de Paris, et on y voit très nettement l’ornementation composée de sept cordonnets granuleux dont l’inférieur est un peu plus saillant que les autres ; celui du milieu est très mince et divise l’ornementation en deux séries d’égale hauteur, caractère qu'il est difficile d’apercevoir sur les individus provenant d’autres régions ; un petit filet lisse borde la suture ; l'ouverture est terminée en avant par un canal bien formé, et la columelle porte un gros pli médian, tordu, visible surtout quand l’ouverture est mutilée, ce qui est le cas de la plupart des individus du Cotentin. C’est par le nombre des filets spiraux et par les sutures à peine rainurées qu’on distingue cette espèce de P. occidentalis.

Presioryre. Pl. XVI, fig. 8-9; Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Cossmann, Pissarro.

Potamides (Terebralia) Bonellii, [Desh.| PI. XVII, fig. 8. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 76.

Ogs. Bien que l’ouverture de cette coquille ne soit jamais en bon état, il est facile de la reconnaître à sa forme conoïde et à ses quatre cordons épais,

granuleux, équidistants, traversés par des côtes courbes ; il y a, en outre, des varices irrégulières très larges, auxquelles correspondent deux dents à l’intérieur de la coquille ; le canal est court, assez bien formé ; enfin la columelle porte un gros pli médian tordu.

PLésioTyre. PI. XVII, fig. 8, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Dollfus, Cossmann. — Hauteville, Coll. Cossmann.

Potamides (Pyrazus) fresvillensis, nov. sp. PI. XVII, fig. 4-5.

Taille assez grande ; forme pyramidale à cinq pans jusqu’au dernier tour ; spire assez longue, composée de douze à quinze tours à peine convexes, non anguleux, séparés par des sutures profondes, ornés de cinq larges cordons granuleux équidistants et de deux filets beaucoup plus fins qui surmontent la suture ; les côtes axiales, au nombre de cinq par tour, sont épaisses et se correspondent exactement en formant une pyramide. Dernier tour grand, supérieur au tiers de la hauteur totale, à base arrondie, sur laquelle l’ornementation spirale se prolonge jusqu’au cou du canal. Ouverture ovale, terminée en avant par un canal assez large, infléchi à droite ; columelle sinueuse ; labre très épais, excavé au milieu ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DrmExsions. Longueur : 55 mill.; diamètre : 28 mill.

R. D. Après avoir examiné de nombreux échantillons de cette espèce, nous n’hésitons pas à la séparer de P. angulatus du Bassin de Paris et de P. pentagonatus du Bassin de la Loire-Inférieure ou du Nummulitique du Vicentin. Notre coquille diffère de celle de Solander par ses cordons spiraux qui sont au nombre de cinq, le cinquième souvent recouvert par la suture; de plus, ces cordons sont plus gros et plus régulièrement espacés que ceux de l’espèce parisienne ; en outre, P. fresvillensis n’a pas de rampe à la partie inférieure des tours, et il ne porte que deux filets granuleux au lieu de trois ; le dernier tour n’a pas six épines, et l’ouverture se termine par un canal plus large et plus incliné vers la droite ; enfin, le labre est beaucoup plus épais. Si maintenant, nous tentons un rapprochement avec P. pentagonatus, nous constatons que notre nouvelle espèce s’en écarte encore plus que de P. angulatus. En eftet, un des principaux caractères de P. pentagonatus est précisément la convexité de ses tours et la large rampe excavée qui occupe leur tiers inférieur, tandis que P. fresvillensis a des tours plans, absolument dépourvus de rampe, et des cordons spiraux très réguliers; quant à l’ouverture, elle présente à peu près la même disposition chez les deux espèces.

Tvre. PI. XVII, fig. 4-5, Coll. Pissarro. — Fresville.

Eoc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Dollfus ; Coll. de l'Ecole des Mines.

Batillaria diacanthina, Cossm. PI. XVI, fig. 5. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 191, pl. XIV, fig. 10.

R. D. Cette espèce est bien plus répandue dans le Cotentin que dans le Bassin de la Loire-[nférieure, et elle y atteint toujours une taille plus élevée. Elle se distingue des autres Batillaria du Bassin de Paris par sa forme courte, trapue, et par les deux rangées d’épines qui ornent ses tours; au-dessous de la couronne inférieure il y a une large rampe excavée, et toute la surface est ornée de filets spiraux fins et serrés, surtout sur la rampe; il y a en outre quelques grosses varices sur les premiers tours; le dernier tour est excavé et est séparé de la base par trois filets crénelés ; l'ouverture est malheureusement toujours mutilée et nous n'avons pu en étudier les caractères.

PLÉSIOTYPE. — PI. XVI, fig. 5, Coll. Pissarro, — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Cossmann. — Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines. — Valognes, Coll. Dumas.

Batillaria britanna, [Vass.| PI. XVII, fig. 9. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 191, pl. XV, fig. 14-15.

R. D. Cette coquille, très répandue dans le Cotentin, ne s’y trouve jamais dans un bon état de conservation; mais on peut la déterminer sans hésitation à cause de sa forme assez trapue, et de ses tours ornés de cordons spiraux un peu granuleux, traversés par des côtes axiales minces et écartées, qui donnent aux premiers tours un aspect pyramidal; sur les derniers tours, il ne subsiste plus qu’une rangée de gros tubercules, surmontée d’une bande colorée en rouge ; la base est excavée et est limitée par une double couronne de tubercules. Cette description s’applique presque exactement à B. echinoides, du Bassin de Paris, mais cette dernière espèce est ornée, sur les derniers tours, de deux rangées de tubercules, et, quand la rangée antérieure disparait, comme cela à lieu dans la variété lincolata, on en distingue. encore l’espèce de Vasseur par la forme pyramidale de ses premiers tours et par l’ornementation de sa base.

PLÉsIOTYPE. PI. XVII, fig. 9, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines.

Colina Bourdoti, Cossm. PI. XVI, fig. 41.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 193, pl. XVII, fig. 6-7.

O8s. Nous ne voyons aucune différence entre l’échantillon de Fresville et ceux du Bois-Gouët: c’est une coquille assez trapue, à tours convexes ornés de six cordonnets larges et aplatis et de costules droites de même largeur, formant avec eux un treillis régulier ; le labre est presque plan et ne porte que des filets concentriques; ouverture arrondie, terminée par un canal court, étroit, rejeté en arrière, et bien détaché de la lame formée par le bord columellaire.

PLésioTyre. PI. XVII, fig. 41, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Colina perelegans, [Desh.] PI. XIX, fig. 18.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 61.

Ons. La petite coquille d'Hauteville appartient à la variété à trois cordonnets, avec un quatrième sur la suture, et qui est la moins répandue dans le Bassin de Paris ; les tours sont alors élevés et convexes; outre ces trois cordonnets, les tours sont ornés de petites costules droites et serrées, formant avec les filets des mailles carrées ; la base est excavée et est circonscrite par deux filets concentriques ; l'ouverture est assez allongée et se termine par un canal étroit et infléchi à droite.

PLésioType. PI. XIX, fig. 18, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro, rare.

Colina asperrima, nov. sp. PI. XIX, fig. 16.

Taille petite ; forme trapue, à peu près conique ; spire longue, pointue au sommet ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; huit tours convexes, subimbriqués, séparés par de profondes sutures, ornés de quatre filets très saillants, régulièrement espacés, et de costules obliques moins saillantes que les filets et formant avec ceux-ci un élégant treillis de mailles rectangulaires ; il y a, en outre, un cinquième filet très fin au dessus de la suture. Dernier tour grand, égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, à base régulièrement excavée, sur laquelle l’ornementation cesse pour ne laisser subsister que quelques filets concentriques obsolètes. Ouverture quadrangulaire, peu dilatée, terminée en avant par un canal rudimentaire ; columelle verticale, munie de trois plis très obliques, subitement tronquée en avant ; labre mince ; bord columellaire mince, peu distinct.

DimENsions. Longueur : $ mill. ; diamètre : 2 mill.

R. D. Bien que cette espèce appartienne évidemment au genre Colina, d’après sa columelle verticale et plissée, elle se distingue de ses congénères parisiens par son ornementation garnie d’aspérités, plutôt que de granulations. Elle a à peu près les mêmes proportions que C. fenuis, mais ses tours sont subimbriqués, au lieu d’être régulièrement convexes ; en outre, l’ornementation est complètement différente.

Type. PI. XIX, fig. 16, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Dumas.

Newtoniella clavus, [Lamk.] PI. XIX, fig. 1-2.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 47.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 194, pl. XIX, fig. 3.

R. D. Les échantillons du Cotentin atteignent une taille un peu supérieure à la moyenne de ceux du Bassin de Paris et surtout de la Loire-Inférieure,

mais ils sont presque toujours incomplets au sommet et l'ouverture est généralement mutilée. Bien qu’assez variables, on les reconnaît toujours à leur forme trapue et conique et à l'inégalité des trois cordons qui ornent leurs tours ; le cordon intermédiaire, qui n'apparaît que sur les derniers tours, est toujours le plus mince, tandis que l’antérieur porte des nodosités saillantes ; des costules axiales, un peu obliques, forment avec les cordonnets des petits tubercules arrondis ; la base est excavée et est limitée par une double carène ; enfin, la columelle est munie en avant, d’un pli mince, saillant et tordu.

PLÉsIOTYPE. PI. XIX, fig. 1-2, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Coll. Brasil, Bourdot. — Fresville, Coll. Bourdot, Dumas. — Port-Brehay, Coll. Dollfus.

Newtoniella mediofilosa, nov. sp. PI. XIX, fig. 3.

Taille très petite ; forme étroite, allongée, un peu conoïdale ; protoconque obtuse, tectiforme, terminée par un nucléus lisse, très petit et aplati ; environ dix tours à peine convexes, séparés par des sutures profondes et accompagnées d’un étroit filet, ornés de trois filets régulièrement distribués, celui du milieu beaucoup plus saillant que les deux autres ; des costules axiales et courbes traversent les filets, en y formant des tubercules aplatis et découpant avec celles-ci un treillis de mailles carrées ; toute la surface est, en outre, chargée de filets extrêmement fins. Dernier tour égal au tiers de la hauteur totale, muni d’un filet saillant à la périphérie de la base qui est lisse et excavée. Ouverture quadrangulaire, non dilatée, terminée en avant par un canal court, infléchi à droite ; columelle munie d’un pli épais, tordu à la naissance du canal ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DimExsioNs. Longueur : 7 mill. 5 ; diamètre : 2 mill.

R. D. Intermédiaire entre N. clavus et N. pulcherrima, notre nouvelle espèce ne peut rester confondue avec la première, bien qu’elle ait une protoconque identique, à cause de sa forme bien plus étroite et surtout de son ornementation spirale comprenant un filet spiral plus saillant que les autres ; si on la compare à N. pulcherrima, on voit qu’elle s’en écarte par sa protoconque obtuse, par son ornementation moins régulière et par sa base lisse, tandis que la base porte chez l’autre espèce des sillons concentriques.

Type. PI. XIX, fig. 3, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas. — Fresville, Coll. Pissarro.

Newtoniella multispirata, | Desh.] PI. XIX, fig. 5.

1889 — Cat. Eoc., IV, p. 48.

1899 — Cat. Loc. cit., p. 195, pl. XIX, fig. 14.

Ogs. Parmi les nombreux échantillons de cette espèce que nous avons trouvés dans le Cotentin, il n’y en a guère qui soient en très bon état de

conservation; mais on peut cependant les déterminer sans hésitation, à cause de leur forme étroite et allongée, de leurs tours subimbriqués, ornés de trois filets spiraux à peu près équidistants, mais inégaux, traversés par des côtes axiales peu régulières qui forment avec eux des tubercules comprimés et découpent des mailles inégales rectangulaires ; la base est lisse et séparée du dernier tour par un filet peu saillant.

PLÉésioryre. PI. XIX, fig. 5, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot. — Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines ; Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Pissarro.

Newtoniella pulcherrima, | Desh.]| PI. XIX, fig. 6. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 48.

R. D. Nous avons été encore moins heureux que pour N. mullispirata en ce qui concerne cette espèce, car nous n’avons pas d’échantillon complet. Ses caractères sont cependant assez nets pour que nous puissions le différencier de N. mediofilosa ; on l’en distingue par ses tours convexes, ornés de trois filets saillants très réguliers, tandis que l’autre espèce a un filet médian plus saillant ; les costules axiales sont aussi épaisses que les filets, elles forment avec eux des mailles carrées avec de grosses nodosités ; il y a, en outre, un filet très fin de part et d’autre de la suture; la base est excavée et limitée par une forte carène : elle porte quelques filets concentriques.

PLÉsIoTyPE. PI. XIX, fig. 6, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines; Coll. Bourdot, Brasil, Pissarro, rare.

Newtoniella Bonneti, Cossm. PI. XIX, fig. 11. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 196, pl. XIX, fig. 19.

R. D. Notre échantillon d'Hauteville est identique à ceux du Bassin de la Loire-Inférieure, bien que sa surface soit un peu usée. Il est caractérisé par ses tours convexes et par son ornementation très régulière, comprenant trois filets spiraux équidistants, croisés par des costules axiales, minces et courbes qui forment avec eux des mailles un peu allongées dans le sens longitudinal; il y a, en outre, un filet très fin au fond de la suture ; la base est limitée par une double carène : sa surface concave est seulement ornée de quelques filets concentriques très obsolètes. Si on compare cette coquille à N. pulcherrima qui a aussi les tours convexes et trois filets spiraux, on trouve que celle-ci à la forme plus trapue, les tours plus étroits, le treillis plus fin.

PLÉsIOTYyreE. PI. XIX, fig. 11, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro.

Newtoniella fresvillensis, nov. sp. PRIXEX Gers.

Taille moyenne; forme trapue; spire allongée, à galbe conoïdal ; dix à onze tours convexes, dont la hauteur est égale à la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondes, ornés de quatre

filets spiraux et équidistants, dont les deux extrêmes bordent la suture ; il existe généralement entre ces filets un filet secondaire beaucoup plus fin ; costules axiales, courbes, moins saillantes que les filets principaux, et formant avec eux des mailles carrées ; toute la surface est marquée de très fins plis d’accroissement. Dernier tour un peu inférieur à la moitié de la hauteur totale, limité par une double carène périphérique, dont l’inférieure est finement granuleuse; base excavée, sur laquelle ne subsistent que quelques filets concentriques obsolètes, découpés par des accroissements rayonnants. Ouverture ovoïde, terminée par un canal court et infléchi à droite ; columelle excavée, coudée à la naissance du canal.

DimMENsioxs. Longueur : 14 mill. ; diamètre : $ mill. 5.

R. D. Cette espèce s’écarte complètement des précédentes par sa forme trapue ; par son ornementation régulière, elle pourrait se rapprocher de N. pulcherrima et de N. Bonneti, mais elle a des filets beaucoup plus saillants et ceux-ci comprennent entre eux, du moins quand elle est-adulte, un filet intermédiaire qui fait toujours défaut chez les autres espèces ; la carène granuleuse qui limite la base de son dernier tour, nous paraît aussi caractéristique de cette espèce.

Tvre, PI. XIX,-fig. 8, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines.

Newtoniella parameces, nov. sp. PI. XIX, fig. 7.

Taille petite, forme étroite, allongée ; tours nombreux, plans, dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures superficielles, ornés de quatre cordonnets spiraux inégalement écartés : celui du haut est mince et rapproché de la suture, tandis que le second est beaucoup plus saillant ; enfin, les deux inférieurs sont égaux. Dernier tour grand, à base excavée, sur laquelle on n’aperçoit que quelques filets spiraux concentriques obsolètes. Ouverture subquadrangulaire, terminée en avant par un canal court, infléchi à droite.

DiMENsIONS. Longueur probable : 12 mill. ; diamètre : 2 mill.

R. D. Bien que nos échantillons soient tous dans un très mauvais état de conservation, nous n’hésitons pas à les décrire, à cause de leur ornementation qui les rapproche de N. prælonga, de l’Yprésien des environs de Paris, maïs tandis que l’espèce parisienne est caractérisée par la prédominance de son cordon antérieur, chez celle du Cotentin, c’est le second cordon qui est le plus important. Au contraire, N. quadrifida, du Bassin de Paris, se distingue par la grosseur de son cordon postérieur, et de plus, par sa forme un peu plus trapue.

Type. PI. XIX, fig. 7, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas, Bourdot, Brasil. — Fresville, Coll, Dumas, Pissarro.

Newtoniella (?) adela, nov. sp. PI. XXXII, fig. 6-7.

Taille petite ; forme allongée ; spire à galbe conoïdal, terminée par une protoconque tectiforme, à tours costulés, à nucléus aplati; huit tours non convexes, séparés par des sutures superficielles que borde, en dessous, un petit filet lisse, ornés d’un rang de grosses perles allongées, à leur partie supérieure, puis d’un second rang de perles plus petites et rondes, à leur partie inférieure. Dernier tour égal au quart de la hauteur totale, caréné à la base qui est plane et dénuée d’ornementation. Ouverture large, très dilatée en avant, terminée par un canal large et très court ; columelle courte, un peu excavée, transversalement tordue par un pli antérieur très saillant ; labre à peine épaissi extérieurement, un peu excavé au milieu; bord columellaire non calleux.

Dimensions. Longueur : 4 mill.; diamètre : 1 mill.

R. D. Le classement de cette petite coquille dans le Genre Newtoniella est très incertain ; elle s’écarte, en effet, des espèces de ce Genre par son ornementation formée de rangées de granulations, au lieu du treillis qui caractérise ordinairement Newloniella ; cette ornementation rappelle plutôt celle de Cerithiopsis, quoique ce dernier ait des granulations mieux reliées dans le sens axial ; d’autre part, la protoconque tectiforme n’a aucune ressemblance avec celle de Cerithiopsis et se rapprocherait davantage du sommet mammillé de Neutoniella. Dans cette incertitude, comme nous avons puen étudier que deux échantillons, et qu’il paraît bien établi que ce ne sont pas des pointes de Cerithide déjà connus, nous plaçon sprovisoirement N. adela dans le Genre Newtoniella.

Type. PI. XXXI, fig. 6-7, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro, un échantillon dans chacune de ces collections.

Seila trifaria, [Desh.] PI. XIX, fig. 9.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 50, pl. I, fig. 26. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 198, pl. XIX, fig. 20-21.

R. D. On reconnait facilement cette petite coquille à son galbe conoïdal, et à son ornementation composée de trois gros cordonnets équidistants et égaux à l’intervalle qui les sépare, de sorte qu’on ne distingue presque pas les sutures ; toute la surface est couverte de fins plis d’accroissement qu’on n’aperçoit qu'avec un fort grossissement ; la base, peu excavée, est séparée du dernier tour par un quatrième cordon de même importance que les autres; le canal, très brièvement tronqué, fait à peine saillie sur la base.

PLÉésioryre. PI. XIX, fig. 9, Coll. Pissarro. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Seila quadrisulcata, [Lamk.] PI. XIX, fig. 10.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. sr.

1899 — Cossm. Loc. cit., p, 198, pl. XVI, fig. 5, 11 et 13.

Os. L’échantillon d’'Hauteville que nous faisons figurer est identique à certaines variétés que l’on trouve dans le Bassin de Paris. Ses tours sont parfaitement plans et sont ornés de quatre cordons épais et saillants, un peu plus épais que les rainures qui les séparent ; en outre, un cinquième filet extrêmement fin accompagne la suture; la base est excavée et est limitée par une carène très rapprochée du quatrième cordon du dernier tour, et moins saillante que lui.

PLésioryre. PI. XIX, fig. 10, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas.

Seila quadricingulata, [Desh.] PL. XIX, fig. 12.

1889 — Cossm. Cat. Eoc.. IV, p. 51.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 199, pl. XIX, fig. 28.

R. D. Cette petite coquille se distingue de S. quadrisulcata par sa forme beaucoup plus étroite et par ses tours convexes ornés de quatre cordonnets épais et saillants, dont le dernier est voisin de la suture et est un peu plus étroit que les autres ; la base, à peine excavée est limitée par le dernier cordon du dernier tour, sans carène supplémentaire ; elle porte quelques filets concentriques très obsolètes.

PLÉSIOTYPE. PI. XIX, fig. 12, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro. — Fresville, Coll. Pissarro.

Gerithiopsis alveolata, | Desh.] PI. XVIII, fig. 40, et PI. XIX, fig. 13.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 52.

R. D. Notre échantillon de Fresville ne parait pas avoir atteint son entier développement, mais nous pouvons néanmoins le comparer à certains individus de Mouchy dont il se rapproche par son dimorphisme et par son ornementation composée de trois cordonnets granuleux traversés par des petites côtes peu courbées ; la protoconque est peu développée et ne nous permet pas d’apercevoir ses quatre tours lisses si caractéristiques.

PLésioryre. Pl. XVII, fig. 40, et PI. XIX, fig. 13, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Cerithiopsis trachycosmeta, Cossm. PI. XIX, fig. 14. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 199, PI. XIX, fig. 17-18.

R. D. Ainsi qu'il a été dit dans le Catalogue de la Loire-Inférieure, cette petite espèce se distingue de C. alveolata, du Bassin de Paris, par sa forme beaucoup plus allongée et plus cylindrique, et par son ornementation composée de

filets saillants formant avec les côtes des aspérités plus grossières que celles de l'espèce parisienne ; elle a, de plus, des tours moins convexes séparés par des sutures plus superficielles ; la base est lisse et excavée, et la troncature de la columelle se fait presque au niveau du bord supérieur de l’ouverture, de sorte que le canal est à peu près nul.

PLésiorTypre. PI. XIX, fig. 14, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Brasil.

Cerithiopsis larva, [Desh.]| PI. XIX, fig. 22. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 53, pl. I, fig. 27 (non 28).

R. D. La présence de cette espèce dans le Cotentin nous parait à peu près certaine, d’après deux petits échantillons de la collection Bourdot qui ne peuvent se confondre avec l’espèce suivante à cause de leur forme tout à fait pupoïde, rappelant complètement la figure 27 de la planche I du Catalogue de l’Eocène des environs de Paris : les deux rangées de crénelures sont complétement égales, et entre elles on cherche vainement la position exacte de la suture. L'ouverture est à peu près intacte sur le plus petit des deux échantillons ; elle est subquadrangulaire, et le labre est complètement détaché de la base ; quant au canal, il est presque nul.

PLÉsIOTYPE. PI. XIX, fig. 22, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot. — Hauteville, Coll. Brasil.

Cerithiopsis metalepsoides, nov. sp. PI. XVII, fig. 39.

Taille petite, forme courte, trapue, spire peu longue, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque styliforme composée de trois tours lisses ; dix tours plans, étagés, séparés par des sutures profondément canaliculées, ornées de costules épaisses, écartées et droites, traversées vers le tiers antérieur par un sillon qui divise la surface des tours en deux zônes d’inégale largeur. Dernier tour un peu inférieur au quart de la hauteur totale, muni de deux cordonnets concentriques à la périphérie de la base qui est excavée et simplement ornée de quelques cordonnets obsolètes. Ouverture quadrangulaire,terminée en avant par un canal court et large un peu infléchi à droite ; bord columellaire mince.

R. D. Par sa protoconque styliforme et multispirée, cette petite coquille, assez répandue dans le Cotentin, appartient incontestablement au groupe des formes non granuleuses du Genre Cerithiopsis, mais on ne peut l’assimiler à aucune des formes connues du Bassin de Paris. Si, en effet, nous le comparons à C. larva, nous constatons qu’elle a le même galbe pupoïde, mais que ses tours sont beaucoup plus étagés, et que le sillon qui sépare ses crénelures forme deux zônes beaucoup plus inégales que celles de l’espèce parisienne. À ce point de vue, notre nouvelle coquille se rapprocherait davantage de C. dispar, mais

elle s’en distingue aisément à cause de sa forme bien plus trapue, de son galbe conoïdal et.de son onverture pius quadrangulaire. Le nom que nous avons choisi pour cette espèce rappelle l’analogie de son ornementation avec celle de certains Triforis du Sous-Genre Metalepsis, tels que T. inœquipartitus par exemple. Mais, outre que la coquille n’est jamais sénestre, son ouverture ne montre jamais de tendance à se clore comme celle de Triforis, et son labre ne porte pas le sinus dont l’occlusion, à l’âge adulte, forme la tubulure caractéristique de ce Genre.

Tyre. PI. XVIII, fig. 39, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Brasil, Dumas. —- Fresville, Coll. Pissarro.

Læocochlys inclyta, [Desh.] PI. XIX, fig. 15. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 45, pl. Il, fig. 20.

R. D. Bien que notre échantillon d'Hauteville soit en assez mauvais état, on peut, sans hésitation l’assimiler à l’espèce parisienne, car il est identique aux individus de Mouchy avec lesquels nous l’avons comparé. Cette coquille est caractérisée par sa forme trapue et par ses tours convexes dont l’ornementation est composée de cinq rubans équidistants et égaux à leurs intervalles, traversés par des côtes courbes, rapprochées, peu saillantes, formant à leur intersection de petites granulations tuberculeuses. L'état de notre échantillon ne nous permet pas d'indiquer les caractères de l'ouverture, mais son ornementation est suffisamment caractéristique pour justifier notre assimilation.

PLÉSIOTYPE. PI. XIX, fig. 15, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Brasil. — Fresville, Coll. Pissarro.

Læocochlys callidictya, nov. sp. PI. XIX, fig. 25.

Taille petite ; spire longue, à galbe régulièrement conique, terminée par une protoconque globuleuse, costulée longitudinalement, munie d’un nucléus en goutte de suif ; huit tours convexes, subimbriqués, séparés par des sutures canaliculées ; quatre cordonnets saillants, les deux antérieurs espacés, les deux postérieurs rapprochés, traversés par des costules droites formant à leur intersection de grosses granulations tuberculeuses et écrasées. Dernier tour un peu supérieur au tiers de la hauteur totale, caréné à la base qui est plane et ornée de un ou deux filets concentriques avec quelques plis d’accroissement très obsolètes. Ouverture quadrangulaire, terminée par un canal étroit, légèrement infléchi à gauche ; columelle verticale ; labre mince ; bord columellaire étroit, non calleux, peu distinct.

DimENsIONs. Longueur : 9 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. On ne peut confondre notre nouvelle espèce avec L. inclyta, non seulement parce qu’elle a une forme beaucoup plus étroite, mais encore à

cause de son ornementation qui est bien différente. En effet, L. inclyta est orné de cinq rubans aplatis, équidistants, tandis que nous ne trouvons chez L. callidictya que quatre cordons moins larges, plus saillants et distribués d’une façon moins régulière, les deux cordons postérieurs étant beaucoup plus rapprochés ; les costules axiales sont aussi bien plus saillantes, de sorte que l'ensemble forme un treillis dont l’ipparence est moins granuleuse, ce qui motive le choix du nom de l’espèce ; enfin, les tours sont séparés par des sutures plus profondément canaliculées.

Type. PI. XIX, fig. 25, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot. — Hauteville, Coll. Brasil.

Læocochlys Dumasi, nov. sp. PI. XIX, fig. 19.

Taille petite, spire longue, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque globuleuse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif ; huit tours convexes, peu étroits, séparés par des sutures canaliculées, ornés de cinq rubans spiraux aussi larges que les rainures séparatives ; les rubans postérieurs sont légèrement onduleux, et il y a en outre un sixième filet supérieur, extrêmement fin, qui borde la suture. Dernier tour assez grand, égal au quart de la hauteur totale, caréné à la base qui est convexe et simplement ornée de quelques filets concentriques très obsolètes. Ouverture subquadrangulaire, terminée par un canal très étroit, infléchi à gauche.

DimENsIoNs. Longueur : 4 mill. ; diamètre : 1 mill.

R. D. Cette petite espèce est assez voisine de L. Loustauæ, du Bassin de Paris, mais elle s’en écarte par ses tours plus convexes et moins imbriqués ; de plus, il y a cinq filets sans compter celui qui accompagne la suture, alors qu'il n'y en a jamais que quatre chez l’espèce parisienne ; ces filets sont plus étroits et beaucoup plus imbriqués ; si nous comparons notre espèce à L. Chevallieri, nous voyons qu'elle en diffère par le nombre de ses filets spiraux et par l’absence complète d’ornementation axiale.

Tvyre. PI. XIX, fig. 19, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Brasil, Pissarro, — Fresville, coll. Pissarro.

Triforis (S/ylia) plesiomorphus, nov. sp. PI. XIX, fig. 17.

Taille petite ; forme un peu trapue ; spire allongée, à galbe conique, terminée par une protoconque globuleuse, spiralement sillonnée, à nucléus aplati ; neuf tours convexes, séparés par des sutures canaliculées, ornés de trois rangées de granulations inégales : celle du milieu est la plus grosse, tandis que celle du bas est beaucoup plus petite et semble située dans une rampe excavée.

Dernier tour un peu inférieur au quart de la hauteur totale, caréné à la base qui est plane et dénuée de toute ornementation. Ouverture quadrangulaire, terminée en avant par un canal étroit et infléchi ; bord columellaire mince, peu distinct.

DiIMENsIONS. Longueur : 5 mill. 4; diamètre : 1 mill. 5.

R. D. Assez voisine de T. sinistrorsus, cette petite espèce s’en écarte par sa forme un peu plus trapue et par son ornementation. L'espèce parisienne est ornée de trois rangs de granulations égales, tandis que celle du Cotentin porte une rangée médiane beaucoup plus saillante que les deux autres, et ne porte pas de filet lisse près de la suture; l’ouverture de notre échantillon est malheureusement en mauvais état, et nous n’avons pu constater la présence du tube postérieur caractéristique du Sous-Genre Sfylia ; néanmoins, quoique nous n’en ayons vu qu’un seul individu, nous n’hésitons pas à le séparer de l’espèce parisienne.

Type. PI. XIX, fig. 17, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot. — Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines ; Coll. Dumas.

Triforis (S/ylia) crassicrenatus, nov. sp. PI. XIX, fig. 21 et 23.

Taille grande ; forme trapue ; spire allongée à galbe conoïdal, terminée par une protoconque globuleuse, de un tour et demi, sillonnée spiralement; onze ou douze tours plans, séparés par des sutures peu profondes, bordées par un petit filet lisse; audessous de ce filet, il y a un gros cordon granuleux, puis une zone excavée et un second filet plus petit, parfois bifide, et enfin un cordon granuleux, très rapproché et strié; des côtes obliques et épaisses traversent cette ornementation spirale. Dernier tour grand, un peu inférieur au tiers de la hauteur totale, séparé par deux cordons concentriques de la base qui est convexe. Ouverture subquadrangulaire, détachée de la base, à canal presque complètement clos et formant un tube opposé à l’ouverture; labre mince, un peu sinueux.

DimExsioxs. Longueur : 19 mill. ; diamètre : $ mill.

R. D. Nous n'avons, ni dans le Bassin de Paris, ni dans celui de la Loire- Inférieure, aucune espèce avec laquelle nous puissions comparer T. crassicrenatus ; sa forme trapue et son ornementation irrégulière pourraient le rapprocher de T.. singularis, si cette dernière forme n’appartenait à un autre groupe ; de plus, notre coquille ne porte pas les costules plates qui caractérisent les Metalepsis, tandis que sur le petit échantillon que nous faisons figurer, on aperçoit très nettement le tube opposé à l’ouverture, qui caractérise les S/yhia.

Tyre. Pl. XIX, fig. 21 et 23; Coll, Brasil. — Fresville.

Loc, Fresville, Coll. Brasil, Cossmann.

Triforis (S/ylia) asper, Desh. PI. XIX, fig. 24. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 57.

Os. Les échantillons du Cotentin sont identiques à ceux du Bassin de Paris; ils sont caractérisés par leur forme allongée et par leur ornementation qui se compose de trois rangs de granulations inégales, celle du milieu étant bien moins saillante que les deux autres : un filet onduleux surmonte la suture; la base est très fortement excavée et cerclée par trois carènes concentriques ; nous n'avons pu voir sur aucun de nos échantillons le tube postérieur opposé à l’ouverture, mais le canal est obliquement rejeté en arrière, presque horizontalement au-dessus de l’excavation de la base, tandis que le bord columellaire est compiètement déraché du cou.

PLésioryre. PI. XIX, fig. 24, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Brasil, Bourdot, Cossmann, Pissarro. — Hauteville ; Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Brasil, Dumas, Bourdot.

Triforis (Stylia) inversus, [Lamk.] PI. XIX, fig. 29. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 58.

1899 — Cossm. Loc cit., p. 201, pl. XIX, fig. 23.

R. D. T. inversus se distingue très facilement de T. asper, à cause de sa forme plus étroite et plus allongée et de la grande régularité des trois rangées de granulations qui ornent ses tours, au lieu des aspérités inégales qui caractérisent l’autre espèce ; la base, contrairement à ce qui a lieu pour les individus de la Loire-Inférieure, est concave et limitée par une double carène, ce qui tient sans doute à ce que notre échantillon n’a pas encore atteint son complet développement.

PLÉsioTyPe. Pl. XIX, fig. 29, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Bourdot, Brasil, Pissarro, Coll. de l'Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Bourdot.

Triforis (Stylia) Brasili, nov. sp. PI. XIX, fig. 32-33.

Taille petite; forme allongée, étroite, spire élancée, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque globuleuse, de un tour et demi; douze ou treize tours peu convexes, parfois subimbriqués, dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures peu profondes, ornés de trois cordonnets minces et équidistants, et de costules droites de mème épaisseur, formant avec les filets des crénelures obsolètes; de plus, un petit filet très mince accompagne la suture ; l’ensemble de l’ornementation forme sur chaque tour un treillis de mailles carrées et très régulières. Dernier tour sensiblement égal au sixième de la hauteur totale, caréné à la base qui est excavée et munie de trois épais cordons concentriques, Ouverture quadrangulaire, ter-

minée en avant par un canal étroit et infléchi ; bord columellaire calleux.

Dimensions. Longueur probable : 12 mill. ; diamètre : 2 mill.

R. D. Bien que cette coquille soit assez fréquente à Hauteville, nous n'avons pu en trouver aucun échantillon intact; nous pouvons cependant la différencier de T. inversus à cause de sa forme un peu plus trapue, de son galbe plus conoïdal, et surtout à cause de son ornementation. Chez T. inversus, en effet, nous avons trois cordonnets granuleux et les côtes sont très peu visibles, tandis que chez T.. Brasili, les costules axiales sont aussi saillantes que les cordons et forment avec ceux-ci des mailles crénelées qui font défaut chez les espèces que nous avons examinées jusqu’à présent. Notre espèce s’écarté encore de T. inversus par les cordons concentriques qui ornent sa base, et de T. asper par sa forme plus étroite, par ses cordons égaux ; mais elle se rapproche de ce dernier par ses crénelures.

Type. PI. XIX, fig. 32-33, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro, Bourdot, Dumas.

Triforis (S/ylia) tricornutus, nov. sp. PI. XIX, fig. 27-28.

Taille très petite ; forme courte, trapue ; spire peu allongée, dimorphe, à galbe d’abord extraconique, puis conoïdal ; huit tours de spire étroits, excavés au milieu, séparés par des sutures linéaires, ornés d’un cordon grossièrement tuberculeux à la partie supérieure et d’un second cordon semblable à la partie inférieure ; l’espace qui les sépare est excavé et muni d’un petit sillon peu large. Dernier tour grand, un peu supérieur à la moitié de la hauteur totale, à base convexe, ornée de filets concentriques. Ouverture arrondie, à péristome continu détaché de la base, projeté en avant; canal complètement clos, formant un tube rejeté à gauche ; tubulure dorsale courte, incomplètement close, opposée à l’ouverture ; labre incliné en avant, orné extérieurement de deux ou trois côtes longitudinales assez épaisses.

R. D. Par sa forme pupoidale et par son ornementation réduite à deux cordons, cette petite coquille ressemble plutôt à un Melalepsis qu’à un Séylia ; cependant, ces cordons sont encore granuleux ; en outre, et surtout, l’ouverture, parfaitement intacte sur les deux échantillons figurés, a la forme typique de Stylia ; l'embouchure pro’etée en avant, ainsi que les deux tubulures, l’une dorsale, l’autre formée par le canal, forment trois cornes saïllantes qui motivent la dénomination choisie pour cette espèce. Nous ne voyons dans l’Eocène aucun Slylia qui puisse être rapproché de celui-ci, tant à cause de son galbe que de son ornementation.

Tyre. PI. XIX, fig. 27-28, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, très rare.

Triforis (Metalepsis) conoïidalis, Rouault. PI. XIX, fig. 30. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 59.

R. D. Nous ne voyons d’autres différences, entre notre échantillon et ceux de Parnes dans le Bassin de Paris, que sa forme un peu plus étroite et son ornementation plus obsolète, ce qui tient à l’usure de sa surface, mais, comme d’autre part, l’espèce parisienne est assez variable, nous ne croyons pas que cette différence de proportions justifie la création d'un nouveau nom. Quoiqu'il en soit, l'individu d'Hauteville est caractérisé par son ornementation qui comprend deux rubans crénelés très inégaux : le ruban supérieur est, au plus, égal à la moitié du ruban inférieur, et ses crénelures correspondent aux intervalles des créuelures du second ruban ; elles sont obliques, et leur obliquité est dirigée en sens inverse, surtout sur les premiers tours de spire. Ce caractère très net nous permet d’assimiler l’espèce du Cotentin à celle du Bassin de Paris et des environs de Pau.

PLÉésiorype. PI. XIX, fig. 30, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, unique.

Triforis (Metalepsis) sculptatus, nov. sp. PI. XIX, fig. 20.

Taille petite ; forme élancée ; spire allongée, à galbe conique ; tours convexes, dont la hauteur est un peu inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires bien visibles, ornés d’un filet assez saillant qui borde la suture, puis, en dessous, d’une large bande séparée en deux parties égales par un protond sillon, et traversée par de petites côtes épaisses et obliques ; audessous de cette zône bifide, la surface est excavée, et il y a filet obtusément granuleux, dont les pustules correspondent aux côtes.

R. D. Bien que nous ne possédions qu'un échantillon très incomplet de cette espèce, son ornementation s'éloigne tellement de toutes celles que nous connaissons, que nous n’hésitons pas à en faire une nouvelle espèce. Nous ne pensons pas, d’ailleurs, que la saillie de la partie antérieure des tours soit Le résultat d’une monstruosité sur cet unique échantillon : il y a une parfaite régularité dans cette ornementation dès les premiers tours, et en supposant même que cette saillie soit une exagération accidentelle, il n’y a pas de Metalepsis éocénique qui ait la même disposition de ruban bifide en avant et de filet pustuleux en arrière.

Tyre. PI. XIX, fig. 20, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas. — Fresville, Coll. Pissarro.

Trypanaxis tetratæniata, nov. sp. Pl XIX,. fes:

Taille moyenne ; forme étroite, conique ; spire allongée ; dixhuit à vingt tours plans, dont la hauteur est un peu supérieure au tiers de la largeur, séparés par des sutures profondes, ornés de

deux filets spiraux antérieurs écartés, et de deux filets postérieurs serrés et moins saillants ; entre les deux filets antérieurs et contre la suture supérieure, il y a un cordonnet intermédiaire beaucoup plus fin ; de petits plis axiaux très obsolètes couvrent toute la surface. Dernier tour égal au sixième de la hauteur totale, anguleux à la périphérie de la base qui est légèrement convexe et qui est ornée de filets concentriques très peu saillants, croisés par quelques accroissements sinueux; au centre, elle est munie d’un ombilic peu large, presque entièrement clos. Ouverture subquadrangulaire à peristome détaché, terminée par un canal antérieur à peine développé ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DiMENSIONS. Longueur : 19 mill. ; diamètre, 4 mill.

R. D. L'espèce la plus voisine de celle-ci est T. umbilicala, du Bassin de Paris ; mais notre coquille en diffère par sa forme plus trapue et surtout par ses tours absolument plans, tandis que la coquille parisienne a des tours légèrement convexes ou même subanguleux ; elle a en outre une ornementation plus saillante, et ses filets principaux sont moins nombreux ; l’ombilic est disposé de même manière. mais il est beaucoup plus étroit. D’autre part, T. tetratœniala s'écarte de toutes les variétés de T. perforala, par le nombre toujours inférieur de ses cordonnets spiraux, par l’absence d’angle sur les tours, et par la perforation ombilicale plus étroite. Quant aux espèces du Bois-Gouêt, T. paucilirala a un galbe plus cylindrique et les tours légèrement convexes ; Z. goniostropha a les tours anguleux, de même que 7. imperforala du Bartonien des environs de Paris. Enfin 7. hypermeces qui a aussi les tours plans, a une ornementation spirale beaucoup plus obsolète.

Type. PI. XIX, fig. 31, Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, unique.

Trypanaxis infundibulata, nov. sp. PI. XIX, fig. 40-41.

Taille assez grande, forme trapue, dimorphe ; spire assez allongée, à galbe extra conique, puis conique ; dix-huit tours, dont la hauteur n’atteint pas le tiers de la largeur, légèrement convexes, séparés par des sutures peu profondes, ornés très régulièrement de cinq cordonnets saillants, égaux et équidistants. Dernier tour un peu supérieur au cinquième de la hauteur totale, beaucoup plus large que les tours précédents, anguleux à la périphérie de la base qui est plane et ornée de quelques plis d’accroissement sinueux; elle est séparée par un gros bourrelet d’une fente ombilicale très largement ouverte et dont la surface interne est ornée de plis verticaux, imbriqués. Ouverture à péristome détaché de la base, terminée antérieurement par un canal à peine indiqué.

DimENsIoNs. Longueur : 20 mill. ; diamètre, 6 mill.

R. D. Cette espèce s’écarte complètement de toutes les formes connues des Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure, à cause de son dimorphisme très accentué et de son ornementation saillante et régulière ; son ombilic est très large et laisse apercevoir l’intérieur de la coquille comme cela à lieu dans le Genre Niso, caractère que nous ne retrouvons ni chez 7. umbilicata, ni chez T. perforata, et que l’on ne constate au même degré que chez T. aperta, de l'Yprésien d’Hérouval ; mais ce dernier n’a pas les tours plans ni les cinq cordonnets de l'espèce du Cotentin. Enfin, si l’on compare T. infundibulata à T. tetratæniata, on l'en distingue immédiatement par sa forme plus trapue, par ses tours beaucoup moins élevés, par son ombilic infundibuliforme, par ses cinq cordonnets réguliers et écartés.

Type. PI. XIX, fig. 40-41 ; Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Trypanaxis Dumasi, nov. sp. PI. XIX, fig. 35.

Taille petite, forme un peu trapue, spire longue, à galbe conique ou légèrement conoïdal ; treize ou quatorze tours un peu convexes, peu élevés, séparés par des sutures profondes et bordées de part et d’autre par un petit bourrelet, très régulièrement ornés de cinq cordonnets étroits, saillants et également écartés, dont l’antérieur est très rapproché de la suture. Dernier tour probablement égal au cinquième de la hauteur totale, caréné à la base qui est plane et ne porte que quelques filets concentriques très obsolètes ; elle est séparée par un gros bourrelet d’une fente ombilicale, largement ouverte. Ouverture subquadrangulaire, à péristome détaché de la base.

DimeNsions. Longueur : 7 mill. $ ; Diamètre : 2 mill.

R. D. Bien que l'individu d'Hauteville que nous décrivons ne soit pas dans un parfait état de conservation, il nous parait bien distinct de T!. infundibulata. Sa forme, en effet, est régulièrement conique, au lieu d’être d’abord extra-conique puis conoïdale ; les tours sont un peu moins étroits et surtout plus convexes ; l’ornementation comprend aussi cinq cordonnets très réguliers et équidistans, mais le filet antérieur est beaucoup moins saillant et borde la suture qui est plus profonde ; la fente ombilicale est moins ouverte que celle de T. infundibulata. Si l’on compare T. Dumasi aux formes parisiennes, on remarque qu'il s’écarte de D. umbilicata par ses tours plus convexes, par son ornementation à filets plus écartés, dont l’antérieur est le moins saillant, tandis que c’est le contraire chez l'espèce parisienne. Au Bois-Gouët, T. paucilirata qui, par son ornementation, pourrait, à la rigueur, lui être comparé, s’en écarte par sa forme beaucoup plus élancée.

Type. PI. XIX, fig. 35, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Havteville, Coll. Dumas.

Trypanaxis paucilirata, Cossm. PI. XIX, fig. 26. 1899 — Cossm. Loc. cil., p. 202, pl. XVI, fig. 19-20.

R. D. Les individus que nous avons recueillis dans le Cotentin sont identiques à ceux de la Loire-Inférieure. Leurs tours de spire sont plus hauts que larges et sont anguleux au milieu : ils sont ornés de cinq filets équidistants dont les deux extrêmes bordent la suture ; sur les derniers tours, les cordonpets sont moins régulièrement espacés, et ils comprennent souvent entre eux un filet intermédiaire, et celui du milieu forme un angle sur chaque tour ; la fente ombilicale est à peine perforée lorsque les échantillons son entiers, mais sur les individus brisés, elle est assez largement ouverte. Cette espèce s’écarte par conséquent de T°. imperforala du Bartonien, chez qui la fente est close à tout âge, et qui a, en outre, les filets beaucoup plus serrés, les tours un peu moins élevés; à part ces différences, le galbe général de la coquille est sensiblement le même.

PLésioryre. PI. XIX, fig. 26, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Bourdot, Miquel. — Fresville, Coll. Dumas. — Pissarro.

Trypanaxis Morgani, nov. sp. PI. XIX, fig. 34.

Taille moyenne ; forme étroite, régulièrement conique; spire allongée ; tours convexes, bianguleux, dont la hauteur est égale à la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondes, bordées de part et d’autre par un bourrelet obsolète ; ornementation composée de deux carènes saillantes vers le tiers inférieur et de filets très fins, nombreux et bifides sur le restant de la surface. Dernier tour assez grand, imperforé à la base.

R. D. Cette espèce n’est malheureusement représentée que par un échantillon en fort mauvais état ; cependant, son ornementation est si particulière que nous n’avons pas hésité à le décrire comme espèce nouvelle. Cette coquille se rapproche beaucoup de T. paucilirata par sa forme étroite et allongée et par la convexité de ses tours, mais l’espèce de Bretagne porte sur chacun de ses tours cinq carènes équidistantes, tandis que celle du Cotentin est ornée de deux carènes saillantes et de filets très fins. Quant à la base, elle parait encore plus étroitement perforée que celle de T. paucilirata. Si on la compare à T. imperforata qui a le même galbe, et dont l’ombilic est également clos, on remarque qu’elle s’en distingue par ses deux carènes saillantes, au lieu des filets serrés qui ornent les tours de l’espèce bartonienne. Cet unique échantillon a été isolé autrefois par l’un de nous dans un lot de coquilles du Cotentin, authentiquement recueillies dans les environs d’Hauteville par M. de Morgan ; aussi lui donnons nous le nom de ce vaillant chercheur d’antiquités.

Type. PI. XIX, fig. 34, Coll. Cossmann. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Cossmann, unique.

Trypanaxis constantinensis, nov. sp. PI. XIX, fig. 36.

Taille très petite ; forme peu élancée, plutôt trapue ; spire médiocrement allongée, à galbe conique ; protoconque lisse, formant une crosse un peu déviée; dix à douze tours fortement anguleux au milieu, dont la hauteur dépasse les trois quarts de la largeur, ornés de quatre filets spiraux, celui de l'angle médian plus saillant et plus épais que les autres; la suture est indiquée par un cinquième filet imperceptible. Dernier tour inférieur au cinquième de la hauteur totale, carène à la périphérie de la base qui est lisse, plane, imperforée. Ouverture petite, quadrangulaire, à canal à peu près nul; bord columellaire très mince, étroit, et légèrement détaché de la base.

DiMENsioNs. Longueur : 4 mill. 5 ; diamètre : 1 mill.

R. D. Malgré la petite taille de cet unique échantillon, nous nous décidons à en faire le type d’une espèce nouvelle, par suite de l’impossibilité où nous nous trouvons de la rapporter à une espèce déjà connue ; l’angle médian de ses tours de spire pourrait la rapprocher de T.. goniostropha, mais cette dernière espèce est bien plus élancée, avec des sutures plus obliques et une ornementation, effacée par l'usure, il est vrai, mais dont les traces paraissent bien différentes.

Type. Pl. XIX, fig. 36, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Diastoma costellatum, [Lamk.] PL. XVII, fig. 24.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 34.

1899 — Cossm., Loc. cit., p. 205, pl. XV, fig. 16.

R. D. Les échantillons du Cotentin sont identiques à ceux des Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure ; leurs tours sont ornés de nombreuses côtes axiales, minces, serrées, à peu près verticales, et de quelques varices qui souvent font complétement défaut ; les filets spiraux sont nombreux, saillants, ils comprennent entre eux un filet intermédiaire plus fin ; souvent, ce dernier devient égal au filet principal etils se groupent par paires entre lesquelles il y a un filet plus fin ; les plis axiaux disparaissent sur la base qui ne porte plus que des rubans spiraux, saillants, larges et subimbriqués, l’ouverture est ovale et le péristome est détaché chez les individus adultes ; il est rare qu’elle soit intacte dans le Cotentin.

PLÉSIOTYPE. PI. XVII, fig. 24, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Brasil, Dumas. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Pissaro. — La Hougue, Coll. Cossmann. — Port Brehay, Coll. Dollfus.

Diastoma imbricatum, Cossm. PI. XVII, fig. 18. 1899 — Cossm., Loc. cit., p. 205, pl. XVI, fig. 2-3.

R. D. Bien qu'ayant les mêmes proportions que D. costellatum, cette espèce ne peut rester confondue avec la coquille lamarckienne, car son ornementation en est bien différente : ses cordons spiraux sont plus nombreux, plus irrégulièrement distribués, et surtout, ils ont un aspect imbriqué qui ne se rencontre chez aucune des variétés de D. costellatum ; les costules axiales sont surtout visibles sur les premiers tours, puis elles s’efflacent graduellement et il n’en reste plus de traces visibles qu’à la partie inférieure des tours, où elles forment de petites crénelures avec les quatre ou cinq filets du bas, en ondulant les deux plus voisines de la suture ; l’état de conservation de nos échantillons ne nous permet pas d'examiner l’ouverture, mais leur ornementation si caractéristique nous autorise à les assimiler à ceux du Bassin de la Loire-Inférieure.

PLésioryre. PI. XVIII, fig. 18, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann.

Diastoma variabile, [Defr.] PI. XVII, fig. 22. 1819 — Melania variabilis, Defr. Dict. sc. nat., T. 29, p. 466.

Taille moyenne ; forme trapue; spire turriculée, pointue, à galbe conique ; environ quinze tours convexes, dont la hauteur égale la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondes et un peu étagées ; ornementation formée de six cordons principaux, avec des filets intercalaires, granuleux à l’intersection de petites côtes axiales, presque droites, peu saillantes et arrondies ; sur les derniers tours, ces côtes disparaissent, surtout en avant, et il reste huit cordons spiraux, avec quelques filets intercalés cà et là. Dernier tour un peu supérieur au quart de la hauteur totale, arrondi à la périphérie de la base, qui porte sept cordons écartés, dont les intervalles sont finement décussés par des stries d’accroissement. Ouverture ovale, non intacte sur nos échantillons ; bord columellaire étroit, peu calleux, probablement parce qu’ils n’ont pas atteint l’âge adulte.

DiMENsioNs : Longueur probable : 28 mill.; diamètre : 9 mill.

R. D. On distingue sans difficulté cette espèce des, deux précédentes, à cause de sa forme beaucoup plus trapue et moins conoïdale, et de ses filets sailants et granuleux ; les costules axiales persistent beaucoup plus longtemps que celles de D. imbricatum, et sont beaucoup plus obsolètes sur le dernier tour ; D. variabile s'écarte aussi de cette dernière espèce par ses tours plus convexes et par ses sutures plus profondément canaliculées.

NéoType. PI. XVII, fig. 22, Coll. Cossmann. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Cossmann, Bourdot, Coll. de l'Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Pissarro,

Diastoma Brasili, nov. sp. PI. XVII, fig. 20-21.

Taille moyenne ; forme assez trapue ; spire longue, pointue au sommet, à galbe conique ; douze ou treize tours convexes, assez larges, séparés par des sutures profondes, ornés de cinq cordons spiraux, saillants, régulièrement espacés, et moins larges que leurs intervalles et de costules axiales minces, nombreuses, serrées, formant avec les filets des mailles carrées ; ces côtes s’effacent graduellement sur les derniers tours où elles ne laissent subsister que des traces très obsolètes; chaque tour est en outre orné d’une large varice. Dernier tour inférieur à la moitié de la hauteur totale, ovale à la base, sur laquelle les filets persistent seuls. Ouverture ovoïde, à péristome détaché, avec une étroite gouttière dans l’angle inférieur ; labre oblique, un peu épaissi extérieurement par la dernière varice ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

Dimensions. Longueur : 28 mill.; diamètre : 10 mill.

R. D. Cette coquille s’écarte complètement de celles que nous avons étudiées jusqu’à présent, par sa forme trapue et par les filets réguliers et peu nombreux qui ornent sa base; elle est moins trapue que D. variabile, et elle s’en distingue par la plus grande largeur de ses tours, par ses filets plus saillants et plus écartés, et par la plus grande persistance de ses costules axiales sur les derniers tours. On peut aussi la comparer à D. acuminiense, du Bartonien d’Acy en Multien, qui a également des rubans et des mailles carrées ; mais sa forme est moins conoïdale que celle de cette dernière espèce qui paraît avoir les tours plus élevés ; toutefois, comme D. acuminiense n’est connu que par l’unique échantillon-type, assez roulé d’ailleurs, nous appelons l’attention des paléontologistes sur ce rapprochement, dans l’éventualité ou l’on retrouverait d’autres individus de l’espèce bartonienne.

Tyre. PI. XVII, fig. 20-21, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Sandbergeria communis, Desh. PI. XVIII, fig. 19.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 37.

1889 — Cossm. Loc. cit., p. 207, pl. XIX, fig. 10-11.

Os. Petite coquille très peu répandue dans le Cotentin, caractérisée par sa forme courte et par ses tours à peine convexes, ornés de six filets granuleux, irrégulièrement espacés, croisés par des plis d’accroissement curvilignes et rapprochés ; la base est simplement munie de filets concentriques, non granuleux; l'ouverture est presque complètement dénuée de canal ; le bord columellaire est très calleux et est détaché de la base. Comme on le voit, cette brève

diagnose correspond bien à celle des échantillons du Bassin de Paris, et par conséquent, il n’y a pas lieu de séparer les individus du Cotentin.

PLÉSIOTYPE. PI. XVIII, fig. 19, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Sandbergeria tenuicrenata, nov. sp. PI. XVIII, fig. 20-21.

Taille petite ; forme fusoïde, trapue; spire à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi; sept à huit tours plans, imbriqués, dont la hauteur est supérieure au tiers de la largeur, séparés par des sutures profondément canaliculées, ornés de trois larges bandes équidistantes et de costules axiales, droites et serrées, qui y découpent des crénelures saillantes ; il y a, de plus, à la partie supérieure des tours, un quatrième filet, qui borde la suture et qui disparaît quelquefois; toute la surface est chargée de sillons fins et serrés. Dernier tour très grand, égal à la moitié de la hauteur totale, à base convexe, Sur laquelle les filets crènelés persistent en se rapprochant jusqu’à sa partie supérieure. Ouverture ovale, munie en avant d’une simple dépression qui indique l'emplacement du canal; columelle excavée, lisse ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DimENsioNs. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 2 mill. 5.

R. D. Cette espèce présente de très grandes analogies avec S. éurbinopsis, des Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure. On peut cependant l’en distinguer après un examen très attentif, à cause de sa forme encore plus courte et plus fusoïdale, et à cause deses sutures plus profondément canaliculées. Nos échantillons ne sont ornés que de trois filets granuleux et parfois d’un quatrième filet qui borde la suture, tandis que l’espèce de Deshayes en comporte toujours un de plus. En outre, les plis axiaux de notre coquille du Cotentin sont droits, tandis que ceux de S. furbinopsis sont un peu curvilignes ; l’ensemble forme un treillis granuleux plus serré que les mailles crénelées de notre espèce. Ces caractères différentiels se présentent, du reste, avec une constance suffisante pour démontrer qu’il ne s’agit pas de variations individuelles ; ils sont peut-être plus difficiles à décrire qu’à saisir sous la loupe. Aussi, nous nous décidons à séparer l’espèce du Cotentin comme espèce distincte.

Type. Pl. XVII, fig. 20-21, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro.

Sandbergeria (Aneurychilus) secalis, [Desh.] PI. XVIII, fig. 22-23.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 38.

R. D. C’est bien à l’espèce parisienne que nous devons rapporter les échantillons peu rares du Cotentin, et non à S. namnetica de Bretagne, ainsi que

nous l’avions pensé tout d’abord. Cette dernière espèce est, en effet, plus trapue que celle du Bassin de Paris, et les crénelures de l’angle médian y sont en général, plus effacées. S. secalis porte, de part et d’autre de cet angle médian, un filet un peu plus saillant que ceux qui ornent la surface de ses tours ; la base est ornée de quatre filets concentriques, et le canal est simplement marqué par une légère dépression antérieure de l’ouverture; le limbe basal est étroit et se raccorde avec le contour supérieur,

PLÉsIoTYPE. PI. XVIII, fig. 22-23, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Miquel.

Teliostoma imbricatarium, nov. sp. PI. XVII, fig. 31-32.

Taille moyenne, spire longue et étroite ; fragments formés de tours un peu convexes, dont la hauteur égale les deux tiers de la largeur, paraissant imbriqués en avant par la présence d’un angle à l’emplacement d’un filet plus saillant que les autres. Ornementation composée de dix côtes axiales, droites, un peu obliques, légèrement noduleuses à l’intersection de sept filets principaux, deux très serrés au-dessus de l’angle inférieur, les autres plus écartés comprenant un filet intercalaire plus fin ; une varice est opposée à l’ouverture.

Dimensions. Longueur probable : 28 mill. ; diamètre : $ mill. 5.

R. D. Il nous est impossible de rapporter les fragments de Teliostoma du Cotentin à aucune des espèces connues, soit dans le Bassin de Paris, soit dans la Loire-Inférieure : ils se distinguent des uns et des autres par la présence d’un angle tout à fait antérieur, qui donne aux tours le même aspect imbriqué que ceux de Turritella imbricataria. En outre, T. Dumasi a une ornementation spirale beaucoup plus régulière et serrée ; P. tuba a des cordons noduleux moins nombreux, également saillants ; 7. bacillum n’a pas de côtes axiales aussi régulières, et porte un rang de perles obsolètes à la suture inférieure. Dans ces conditions, nous n’avons pas voulu attendre pour décrire T. imbrica tarium qu’on en ait découvert des échantillons plus intacts.

Types rRovISOIRES. PI. XVIII, fig. 31-32, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro, rare.

Benoistia millegranum, Cossm. PI. XVIII, fig. 42.

1902 — Cossm. Loc. cil., p. 192.

Taille assez grande ; forme pyramidale, trapue ; spire courte, à galbe conique ; six à sept tours à peine convexes, dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures peu profondes, ornés de sept cordons granuleux qui comprennent entre eux un filet plus fin, également granuleux, et de cinq gros-

ses côtes axiales, noduleuses, n’atteignant pas la suture inférieure, et ne se succédant pas d’un tour à l’autre. Dernier tour très grand, un peu inférieur aux deux tiers de la hauteur totale, à base convexe, sur laquelle l’ornementation granuleuse se prolonge jusqu’au cou du canal. Ouverture subquadrangulaire, à columelle excavée, avec, à sa partie antérieure, un renflement pliciforme ; canal étroit, oblique ; bord columellaire non calleux, bien appliqué sur la base.

DiIMENsioNs. Longueur : 21 mill.; diamètre : 18 mill.

R. D. L’échantillon de Fresville est pourvu d’une ornementation bien différente de celle de B. muricoides ; même dans ses variétés les plus extrêmes, l’espèce de Lamarck, qui est surtout remarquable par ses deux rangées de crénelures, ne présente jamais de filets granuleux aussi réguliers que ceux de B. milleoranum, dont les côtes sont moins nombreuses, plus épaisses et plus espacées. Il paraît actuellement certain que c’est bien la même espèce, et non pas B.muricoides qu’on rencontre abondamment au Bois-Gouët dans la Loire- Inférieure. En ce qui concerne la dénomination Benoistia, on sait (voir « Etudes sur le Bathonien de l’Indre » Cossm. 1899) que les coquilles tertiaires, primitivement rapportées au Genre Brachytrema dans le Catalogue illustré de l’'Eocène des environs de Paris, doivent définitivement en être séparées et constituent un groupe de Cerithidæ, à placer dans le voisinage de Vulgocerithium.

Tyre. PI. XVIII, fig. 42, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Bourdot.

Benoistia carinulata, |Desh.] PI. XVIII, fig. 29. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 13.

Ons. Cette petite coquille, qui est très rare dans le Cotentin, se reconnaît à son ornementation comprenant sur chaque tour une carène dentelée antérieure, accompagnée au-dessous d’un filet granuleux ; le reste de la surface est couvert de stries fines et serrées. Il n’y a aucune ornementation axiale ; la base est limitée par une carène périphérique non dentelée, et elle est ornée de filets concentriques fins et serrés qui se prolongent jusqu’au cou. Le canal très court forme un bec entaillé dans l’épaisseur du cou, caractère distinctif du Genre Benoistia. L’échantillon du Cotentin est certainement plus trapu que ceux de Vaudancourt; mais nous ne pensons pas que, sur cette seule difiérence, il soit prudent de baser la séparation d’une espèce distincte.

PLésioryre. PI. XVIII, fig. 29 ; Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Cerithioderma pulchrum, |[Desh.] PI. XVIII, fig. 30. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 9.

R. D. Nous n'avons vu qu’un seul individu de cette petite coquille qui se distingue par sa forme étroite et allongée, par ses tours anguleux, ornés de

trois carènes équidistantes au-dessus de l’angle et de trois ou quatre carènes beaucoup plus serrées au-dessous de cet angle ; ces carènes sont croisées par des costules axiales, curvilignes et obsolètes, qui leur donnent un aspect onduleux ; la base est imperforée et est munie de cinq filets concentriques qui atteignent le cou du canal. L’échantillon du Cotentin paraît peut-être un peu plus étroit que ceux de Chaussy auxquels nous l’avons comparé ; mais, comme les détails de l’ornementation sont à peu près identiques, nous ne croyons pas qu'il y ait lieu de l’en séparer.

PLésioryre. PI. XVIII, fig. 30, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, unique.

Cerithioderma angulatum, | Desh.] PI. XVIIL, fig. 38. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 9, pl. I, fig. 4-6.

R. D. Un peu plus répandue que la précédente, cette espèce s’en distingue par sa forme bien plus trapue et par son ornementation plus grossière ; l’angle des tours est mieux marqué, les filets sont plus épais, et les costules axiales sont plus grosses ; elles sont moins saillantes que les cordonnets spiraux ; des petits plis d’accroissement fins et serrés forment un élégant treillis sur la surface des tours ; la base, munie d’une fente ombilicale presque close, est concave et porte, au-dessus de la carène qui la sépare du dernier tour, six filets qui vont en décroissant jusqu’au cou du canal. Il y a identité complète entre cet échantillon et ceux de Mouchy. On ne les en distingue que par leur couleur qui est jaune au lieu d’être blanche.

PLésiorype. PI. XVIIL, fig. 38, Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville. Coll. Brasil, Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Planaxis (Orthochilus) interpunctatus, nov. sp. PL XX, fig. 18-10.

Taille petite ; forme allongée ; spire longue, à galbe légèrement conoïdal ; six tours un peu convexes, dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondes, ornés de sept cordons larges et équidistants dont les intervalles sont finement ponctués par les plis d’accroissements. Dernier tour très grand, égal aux sept huitièmes de la hauteur totale, un peu anguleux à la base qui est presque plane et sur laquelle l’ornementation se prolonge jusqu’au cou du canal. Ouverture ovale ; columelle concave ; labre mince, vertical, lisse Antérieurement ; bord columellaire étroit, calleux, tronqué en avant.

DiMENSsIONS. Longueur : 8 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Par la direction et le peu d’épaisseur de son labre, cette coquille doit-être classée dans la Section Orthochilus qui comprend, dans le Bassin de Paris, P.Bezançoni et P. denudatus. Elle ne peut être confondue avec P.Bezançoni, car elle est bien plus élancée et son ornementation en est bien différente ;

quand à P. denudatus, c'est une coquille lisse qui ne porte que des traces de coloration ; les sillons ponctués de notre nouvelle espèce rappellent tout à fait l’ornementation de certains Aclœon, ornementation qui ne se retrouve chez aucun autre Planaxis.

Types. PI. XX, fig. 18-19, Coll. Dumas. — Fresville, Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Dalliella perlonga, nov. sp. PI. XIX, fig. 43-44.

Taille petite ; forme allongée ; spire longue à galbe légèrement conoïdal ; huit ou neuf tours presque plans, un peu convexes en avant, avec une légère rampe excavée à leur partie postérieure, séparés par des sutures profondes et canaliculées, ornés de nombreux sillons spiraux, réguliers et peu profonds. Dernier tour grand, égal à la moitié de la hauteur totale, à base ovale, régulièrement arrondie, sur laquelle l’ornementation se prolonge jusqu’au cou du canal. Ouverture grande, échancrée à la base, très dilatée à sa partie supérieure qui est plus élevée que le niveau de l’échancrure ; columelle concave, brusquement tronquée à sa partie antérieure, en deçà de l’échancrure ; labre mince, presque vertical, un peu épaissi, portant à l’intérieur quelques plissements courts et obsolètes.

DimExsiows. Longueur : 10 mill. ; Diamètre : 3 mill.

R. D. Cette coquille se rapproche complètement par sa columelle tronquée du Genre Dalliella, mais elle s’écarte des espèces déjà connues et subglobuleuses, par sa forme étroite et allongée, par ses tours beaucoup moins convexes et beaucoup plus élevés que ceux de D. turritellata qui est le moins turbiné des Dalliella déja décrits.

Type. PI. XIX, fig. 43-44, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Mathildia constantinensis, nov. sp. PI. XX, fig. 20-21.

Taille petite; forme un peu trapue; spire allongée, à galbe conique; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en crosse ; sept tours dont la hauteur atteint environ la moitié de la largeur, anguleux à leur partie antérieure, séparés par des sutures profondes, ornés de deux cordonnets antérieurs qui leur donnent un aspect bianguleux, et de plis axiaux minces, rapprochés, un peu obliques, formant des mailles carrées avec les cordons spiraux. Dernier tour grand, un peu inférieur à la moitié de la hauteur totale, séparé par une carène saillante de la base qui est plane et dénuée d’ornementation spirale. Ouverture

ovale, arrondie, terminée par un bec court ; columelle droite, un peu excavée à sa partie postérieure ; bord columellaire calleux, détaché de la base, se rattachant au bec antérieur de l’ouverture; labre mince, vertical.

DimMENsIoxs. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 2 mill. s.

R D. L’espèce du Bassin de Paris dont M. constantinensis se rapproche le plus, est M. Bezançoni; mais celle du Cotentin atteint toujours une plus grande taille et son ornementation est assez diflérente ; ses tours sont également bianguleux, mais les deux cordons antérieurs sont situés beaucoup plus haut et sont plus rapprochés ; la rampe postérieure est alors plus large, et les tours ont un aspect subimbriqué ; les lamelles axiales sont disposées d’une manière analogue chez l’espèce parisienne, qui est du reste, assez variable ; en outre, la base de la coquille du Cotentin est lisse, ou plutôt ne porte que des plis d’accroissement, tandis qu’elle est ornée de fines stries spirales chez M. Bezançoni.

Tyre. PI. XX, fig. 20-21, Coll. Pissarro. -— Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Mathildia turritellata, [Lamk.] PI. XIX, fig. 42.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 313, pl. XII, fig. 28-30. 1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 1, pl. I, fig. 2.

R. D. Les petits échantillons du Cotentin se rapprochent plus de ceux du Bois-Gouët que de ceux du Bassin de Paris, et peut-être, par la suite, la constance de leurs caractères mériterait-elle leur séparation en une espèce distincte. Si, en eflet, nous les comparons aux échantillons de Grignon, nous voyons que leurs tours sont bien plus convexes, parfois complètement détachés, avec des filets spiraux bien plus saillants et dont le nombre est toujours supérieur à quatre. Les costules axiales sont très obsolètes, et sont très difficiles à apercevoir, ce qui tient sans doute à l’usure des individus.

PLésioryre. PI. XIX, fig. 42, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, rare.

Tenagodes (Apathirses) striatus, [Defr.] PI. XX, fig. 8-9.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IIL, p. 320.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 2, pl. I, fig. 4-6.

Os. Les échantillons du Cotentin sont extrêmement peu répandus, et aussi mal coriservés, mais ils sont identiques à ceux des Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure ; ils sont ornés de nombreuses côtes longitudinales, assez régulièrement espacées, un peu rugueuses, avec de très fines stries dans leurs intervalles ; la fente se prolonge sur toute la longueur de la coquille, et elle est formée d’une série de perforations ovales, allongées et contiguës.

PLÉsioTyPE. PI. XX, fig. 8-9, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Hauteville, Coll. Dumas ; un échantillon de chacune de ces localités.

Tenagodes (Pyxipoma) mitis, [Desh.] Pl, XX, fie. 00: 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 322.

R. D. Voici encore un individu à peu près semblable aux échantillons homonymes du Bassin parisien, et qu’il serait, en tous cas, imprudent de séparer, dans l'état incomplet où il se trouve. Ses côtes ne sont pas régulièrement alternées, et on ne distingue pas très bien dans quelinterstice se trouve la trace des accroissements de la fissure. Quoiqu'il en soit, nous pensons que c’est plutôt à T,mitis qu'à T. multistriatus, qu’il y a lieu de le rapporter, eu égard à l'absence complète de dentelures sur les côtes.

PLÉSIOTYPE. PI. XX, fig. 10, Coll. Cossmann — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, unique.

Vermetus (Serpulorbis) cancellatus, [Desh.] PI XX, fig. 16. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 318.

Ogs. Cette espèce, qui atteindrait une assez grande taille, si elle était plus intacte, se reconnaît facilement à ses grosses côtes écartées, comprenant entre elles une côte intermédiaire plus mince, traversées par des plis d’accroissement assez irréguliers qui donnent à sa surface une apparence grossièrement cancelle.

PLésioryre. PI. XX, fig. 16, Coll. Bourdot, — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Vermetus (Serpulorbis) clathratus, [Desh.] PI, XX} 6636!

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 318.

1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 3, pl. I, fig. 3.

R. D. Y. clathratus w’atteint jamais une aussi grande taille que Y, cancellatus et son ornementation en est différente : les côtes longitudinales sont saïllantes, égales entre elles et ne comprennent pas de côte intermédiaire ; les costules axiales d’accroissement sont beaucoup plus saillantes et découpent sur la surface des mailles carrées ou rectangulaires, en formant de petites granulations à leur intersection avec les côtes.

PLÉsioTyre. Pl. XX, fig. 5, Coll. Dumas — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas. — Hauteville, Coll. Cossmann.

Vermetus (Serpulorbis) cristatus, [Desh.] PL\XX GES 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 318.

Os. Cette grande coquille est toujours très dimorphe. Elle est d’abord pelotonnée, puis le tube se détache et devient rectiligne. Son ornementation se compose de grosses côtes longitudinales, comprenant entre elles une côte intermédiaire beaucoup plus mince ; les côtes principales portent de nombreuses crêtes un peu tubuleuses, et la surface qui, en général, est assez bien conservée, est chargée de rides transversales d’accroïssement très serrées. Le magnifique échantillon que nous faisons figurer, et qui est presque absolument

complet, nous permet de reconnaître que le dimorphisme de la forme existe aussi dans l’ornementation, car les premières circonvolutions sont presque lisses comme des fragments de Serpules ; ce n’est que plus tard qu'apparaissent les côtes avec des plissements irréguliers.

PLésiorype. Pl. XX, fig. 15, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro.

Vermetus (Serpulorbis) polygonus, [Desh.] PI. XX, fig. 4.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 319.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 4, pl. I, fig. ro.

Ons. Nous pouvons faire ici la même observation que pour les échantillons des environs de Paris et de la Loire-Inférieure. On n’en trouve que des fragments de tubes, d’ailleurs très rares, et il n’est pas très certain qu'ils appartiennent réellement au Genre Vermelus. Quoiqu'il en soit, nos individus sont identiques à ceux du Bois-Gouët : ils sont ornés de huit ou neuf côtes saillantes, portant des granulations un peu comprimées et de très fines stries longitudinales ; quelques plis d’accroissement transversaux relient souvent entre elles les granulations.

PLésioryre. PI. XX, fig. 4, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Brasil.

Vermetus (Serpulorbis) cf. porrectus, [Desh.] PI. XX, fig. 2-3. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 319.

R. D. Nous ne pouvons rapporter qu’à cette espèce d’assez longs fragments provenant de Fresville, et qui se distinguent des espèces précédentes par leurs côtes plus larges, plus aplaties, subnoduleuses. Toutefois ces deux individus diffèrent de la figure du second ouvrage de Deshayes par l’existence, entre les côtes principales, d’une costule intermédiaire plus étroite, à la place des accroissements transverses qu'indique la figure précitée ; il ne serait donc pas impossible que ce fût une espèce différente. En tous cas, nous ne pensons pas que ce soit une Serpule, à cause de la régularité de cette ornementation. D’autre part, ces échantillons s'écartent de Ÿ. polygonus par leurs côtes plus serrées, moins carénées, moins noduleuses.

PLÉsIOTYPE. PI. XX, fig. 2-3, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, deux individus. — Hauteville, jeune individu à sommet enroulé, Coll. Brasil.

Vermetus (Vermicularia) conicus, [Lamk.| PI. XX, fig. rretr7.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 320.

1900 — Cossm. Loc. cit., Il, ps, pl. I, fig. 14.

R. D. Cette petite coquille, qui est peu rare dans le Cotentin, y est très variable, mais la forme que l’on y trouve le plus communément se rapproche davantage des échantillons de la Loiïre-Inférieure : ils diffèrent des individus parisiens par leur forme un peu plus trapue et par leurs carènes qui sont beau-

coup plus tranchantes ; les filets spiraux sont aussi plus saillants; mais l'espèce est trop commune pour que ces différences puissent justifier la création d'une nouvelle dénomination. Nous faisons figurer un échantillon dont le dernier tour est tout à fait disjoint.

PLésioryre. PI. XX, fig. 11 et 17, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Miquel, Cossmann, Pissarro.

Vermetus (Vermicularia) omphalocolpus, nov. sp. PI. XX, fig. 12-14.

Taille petite ; forme aplatie, solariiforme ; spire peu saillante, composée de quatre tours plans, carénés vers le tiers antérieur, chargés de stries rayonnantes excessivement fines et serrées, séparès par des sutures profondes, accompagnées en dessus par de petites crénelures écartées et aiguës. Dernier tour composant presque toute la coquille, muni de trois carènes, dont la dernière le sépare de la base qui est un peu excavée;, ombilic largement ouvert, orné de plis saillants et réguliers qui s’arrêtent à la moitié de la hauteur des tours. Ouverture circulaire, reposant en un seul point sur la base, à péristome extérieurement borde par un mince bourrelet.

DIMENSIONSs. Diamètre : 4 mill. ; hauteur : 2 mill.

R. D. Cette élégante petite coquille, peu répandue dans le Cotentin, diffère de Y. solariiformis, du Bois-Gouët, par ses plis allongés à l’intérieur de l’entonnoir ombilical, au lieu des dentelures courtes qui ornent la carène interne de l’autre espèce ; il n’est pas admissible que ce soit une simple variété de celleci; toutes deux appartiennent à un même groupe qui pourra peut-être former ultérieurement une section de Vermicularia caractérisée par ses sutures crénelées, par la forme solarioïde et par le péristome un peu épaissi ou même bordé.

Type. PI. XX, fig. 12-14, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas.

Mesalia vermetina, Cossm. PI, XX, fig. 24-25. 1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 7, pl. I, fig. 15-16.

Ogserv. Cette singulière petite coquille est identique aux échantillons recueillis au Bois-Gouët et à Coislin, dans la Loiïire-Inférieure. Sa surface est, en général, mieux conservée et nous laisse apercevoir très distinctement les stries fines, serrées et régulières dont elle est ornée ; les tours, presque plans, sont séparés par des sutures très profondément canaliculées, mais ils ne sont jamais disjoints : leur partie inférieure est un peu épaissie par un petit bourrelet; l’ouverture qui, malheureusement, est mutilée, nous permet cependant d’apercevoir la columelle lisse, excavée, et le bord columellaire calleux et bien appliqué sur la base du dernier tour. A côté de cette forme typique, nous

faisons figurer une coquille qui s’en écarte un peu par son galbe plus trapu, et surtout par ses sutures encore plus profondément canaliculées et par ses tours plus étagés : cette variété paraît être localisée à Hauteville. Chez ces deux échantillons, l’ouverture n’est pas encore assez entière pour qu’on puisse définitivement affirmer que cette espèce (ainsi que M. dialytospira d'Egypte) appartient bien au Genre Mesalia, où à une Section distincte. Pour trancher cette question, il faudrait observer le labre intact, vérifier s’il est sinueux comme chez Mesalia, et enfin, si le contour présente la sinuosité versante de ce dernier genre.

PLésioTyre. PI. XX, fig. 24, Coll. Dumas. — Fresville. VARIÉTÉ. PI. XX, fig. 25, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas. — Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro, Dumas.

Mesalia Brasili, nov. sp. PIX; fie 27

Taille petite ; forme trapue ; spire turriculée, nointue, à galbe conique ; huit à neuf tours plans, imbriqués en avant, dont la hauteur est un peu supérieure au tiers de la largeur, séparés par des sutures profondément canaliculées, ornés de cinq ou six filets très obsolètes sur les premiers tours, plus nombreux et moins visibles sur les derniers. Dernier tour grand, égal à la moitié de la hauteur totale, à base convexe, sur laquelle l’ornementation persiste jusqu’au sommet de l’ouverture. Columelle excavée; bord columellaire lisse, non calleux.

DimExsIoNs. Longueur : 9 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. On peut confondre cette espèce avec M, vermelina, bien que ses sutures soient presque aussi profondément canaliculées, car ses tours sont tout à fait plans, tandis que ceux de l’espèce précédente sont légèrement convexes. En outre, notre nouvelle coquille a une forme plus trapue et plus conique et des filets spiraux toujours moins nombreux. Si nous la comparons à M. Cailliaudi, du Bassin de la Loire-Inférieure, dont elle se rapproche par sa forme courte, nous constatons qu’elle en diffère par son ornementation beaucoup plus obsolète, par ses tours plus imbriqués, par ses sutures plus profondément canaliculées, et enfin, par la plus grande hauteur de son dernier tour.

Type. PI. XX, fig. 27, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Bourdot.

Mesalia Lennieri, nov. sp. PL XXI, fig. 2.

Taille moyenne ; forme assez trapue ; spire allongée, à galbe conique ou un peu conoïdal, terminée par une protoconque lisse, obtuse, à nucléus en goutte de suif; huit ou neuf tours convexes, anguleux vers le tiers inférieur, séparés par des sutures peu profondes, ornés de six carènes qui vont en décroissant à partir de

l’angle antérieur ; les deux carènes situtes au-dessus de cet angle sont beaucoup moins saillantes que les quatre autres ; des filets très fins ornent tout le reste de la surface, et sont croisés par des stries d’accroissement curvilignes peu visibles. Dernier tour très grand, supérieur à la moitié de la hauteur totale, à base peu convexe, sur laquelle les carènes se transforment en filets et se prolongent jusqu’au sommet de l’ouverture. Ouverture ovale ; columelle excavée, lisse ; bord columellaire calleux, tordu, limité en avant par une carène.

Dimensioxs. Longueur : 18 mill. ; diamètre : 8 mill.

R. D. Cette espèce ne peut être assimilée à aucune des formes des Bassins de Paris ou de la Loire-Inférieure, à cause de ses tours nettement anguleux. Si on la compare à M. fasciata, qui est très variable et qui a parfois un aspect bianguleux, on voit qu’elle en diffère par sa plus grande répularité, par ses carènes moins saillantes, qui sont toujours supérieures en nombre à celles de l'espèce de Lamarck. M. Hamiltoni a les tours beaucoup moins convexes, plus imbriqués en avant; quant à M. turbinoides qui y ressemble aussi, il n’a jamais les tours anguleux.

Type. PI. XXI, fig. 2, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Mesalia fresvillensis, nov. sp. PI. XXI, 6.6 6.

Taille assez grande ; forme turriculée, un peu conoïdale ; spire allongée ; dix à douze tours convexes à la partie antérieure, plans à la partie postérieure, dont la hauteur est égale à la moitié de la largeur, séparés par des sutures peu profondes, mais subcanaliculées ; chaque tour est orné d’environ douze filets croissant régulièrement d’avant en arrière, laissant subsister une petite bande lisse au-dessus de la suture. Dernier tour grand, inférieur à la moitié de la hauteur totale, arrondi à la base qui est ornée de filets obsolètes plus espacés que ceux des tours ; columelle excavée, lisse ; bord columellaire calleux, bien appliqué sur la base et limité par une carène qui s’enfonce à l’intérieur de l’ouverture.

Dimensions. Longueur : 40 mill.; diamètre : 13 mill.

R. D. Intermédiaire entre M. solida et M. consobrina du Bassin de Paris, notre nouvelle espèce se distingue de M. solida par sa forme un peu plus allongée, par ses tours plus nombreux, moins élevés, et par la disposition de ses filets spiraux qui sont moins régulièrement espacés que ceux de l'espèce parisienne. Elle s’écarte de M. consobrina par sa forme moins élancée, par ses tours moins nombreux, plus élevés, plus canaliculés à la suture, et par ses

filets plus écartés et, en général, plus nombreux. Ces différences nous paraissent suflisantes pour justifier la séparation en une espèce distincte.

Type. PI. XXI, fig. s-6, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll, Bourdot,

Mesalia expulsa, nov. sp. PL. XX, fig. 26.

Taille moyenne; forme trapue; spire courte, à galbe conique; neuf tours plans ou à peine convexes, séparés par des sutures assez profondes que surmonte une petite rampe déclive, ornés de nombreux filets spiraux qui deviennent de plus en plus serrés à mesure qu’ils se rapprochent de la suture supérieure, et comprenant entre eux un filet intermédiaire beaucoup plus fin. Dernier tour grand, égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, arrondi à la base qui est plane et qui ne porte que quelques filets concentriques, obsolètes et écartés. Ouverture ovale; columelle excavée; bord columellaire non calleux, mal délimité, tordu en avant.

DIMENSIONS. Longueur : 18 mill. ; diamètre : 8 ill.

R. D. Bien qu’assez voisine de M. solida du Bassin de Paris, cette espèce peut cependant s’en distinguer aisément, grâce à sa forme beaucoup plus trapue, puisque son diamètre est égal aux quatre neuvièmes de sa hauteur ; ses tours sont plans au lieu d’être convexes, et ses filets sont plus nombreux et moins régulièrement espacés ; nous retrouvons la même torsion columellaire que chez M. solida, mais le mauvais état de conservation de nos échantillons ne nous permet pas de comparer les autres caractères de l’ouverture.

Type. Pl. XX, fig. 26, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc, Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Mesalia chaussyensis, Cossm. PRIME MT Var. haudintercincta, nov. var.

Ogserv. Mesalia chaussyensis a été successivement séparé comme variété de M. incerta (Cat. Eoc. IIT, p. 306), puis rattaché à M. Heberti (App. Il, p. 27). Actuellement, après un nouvel examen, il semble que c’est bien une forme distincte, qui est représentée dans le Cotentin par une variété dans laquelle on ne distingue jamais de filets intermédiaires entre les quatre carènes principales.

R. D. Bien que nous n’ayons trouvé aucun individu en bon état de conservation, nous ne pouvons réellement séparer la coquille du Cotentin de l'espèce de Chaussy, si ce n’est comme une variété, à cause de l’absence de filets intercalaires : il y a d’ailleurs des échantillons de Chaussy chez lesquels ce filet tend à disparaître. M. chaussyensis et sa variété haudintercincta diffèrent de M. Heberti par leur taille plus grande, par leurs tours non imbriqués, plans, par leurs carènes plus régulièrement espacées. Quant à M. Raïncourti, c’est

une varièté plus étroite de M. Heberti, et ses tours imbriqués sont en outre plus convexes.

Tyre. PI. XXI, fig. 1, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas.

Turritella Vasseuri, Cossm. Pl. XX 6eme 1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 9, pl. I, fig. 28, et pl. IT, fig. 10.

R. D. Le bel échantillon de Fresville que nous faisons figurer est identique à ceux de la Loire-Inférienre. Cette espèce diffère de T. carinifera, du Bassin de Paris, par la régularité des six carènes qui ornent ses tours et qui décroissent à partir de la carène antérieure, beaucoup plus saillante que les autres; des filets très minces couvrent le reste de la surface et sont croisés par des plis d’accroissement sinueux et rapprochés. T. Vasseuri ressemble beaucoup à T. Lamarcki, mais ses carènes sont plus écartées, et il y en a toujours une de moins sur chaque tour.

PLésioryre. PI. XX, fig. 1, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, A. Dollfus, Bourdot, Pissarro.

Turritella altavillensis, nov. sp. Pl. XX, fig. 6-7.

Taille grande, forme étroite, turriculée ; tours nombreux, dont la hauteur est égale aux six septièmes de la largeur, à profil concave, séparés par des sutures linéaires, accompagnées en dessous par une rampe déclive, limitée par une carène saillante et antérieure, au-dessous de laquelle les tours deviennent excavés; ils sont ornés de sept filets principaux un peu granuleux, inégalement espacés, entremèêlés de filets beaucoup plus fins ; toute la surface porte des plis d’accroissement sinueux.

R. D. On ne peut confondre cette espèce avec T. carinifera ni avec T. Vasseuri, car elle s’écarte de la première par son galbe plus étroit, par ses tours plus élevés, mieux excavés, par ses filets beaucoup plus fins et répartis inégalement ; elle diffère essentiellement de T°. Vasseuri par son ornementation composée de filets au lieu de carènes, par sa carène antérieure plus imbriquée; on ne peut non plus la confondre avec T°. imbricataria, auquel Deshayes l’avait rapporté sur l'étiquette qui accompagne les échantillons ; car ses tours sont plus excavés, non imbriqués, plus élevés et mieux carénés en avant. Toutefois, nous sommes très surpris de n’avoir trouvé dans aucune collection, autre que celle de Deshayes, à l'Ecole des Mines, d’échantillons ou même de fragments de cette espèce. Les différences très marquées, que nous venons de signaler ne permettent pas de penser que ce soient des individus provenant, par erreur, du Bassin de Paris ; leur galbe est évidemment éocénique, et comme ils ne proviennent certainement pas de la Loire-Inférieure, nous en concluons qu'ils sont vraisemblablement d'Hauteville, comme l'indique l'étiquette.

Tyre. PI. XX, fig. 6-7, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, cinq échantillons.

Turritella subula, | Desh.] BRUN ge 22.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 302.

R. D. Nous ne pouvons rapporter qu’à cette espèce un petit échantillon de Fresville qui n’est orné que de filets visibles à la loupe et d’un cordoanet saillant près de la suture antérieure. Le galbe des tours de spire est à peu près plan, tandis que, chez les jeunes individus de 7. ferebellala qu'on trouve au Bois-Gouît, il est concavo-convexe, avec des sutures canaliculées.

-PLésioryre. PI. XX, fig. 22, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Bayania lactea, [Lamk.] PI. XXVIL fig. 14, et PL XXII, fig. 9.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IT, p. 291. 1900 — Cossm. Loc. cil., p. 13, pl. IL, fig. 8-9.

Os. Espèce très commune dans le Cotentin, mais beaucoup moins variable que dans le Bassin de Paris. On la reconnaît aisément à sa forme trapue, à ses tours presque plans, se recouvrant parfois, ornés sur les premiers tours de 3 ou 4 sillons que traversent de petites côtes axiales, minces et très serrées ; cette ornementation disparaît souvent sur les derniers tours qui ne portent plus quelques filets obsolètes ; les sillons apparaissent de nouveau sur la base, caractère qui nous permet de rapprocher nos échantillons de la variété dolosa des environs de Paris. M. Dumas nous a communiqué de Fresville une variété de cette espèce que nous faisons figurer à cause de la forme des tours qui deviennent anguleux vers leur tiers inférieur ; nous proposons, pour cette variété, qui n’est pas une monstruosité, le nom wniangulata.

PLÉsIOTYPE. PI. XX VII, fig. 14, Coll. Pissarro. — Fresville. Var. uniangulata. PI. XX XI, fig. 9, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Plssarro, Brasil, Dumas. — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil.

Bayania substriata, [Desh.] PE XX ip 23.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 203.

R. D. L’individu que nous faisons figurer ressemble beaucoup à la figure de l’ouvrage de Deshayes, mais moins à l'interprétation qui en a été donnée dans le Catalogue de l'Eocène. Cependant, nous n’osons séparer cette coquille de B. substriata qui est peu connu et dont le type a dû certainement dévier. Les tours de cet échantillon sont convexes, les premiers ornés de cinq rubans aplatis dans les sillons séparatifs s’effacent sur les derniers tours. Le galbe est beaucoup plus ventru que celui de B. lactea et les tours sont plus étroits, plus convexes. D’autre part, B. frumentum est lisse, et B. hordacea a les tours flans, le dernier subanguleux à la base.

PLÉsioTYPE. PI. XX, fig. 23, Coll. Brasil. —'Hauteville, Loc. Hauteville, Coll. Brasil.

Lacuna bifunis, nov. sp. PI. XXI, fig. 7-8.

Taille très petite; forme globuleuse, ventrue ; spire courte, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque obtuse, à nucléus aplati; quatre tours très convexes, dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures peu profondes, non bordées: surface brillante, ornée de stries excessivement fines, visibles avec un très fort grossissement. Dernier tour très grand, formant à lui seul presque toute la coquille, ovale, arrondi à la base, sur laquelle ces stries persistent, sans toutefois devenir plus grosses; région ombilicale largement ouverte, circonscrite par un gros bourrelet saillant qui aboutit au contour supérieur de l’ouverture; de ce contour supérieur, part une arête aiguë qui s’enfonce à l’intérieur de l’ombilic. Ouverture arrondie, un peu anguleuse en arrière, à péristome continu; columelle lisse, excavée, bord columellaire calleux, mince, ne recouvrant pas l’ombilic.

DimeNsroNs. Longueur : 2 mill. 25 ; diamètre: 2 mill.

R. D. La seule espèce avec laquelle nous puissions comparer cette petite coquille est L. craspedomphalus, du Bartonien des environs de Paris, qui appartient aussi aux Lacuna s. s. Cependant, les deux espèces ne peuvent être confondues, car L. bifunis est bien plus globuleux que la coquille parisienne, et sa surface est striée, au lieu d’être lisse ; le bourrelet ombilical est lisse et n’est pas limité intérieurement par un sillon; en outre, il y a une seconde carène à l’intérieur de l’ombilic; ce caractère fait défaut chez L. craspedomphalus, et justifie le nom choisi pour l’espèce du Cotentin.

Type. PL. XXI, fig. 7-8, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Brasil, un échantillon dans chaque collection.

Littorina tricostalis, [Desh.] PI. XXI, £g- 0. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 259, pl. X, fig. 20.

R. D. Nous ne voyons aucune différence entre les échantillons de Fresville et ceux d’Antilly, dans le Bassin de Paris, avec lesquels nous les avons comparés. C’est une coquille de forme assez trapue, avec des tours convexes, ornés de trois cordons principaux, entre lesquels sont intercalés des filets beaucoup plus fins ; le cordon antérieur est plus saillant que les deux autres.

PLésioryre. PL. XXI, fig. 10, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Brasil, Dumas.

Littorina cf. armoricensis, Vass. Pl XXI Gg:t9: 1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 19, pl. IF, fig. 22-23.

R. D. L’unique échantillon de petite taille, recueilli à Hauteville, parait devoir se rapprocher à L. armoricensis plutôt qu’à L. fricoslalis, car sa forme

est plus étroite, imbriquée, et son ornementation comprend un cordonnet antérieur saillant, formant un angle, et au-dessous de cet angle, de nombreux filets fins presque égaux ; c'est une variété que l’on rencontre souvent au Bois- Gouët; en tous cas, notre échantillon ne paraît pas être adulte, et il serait intéressant d’avoir de meilleurs matériaux pour confirmer définitivement cette détermination.

PLésioryre. PI. XXI, fig. 9, Coll. Brasil. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. Brasil. — Fresville, Coll. Dumas.

Littorina mucronata, nov. sp. PI. XXL, fig. 11-12.

Taille assez petite ; forme globuleuse, mucronée au sommet; spire courte, à galbe extra-conique, à protoconque lisse, de un tour et demi; cinq à six tours convexes, dont la hauteur n’atteint pas la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondes, non bordées; ornementation composée de huit larges cordons équidistants, séparés par des sillons étroits. Dernier tour très grand, à peu près égal aux cinq sixièmes de la hauteur totale, caréné ou anguleux à la base, qui est peu convexe, et ornée de six larges rubans égaux et équidistants. Ouverture ovale, anguleuse en arrière ; labre mince, oblique, incliné d’avant en arrière ; columelle excavée en avant, rectiligne en arrière; bord columellaire calleux, large, un peu excavé, recouvrant complètement la fente ombilicale.

DIMENSIONS. — Longueur : 7 mill.; diamètre : 6 mill.

R. D. Nous ne voyons ni dans le Bassin de Paris, ni dans celui de la Loire- Inférieure, aucune coquille que nous puissions assimiler à celle-ci. À cause de sa forme trapue et de ses tours sillonnés, on pourrait la rapprocher de L. Dumiasi, maïs cette dernière espèce a une forme ovoïdo-conique, tandis que la coquille du Cotentin est globuleüse, mucronée, ornée de cordons saillants et réguliers.

Type. PI. XXI, fig. 11-12, Coll. Cossmann et Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Pissarro, un échantillon dans chacune de ces collections.

Homalaxis bifrons, [Lamk.] PI. XXI, fig. 17.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IIL, p. 256.

1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 24, pl. IL, fig. 28-29.

Ogs. On ne trouve jamais d'échantillons en bon état de cette espèce si commune, mais on les reconnaît aisément à leur forme épaisse, à leur contour arrondi, non anguleux, à leur spire ombiliquée presque autant que la base, avec des sutures crénelées.

PLésioryre. PI. XXI, fig. 17, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro. Bourdot, Dumas. — Fresville, Coll. Dumas.

Homalaxis marginata, |[Desh.] PI. XXI, fig. 16.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 257.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 25, pl. II, fig. 12.

R. D. Encore plus répandue que H. bifrons, cette coquille s’en distingue à première vue par sa base plane et par la carène saillante qui circonscrit la base de son dernier tour ; cette espèce est très variable et les crénelures de ses sutures s'atténuent, souvent même, elles disparaissent complètement chez certains individus, la surface des tours est ornée de filets concentriques obsolètes, qui font place, sur la base, à des plis d’accroissement fins, serrés et curvilignes.

PLésioryre. PI. XIX, fig. 16, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Coll. de l'Ecole des Mines. -— Fresville, Coll. Cossmann, Dumas.

Homalaxis serrata, | Desh.] PI. XXI, fig. 16: 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 256.

R. D. Les rares individus du Cotentin n’atteignent jamais une aussi grande taille que ceux du Bassin de Paris. Ils se distinguent de A. bifrons par leur épaisseur un peu moinire, par l’angle obtus qui circonscrit la périphérie du dernier tour, et qui est beaucoup moins saillant que la carène de A. marginata, par leur ombilic plus largement ouvert, et enfin par les sutures des tours qui sont totalement dénuées d’épines ou de barbelures.

PLÉSIOTYPE. PI. XXL, fig. 15, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro.

Homalaxis heliçoides, nov. sp. PI. XXI, fig. 13-14.

Taille petite ; forme globuleuse ; spire sénestre, saillante ; quatre tours convexes, croissant rapidement, séparés par des sutures assez profondes, ornés de filets spiraux larges et espacés, et de plis d’accroissement sinueux. Dernier tour formant à lui seul presque toute la hauteur de la coquille, arrondi à la périphérie ; base convexe, un peu irrégulière, avec un ombilic étroit. Ouverture ovale ; labre très légèrement bordé extérieurement, entaillé par une large sinuosité du côté de la spire.

DiMENsioxs. Diamètre : 4 mill. ; hauteur : 3 mill.

R. D. La découverte de cette petite coquille est extrêmement intéressante ; car, jusqu’à présent, On ne connaissait pas d’Homalaxis véritablement sénestre. En effet, H. Deshayesi n’est pas sénestre, et est simplement défoncé, de sorte que la face ombilicale parait saillante et la spire ombiliquée. Ici, au contraire, il est manifeste que c’est bien le côté de la spire qui fait saillie. Nous n’en connaissons maïheureusement qu’un seul échantillon, et il’ serait à désirer que l’on en découvrit d’autres, afin de savoir si l’espèce est normalement sénestre, ou si c’est une déformation accidentelle ; quoiqu'il en soit, on ne peut assimiler Æ. heliçoides à aucune des formes déjà existantes ; en effet, H. bifrons et

H. serrata ont des crénelures sur la suture du dernier tour, H. ammonoïdes est à peu près dénué de crénelures, et ses tours portent des filets obsolètes comme notre nouvelle espèce, mais sa forme est plus aplatie, plus régulière, ses tours sont plus nombreux et son ombilic est plus large ; quant à H. marginala, la carène de son dernier tour l’écarte complètement de A. heliçoides.

Tyre. PI. XXI, fig. 13-14, Coll. Pissarro. — Fresville.

Pseudomalaxis eurychone, Cossm. PI. XXI, fig. 18-20. 1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 26, pl. II, fig. 9-10.

R. D. Cette intéressante coquille, aussi rare dans le Cotentin que dans le Bassin de la Loire-Inférieure, a tout à fait la forme d’un jeune Solarium palulum, mais à cet age, cette dernière espèce a toujours la spire convexe et son ornementation est linéaire. Chez P. eurychone, au contraire, la spire est plane ou légèrement excavée, et les sutures sont encadrées de part et d’autre par un bourrelet finement perié, dont les perles ne se correspondent pas; la base est circonscrite par une carène très saillante, avec des perles très écartées, l’ombilic, très large, laisse apercevoir tout l’enroulement interne de la spire; il est entouré d’une carène perlée, dont les perles sont plus grosses que celles des bourrelets suturaux.

Tyre. PI. XXI, fig. 18-20, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, — Hauteville, Coll. Brasil, un échantillon dans chacune de ces collections ; Coll. Dumas, trois individus.

Solarium canaliculatum, Lamk. PENCXT fler 31.

1838 — Cossm. Cat. Éoc., I, p. 250.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 30, pl. I, fig. 11.

Ons. L’unique échantillon, en mauvais état, qui nous a été communiqué est, en tous points, identique à ceux de Grignon aux environs de Paris. Les tours, séparés par des sutures canaliculées, sont ornés de quatre cordonnets granuleux dont les deux extrêmes sont les plus gros; la périphérie du dernier tour est cerclée par une carène tranchante; l’ombilic est très large, et laisse apercevoir tout l’enroulement interne de la spire, il porte sur sa paroi interne deux rangées de crénelures. Il est permis de se demander, en présence de cette similitude, et en raison de ce que S. canaliculatuwm n’existe dans aucune autre collection du Cotentin, si l’échantillon de l'Ecole des Mines provient bien de ce Bassin, et si ce n’est pas plutôt un échantillon égaré du Calcaire grossier parisien ; la question est d’autant plus embarrassante que, cette fois, ce n’est plus, comme pour Turrilella allavillensis, une série d’échantillons nouveaux, provenant de la collection Deshayes, mais un seul individu étiqueté « Coll, de Verneuil ».

PLésioryre. PI. XXI, fig. 34, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines (d’après l'étiquette).

Solarium Lennieri, nov. sp. PI. XXI, fig. 29-30.

Taille moyenne; forme discoïdale, aplatie sur la face inférieure, largement ombiliquée sur la base ; protoconque lisse, de

un tour et demi; cinq tours tout à fait plans, séparés par des sutures à peine canaliculées, bordées en dessous par un gros cordonnet perlé; le reste de la surface est orné de quatre cordons granuleux plus fins et presque égaux. Dernier tour formant presque toute la hauteur de la coquille, portant à la périphérie deux carènes tranchantes et crénelées, comprenant entre elles un filet granuleux beaucoup plus fin ; base convexe, ornée, jusqu’à l’entonnoir ombilical, de cinq cordonnets finement crénelés dont les intervalles sont traversés par de nombreuses lamelles d’accroissement régulières; ombilic large, d’abord évasé, puis à paroi presque verticale, circonscrit autour de l’évasement par un cordon grossièrement perlé, puis par trois cordonnets plus finement crênelés, jusqu’à la paroi interne qui est excavée et axialement plissée.

DiIMENSsIONS. Diamètre : 6 mill. ; épaisseur : 3 mill.

R. D. Cette espèce qui appartient au même groupe que S. canaliculatum, s’en distingue par la présence de deux catènes périphériques peu tranchantes, et surtout par sa spire tout à fait plate. Si on compare S. Lennieri à S. ammoniles du Bassin de Paris, on constate qu’il s’en rapproche par sa forme aplatie et par les deux carènes qui circonscrivent son dernier tour; mais sa base est ornée d’une façon toute différente de celle de l’espèce parisienne, dont l’ombilic est entouré de deux grosses rangées de perles, avec un cordon granuleux intermédiaire.

Type. Pl. XXI, fig. 29-30, Coll. Cossmann. — Hauteville.

Loc, Hauteville, Coll. Cossmann.

Solarium Lebescontei, Vass. PI. XXI, fig. 37-38. 1900 — Cossm. Loc. cit., IL, p. 29, pl. IN, fig. 19-20.

R. D. Les échantillons du Cotentin différent un peu de ceux du Boïs-Gouët : ainsi, ils portent un cordonnet de moins sur la spire et sur la base ; néanmoins, nous ne croyons pas qu’il y ait lieu de les en séparer.

Type. PI. XXI, fig. 37-38, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines; Coll. Dumas. — Fresville, Coll. Brasil, Dumas.

Solarium Goossensi, Morlet. PI. XXI, fig. 27-28. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 252, pl. X, fig. 38-39.

R. D. On trouve plus fréquemment cette espèce dans le Cotentin que dans le Bassin de Paris; elle est caractérisée par ses tours ornés de cinq cordons dont les deux extrêmes sont très larges et perlés ; la périphérie est cerclée par trois carènes, puis ornée de trois cordonnets équidistants, dont les intervalles portent de nombreuses lamelles d’accroissement ; l’entonnoir ombilical est circonscrit par deux larges bandes rapprochées qui s’enfoncent à l’intérieur de l’ombilic étagé ; on ne peut confondre S. Goossensi avec S. plicalum, à cause

de la présence de ses trois carènes périphériques, de ses cordons circaombilicaux moins larges et moins rainurés, et de sa spire moins plissée dans le sens axial ; si nous le comparons à S. Lebescontei de la Loire-Inférieure, nous voyons qu’il en diffère par la plus grande régularité des cordons de sa base et par sa spire mieux plissée.

PLésioryre. PI. XXI, fig. 27-28, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Solarium Douvillei, nov. sp. PI. XXI, fig. 24-25, 26 et 35-36.

Taille moyenne ; forme élevée, à base un peu convexe; spire à galbe conoïdal; protoconque lisse, à nucléus large et aplati; cinq tours plans, séparés par des sutures larges, profondément canaliculées, bordées en dessous par une large bande sur laquelle les accroissements découpent des crénelures allongées et obliques, et en dessus, par un cordon perlé plus saillant que les deux filets granuleux intermédiaires ; sur le dernier tour, ces filets deviennent plus nombreux, et comprennent entre eux des'filets beaucoup plus fins; toute la surface est traversée par des plis d’accroissement obliques. Dernier tour grand, égal à environ la moitié de la hauteur totale, muni à sa périphérie d’une carène tranchante, séparée du dernier cordon par une rampe excavée au fond de laquelle les plis d’accroissement forment de petites lamelles obliques ; base légèrement bombée, ornée, à partir de la carène, de six cordons, les trois premiers étroits et granuleux, les trois suivants se transformant en larges bandes portant des crénelures allongées et obliques; ombilic peu largement ouvert, égal au quart du diamètre de la coquille, portant sur sa paroi interne deux cordons crénelés. Ouverture subquadrangulaire.

DIMENSIONS. Diamètre : 8 mill. ; hauteur : $ mill.

R. D. Cette nouvelle coquille est évidemment très voisine de S. Lebesconte, mais elle atteint une bien plus grande épaisseur que cette espèce; en outre, son ombilic est plus étroit, son diamètre ne dépassant le quart de celui de la coquille ; sa base est plus aplatie, et enfin, entre les deux cordons extrèmes des tours de spire, il n’y a que deux filets granuleux.

Tyr. PI XXI, fig. 24-25, Coll. Brasil. — Fresville.

PLÉsIOTYPE. PI. XXI, fig. 26 et 35-36, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, unique. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines.

Solarium plesiomorphum, #ov. sp. PLEXXI. Ge. 41:32.

Taille petite ; forme aplatie sur la face inférieure, largement ombiliquée sur la base; protoconque lisse, à nucléus aplati;

quatre tours de spire tout à fait plans, séparés par des sutures canaliculées, bordées de part et d’autre par un large cordon portant des crénelures obliques ; entre les cordons extrêmes, on compte deux rubans crénelés presque aussi larges que ceux-ci; au fond de la rainure suturale, on distingue un mince filet perlé. Dernier tour formant toute la hauteur de la coquille, muni à sa périphérie de deux carènes lisses non tranchantes; base convexe, ornée de sept filets granuleux qui s’élargissent jusqu’au cinquième ; le sixième est mince et plus profondément enfoncé que les autres ; enfin, le septième qui circonscrit l’ombilic est large et porte des crénelures allongées; ombilic bien ouvert, égal aux deux cinquièmes du diamètre total, laissant apercevoir tout l’enroulement interne de la spire, muni sur sa paroi interne de deux cordons perlés inégaux. Ouverture arrondie.

DIMENSsioNs. Diamètre : $ mill. ; hauteur : 2 mill.

R. D. Par sa spire plane, cette petite espèce s’écarte complètement de toutes celles que nous avons examinées jusqu’à présent, et nous ne retrouvons ce caractère que chez S. ammonites des Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure ; mais ici, l’ornementation de la spire et de la base diffère par sa régularité ; le sixième cordon, entouré de deux cordons beaucoup plus épais, présente une disposition assez peu répandue. Nous nous trouvons donc bien en présence d’une forme spéciale à la faune du Cotentin.

Tyre. PI. XXI, fig, 31-33, Coll. Pissarro. — Hauteville, commune.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Brasil, Bourdot, Cossmann. — Fresville, Coll. Dumas, Pissarro.

Solarium Dubusi, nov. sp. PL. XXI, He: 21-23:

Taille petite ; forme complètement aplatie sur la face inférieure, largement ombiliquée sur la base ; protoconque lisse, à nucléus aplati ; trois tours de spire, séparés par des sutures canaliculées, bordées en dessous par un cordon perlé, qu’une étroite strie sépare du reste du tour qui est dénué d’ornementation spirale ; de chaque perle du cordon granuleux, partent deux costules rayonnantes, un peu sinueuses, qui vont aboutir aux perles d’un second cordon suprasutural. Dernier tour formant à lui seul toute la hauteur de la coquille, circonscrit à sa périphérie par deux carènes lisses, à intervalle excavé, portant de nombreuses et petites lamelles d’accroissement; base convexe, ornée, comme la spire, de costules rayonnantes partant du cordon granuleux circa-ombilical ; ces costules sont plus sinueuses et mieux bifurquées que celles de la spire ; ombilic très large, muni, sur sa

paroi interne, de deux cordons granuleux inégaux. Ouverture arrondie.

DiIMENSsIONS. Diamètre : 4 mill. ; hauteur : 1 mill. 5.

R. D. Si nous n'avions eu en mains de nombreux échantillons de cette espèce, nous aurions pu croire à une transformation accidentelle de S. plesiomorphum. Il suffirait presque, en effet, pour obtenir S. Dubusi, de supprimer par l'imagination les sillons spiraux des tours. Nos deux types ont la même forme tout à fait plane, des sutures de même largeur, et un ombilic aussi ouvert. Cependant, on peut constater que, même en supposant cette transformation possible, on ne reconstituerait pas exactement S, plesiomorphum, car les granulations de ses cordons ne se correspondent pas rigoureusement, et nous n’aurions pas les costules rayonnantes de l’autre espèce. Nous sommes donc réellement en présence d’une espèce distincte.

Type. PL XXI, fig. 21-23, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Brasil, répandue.

Paryphostoma minus, | Desh.] Pi XXI, fie. + 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 247.

Ogs. On reconnaît facilement cette petite coquille commune, grâce à sa forme allongée, à ses tours peu convexes, non étagés, à ses sept sillons un peu imbriqués, à son ouverture calleuse, canaliculée en arrière ; les tours portent de petits plis d’accroissement, visibles seulement sur quelques échantillons. Il y a identité absolue entre les individus de Fresville et ceux du Lutétien de Grignon, dans les environs de Paris.

PLésioryre. PI. XXI, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Coll. Brasil.

Paryphostoma turricula, |Brug.] PI. XXI, fig. 4.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 247.

1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 31, pl. II, fig. 13 et 18.

R. D. Beaucoup moins répandue que la précédente, cette espèce s’en distingue, à première vue, par sa taille bien plus grande, et surtout par ses tours plans et étagés. En outre, chaque tour porte au plus six sillons, tandis qu’il y en a toujours au moins sept chez P. minus ; l’ouverture est un peu calleuse, et elle est plus profondément canaliculée à sa partie postérieure.

PLÉSIOTYPE. PI. XXI, fig. 4, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Bourdot.

Rissoina clavula, |[Desh.] PI. XXII, fig. 1.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 241.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 33, pl. IV, fig. 5-7.

Os. Cette petite coquille, qui est aussi répandue dans le Cotentin que dans le Bassin parisien, se reconnait à sa forme un peu trapue, à ses tours convexes, à ses côtes assez épaisses, obliques et écartées, persistant jusqu’à la base du dernier tour. où elles s’effacent graduellement ; le labre est presque droit, et est bordé d’un épais bourrelet ; le bord columellaire, calleux et presque détaché de la base, présente une saillie dentiforme à sa partie inférieure.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 1, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas. — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Miquel, Cossmann.

Rissoina (Zebinella) corrugata, nov. sp. PI. XXII, fig. 14-15.

Taille assez grande ; forme trapue, conique; protoconque lisse, paucispirée, terminée par un nucléus obtus ; huit tours très convexes, dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondes, bordées en dessus par un petit bourrelet ; les tours sont ornés de costules courbes, saïllantes, presque rugueuses, ne se correspondant pas d’un tour à l’autre, et de filets spiraux serrés, inégaux, un peu onduleux. Dernier tour grand, oval, égal à la moitié de la hauteur totale, arrondi à la base, sur laquelle l’ornementation se prolonge jusqu’à sa partie supérieure. Ouverture large, avec une étroite gouttière dans l’angle postérieur; labre fortement épaissi extérieurement, oblique, incliné en avant; columelle un peu excavée à sa partie inférieure, munie d’une saillie dentiforme à sa partie supérieure, avant de se rattacher au bord libre de l’ouverture ; bord columellaire calleux, un peu détaché de la base.

DimENsioNs. Longueur : 10 mill.; diamètre : 4 mill.

R. D. On distingue cette espèce de R. cochlearellu, par sa forme beaucoup plus trapue, par ses tours plus convexes, par ses côtes rugueuses, et surtout par les filets spiraux onduleux qui ornent la surface de ses tours ; chez R. cochlearella, ce sont plutôt des stries, et l’ornementation axiale est plus importante que l’ornementation spirale, tandis que chez R. corrugata, les filets sont presque aussi saillants que les costules axiales.

Type. PI. XXI, fig. 14-15, Coll. Pissarro, — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Rissoina (Zebinella) constantinensis, nov. sp. PI. XXII, fig. 5-6 et 7.

Taille moyenne ; forme pupoïdale, trapue; spire à galbe extraconique, puis conoïdal, à protoconque lisse, de un tour et demi; six tours presque plans, dont la hauteur est un peu supérieure à

la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires surmontécs d’un très petit bourrelet à peine visible, ornés de costules axiales très minces, serrées , obliques. Dernier tour très grand, égal aux six onzièmes de la hauteur totale, un peu atténué à la base qui est presque plane, et sur laquelle les costules persistent jusqu’à sa partie supérieure. Ouverture large, semicirculaire, dilatée en avant, à peine canaliculée en arrière ; columelle rectiligne, un peu renflée en avant, à sa jonction avec le bord libre de l'ouverture; labre épaissi extérieurement, fortement incliné d’avant en arrière ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

Dimensions. Longueur : 11 mill.; diamètre : 15 mill.

R. D. Par sa forme courte et trapue, notre coquille s’écarte complètement des précédentes ; par la finesse de son ornementation, elle pourrait être comparée à R. plicatilis ; mais, outre que cette dernière espèce est plus allongée, elle porte des stries spirales qui paraissent faire défaut chez R. constantinensis. Les Rissoina du Bassin de la Loire-Inférieure ont toutes une forme beaucoup plus allongée.

Types. PI. XXII, fig. 5-6, Coll. Dumas. — Fresville, = PI. XXI, fig. 7, Coll. Bourdot. — Hauteville.

Loc. Fresville et Hauteville, Coil. Bourdot.

Rissoina (Zebinella) plicatilis, Desh. PI. XXII, fig. 8-9.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 242.

1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 34, pl. IV, fig. 13-14.

R, D. Nos rares échantillons du Cotentin sont identiques à ceux du Bois- Gouët, ou du moins à la variété à côtes minces et serrées ; les costules sont beaucoup plus épaisses et plus écartées sur les premiers tours que sur les derniers ; la surface est chargée de stries spirales extrêmement fines qu’on aperçoit surtout sur la base, où elles deviennent plus profondes et plus espacées ; la

base a la périphérie un peu anguleuse, et le labre est moins oblique que celui de R. constantinensis.

PLésioryre. Pl. XXII, fig. 8-9, Coll. de l’École des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Pissarro.

Rissoina (Zebinella) discreta, Desh. PI, XXII, fig. 12-13. 1888 = Cossm. Cat. Eoc., III, p. 242.

R. D. Cette espèce se distingue de R. plicatilis par sa forme plus élancée, avec des tours plus convexes et des sutures moins profondes, et par son ornementation, dont les costules axiales, épaisses et écartées sur les premiers tours, s’atténuent au point de disparaître presque complètement sur les derniers, où les filets spiraux sont alors très apparents ; le labre est très sinueux, et souvent une varice lui fait suite sur l’avant-dernier tour.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 12-13, Coll. Pissärro, — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Bourdot, — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Pissarro.

Rissoina (Zebinella) semistriata, [Lamk.] PI XXIL, fig. 11. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 243.

OBs. L’ornementation de cette coquille consiste en costules droites et minces sur les premiers tours, s'effaçant un peu sur les derniers où elles sont croisées par des stries spirales extrêmement fines, qui donnent à la surface un aspect ponctué. De plus, la coquille a un galbe conoïdal, et sa protoconque est mamelonnée ; la base est anguleuse à sa périphérie; les sutures sont surmontées d’un petit bourrelet que limite une strie un peu plus profonde que les autres ; enfin, le labre est à peine épaissi extérieurement.

PLÉsIOTYPE. — PI. XXII, fig. 11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, — Hauteville, Coll. Brasil, Cossmann, Pissarro.

Rissoina (Zebinella) lævigatissima, Desh. PI. XXII, fig. 2.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 243.

1900 — Cossm. Loc. cit., p. 34, pl. IV. fig. 12.

R. D. On rencontre très fréquemment dans le Cotentin cette petite espèce qui se distingue des précédentes par sa surface brillante, complètement dénuée d’ornementation; les tours sont un peu convexes, surtout en avant; l'ouverture présente la même disposition que celle de R. cochlearella, avec un labre bordé extérieurement d’un gros bourrelet, et incliné d’avant en arrière.

PLésrorype. PI. XXII, fig. 2, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas, Brasil, Miquel; Coll. de l'Ecole des Mines. — Orglandes, Coll. Cossmann.

Rissoina (Zebinella) cf. polita, [Desh.| PI. XXII, fig. 10. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 242.

CBs. L’unique échantillon que nous avons recueilli à Fresville est un peu usé, et sa surface est à peu près lisse. On peut cependant y distinguer, avec un fort grossissement, de petites costules obliques et serrées sur les premiers tours, disparaissant sur les derniers où il n’y a plus que des stries spirales d’une extrême finesse; en outre, les tours sont convexes, et les sutures sont bordées en haut par un petit bourrelet ; il y a quelques varices sur les tours; ces caractères nous paraissent bien devoir se rapporter à R. polita, mais nous attendrons de meilleurs matériaux avant de confirmer cette assimilation.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 10, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissatro, Bourdot, Dumas. — Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro.

Rissoina (Zebina) fallax, Desh. PI. XXII, fig. 3: 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 243.

R. D. Par sa forme courte et trapue, à galbe conoïdal, cette petite coquille s'écarte de R. lævigatissima, et, du reste, elle appartient à une autre Section. En tous cas, elle est identique aux échantillons provenant du Bartonien du Fayel, aux environs de Paris ; sa surface est lisse et brillante, ses tours plans sont séparés par des sutures linéaires, enfin son labre est moins épaissi extérieurement et est plus incliné que celui de R. levigalissima.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas.

Pseudotaphrus buccinalis, [Lamk.| PI. XXII, fig. 4. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., p. 238.

R. D. On trouve fréquemment à Hauteville des échantillons de cette espèce qui s’identifient complètement avec ceux du Lutétien de Grignon. Ils ont une forme un peu trapue et des tours convexes, ornés de nombreux filets fins et serrés ; le dernier tour est très grand : il est égal aux deux tiers de la hauteur totale, ainsi que cela a lieu dans la variété fayellensis que l'on trouve au Fayel, dans le Bartonien des environs de Paris. P. buccinalis diffère de P. Bourdoti, de la Loire-Inférieure, par sa forme plus trapue, par sa base plus arrondie, et par l'absence de rampe au-dessus de la suture.

PLÉsioTyrE. PI. XXII, g. 4, Coll. Pissarro, — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Brasil, Dumas. — Fresville. Coll. Dumas, Cossmann, Pissarro.

Rissoia nana, [Lamk.] PI. XXII, fig. 16.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 233.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 37, pl. IV, fig. 18-10.

Ogs. Aussi variable dans ses proportions que dans son ornementation, cette petite coquille est toujours caractérisée par sa forme un peu ventrue, et surtout par l'absence totale d’ornementation spirale ; les côtes, plus ou moins saillantes et plus ou moins espacées, s’arrêtent brusquement à la périphérie de la base qui est lisse. Il ne nous paraît pas possible de séparer les individus du Cotentin de ceux des environs de Paris.

PLésioTyre. PI. XXII, fig. 16, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas. — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Pissarro.

Rissoia (Alvania) Dollfusi, nov. sp. PI. XXII, fig. 17-18.

Taille microscopique; forme allongée; spire longue, à galbe conique ; protoconque lisse, obtuse, de un tour et demi; trois tours convexes, anguleux vers le tiers inférieur, séparés par des

sutures peu profondes, non bordées, ornés de deux filets spiraux au-dessus de l’angle, et d’un filet sur la rampe postérieure, et de costules axiales, minces, qui s'étendent d’une suture à l’autre. Dernier tour grand, un peu supérieur à la moitiè de la hauteur totale, arrondi à la base, sur laquelle les filets persistent, tandis que les côtes s’effacent graduellement. Ouverture circulaire, à péristome continu, labre un peu épaissi extérieurement.

Dimensions. Longueur : 2 mill. ; diamètre : 1 mill.

R. D. Bien différente de R. nana, cette espèce doit être rangée parmi les Alvania, à cause du treillis qui orne ses tours. Elle ne peut être confondue avec R. Barreti, dont les tours sont arrondis, avec des côtes axiales beaucoup plus obsolètes, et dont l’ouverture est un peu canaliculée dans l’angle postérieur. D'autre part, elie se distingue de R. Dumasi, du Bois Gouët, qui a une ouverture circulaire, par ses tours anguleux, et par la plus grande importance de ses cordons spiraux ; chez R. Dumasi, en effet, l’ornementation est surtout composée de grosses côtes axiales, écartées, avec quelques minces filets spiraux dans leurs intervalles. L’individu d’'Hauteville n’est pas absolument identique au type de Fresville ; ses côtes axiales sont plus serrées et plus régulières sur la face dorsale du dernier tour. Toutefois, eu égard à l’état de conservation de ces coquilles, nous considérons la seconde comme une simple variété de la première.

Type. PI. XXII, fig. 17, Coll. Cossmann. — Orglandes. Var. PI. XXII, fig. 18, Coll. Pissarro. — Hauteville. Loc. Orglandes, Coll. Cossmann. — Hauteville, Coll. Pissarro.

Nystia polita, [Edw.] PI. XXII, fig. 28.

1888 — Cossm. Cat. Eoc. III, p. 262, pl. VII, fig. 35-37. 1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 40, pl. IV, fig. 27-28.

R. D. De même que dans la Loire-Inférieure, cette coquille est variable dans le Cotentin : toutefois, elle est caractérisée par sa forme globuleuse et conoïidale, par son ouverture assez petite, dont le péristome est épais, mais non bordé par une varice; la figure d'Edwards est très claire à cet égard, et les échantillons de Neauphlette, dans le Bassin de Paris sont identiques ; c’est donc bien à cette forme qu'il faut appliquer le nom polita, tandis que la coquille à labre variqueux, qu’on ne recueille que dans le Cotentin, comme on le verra ci-après, doit former une espèce nouvelle et très distincte.

PLÉésioryre. Pl. XXII, fig. 28, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas. — Hauteville, Coll. Cossmann.

Nystia microstoma, [Desh.]| PI. XXII, fig. 20. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., IL, p. 231, pl. VIIL, fig. 34.

R. D. Il est extrêmement difficile de séparer cette espèce de la précédente. On peut cependant, avec beaucoup d’attention, constater qu’elle a une forme

moins globuleuse, plus cylindrique ; le dernier tour est beaucoup plus grand, et il est un peu en retrait sur l’avant-dernier; enfin, l’ouverture est plus petite, le labre est plus mince et beaucoup plus incliné.

Présioryre. PI. XXII, fig. 20, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Nystia cirsochilus, nov. sp. PI. XXII, fig. 24 et 27.

Taille petite; forme ventrue, conoïdale, subulée, spire lisse, tronquée au sommet; quatre tours à peine convexes, dont la hauteur dépasse la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovale à la base qui est imperforée. Ouverture ovale, située dans un plan vertical, munie d’un péristome interne, auquel s’ajoute extérieurement une varice épaisse et arrondie, formant un bourrelet complètement isolé depuis la suture en arrière jusqu’à la base en avant; bord columellaire calleux, épais, assez large.

Dimensions. Longueur : 5 mill. 5 ; diamètre : 2 mill.

R. D. Quoique cette coquille ait tout à fait le galbe de N. polita, elle doit en ètre séparée à cause du bourrelet de son labre, qui reproduit exactement la disposition de celui de N. Duchasteli, type du Genre Nystia; ce bourrelet fait complètement détaut chez N. polita, et est peu apparent chez N. micrositoma, qui cependant sont classés dans le même Genre, à cause de leur spire tronquée.

Type. PI. XXII, fig. 24 et 27, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Nystia haudinflata, Cossm. PI. XXII, fig. 19. 1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 41, pl. IV, fig. 29-30.

R. D. Nous avons beaucoup hésité avant d’assimiler notre unique échantillon à l’espèce de la Loire-Inférieure, car il est en fort mauvais état. Cependant sa forme cylindrique et étroite permet de le distinguer des espèces précédemment décrites ; le dernier tour n’est pas en retrait sur l’avant-dernier; les tours sont convexes, l’ouverture est un peu canaliculée dans l’angle postérieur ; le labre est vertical, son contour est épais, mais non bordé à l’extérieur. On peut se demander si cette coquille n’est pas un Tyuncatella; en examinant l'ouverture, on s’aperçoit immédiatement que cette hypothèse n’est pas admissible, car les Truncatella ont l’ouverture subcirculaire, moins canaliculée en arrière, et munie d’un fort bourrelet extérieur.

PLÉSIOTYPE. PI. XXII, fig. 19, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Éoll. Pissarro, unique.

Pasitheola eulimoides, [Cossm.] PI. XXII, fig. 21-22.

1888 — Balanocochlis eulimoides, Cossm. Cat. Eoc., II, p. 281, pl. XI, fig. 4-5.

R. D. Nos échantillons sont mal conservés, mais ils sont comparables à ceux des environs de Paris à cause de leur forme courte, de leurs tours à peine convexes, séparés par des sutures bien visibles et de leur spire terminée par un nucléus obtus, aplati. Cette espèce ne peut être confondue avec P.macera, du Bois-Gouët, dont les sutures sont à peine visibles et dont le galbe est plus étroit.

PLÉSIOTYPE. PI. XXII, fig. 21-22, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, très rare.

Lapparentia angustivoluta, nov. sp. PI. XXI, fig. 25-26.

Taille petite; forme conique; six ou sept tours très étroits, plans, séparés par des sutures profondes, subcanaliculées ; avantdernier tour un peu plus saïllant que le dernier qui est subanguleux à la base ; celle-ci est étroitement perforée au centre. Ouverture très petite, obliquement inclinée ; bord columellaire laissant apercevoir la fente ombilicale ; quant aux plis columellaires, nous n’avons pas voulu sacrifier nos échantillons pour chercher à les distinguer, la forme extérieure permettant de les déterminer génériquement avec assez de certitude.

DiMENsIoNs. Hauteur : 3 mill. ; diamètre : 1 mill. 5.

R. D. Cette espèce se distingue, à première vue, de L. irrepularis par ses tours plus nombreux, plus étroits, plus plans ; l’avant-dernier est bien moins globuleux par rapport au dernier. Si on la compare à L. Fischeri, on voit qu’elle s’en écarte encore davantage par le nombre et la faible hauteur de ses tours, par son dernier tour subanguleux, beaucoup moins élevé et par son ouverture plus petite.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 25-26, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro.

Assiminea conica, [C. Prévost] PI. XXII, fig. 23.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 209.

R. D. On reconnait cette petite coquille à sa forme trapue, conoïdale, à la grandeur de son dernier tour, qui, mesuré de face, atteint presque les quatre cinquièmes de la hauteur totale et qui est subanguleux à la périphérie ; l’ouverture est un peu anguleuse en arrière, son péristome est large; le labre est épaissi extérieurement ; elle s’écarte de À. dishinguenda, de Ja Loire-Inférieure, par sa forme plus courte, par la brièveté de sa spire, par la plus grande largeur de son péristome, et enfin par l’occlusion de sa fente ombilicale.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 23, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc, Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Miquel.

Dissostoma mumia, [Lamk.] PI. XXII, fig. 29.

1888 — Cyclostoma mumia, Cossm. Cat. Eoc., II, p. 206. 1900 — Dissostoma mumia, Cossm. Loc. cit., Il, p. 44, PI. IV, fig. 33-34.

R. D. On ne rencontre jamais d’échantillons intacts de cette espèce, mais on reconnait facilement les fragments, à cause de leurs tours convexes, ornés. de filets réguliers assez saillants, et de leur dernier tour large, anguleux à la base qui est plane et un peu plus finement ornée que le restant de la surface ; l'ouverture est mutilée sur tous les individus que nous avons pu examiner.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 29, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Hipponyx Bourdoti, nov. sp. PI. XXIIL, fig. 22-23.

Taille petite, forme irrégulière, capuloïde ; sommet rejeté au delà du contour postérieur, terminé par une protoconque lisse, de un tour et demi, fortement déviée à gauche ; ornementation composée de côtes minces, écartées, un peu sinueuses, atteignant le bord antérieur, et de filets très fins, au nombre de quatre ou cinq entre les côtes principales; ces côtes sont traversées par des rides d’accroissement sublamelleuses. Peritrème ovale, non épaissi; impressions musculaires peu visibles.

DIMENSsIONSs. Grand diamètre : 9 mill., diamètre transversal : ÿ mill. 5 ; hauteur 6 mill.

R. D. Par sa forme capuloïde, cette coquiile se rapproche de A. cornucopiæ, mais sa hauteur est bien moindre et son sommet est rejeté beaucoup plus en arrière du contour postérieur qui n’est pas épaissi; l’ornementation est plus régulière et comporte des côtes principales plus saillantes avec des filets intermédiaires plus fins que ceux de F7, cornucopiæ ; aussi nous ne pensons pas que ce soit un échantillon déformé de l'espèce si connue et si commune.

Type. PI. XXII, fig. 22-23, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Hipponyx granifer, nov. sp. PI. XXII, fig. 19-21.

Taille moyenne; forme capuloïde, élevée ; sommet surplombant un peu le contour postérieur, non dévié ; ornementation composée de grosses côtes rapprochées, striées longitudinalement et chargées de granulations imbriquées ; dans les intervalles des côtes principales, il y a trois ou quatre côtes beaucoup plus fines et également granuleuses ; péritrème ovale, presque circulaire, un peu épaissi et caréné à sa partie postérieure.

DiMENsioNs. Diamètre : 7 mill. ; hauteur : 10 mill.

R. D. Cette élégante coquille rappelle beaucoup, par sa forme élevée, H. cornucopie ; elle s’en rapproche encore par son contour postérieur, qui bien que n'étant pas échancré, est un peu épaissi comme celui de cette espèce; mais son ornementation est complètement différente : au lieu des côtes obsolètes et des filets minces de H. cornucopiæ, la surface de H. granifer est chargée de côtes granuleuses tout à fait caractéristiques, qui ne se retrouvent chez aucun autre Hipponyx des bassins de Paris ou de la Loire-inférieure, saufchez Æ. alticosla, qui est très déprimé.

Type. PI. XXII, fig. 19-21, Coll. Bourdot. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Hipponyx dilatatus, Lamk. PI. XXII, fig. 30-31 et pl. XXXIL, fig. 5.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 199.

1900 — Cossm. Loc. cit, Il, p. 45, pl." V, fig. 4-5.

R. D. Les coquilles du Genre Hipponyx sont très variables, à cause de leur mode de fixation sur les corps étrangers, et il est assez difficile de les séparer lorsqu'elles n’ont pas atteint leur complet développement. En particulier, pour distinguer H. dilatatus de H. cornucopiæ, il faut constater que sa forme est beaucoup plus surbaissée, et que son ouverture est à peu près circulaire, dénuée de sinuosité à sa partie postérieure ; quant à l’ornementation, elle est identique chez les deux espèces, maïs celle-ci atteint une taille bien plus grande.

Pzésioryre. PI. XXII, fig. 30-31, Coll. Pissarro. — Fresville.

Grand individu, PI. XXXII, fig. s, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Coll. Dumas.

Hipponyx tuba, Desh. PI. XXII, fig. 3.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 199.

R. D. C'est bien à F1. tuba et non à H. spirirostris, ainsi que nous l’avions d’abord pensé, qu’il faut rapporter les échantillons d’Hauteville ; ils se reconnaissent à leur forme allongée, et à leur sommet enroulé et rejeté à gauche ; la protoconque a les tours détachés ; la surface est ornée de fines côtes régulières, coupées par des lamelles d’accroissement ; ces lamelles sont très serrées et forment un élégant feston à la partie postérieure de la coquille, au-dessous du sommet.

Présiorype. PI. XXII, fig. 3, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Hipponyx spirirostris, [Lamk.| PI. XXII, fig. 15-16.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 199.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 46, pl. V. fig. 2-3.

R. D. Les différences sont légères entre cette espèce, qui est rare dans le Cotentin, et 1. tuba, et c’est surtout par l’ornementation qu’on peut l’en

séparer. Contrairement à ce qui a lieu chez les individus du Bassin de Paris, les costules sont excessivement fines et serrées, mais les lamelles d'accroissement sont beaucoup plus saillantes et plus rapprochées que celles de H. tuba, ce qui donne à la surface un aspect plus étagé, mais moins grossier ; le sommet est aussi déroulé que celui de l’espèce précédente.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 15-16, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Brasil.

Hipponyx comptus, Desh. PI. XXII, fig. 7-9 et 11-12. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 129.

R. D. Tant que cette coquille n’est pas adulte, elle a encore la forme d’H. cornucopiæ, tandis que lorsqu'elle a atteint son complet développement, elle est patelliforme ; il est vrai que nous avons un autre individu d’Hauteville répondant à ce caractère, mais il est assez mal conservé, et cette détermination est assez douteuse. Quoi qu’il en soit, cette coquille est ornée de filets non granuleux très réguliers, coupés concentriquement par les accroissements ; le sommet se termine par une protoconque lisse contournée et fortement rejetée sur la gauche; ce sommet lisse ne permet pas de confondre H. complus avec un Capulus, dont le sommet est toujours strié.

PLésiorype. Pl. XXII, fig. 8-9 et 11-12, Coil. Dumas. — Fresville, et PI. XXIIL, fig. 7, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Miquel. — Fresville, Coll. Dumas.

Hipponyx elegans, Desh. PI. XXIL, fig, 32-33. 1888 -— Cossm. Cat. Eoc., II, p. 200.

R. D. Il n’est pas aisé de séparer cette espèce de H. sublamellosus ou de H. comptus adulte ; cependant, elle est plus élevée que le premier, dénuée des lamelles qui le caractérisent, et ornée de côtes plus saillantes, plus articulées que le second ; sa forme est très irrégulière; entre les côtes principales, on distingue généralement deux ou trois côtes plus petites.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 32-33, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Hipponyx Brasili, nov. sp. PI. XXII, fig. 34-36.

Taille moyenne ; forme aplatie, irrégulière ; sommet obtus, à protoconque saillante, situé presque au centre de la coquille; ornementation composée de côtes rayonnantes très saillantes, espacées, comprenant entre elles des costules nombreuses et très fines; des lamelles d’accroissement concentriques, assez rapprochées, forment de grosses tubulures sur les côtes principales ; peritrème à peu près circulaire, un peu aplati à sa partie postérieure ; impression musculaire peu profonde, s’arrêtant à la moitié de la hauteur.

DrMENSsIONS. Diamètre : 22 mill. ; hauteur : 8 mill.

R. D. Il est impossible de rapprocher cette espèce d’aucune des précédentes ; son sommet subcentral, sa forme déprimée, ses côtés élevées, entre lesquelles il y a de nombreuses stries rayonnantes, lui donnent un aspect particulier, assez semblable à celui d’H. allicosta, mais elle est encore plus surbaissée, et son sommet n’est pas excentré comme celui de cette dernière espèce ; enfin ses côtes rayonnantes sont beaucoup plus nombreuses.

Tyre. PI. XXIL, fig. 34-36, Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, unique.

Hipponyx opercularis, | Desh.] PI. XXII, fig. 39. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 201.

R. D. Nous ne pouvons séparer de l’espèce parisienne un petit échantillon un peu usé, provenant d'Hauteville, aplati comme elle, à sommet enroulé et lisse situé tout à fait vers le bord postérieur, et orné de fines stries rayonnantes. À l’intérieur, le bord postérieur est garni d’une petite côte concentrique ressemblant à celle de Plesiothyreus, mais non crénelée comme chez ce dernier. L’impression musculaire se termine par des branches courtes et bien marquées.

PLÉsIOTYPE. PI. XXII, fig. 39, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Hipponyx sublamellosus, Desh. PI. XXII, fig. 1.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 199.

1900 — Cossm, Loc. cit., Il, p. 46, pl. V, fig. 6.

R. D. La forme des Hipponyx est trop variable pour qu’on puisse tirer une indication utile de l’apparence déprimée de notre échantillon d’Hauteville. Mais il ressemble complètement par son ornementation à la figure du second ouvrage de Deshayes; entre les côtes rayonnantes principales sont des costules beaucoup plus fines, qui festonnent délicatement les lamelles rudimentaires. Le sommet est généralement très excentré. Cette espèce diffère d’AH. complus par ses côtes plus inégales et par ses lamelles plus marquées.

PrésioType. PI. XXIII, fig. 1, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro.

Hipponyx alticosta, Cossm. PI. XXII, fig. 37-38. 1893 — Cossm. Cat. Eoc., App. I, p. 7, fig. 7.

R. D. Les rares fragments de cette espèce correspondent très exactement à la figure et à la description données dans l’Appendice n° 1 du Catalogue ; leurs caractères sont suffisamment nets pour autoriser cette assimilation. La forme de la coquille est très surbaissée, comme chez H. patelloides, et son sommet forme une petite coquille embryonnaire à protoconque déviée, ornée de grosses côtes rayonnantes ; puis, brusquement, les côtes deviennent bien

plus saillantes, minces et tranchantes, chargées d’écailles imbriquées, et elles comprennent entre elles des filets beaucoup plus fins; le contour, festonné par les côtes, paraît avoir une forme ovale. Nous avions d’abord songé à rapprocher cette coquille de H. mirabilis Vasseur ; mais chez ce dernier, les côtes s'arrêtent à moitié chemin entre le bouton apical et les bords de la coquille, et elles sont subitement remplacées par de fines stries rayonnantes, tandis que chez H. allicosta, les côtes principales continuent jusqu’au bord, d’autres s’intercalent entre elles, et dans les intervalles, on distingue de très fines costules. Les échantillons du Cotentin paraissent avoir les côtes plus articulées par des tubulures que les individus typiques de Berville (Coll. Bernay).

Pcésioryre. PI. XXII, fig. 37-38, Coll. Cossmann. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Cossmann, — Fresville, Coll. Pissarro.

Capulus gymaus, nov. sp. PI. XXII, fig. 13-14.

Taille petite ; forme enroulée, assez élevée ; protoconque lisse, de un tour et demi, rejetée sur la gauche; surface lisse, ne portant que des plis d’accroissement concentriques obsolètes ; péritrème assez irrégulier, quoique ovale-arrondi, mince, un peu épaissi sur le bord postérieur.

DiMENsIONs. Grand diamètre: 10 mill.; diamètre transversal : $ mill. 5 ; hauteur : 5 mill.

R. D. Les deux échantillons recueillis à Fresville ont une forme peu régulière et doivent être classés entre C. onyxoides et C. pachycosmelus du Bassin de Paris; ils s’écartent de la première espèce par leur forme moins aplatie, par leur sommet non détaché et atteignant le bord postérieur, et enfin par l’absence d’ornementation rayonnante ; ils se rapprocheraient plutôt de C. pachycosmetus, mais ils ne sont pas ombiliqués, et leur spire est moins saillante ; en outre, ils ne portent pas de grosses côtes comme la coquille de Chaumont.

Type. PI. XXIII, fig. 13-14, Coll. Bourdot. — Fresville. Eoc. Fresville, Coll. Bourdot. — Hauteville, Coll. Miquel.

Capulus cf. singularis, [Desh.] PI. XXI, fig. 17-18. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 194.

R. D. C’est avec une certaine hésitation que nous assimilons à C. singularis trois petits fragments un peu frustes provenant d'Hauteville ; cependant, en les comparant aux échantillons du Bassin de Paris, on constate la même forme enroulée en cor de chasse et la même ornementation, composée de côtes spirales coupées par des plis d’accroissement ; la disjonction du dernier tour ne nous permet pas de supposer que ces fragments appartiennent à une coquille d’un autre Genre, et notamment au Genre Vermelus qui n’a pas la même régularité. On sait que C. singularis présente une sinuosité latérale qui ne paraît pas exister chez les échantillons d'Hauteville.

PLésioryre. PI. XXIIL, fig. 17-18, Coll. Pissarro. — Hauteville. Loc. Hauteville. Coll. Pissarro.

Calyptræa aperta, [Soland.] PI. XXIII, fig. 2,

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 197.

1900 — Cossm. Loc. cit., II, p. 47, pl. V, fig. 9-10.

Ons. Aussi variable que dans le Bassin de Paris, cette coquille bien qu’elle soit peu répandue dans le Cotentin, se reconnaît facilement à sa forme peu élevée, à son sommet un peu latéral, et à sa surface chargée d’épines en général tubuleuses ; nous n’avons pu voir la lame interne sur aucun des échantillons qui nous ont été communiqués.

Présiorype. PI. XXII, fig. 2, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Dumas, Pissarro.

Calyptræa lamellosa, Desh. PI. XXII, fig, 4-6.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 198.

1900 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 48, pl. V, fig. 12-13.

R. D. La forme de cette coquille est toujours beaucoup plus surbaissée que celle de C. aperla, et son sommet est en général un peu plus latéral; au lieu des tubulures de C. aperta, la surface ne porte que des lamelles d’accroissement festonnées, surtout vers les bords ; la lame interne est assez sinueuse et laisse à découvert un ombilic assez large. Certains échantillons sont tout à fait crépidulitormes, comme celui que nous avons fait figurer.

PLÉSIOTYPE. PI. XXII, fig. 4-6, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, très rare,

Xenophora cumulans, |Brongn.| PI. XXII, fig. 26.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 192.

Os. Jusqu'à présent, cette espèce n’est représentée dans le Cotentin que par un fragment qui appartenait à un échantillon de grande taille; mais on peut voir sur la base la callosité épaisse qui recouvre l’ombilic, et les plis d’accroissement curvilignes serrés que traversent des rides obliques inégales. Ces différents caractères nous autorisent à aflirmer l'exactitude de notre détermination. Nous avons aussi à signaler un autre fragment dont la base est défoncée, de sorte qu’on ne peut savoir à quelle espèce il appartient. Nous le signalons provisoirement, et nous en faisons figurer la face supérieure.

PLÉsiorype. — PI. XXIIL, fig. 26, Coll. Dumas. — Fresville.

Xenophora, sp. PI. XXIIL, fig. 10.

Ons. Nous ne pouvons réellement pas mettre un nom spécifique sur l’échantillon que nous ne faisons figurer qu’à titre d’indication : c'est évidemment une autre espèce que la précédente, maïs il faut attendre de meilleurs matériaux pour le distinguer définitivement. ,

TyPre PROVISOIRE. PI. XXII, fig. 10, Fresville.

Cymenorytis fragilis, [Lamk.| PI. XXV, fig. 6. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., Il, p. 189, pl. XI, fig. 35.

R. D. L'échantillon que nous faisons figurer est identique à ceux de Mouchy, auxquels nous l’avons comparé. Sa forme est assez trapue, et ses tours convexes sont ornés de minces costules sinueuses et serrées que traversent des stries spirales obsolètes, visibles surtout sur le dernier tour; on ne peut confondre cette coquille avec C. proxima, du Bois-Gouët, car sa forme est un peu moins allongée, et ses plis axiaux sont aussi visibles vers les sutures que sur le milieu des tours, à l’inverse de ce qui a lieu chez C. proxima.

PLésioTyre. PI. XXV, fig. 6, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique. — Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Ampullina sigaretina, [Lamk.] PI. XXII, fig. 25.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IT, p. 174.

1902 — Cossm. Lcc. cit., Il, p, 59, pl. VI, fig. 9.

R. D. Les rares échantillons du Cotentin atteignent une bien plus grande taille que ceux de la Loire-Inférieure ; ils sont identiques à ceux de Parnes, aux environs de Paris, et se reconnaissent à leur ouverture largement dilatée, surtout en avant, et à leur ombilic complétement clos ; la spire est accompagnée d’un large méplat et est un peu canaliculée. On ne peut, d’ailleurs, les confondre avec À. Berthelini, qui a l’ouverture encore plus dilatée, avec un galbe plus étroit et une spire plus pointue, tandis que son ombilic est moins complètement recouvert par le bord columellaire. C’est donc bien l’espèce de Lamarck que l’on trouve dans le Cotentin.

Présioryre. PI. XXII, fig. 25, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Ampullina patula, [Lamk.| PI. XXIV, fig. 9.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 174.

R. D. L’ombilic de cette grosse coquille est toujours très largement ouvert, et son ouverture est un peu moins dilatée que celle de À. sigareline ; sa spire est assez saillante et est simplement accompagnée d’un méplat peu distinct qui n’a aucun rapport avec la spire canaliculée de l’autre espèce.

PLÉSsIOTYPE, PI. XXIV, fig. 9, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Cossmann, Pissaro.

Ampullina mutabilis, [Soland.| PI. XXIV, fig. 3.

1766 — Helix mutabilis Sol., p. 28, fig. 59.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 58, pl. VI, fig. 10-11.

R. D. C’est avec raison que Solander avait séparé cette coquille, et c'est à tort que d'Orbigny l’avait réunie dans son Prodrome à À, acuta et À. Willemeti.

À la vérité, elle est assez voisine de À. patula, mais elle présente des différences assez constantes pour justifier cette séparation. D’abord elle est d’une taille bien inférieure, et son ombilic est moins ouvert ; son limbe est plus étroit, et son ouverture est un peu moins dilatée en avant ; enfin, ses tours sont accompagnés d’un méplat canaliculé, tandis que ceux de À. patula ne portent qu’une faible dépression peu visible. Toutefois, en comparant attentivement les échantillons du Cotentin à ceux de Barton, nous constatons que leur spire est toujours plus élevée, de sorte que l’ouverture n’atieint pas les quatre cinquièmes de la hauteur totale, tandis qu’elle les dépasse chez les individus d'Angleterre ; d’autre part, les individus du Ruel ont plutôt, à cause de la largeur de leur ombilic, de l’affinité avec 4. patula, sauf leurs sutures. IL résulte de cette comparaison que les échantillons de Barton, du Ruel et du Cotentin appartiennent bien à la même espèce, mais qu’on pourrait à la rigueur, distinguer deux variétés à côté du type, qui est localisé à Barton : var. patuloides, dans le Bassin de Paris ; var. occidentalis dans la Loire-inférieure et dans le Cotentin.

PLÉsiorvre. PI. XXIV, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Cossmann.

Ampullina parisiensis |d'Orb.] PI. XXIV, fig. 2.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 175.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 57, pl. VI, fig. 7-8.

Ogs. Cette coquille, très commune dans le Cotentin, y est aussi variable que dans le Bassin de Paris, et se reconnait toujours sans difficulté, grâce à sa suture qu’accompagne un méplat plus ou moins anguleux, sur lequel on peut apercevoir quelques filets spiraux quand la surface n’est pas trop usée, ce qui est presque toujours le cas; le contour du dernier tour est un peu subanguleux à la base ; l’ombilic n’est jamais entièrement clos ; il en sort un limbe caréné qui va rejoindre le bord supérieur de l’ouverture.

PLÉsioryre. PI. XXIV, fig. 2, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Cossmann.

Ampullina Edwardsi, [Desh.] PL. XXIV, fig. 1 et 4. 1888 — Cossm, Cat. Eoc., Ill, p. 176.

R. D. Par sa forme ovale et allongée, cette espèce se distingue facilement de A. parisiensis ; ses sutures sont accompagnées d'une rampe déclive qui ne ressemble pas au méplat anguleux de l’autre espèce ; l’ombilic n’est pas entièrement clos et le limbe est difficile à apercevoir; enfin, l’ouverture est plus petite que celle de À. parisiensis, et le labre est moins oblique. Elle est très abondante dans le Cotentin.

PLésioryre. Pl. XXIV, fig. 1 et 4, Coll. Pissaro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot. — Hauteville, Coll. Brasil, Cossmann.

Ampullina rustica, [Desh.] PI. XXIV, fig. 6-7. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 177.

R. D. L’échantillon que nous figurons ressemble non seulement aux figures 16 et 17 de la planche 72 de l'ouvrage de Deshayes, mais surtout aux échantillons que nous possédons de Vaudancourt. On distingue cette espèce d'A. grossa par sa spire bien plus déviée, par ses tours plus arrondis, par son ombilic plus clos. Si on la compare à 4. Newtoni, on remarque immédiatement qu'elle n’a pas les sutures canaliculées, ni le dernier tour orné de la même manière ; il est vrai que la disparition presque complète du limbe ombilical pourrait la faire confondre avec les Crommium, mais la forme évasée du contour antérieur de l’ouverture la rattache bien aux véritables Ampullina : en l’examinant attentivement, on retrouve encore la trace rudimentaire d’un limbe caréné qui s’en détache, s’applique sur la base, et se perd bientôt vers la fente ombilicale.

PLÉésioryre. PI. XXIV, fig. 6-7, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Ampullina pachymorpha, nov. sp. PI. XXII, fig. 27-28.

Taille très grande ; forme globuleuse; spire assez saillante, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus aplati; six tours convexes, séparés par des sutures profondes qu’accompagne un méplat non anguleux, qui s’atténue sur le dernier tour; toute la surface est vaguement ornée de filets spiraux visibles surtout près des sutures, et de plis d’accroissement sinueux, assez épais. Dernier tour très grand, égal aux quatre cinquième de la hauteur totale, à base convexe; ombilic assez large, à limbe indécis, remplacé par des plis d’accroissement fasciculés. Ouverture grande, dilatée en avant, anguleuse en arrière; columelle un peu bombée à sa partie postérieure ; labre droit, très oblique; bord columellaire large, calleux, bien appliqué sur la base.

Dimensions. Hauteur : 50 mill. ; diamètre : 42 mill.

R. D. L'espèce dont notre coquille se rapproche le plus est À. rustica, du Bassin de Paris, maïs elle en diffère par sa spire bien plus courte, par le méplat qui accompagne ses sutures, par son ombilic beaucoup plus ouvert, et par son labre moins sinueux et plus oblique. Elle s’écarte de 4. Edwardsi par sa forme plus globuleuse et de 4. Newtoni par son ouverture plus dilatée en avant, par sa rampe suturale moins arrondie, et par l’absence d’ornementation ponctuée. Elle ressemble, à s’y méprendre, aux figures 25 et 26 de la planche 70 de l’ouvrage de Deshayes, qni représentent À. grossa; mais si on la compare aux échantillons de Chéry-Chartreuve qui sont typiques, on trouve que les échantillons du Cotentin ont la spire plus étagée, plus pointue au sommet,

le dernier tour et l'ouverture plus dilatée ; leur limbe est moins nettement limité que chez À. grossa.

Type. PI. XXII, fig. 27-28, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Ampullina (Crommium ?) Newtoni, nov. sp.

PI. XXIV, fig. 10-11.

Taille grande ; forme globuleuse; spire assez saillante, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi; cinq tours convexes, séparés par des sutures canaliculées, accompagnées d’un large méplat très arrondi sur le dernier tour; toute la coquille est ornée de sillons spiraux rapprochés et de stries d’accroissement sinueuses extrèmement fines, très élégamment ponctuées à leur intersection avec les sillons. Dernier tour très grand, égal aux six septièmes de la hauteur totale, un peu anguleux à la base qui est convexe, et sur laquelle l’ornementation persiste jusqu’au bord antérieur de l’ouverture. Ouverture semilunaire, peu dilatée, arrondie en avant, anguleuse en arrière ; ombilic assez largement ouvert, dont la paroi ne porte aucune trace de limbe ; le bord est seulement épaissi; columelle rectiligne; labre presque vertical, se raccordant par une gouttière à l’avant-dernier tour; bord columellaire calleux, large, un peu détaché de la base.

DimExsIoNs. Hauteur : 35 mill. ; diamètre : 28 mill.

R. D. Cette espèce ressemble à 4. ponderosa, maïs elle est moins globuleuse en arrière; elle a l'ouverture plus courte, plus comprimée sur les flancs que les autres Crommium ; sa spire est plus canaliculée aux sutures, moins pointue au sommet. Cependant c’est bien un Crommium, car on ne distingue pas de limbe, dans le sens strict de ce mot.

Type. PI. XXIV, fig. 10-11, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. Cossmann.

Ampullina (Crommium) bulbosa, nov. sp. PL.XXIV, fig. s et 8.

Taille moyenne ; forme allongée; spire extra-conique, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; six tours très convexes, séparés par des sutures linéaires, que borde un petit bourrelet aplati, surmonté d’une rampe excavée ; ils sont ornés de filets spiraux serrés, très fins, non ponctués, et de plis d’accroissement sinueux. Dernier tour grand, globuleux, égal aux trois quarts de la hauteur totale, arrondi à la base qui est lisse et imperforée. Ouverture semi-

lunaire un peu dilatée en avant, anguleuse en arrière ; columelle

rectiligne, un peu bombée en arrière ; labre mince, oblique ;

bord columellaire large, épais, calleux, recouvrant complètement la fente ombilicale qui est dénuée de limbe.

Dimexstons. Longueur : 22 mill. ; diamètre : 15 mill.

R. D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec À. acuminala, bien qu’elle ait le même galbe et les mêmes proportions. Les tours de spire sont tout à fait difiérents : au lieu d’être accompagnés d’un méplat canaliculé, ils sont simplement un peu excavés à leur partie inférieure, leur convexité est plus prononcée en avant, mais moins en arrière où ils sont excavés avant de former un bourrelet aux suturés qui sont plus superficielles ; sur la surface de la coquille, les stries serrées remplacent les rangées écartées de cicatricules de l’autre espèce. C’est plutôt près d’A. acuta, qui est probablement un Crommium, qu’il y a lieu de placer cette coquille: elle s’en écarte cependant par sa rampe excavée et striée, par l’absence complète de fente ombilicale, par sa spire un peu extra-conique, comme celle de 4. Willemeti.

Type. PI. XXIV, fig. 5 et 8, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Brasil, Cossmann.

Ampullospira acuminata, [Lamk.] PI. XXII, fig. 29.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 170.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 60, pl. VII, fig. 6.

Ons. Les échantillons du Cotentin n’atteignent jamais une aussi grande taille que ceux du Bassin de Paris, mais ils sont identiques à ces derniers. Ils sont caractérisés par leur ombilic entièrement clos et surtout par la rampe arrondie qui accompagne les tours, et qui est mieux visible sur les derniers ; la labre est peu oblique, et enfin, on aperçoit très nettement des sillons ponctués, surtout à la partie inférieure du dernier tour.

PLésioryre. PI. XXII, fig. 29, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Miquel, Pissarro.

Amauropsella spirata, [Lamk.] PI. XXIV, fig. 12. 1888 — Cossm. Çat. Eoc., III, p. 181.

Os. Assez variable dans ses proportions, cette coquille est toujours facilement reconnaissable à la rampe anguleuse qui accompagne ses sutures et qui est mieux marquée, en général, sur les deux ou trois derniers tours ; l’ouverture est peu dilatée ; l’ombilic est assez bien ouvert; il en sort une petite lamelle carénée qui va rejoindre le bord supérieur de la columelle, et qui est détachée de la base, tandis que le limbe des Ampullina est appliqué sur Ja base ; c’est à cause de cette différence capitale que les coquilles de ce groupe ont été classées dans la section Amauropsella qui ne peut pas se confondre avec Ampullospira (— Euspira auct. non Ag.). Dans ces conditions, il paraît légitime de séparer définitivement Amauropsella comme Genre distinct.

PLésioryre. Pl. XXIV, fig. 12, Coll. Dumas. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Cossmann, Pissarro.

Cepatia cepacæa, [Lamk.] PI. XXIV, fig. 13.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 168.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 60, pl. VII, fig. 13-14.

Os. Les gros échantillons de Fresville sont toujours en assez mauvais état, à cause de leur fragilité; il n’y a cependant aucun doute sur le classement de cette espèce, qui est remarquable par l'épaisse callosité qui remplit son ombilic; on voit dans l’angle inférieur de l’ouverture une assez grosse carène spirale qui s’enfonce à l’intérieur de la coquille; la spire, conoïdale et polygyrée, forme un petit bouton à peine saïllant. Pour tous ces motifs, il paraît y avoir lieu de séparer définitivement le Genre Cepatia de Natica ss. ou de ses autres Sous-Genres.

PLÉsiorype. Pl. XXIV, fig. 13. Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro.

Natica epiglottina, Lamk. PI. XXIV, fig. 17.

1888 — Cossm., Cat. Eoc., III, p. 163.

Ons. Cette espèce est caractérisée par sa forme globuleuse et par sa spire peu saillante, dont les tours sont légèrement convexes en avant et faiblement déprimés au-dessus de la suture ; l’ombilic est plus ou moins complètement rempli par un gros funicule semicirculaire, placé bien au milieu ; l'ouverture, très grande, est assez inclinée ; le bord columellaire est très calleux, surtout dans la partie inférieure de l’ouverture où il forme un renflement contigu à une étroite gouttière.

PLésioryPe. PI. X XIV, fig. 17, Coll. Pissarro. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Bourdot, Dumas.

Natica microglossa, Desh. PI. XXIV, fig. 18.

1888 — Cossm. Cat. Eoc, III, p. 163.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 61, pl. VI, fig. 2.

R. D. Aïnsi qu’il a été dit dans le Cat. Eoc. du Bassin de Paris, il est assez difficile de séparer cette espèce de N. epiglottina, quand elle n’a pas atteint tout son développement ; mais, lorsqu'elle est adulte, on constate que sa spire est plus courte, moins saillante, de sorte que la forme générale de la coquille est moins conoïde et plus globuleuse; ses tours, moins convexes, sont séparés par des sutures plus profondes, un peu canaliculées ; l’ombilic est un peu plus largement ouvert et le funicule, situé un peu plus haut, est plus petit et plus profondément échancré en arrière, de sorte que, bien qu'il soit plus réduit que celui de N. epiglottina, ii paraît cependant se détacher plus distinctement de la callosité longitudinale du bord collumellaire.

PLÉsIOTyPE. PI. XXIV, fig. 18, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Natica cataglottina, nov. sp. PI. XXIV, fig. 23-24.

Taille assez grande ; forme conoïdale, évasée; spire courte, peu saillante; protoconque planorbulaire ; cinq tours croissant rapidement, un peu convexes, séparés par des sutures linéaires. Dernier tour formant presque toute la coquille, lisse, brillant, arrondi à la base qui est très largement ombiliquée ; cavité ombilicale limitée par un angle obtus, à paroi rainurée et marquée de quelques filets spiraux ; funicule formé par un enroulement spiral d’une partie de la région inférieure du bord columellaire. Ouverture grande, semilunaire, à contour émoussé ; labre oblique, rectiligne, sauf en arrière où il se recourbe avant d’aboutir normalement à la suture ; columelle légèrement bombée au milieu; bord columellaire trés épais, formant une callosité postérieure, qui limite la gouttière de l’angle inférieur de l’ouverture, arrondi et saillant au milieu, vers le point ou aboutit la face du funicule sortant de la cavité ombilicale.

DiMENsions. Hauteur : 22 mill. ; diamètre : 18 mill.

R. D. Cette rare coquille ne peut être confondue avec aucune de celles que nous venons de décrire ; sa forme conoïdale rappelle celle de N. epiglottina, de même que sa spire globuleuse, mais les caractères de l'ouverture sont tout à fait différents ; l’ombilic est bien plus large et est orné à l’intérieur de gros filets concentriques; le funicule est moins distinct et paraît être une simple expansion du bord columellaire. Nous l’avions d’abord confondue avec N. stenoglossa, mais après un nouvel examen, nous avons constaté que son funicule versant en arrière de l’ombilic n’a aucun rapport avec le funicule déprimé au milieu de l’ombilic de N. séenoplossa, et qu’en outre, sa spire est moins saillante, plus conoïdale ; enfin, elle atteint une plus grande taille.

Type. PI. XXIV, fig. 23-24, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll, Dumas.

Natica epiglottinoides, Desh. PI. XXIV, fig. 14.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 165.

1902 — Cossm. Loc. cit., p. 63, pl. VII, fig. 18-19.

R. D. On différencie très facilement N. epiglottinoides des espèces précédentes à cause de sa spire saillante, à tours très convexes, qu’accompagne souvent un petit méplat, ou même une rampe excavée, au-dessous de la suture; le principal caractère de cette coquille est la sinuosité que décrit le bord ‘ columellaire au-dessous du funicule, formant ainsi une échancrure qui n’est bien visible que quand le bord columellaire est intact ; l’ombilic est moins ouvert que celui de N. microglossa et le funicule est assez large.

PLÉSIOTYPE. PI. XXIV, fig. 14, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann.

Natica perforata, Desh. PI. XXIV, fig. 16.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IL, p. 165.

1902 — Cossm. Loc. cit, Il, p. 63, pl. VII, fig. 10-11.

Var. occidentalis, C. P.

O8sErv. Dans le Cotentin, de même qu’au Bois-Gouët, l’espèce du Bassin de Paris est représentée par une variété qui ne se distingue de la forme typique que par sa callosité un peu plus étalée, non découpée au milieu par un funicule rudimentaire, tandis que la côte antérieure qui s'enfonce dans l’ombilic est plus nettement limitée ; c’est une difiérence trop légère pour qu'il yait lieu de créer une espèce distincte, surtout si on tient compte de ce que tous les autres caractères sont identiques, et particulièrement la saillie de la spire, à tours arrondis.

Typ£ DE LA VARIÉTÉ PI. XXIV, fig. 16, Coll, Dumas. — Fresville.

Loc. Hauteville, Fresville, Coll, Dumas.

Natica Noæ, d'Orb. PI. XXV, fig. 1-2.

188$, — Cossm. Cat. Eoc., IIL, p. 164.

R. D. De même que dans le Bassin de Paris, cette coquille se sépare aisément, dans le Cotentin, de N. epiglottina par sa forme plus écrasée, moins conoïdale, par son funicule plus médian et mieux limité entre de profondes rainures spirales ; la rampe suturale est très oblitérée sur les individus de Fresville.

PLÉSIOTYPE. PI. XXV, fig. 1-2, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville. Coll. Pissarro. — Hauteville. Coll. Dumas.

Natica (Naticina) vasta, nov. sp. PI. XXV, fig. 3-5,

Taille assez grande ; forme globuleuse ; spire courte, non saillante ; quatre tours à peine convexes, séparés par des sutures linéaires, non bordées. Dernier tour très grand, formant à lui seul presque toute la coquille, arrondi, perforé d’un très large ombilic limité par un angle très net; ses parois sont verticales, et il laisse apercevoir tout l’enroulement interne des tours de spire. Ouverture semilunaire, très oblique ; labre sinueux, s’attachant presque tangentiellement à l’avant dernier tour ; bord columellaire calleux, laissant l’ombilic complètement découvert.

DrmEnsIONs. Longueur : 13 mill., diamètre : 13 mill.

R. D. Cette rare espèce s’écarte des autres Nuficina par la largeur excessive de son ombilic qui laisse voir tout l’enroulement de la spire ; la carène qui le circonscrit a une certaine analogie avec celle de N. abducta, qui est d’une époque beaucoup plus ancienne et qui, du reste, a une forme bien différente de N. vasta. Nous ne voyons aucun rapport entre notre nouvelle coquille et N. labellata, dont le bord columellaire forme une lèvre qui recouvre en partie

lombilic. D'autre part, nous ne pensons pas qu’elle appartienne à la Section Sigarelopsis, qui comprend aussi des coquilles à ombilic très ouvert ; car la disposition de son bord columellaire est tout à fait différente, et nous n’apercevons aucune callosité spirale dans l’ouverture.

Type. PI. XXV, fig. 3-5, Coll. Pissarro. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, très rare.

Natica (Naticina) labellata, Lamk. PlPXXIV, fer ts.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 170.

1902 -— Cossm. Loc. cit, Il, p., pl. VII, fig. 15-16.

R. D. Les coquilles de cette Section sont caractérisées par la disparition du funicule ; le rebord columellaire se renverse alors simplement pour recouvrir plus ou moins l’ombilic; la même disposition se constate chez N. synaptoglossa ; seulement, comme, au dessous de la lèvre, on distingue dans l’ombilic.un renflement spiral qui correspond exactement à la lèvre, er qui n’existe pas chez N. labellata, il en résulte que ce dernier est bien un Nuficina, tandis que l’autre qui a réellement un funicule, est un Nafica 5.5. Ea particulier, chez N. /abellata, la lèvre columellaire est assez large et s'étend sur au moins la moitié de l’ombilic. Cette espèce est, en outre, caractérisée par sa spire assez saillante, avec des tours convexes, séparés par des sutures profondes qu’accompagne une petite rampe avec un faible bourrelet ; l’ouverture est très inclinée et le bord columellaire ne forme pas de grosse callosité à sa partie inférieure, de sorte que l’ouverture ne comporte pas de gouttière.

PLÉSIOTYPE. PI. XXIV, fig. 15, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville. Coll. Dumas, Bourdot, très rare.

Natica (Amauropsina) arenularia, Vass. PI, XXIV, fig. 19-20.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 166, pl. VIL fig. 34-35. 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 65, pl. VIL, fig. 7-0.

R. D. Cette espèce, qui n’est représentée jusqu’à présent, dans le Bassin de Paris, que par deux individus, est l’une des plus répandues de la Loire-Inférieure et du Cotentin; elle appartient au même groupe que N. canaliculata, mais elle s’en distingue par la plus grande longueur de sa spire qui n’est pas canaliculée ; l'ombilic, plus largement ouvert, estlimité par un petit sillon qui disparait souvent ; le labre est très incliné; enfin, toute la surface porte des filets spiraux peu réguliers et des plis d’accroissement très fins.

PLésioryre. Pl. XXIV, fig. 19-20, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Miquel,

Natica (Amauropsina) Boutillieri, Cossm. PI. XXIV, fig. 21-22. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 166, pl. VII, fig. 1-2.

R. D. Il est très intéressant de retrouver dans le Cotentin cette rare espèce parisienne ; l'échantillon de Fresville est identique à celui de la tranchée de

Villiers (Coll. Cossmann) : peut-être semble-t-il avoir la spire un peu plus courte, mais cela tient probablement à ce qu'il est d’une petite taille. Son ombilic présente bien la double carène caractéristique d’Amauropsina ; la lèvre columellaire, réfléchie vers cet ombilic, est très faiblement échancrée. Sur toute la surface du dernier tour, on aperçoit des rangées de cicatricules, comme l'indique la diagnose originale de l’espèce.

PLésiorype. PI. XXIV, fig. 21-22, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Adeorbis similis, [Desh.] PI, XXIV, fig. 25-27.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., LIT, p. 159.

1902 — Cossm. Loc. cit., p. 69, pl. VII, fig. 26-28.

Os. La forme générale de cette espèce est assez aplatie ; les carènes qui couvrent sa surface sont très régulières et tendent seulement à s’écarter un peu plus sur la périphérie de la base; la spire est peu saillante et les tours deviennent légèrement canaliculés près de la suture; cette coquille présente des variations assez nombreuses, mais nous ne pouvons distinguer plusieurs espèces parmi les échantillons que nous avons examinés.

PLésioryre. PI. XXIV, fig. 25-27, Coll. Pissarro. Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Brasil, Dumas. — Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro. S

Adeorbis namnetensis, Cossm. PI. XXIV, fig. 2 bis-3 bis. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 70, pl. VII, fig. 20-22.

R. D. Le petit échantillon d’Hauteville, que nous rapportons à l’espèce du Bois-Gouëêt, paraît bien en être le jeune âge : sa forme un peu épaisse par rapport au diamètre, sa base aplatie et lisse, carénée à la périphérie, tandis que la spire et le dernier tour sont sillonnés très régulièrement rappellent bien les caractères d'A. namneltensis ; toutefois, l’ombilic paraît un peu plus resserré que chez les échantillons de la Loiïre-Inférieure, mais il est possible que cette différence soit due à la petite taille de notre unique individu.

PLésiorype. Pl. X XIV, fig. 2 bis-3 bis, Coll, Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Adeorbis infundibulum, nov. sp. PI. XXV, fig. 9-11.

Taille assez petite : forme discoïdale ; spire à peine saillante, à nucléus lisse, polygyré ; cinq tours convexes, anguleux, séparés par des sutures linéaires que borde une rampe déclive et lisse au-dessous de l’angle ; au-dessus de cet angle, on compte cinq fines carènes spirales (y compris celle de l’angle), à peu près équidistantes. Dernier tour embrassant toute la coquille, orné cumme les précédents, mais avec des filets intercalaires, qui finissent par

égaler les carènes principales ; quille périphérique bicarénée, avec cinq ou six filets très fins entre les carènes périphériques. Base plane entre la carène périphérique supérieure et deux cordons circaombilicaux, avec de fins filets dans l'intervalle ; ombilic vaste et infundibuliforme, à parois obliquement déclives et garnies de filets spiraux très serrés. Ouverture circulaire, subpentagonale, reposant sur l’avant-dernier tour par l'intermédiaire d’un bord un peu calleux et étalé.

DiMENsioNs. Grand diamètre : s mill.; épaisseur : 2 mill.

R. D. Par sa base, cette espèce se rapproche un peu d’A. namnelensis, mais elle s’en écarte par sa spire dont les tours sont anguleux et demi-lisses, au lieu d’être régulièrement couverts de cordons spiraux ; d’ailleurs, l’ombilic est beaucoup plus évasé que celui de l’espèce de la Loire-Inférieure, et ilest circonscrit par deux cordons très nets, à partir desquels la paroi est taillée en biseau, tandis que chez À. nammetensis, la transition entre la base et la paroi ombilicale est plus arrondie, plus graduelle. A4. infundibulum rappelle aussi A. exacuus de Claïiborne, et ne s’en écarte que par les détails de sa base.

Tyre. PI. XX V, fig. 9-11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Hauteville, Coll. Pissarro.

Adeorbis cf. bicarinatus, [Lamk.]| PI. XXIV, fig. 28-29.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 159.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 69, pl. VII, fig. 31-32.

R. D. Nous n’osons pas séparer d'A. bicarinatus deux petits échantillons d’Hauteville, bien qu’ils paraissent entièrement lisses ; mais comme ïls sont de taille très petite, et probablement usés, il se peut que les cordons qui caractérisent l'espèce parisienne, ainsi que les échantillons de la Loire-Inférieure, aient accidentellement été oblitérés. A part cette différence, le galbe unianguleux de la périphérie, la spire sans saillie, l’ombilic évasé et arrondi à sa jonction avec la base, présentent complètement l’aspect de la coquille de Lamarck. C’est pourquoi nous la rapportons provisoirement à celle-ci.

PLÉSIOTYPE. PI. XXIV, fig. 28-29, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, deux échantillons.

Scala (Crisposcala) Pissarroi, de Boury. PI. XXV, fig. 12-13. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 73, pl. IX, fig. 25.

R. D. Les très rares échantillons provenant de Fresville sont à peu près identiques à ceux du Bois-Gouët ; leur forme trapue rappelle celle de S. perelegans, maïs les filets spiraux sont beaucoup plus fins. Ils s’écartent de S. altavillensis, qui a également une forme trapue, par l’absence de varices et de fente ombilicale.

PLÉsioTyre. PI. XX V, fig. 12-12, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, de Boury, très rare.

Scala (Crisposcala) altavillensis, de Boury mss. PI. XXIV, fig. 16-18.

Taille petite ; forme trapue ; spire assez courte, à galbe coninique ; sept ou huit tours convexes, disjoints, ornés de nombreuses côtes et de varices axiales, anguleuses en arrière, où elles sont auriculées avant de se replier vers la suture ; dans les intervalles des côtes, on distingue des filets spiraux excessivement fins et serrés. Dernier tour à peu près égal à la hauteur de la spire, arrondi à la base, sur laquelle convergent les côtes jusqu’au bourrelet saillant et fraisé juxtaposé à la fente ombilicale.

Ouverture circulaire, à péristome interne continu, bordé à l'extérieur par un bourrelet arrondi, qui est interrompu en avant, du côté droit, par l’auricule correspondant au bourrelet basal.

DIMENSIONS : Hauteur : 9 mill. ; diamètre : 15 mill.

R. D. C’est de S. aizyensis, de l’Yprésien de Cuise, que cette espèce se rapproche le plus; elle en diffère toutefois parce que ses lames se recouvrent moins et parce que ses varices sont plus saillantes. Quant à S. mediana, du Bois-Gouët, il s’écarte de l'espèce du Cotentin par sa forme bien plus allongée, par l’absence presque complète de perforation ombilicale, et par ses cordons spiraux bien plus gros et plus espacés.

Tvyre. PI. XXIV, fig. 16-18, Coll. de Boury. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de Boury, Bourdot, Brasil, Dumas,

Scala (Crisposcala) collaborata, de Boury.

Pl. XXXII, fg.12-13.

Taille petite ; forme turriculée, à forme allongée, galbe conique ; six à huit tours très convexes, disjoints, dont la hauteur est égale à environ la moitié de la largeur, séparés par des sutures trés profondes ; ornés de lamelles axiales, obliques, serrées, très fortement reployées sur elles-mêmes, et de très fines stries spirales gravées dans le test ; en outre, on constate la présence d’une

varice sur chaque tour. Dernier tour grand, arrondi. Ouverture mutilée.

DIMENSIONS. Longueur, 7 mill. ; diamètre, 3 mill.

R. D. Cette espèce se rapproche de S. altavillensis par la forme de ses lames forteme: st reployées sur elles-mêmes, mais cependant plus serrées; elle s’en distingue au contraire par ses sutures extrêmement obliques, par sa forme étroite et Fiancée, Ce dernier caractère, ainsi que l’obliquité des sutures et la disjoncti on des tours, la rapproche beaucoup de S. plesiomorpha : mais ce dernier €’ diffère par ses lames à peine repliées. Nous n'avons pas hésité à décire cette espèce, bien que nous n’en n’ayons encore vu que des exemplaires l'açomplets, parce qu'elle a un aspect franchement différent de celles que nous

connaissons déjà. Le nom que nous lui avons choisi, d’accord avec M. de Boury, rappelle notre collaboration avec lui pour la séparation de la nouvelle espèce.

Type. PI. XX XII, fig. 12-13, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de Boury, Dumas, Cossmann, Pissarro.

Scala (Crisposcala) plesiomorpha, de Boury. PL XXV, fig. 14. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., IT, p. 126, pl. V, fig. Il.

R. D. L’échantillon de Fresville, bien qu’en assez mauvais état, est identique au type de Vaudancourt dans le Bassin de Paris; il est plus allongé que S. altavillensis, et s’en distingue, en outre, par ses tours beaucoup plus disjoints, orné; de lamelles plus minces, moins obliques et beaucoup moins réfléchies, simplement arquées, avec des auricules moins saillants, et même très atténués à leur partie postérieure ; les varices sont moins larges, et sont simplement formées par l’épaississement de quelques côtes; l’ouverture mutilée ne nous permet pas de vérifier si l'individu du Cotentin en possède bien tous les caractères ; mais on y distingue cependant le gros bourrelet qui circonscrit une fente ombilicale très large. Peut-être l'ornementation spirale estelle un peu moins accusée que chez S. altavillensis.

PrésioryPe. PI. XX V, fig. 14, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville. Coll. Bourdot.

Scala (Crisposcala) fresvillensis, de Boury mss. PERSONNE" E20

Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme assez élancée ; spire turriculée, à galbe conique; sept à huit tours convexes, dont la hauteur dépasse la moitié de la largeur, séparés par de profondes sutures, ornés de côtes axiales, un peu écartées, peu proéminentes, à peine obliques, faiblement arquées et non reployées en arrière, fréquemment remplacées par de larges varices aplaties qui dépassent un peu la suture et débordent un peu sur le tour précédent; ornementation spirale composée de très fines stries dans les intervalles des côtes. Dernier tour au plus égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, portant seize côtes et quatre varices, arrondi à la base, sur laquelle se prolonge l’ornementation de la spire jusqu’au bourrelet aplati, peu foliacé, qui est à peu près contigu au péristome. Ouverture petite, circulaire, à péristome presque vertical, bordé sur tout le pourtour, presque pas auriculé.

Dimensions. Longueur : 13 mill. ; diamètre : 6 mill,

R. D. Cette rare espèce a quelque analogie avec S. Godini, du Bassin de Paris, mais ce dernier est plus ventru et présente une fente ombilicale plus largement ouverte. S. mediana, du Boïis-Gouët, en est très voisin par sa forme

générale, bien qu'il soit moins ventru; mais son ornementation spirale est tout à fait différente, plus grossière, alternée. S. fresvillensis s’écarte de S. perelegans par ses stries plus serrées, par ses lamelles moins saïllantes, par ses grosses varices aplaties, et par son bourrelet plus épais. Si on compare cette espèce à S. altavillensis, qui s’en rapproche par ses varices, on trouve que ses sutures sont moins profondes, que la forme générale est plus élancée; d’ailleurs, autant qu’on peut en juger sur des izdividus roulés, ses lamelles sont moins élevées, moins réfléchies ; enfin, bien que le bourrelet basal soit aussi développé que chez l’espèce d'Hauteville, il est ici plus serré contre l’ouverture, et il ne laisse presque pas apercevoir de fente ombilicale.

Tyre. PI XX V, fig. 21, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Scala (Crisposcala) junctilamella, de Boury.

PI. XX V, fig. 19-20.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 127, pl. V, fig. 13.

OgsErv. La forme anguleuse des tours et la soudure complète des lamelles sur leur partie antérieure nous avaient laissé croire que nous avions affaire à une espèce nouvelle, que nous avions nommée S. semilecta et que nous rapprochions de S. junctilamella. M. de Boury nous a fait voir dans sa collection toute une série d'échantillons de cette dernière espèce provenant des environs de Paris et présentant exactement les mêmes dispositions. Nous n’hésitons donc pas à identifier les échantillons des deux Bassins, qui sont en outre caractérisées par leur forme légèrement trapue, par leurs tours un peu disjoints et par leur ouverture située dans un plan très oblique.

Présioryre. PI. XXV, ñg. 19-20, Coll. Cossmann et Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville. Coll. Cossmann, Pissarro.

Scala (Circuloscala) Lennieri, nov. sp. PL'XXV> BTS

Taille très petite ; forme trapue ; spire courte, à galbe conique ; cinq tours convexes, dont la hauteur égale les trois cinquièmes de la largeur, séparés par de profondes sutures ; environ quinze côtes axiales, obliques, minces, peu saillantes, non épineuses, ni même anguleuses, se reliant en biais d’un tour à l’autre par dessus la suture ; on ne distingue qu’à grand’peine une très fine ornementation spirale dans les interstices. Dernier tour un peu supérieur à la moitié de la hauteur totale, arrondi, à base médiocrement convexe et imperforée, sur la région antérieure de laquelle est un cordon voisin du centre, formé par des renflements contigus des côtes. Ouverture petite, ovale, à péristome bordé, subanguleux en arrière, à peine auriculé en avant au point de jonction du cordon basal.

DimExsioNs. Longueur : 4 mill. ; diamètre : 1 mill. 5.

R. D. Malgré la très petite taille de cet échantillon, qui n’est peut-être pas adulte, nous n'avons pas hésité à le décrire, parce qu’il ne peut se rapporter à aucune des deux espèces parisiennes du même groupe : $. Rogeri est plus élancé et a les côtes épineuses, moins nombreuses ; quant à S. brevicula, qui a presque le même galbe, ses côtes sont plus écartées, un peu anguleuses, non continues d’un tour à l’autre, et son cordon basal est plus écarté du centre.

Type. PI. XX V, fig. 15, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Dentiscala applanata, nov. sp. PL. XX V, fig. 7-8.

Taille au-dessous de la moyenne ; forme étroite, subulée ; spire assez longue, à galbe conique ; huit à neuf tours plans, dont la hauteur égale les trois cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures profondes et crénelées ; dix à douze côtes axiales, droites, arrondies, peu saillantes, à peu près égales à leurs interstices, terminées en arrière par un renflement subépineux qui produit les crénelures suturales ; le reste de la surface paraît entièrement lisse. Dernier tour égal environ au tiers de la hauteur totale, arqué à la périphérie de la base, sur laquelle cessent ies côtes, et qui porte un gros cordon concentrique, séparé du péristome par une excavation imperforée. Ouverture petite, circulaire, à péristome composé de deux couches : l’interne mince et un peu saillante, l’externe largement bordée, avec un faible auricule postérieur, et un léger renflement antérieur, au point où aboutit le cordon.

DimexsioNs. Longueur : 6 mill. $ ; diamètre : 2 mill. 5.

R. D. Cette espèce est très voisine de S. marginostoma Baudon ; toutefois, elle s’en distingue par le profil beaucoup plus aplati de ses tours de spire, ce qui donne à ses côtes axiales un aspect plus rectiligne, moins incurvé ; le dernier tour et l'ouverture sont plus grands ; enfin, le péristome est dédoublé en deux anneaux moins inégaux que chez S. marginostoma, dont le bourrelet extérieur est trois fois plus large que l’intérieur.

Type. PI. XXV, fig. 7-8, Coll. Pissarro, Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro.

Acrilla constantinensis, nov. sp. PL. XXV, fig. 24-25.

Taille au-dessous de la moyenne ; forme étroite ; spire allongée, à galbe conique ; douze ou treize tours convexes, dont la hauteur égale les trois cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures peu profondes que borde en dessus une étroite rampe

déclive ; côtes axiales, un peu obliques, assez minces parfois, mais rarement subvariqueuses et aplaties, à peine antécurrentes à la suture ; sept cordons spiraux, plus larges que leurs interstices, sur la région convexe de chaque tour, au-dessous de l’angle limitant la rampe sur laquelle il y a de nombreux cordonnets beaucoup plus fins et plus serrés. Dernier tour égal au quart de la longueur totale, subanguleux à la périphérie du disque basal, qui est un peu excavé, imperforé, élégamment treillissé. Ouverture subcirculaire, à péristome peu épaissi, un peu anguleux à la jonction de la columelle qui est calleuse, médiocrement excavée.

R. D. Cette espèce ressemble beaucoup à À. Dubuissoni, et nous l’avions d’abord confondue avec elle ; M. de Boury nous a, toutefois, conseillé de l’en séparer parce que sa forme est sensiblement plus étroite et que ses tours sont plus élevés ; en outre et surtout, ses lamelles sont plus écartées, parfois plus variqueuses, et ses cordons spiraux sont beaucoup moins nombreux et plus larges. Elle s’écarte de À. angusta par son ornementation dont les cordons sont distribués avec beaucoup moins de régularité.

Tyre. PI. XX V, fig. 24-25, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Cossmann, Dumas.

Ganaliscala dictyella, Cossm. PL. X XVI fps.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. , pl. VIII, fig. 17-18.

R. D. Cette espèce se distingue aisément de C. heferomorpha par son ornementation dans laquelle trois cordons spiraux produisent un treillis avec des crénelures à l'intersection des côtes axiales ; il y a toutefois des échantillons plus frustes, qu’on pourrait croire dépourvus de ces cordons spiraux ; maïs on les sépare toujours de l'espèce parisienne par leur galbe beaucoup plus trapu et par leur bourrelet supra sutural.

Ainsi qu’il a été dit, à propos de la description de cette espèce, dans le T. II des « Mollusques éoc. de la Loire-Inférieure », il n’est rien moins que prouvé que Canaliscala appartienne réellement à la Famille Scalidæ, malgré l’existence d’un disque basal bien limité et rayonné ; certains Potamides s’en rapprochent beaucoup quand ils n’ont pas l'ouverture intacte. Pour se faire une opinion définitive, il faudrait qu’on pût étudier l'embryon de Canaliscala ; malheureusement, le sommet des échantillons est invariablement mutilé.

PLésioryre. PI. XX VI, fig. 15, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Pissarro, Dumas.

Tenuiscala (Cerithiscala) primula, [Desh.| PI. XXXII, fig. 8. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 148.

R. D. L'échantillon microscopique que nous a communiqué M. Bourdot est assez incomplet, mais sa forme un peu trapue ne nous permet pas de le

confondre avec T. Munieri qui est plus allongé ; son ornementation est assez grossière et se compose de quatre filets spiraux que traversent des côtes axiales obliques. Notre échantillon est, du reste, identique à ceux de Mouchy aux environs de Paris.

PLésioryre. PI. XXXII, fig. 8, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Tenuiscala (Cerithiscala) mesomorpha, de Boury. É PL XX V, fig. 22.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 79, pl. VIIL, fig. 19.

R. D. Cette élégante petite coquille, aussi rare dans le Cotentin que dans la Loire-Inférieure, se distingue de T. primula par sa forme bien plus allongée, par ses cordons spiraux plus nombreux et plus fins, par son disque basal moins large. Les échantillons du Cotentin paraissent avoir un cordon spiral de plus que ceux du Bois-Gouët, mais tous les autres caractères étant identiques, cette différence nous paraît trop légère pour justifier la création d’une espèce distincte.

PLÉsioTyPe. PI. XXV, fig. 22, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil. — Fresville, Coll. Bourdot.

Acirsa (Acirsella) inermis, [Desh.] PI. XXV, fig. 30. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 152.

R. D. Notre unique échantillon de Fresville ressemble complètement à ceux du Bassin de Paris, à cause de ses fines stries spirales, et de ses tours plus convexes en avant qu’en arrière, complètement dépourvus de côtes axiales. À. hybrida, du Bois-Gouët, a la forme moins étroite, la spire moins allongée, les stries plus écartées. Cet individu de Fresville a l’ouverture ntacte, régulièrement ovale, anguleuse en arrière ; le labre un peu épaissi et oblique, légèrement incurvé, non sinueux, mais antécurrent vers la suture.

PrésioTyre. PI. XXV, fig. 30, Coll. Pissarro, — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Acirsa (Acirsella) erasa, [Desh.] PI. XXV, fig. 31. 1888 —- Cossm. Cat. Eoc., III, p. 153.

R. D. A peu près identique aux échantillons de Mouchy, l'individu du Cotentin possède des côtes obsolètes, effacées avant d’atteindre la suture inférieure, interrompues ça et là par de larges varices aplaties, et croisées par de fins cordonnets spiraux, qu’on aperçoit surtout dans leurs interstices. Cette ornementation et la convexité antérieure des tours légèrement excavés en arrière, distinguent suffisamment cette espèce de À. inermis.

Tyre. PI. XXV, fig. 31, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Aclis (Graphis) Bouryi, Cossm. PI. XXV, fig. 23. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 155, pl. VI, fig. 27.

R. D. C'est bien à cette espèce parisienne qu’il y a lieu de rapporter les échantillons d’Hauteville moins coniques et plus allongés que 4. Dumasi, avec des côtes moins saillantes ; le disque basal est bien visible et la protoconque, conservée sur l’un de ces individus, est paucispirée, papilleuse ; mais les tours suivants ne paraissent pas sillonnés comme ceux de l’échantillon-type du Bassin de Paris.

Type. PI. XXV, fig. 23, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro.

Aclis (Graphis) prælonga, nov. sp. PI. XXV, fig. 26-28.

Taille microscopique ; forme cylindrique, aciculée ; spire très allongée, dont on ne connaît pas le sommet ; tours nombreux, convexes, dont la hauteur atteint les trois quarts de la largeur, séparés par des sutures profondes, non canaliculées ; ornementation composée de fines costules axiales, très rapprochées, peu saillantes, un peu sinueuses, surtout en arrière où elles sont antécurrentes vers la suture, et d’imperceptibles sillons spiraux. Dernier tour court, limité à la périphérie de la base par un angle net qui circonscrit un disque excavé, imperforé, à peu près lisse. Ouverture très petite, circulaire, à péristome mince ; columelle arquée.

Dimensions. Longueur probable : 7 mill. ; diamètre : o mill. 75.

R. D. Cette curieuse petite coquille s’écarte des précédentes par la finesse de ses côtes, par ses tours médiocrement convexes, dépourvus de gradins à la suture, par son ouverture extrêmement petite.

Tyre. PI. XXV, fig. 26-28, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Havteville, Coll. Brasil, Pissarro.

Aclis (Graphis) constantinensis, de Boury in coll. PI. XXXII, fig. 2.

Taille microscopique ; forme aciculée ; spire assez longue, à galbe conique; environ six tours dont la hauteur est un peu supérieure à la moitié de la largeur, très légèrement convexes, séparés par des sutures profondes, obliques, ornés de trois carènes spirales sur les premiers, puis de lamelles unies, pincées, très écartées, obliques, peu sinueuses, et de stries spirales obsolètes. Dernier tour peu élevé, limité à la base par un disque à partir duquel les côtes cessent. Ouverture ovale, à péristome discontinu ; columelle verticale.

Dimensions. Longueur : 1 mill. 75 ; diamètre : o mill. 5.

R. D. Cette petite coquille a une certaine analogie avec À. minutissima, car ses premiers tours sont également ornés de carènes spirales saillantes, qui font places à des lamelles écartées ; mais l’espèce du Cotentin s’en distingue par ses tours moins convexes, non disjoints, par ses lamelles plus saillantes. Nous . croyons donc que, malgré la rareté de cette coquille, la séparation de M. de Boury est suffisamment justifiée.

Tyre. PL XXXII, fig. 2, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Aclis (Graphis) dialytospira, de Boury in coll. PI. XXXIL, fig. 1.

Taille microscopique ; forme un peu trapue ; spire peu longue, à galbe conoïdal ; tours nombreux, peu convexes, dont la hauteur est un peu supérieure à la moitié de la largeur ; séparés par des sutures très profondes, canaliculées, ornés de fines côtes axiales, très nombreuses et serrées, verticales et non sinueuses, et de stries spirales extrêmement fines et visibles seulement avec un très fort grossissement. Dernier tour élevé, arrondi à la base, limité par un disque peu distinct sur lequel les côtes se prolongent. Ouverture ovale, à péristome un peu anguleux à sa partie antérieure ; columelle verticale.

DimExsioxs. Longueur, 1,5 mill. ; diamètre, 0,5 mill.

R. D. Malgré le très mauvais état de conservation de cet échantillon microscopique, M. de Boury n’a pas hésité à en faire une nouvelle espèce. La forme dont il se rapproche le plus est 4. gouetensis, de la Loire-Inférieure, mais on ne peut confondre À. dialytospira avec elle, à cause de son galbe plus trapu et de son profil moins conique. En outre, les lamelles sont verticales et ne sont pas sinueuses comme celle de la coquille de Bretagne.

Tyre. PI. XXXII, fig. 1, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Eulima turgidula, Desh. PI. XX, fig. 37.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 116.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 84, pl. IX, fig. 4-5.

Ons. Cette coquille, tordue sur elle-même, est caractérisée par sa forme un peu trapue, avec des tours peu élevés, et par sa base subanguleuse ; le labre est sinueux et, dans son prolongement, on distingue plusieurs cicatricules qui s’étendent presque jusqu’au sommet de la coquille.

PLésioryre. PI. XXV, fig. 37, Coll. Bourdot. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil.

Eulima Dubusi, nov. sp. PI. XXV, fig. 41-42.

Taille petite ; forme trapue; spire longue, tordue sur ellemême, à galbe conique, terminée par une protoconque lisse, allongée, de deux tours; sept tours étroits, à peine convexes, séparés par des sutures bien marquées. Dernier tour grand, un. peu supérieur aux deux cinquièmes de la hauteur totale, subanguleux à la base qui est convexe. Ouverture ovale, située dans un plan vertical; labre à peine sinueux; columelle excavée ; bord columellaire calleux, un peu détaché de la base.

Dimensions. Longueur : $ mill. ; diamètre : 2 mill.

R. D. Bien qu’appartenant au même groupe que Æ. turgidula, cette petite espèce ne peut être confondue avec elle, à cause de sa forme plus trapue, plus courte, et de son dernier tour encore plus contracté ; l’angle de la base est plus arrondi, et les tours plus convexes, sont séparés par des sutures plus profondes; l’ouverture est plus large, et le labre est plus vertical et moins sinueux, moins proéminent, surtout en avant.

Tyre. PI. XXV, fig. 41-42, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, unique.

Eulima (Subularia) acumen, Desh. PI. XXWI, fig. 1.

1888 — Cos:m. Cat. Eoc., III, p. 118, pl. IV, fig. 49.

O8gs. L’individu que nous faisons figurer ne nous paraît pas avoir atteint son complet développement, car ses tours sont moins nombreux que ceux des échantillons de Mouchy; mais cependant, on peut le reconnaître à sa forme allongée et à ses tours un peu convexes, surtout à leur partie antérieure; le dernier tour, qui est assez grand, n’est jamais anguleux à la base ; l’ouverture, courte, ovale, est un peu anguleuse en avant, et le labre décrit une sinuosité assez ample, tout à fait caractéristique de cette espèce.

PLÉSIOTYrE. Pl. XX VI, fig. 1-2, Coll. Dumas. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. Dumas, unique.

+ Eulima (Subularia) rectilabrum, Cossm. PI. XXV, fig. 38-30.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 119, pl. IV, fig. 45-46. 1902 — Cossm. Loc, cit, II, p. 85, pl. IX, fig. 8.

R. D. Le principal caractère de cette petite coquille est tiré de la forme de son labre qui est presque vertical, sans aucune sinuosité à sa partie inférieure ; les tours sont assez élevés ; le dernier, non anguleux à ia base, mesure de face les deux cinquièmes de la hauteur totale.

PLÉsIOTYPE. PI. XXV, fig. 38-39, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas.

Eulima (Subularia) Deshayesi, Cossm. PI. XXV, fig. 43-44. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 119.

Os. Le petit échantillon que nous faisons figurer correspond bien à la diagnose qui en a été donnée. Sa forme est étroite et son dernier tour est aussi élevé que celui de E. rectilabrum, c’est-à-dire qu’il mesure de face les deux cinquièmes de la hauteur totale ; les tours sont un peu convexes et sont séparés par des sutures bien marquées ; enfin, la base n’est pas contractée, et la columelle est un peu sinueuse.

PLésioryre. Pl. XX V, fig. 32-33, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Eulima (Subularia) goniophora, Cossm. PI XXV, fig. 32-33.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IL, p. 117, pl. IV, fig. 55-56. 1902 -— Cossm. Loc. cit., II, p. 85, pl. IX, fig. 9-10.

O8s. Les tours de cette petite espèce sont à peine convexes, et sont séparés par des sutures superficielles ; le dernier tour, peu développé, est subanguleux à la base : le labre est mince et très sinueux ; enfin le bord columellaire est bien détaché de la base à sa partie antérieure.

PLÉsIOTYPE. PI. XXV, fig. 32-33. Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Eulima (Subularia) distorta, [Detr.] PI. XX VI, fig. 3-4. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 120.

R. D. Aussi tordue que E. furgidula, E. distorta appartient à un tout autre groupe et a un galbe bien différent de celui de cette dernière espèce : elle est beaucoup plus allongée ; son dernier tour est très grand et est arrondi à la base, les sutures sont linéaires, enfin le labre est très sinueux en arrière, convexe et proéminent en avant ; une rangée de cicatricules indique les arrêts successifs de ses accroissements sur chaque tour, et se prolonge jusqu’au sommet de la coquille.

PLÉsioTyre. PI. XX VI, fig. 3-4, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Eulima (Subularia) angystoma, Desh. PL'EXV fe 3A. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 120.

R. D. Les tours de cette coquille non tordue sont beaucoup plus convexes que ceux de E. distorta, et les sutures sont plus profondes ; le dernier tour est très grand et atteint la moitié de la hauteur totale; il est un peu anguleux à la base; l’ouverture allongée est un peu dilatée et se termine par un bec bien développé chez les individus adultes ; le labre, très sinueux en arrière, très convexe au milieu, est un peu épaissi intérieurement : ces caractères sont exac-

tement ceux ‘de nos échantillons de Mouchy qui, rapprochés de ceux du Cotentin, n’en différent absolument que par leur couleur plus blanche.

PLésioryPe. PI. XXV, fig. 34, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Eulima (Maroineulima) fallax, Desh.

PI. XXV, fig. 36, et PI. XXXII, fig. 11.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 121, pl. IV, fig. 54.

Os. Nous cataloguons sous ce nom une petite coquille dont la surface n’est pas très bien conservée; on peut voir cependant, en l’observant attentivement, le petit bourrelet sutural qui caractérise les espèces de cette section; les tours de cette coquille sont un peu convexes à leur partie antérieure, légèrement excavés à leur partie postérieure; le dernier tour est peu élevé, et est atténué à la base ; le labre décrit une sinuosité très accentuée, à la partie inférieure correspondante au bourrelet sutural, c’est-à-dire tout à fait contiguë à la suture, de sorte que le contour y aboutit orthogonalement; tandis que la sinuosité des Subularia est plus arquée, et que le contour devient, chez ces derniers, antécurrent à la suture.

Présioryre. PI. XXV, fig. 36, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, unique.

Niso terebellata, (Lamk.) PI. XXV, fig. 40.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., ill, p. 124.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 86, pl. IX, fig. II.

R. D. Les échantillons du Cotentin sont identiques à ceux du Bassin de Paris; leurs tours sont nombreux, peu élevés et légèrement convexes ; l’ombilic très largement ouvert est circonscrit par une carène tranchante. Quelques individus ont la base du dernier tour un peu plus arrondie; on ne peut néanmoins les rapporter à N. Dumasi, de la Loire-Inférieure, qui a une forme plus allongée et un ombilic moins ouvert.

PLÉsioryre. PI. XXV, fig. 40, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, — Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro.

Pyramidella terebellata, |Férussac| PI. XXVI, fig. 16.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 94.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 87, pl. VII, fig. 31.

Ogs. Dans le Cotentin, comme dans le Bassin de Paris, cette espèce est caractérisée par sa forme trapue, conique, et par ses tours assez étroits, séparés par des sutures un peu canaliculées ; le dernier tour est subanguleux, et la columelle porte trois plis très inégaux, les deux antérieurs minces, le postérieur transverse et très saillant; on remarque, en outre, un bourrelet crénelé entourant la fente ombilicaie qui est presque entièrement close. Nous n’avons pu

apercevoir de stries spirales sur aucun de nos échantillons dont la surface est généralement très usée.

PLésiotyre. PI. XXVI, fig. 16, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Syrnola parva, | Desh.] PI. XX VI, fig. 9.

1888 — Cossm. Cat Eoc., III, p. 100.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 89, pl. IX, fig. 2.

R. D. On reconnait cette petite espèce à sa forme étroite, conoïdale, et à ses tours un peu convexes et étagés ; le dernier tour est assez court et l’unique pli est situé au milieu du bord columellaire, mais il est bien visible sur l’échantillon du Cotentin; néanmoins, nous croyons bien que ce dernier se rapporte à S. parva plutôt qu’à S. acicula, qui a une forme subulée.

PLésioryPe. Pl. XX VI, fig. 9, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, unique.

Syrnola microstoma, |[Desh.] PI. XXVI, fig. 5. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 99.

R. D. Malgré leur mauvais état de conservation, les individus du Cotentin se distinguent facilement de S. acicula, à cause de la brièveté de leur dernier tour et de leur surface parfaitement lisse; les tours, plans, sont un peu imbriqués et sont séparés par des sutures profondes ; il n’en est pas de même chez S. acicula ; enfin, le pli columellaire est très saillant et est situé au milieu de l'ouverture. Ces échantillons sont un peu moins coniques que ne l'indique la figure du second ouvrage de Deshayes, maïs ils ne sont pas pupoïdes comme S. acicula ; d’ailleurs, même dans le Bassin de Paris, l’espèce est très variable.

PLésiorype. PI. XX VI, fig. 5, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Cossmann.

Syrnola (Diptychus) eburnea, [Desh.] PL. XX VI, fig. 8. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 96.

R. D. Nous n’avons pu dégager l’ouverture des rares échantillons qui nous ont été communiqués d'Hauteville, mais cependant, nous avons pu voir nettement le renflement columellaire antérieur qui indique la présence de deux plis ; l’espèce est caractérisée par ses tours plans, nombreux, assez larges, séparés par des sutures un peu canaliculées ; le dernier tour est assez court et subanguleux à la base; la coquille a un peu le galbe dimorphe de S, acicula, mais la présence de ses deux plis columellaires la font rentrer dans une autre Section, et d’ailleurs, son dernier tour est plus court, ses sutures sont plus rainurées.

PLÉSIOTYPE. PI. XX VI, fig. 8, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Cossmann.

Syrnola (Diptychus) Lennieri, nov. sp. PI. XX VL, fig. 6-7.

Taille assez grande ; forme aciculée, étroite ; spire très allon-

! il

gée, à galbe un peu conoïdal ; onze ou douze tours, dont la hauteur est supérieure à la moitié de la largeur, presque plans, très légèrement convexes à leur partie antérieure, séparés par des sutures profondes. Dernier tour égal aux deux septièmes de la hauteur totale, un peu anguleux à la base, qui est arrondie. Ouverture mutilée ; columelle munie de deux plis bien visibles,

l’antérieur mince, le postérieur transverse, saïllant et lamelleux.

DiMENsIONSs. Longueur : 14 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Bien que nos échantillons soient mal conservés, nous n’hésitons pas à les décrire comme nouveaux, à cause de leur forme allongée, rappelant tout à fait celle de S. prœlonga. On ne peut néanmoins la confondre avec cette dernière espèce qui est encore plus allongée et dont les tours sont plus convexes ; de plus, S. prælonga ne porte qu’un seul pli columellaire, tandis que S. Lennieri montre deux plis bien visibles. Si nous essayons de rapprocher notre coquille de S. eburnea, nous constatons qu’elle s’en écarte par sa forme plus étroite et plus allongée, par ses tours un peu moins aplatis et par ses sutures moins rainurées.

Type. PI. XX VI, fig. 6-7, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Syrnola (Diptychus) mumiola, nov. sp. PL. XXVI, put

Taille petite; forme pupoïde ; spire assez allongée, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus dévié latéralement ; sept tours dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur, légèrement convexes, séparés par des sutures canaliculées. Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, arrondi à la base, qui est convexe. Ouverture petite, anguleuse à sa partie postérieure ; labre lisse à l’intérieur, non sinueux; columelle régulièrement excavée, munie à sa partie médiane d’un pli transverse peu saillant; bord columellaire calleux, assez large, bien détaché de la base.

DimexsioNs : Hauteur : $ mill. ; diamètre : 1 mill. 5.

R. D. L'espèce dont cette coquille se rapproche le plus est S. wisera, qui a un galbe pupoïde, mais S. mumiola s'en écarte par sa forme plus courte, beaucoup plus pupoide ; par ses tours moins nombreux, séparés par des sutures plus profondes, non accompagnées d’une rampe spirale; sa surface paraît dénuée de stries, et ne laisse apercevoir que des plis d’accroissement excessivement fins ; enfin, le labre est moins sinueux, et le pli columellaire est plus obsolète.

Type. Pl. XX VI, fig. 12, Coll. Dumas. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Stylifer eulimoides, Cossm.

PI. XX V, fig. 45 et pl. XXXII, fig. 14.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IL, p. 123, pl. V, fig. 7-8.

Oss. Bien que la protoconque de notre échantillon soit un peu mutilée, on voit nettement qu’elle devait former la pointe styliforme caractéristique de ce genre; l'individu de Fresville atteint une taille supérieure à ceux de Grignon, mais il appartient réellement à la même espèce, à cause de sa forme pupoïde et de son ouverture terminée par un bec anguleux en avant; le dernier tour est subanguleux à la base ; le labre est un peu plus sinueux et plus convexe que chez les individus parisiens.

PLÉsIOTYPE. PI. XX V, fig. 45, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Odontostomia Oppenheimi, Cossm. PI. XX VI, fig. 17. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 90, pl. VIII, fig. 32-33.

R. D. Notre unique échantillon de Fresville est identique à ceux du Bois- Gouët ; sa forme allongée rappelle tout à fait celle des Syrnola, et en particulier S. acicula. Notre échantillon est heureusement intact, et, en examinant sa protoconque, nous voyons qu’elle se termine par un nucléus obtus, non dévié latéralement, ainsi que cela a lieu chez les Syrnola. Nous sommes donc réellement en présence d’un Odontostomia, dont en outre, tous les caractères correspondent à ceux de ©. Oppenheimi, c’est-à dire une forme pupoïde, avec des tours plans, élevés, ornés de stries extrêmement fines ; le dernier tour est peu élevé et ne porte pas de fente ombilicale; enfin, la columelle est munie d’un très gros pli transversal médian.

PLÉsIoTyre. Pl. XX VI, fig. 17, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Odontostomia turbonilloides, Desh. PI. XX VI, fig. 11. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 105.

Ogs. Les stries qui caractérisent cette espèce paraissent faire défaut sur l’unique individu recueilli à Haut-ville, ce qui est sans doute dû à l’usure de sa surface, mais le sillon supra-sutural est bien visible, et le galbe est bien celui de l'espèce de Deshayes ; en particulier, le dernier tour a les mêmes proportions et mesure, de face, les cinq huitièmes de la hauteur totale; nous n'avons malheureusement pu dégager l’ouverture pour en étudier à fond les caractères ; on distingue seulement un pli columellaire assez saillant, situé à la partie inférieure de la columelle. /

PLésioryre. PL. XX VI, fig. 11, Coll. Dumas. — Hauteville,

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, unique.

Odontostomia hordeola, |[Lamk.| PL. XX VI, fig. 10. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 105, pl. IV, fig. 22.

R. D. L’échantillon que nous représentons est identique à ceux de Mouchy; sa forme est un peu trapue et sa base est subanguleuse; les tours, à peine convexes à leur partie supérieure, sont séparés par des sutures canaliculées que borde un petit bourrelet assez difficile à apercevoir sur notre échantillon qui est un peu usé ; la fente ombilicale est peu large; cette espèce est assez voisine de ©. furbonilloïdes, et s’en distingue surtout par sa forme plus trapue et plus conique, par ses tours moins convexes, par sa base subanguleuse, et par sa fente ombilicale à peine ouverte.

PLÉSIOTYPE. PI. XX VI, fig. 10, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas.

Odontostomia altavillensis, nov. sp. PL XXV, fig. 35.

Taille moyenne; forme allongée ; spire courte, à galbe conique ; six ou sept tours, dont la hauteur est égale à la moitié de la largeur, à peine convexes, un peu renflés à leur partie médiane, séparés par des sutures profondément canaliculées, qu’accompagne un mince filet; surface paraissant lisse, portant seulement un renflement obsolète vers le tiers supérieur de chaque tour. Dernier tour très grand, égal aux quatre septièmes dela hauteur totale, subanguleux à la base qui est convexe, et dont la fente ombilicale est presque complètement close. Ouverture ovale ; columelle droite à sa partie antérieure où elle forme un bec en se raccordant avec le bord libre de l’ouverture, excavée à sa partie postérieure, munie d’un pli médian, oblique et peu saillant; labre lisse à l’intérieur; bord columellaire mince, étroit, peu calleux, bien appliqué sur la base.

DrmExsioxs. Longueur probable : 7 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Bien que sa forme rappelle celle de O. turbonilloides, cette coquille ne peut cependant être confondue avec cette dernière espèce, car elle est plus allongée et ses sutures sont plus profondes ; l’occlusion de sa fente ombilicale et l’effacement de ses stries spirales pourraient la rapprocher de ©. hordeola, mais son dernier tour est bien plus élevé et son pli columellaire est moins saillant; en outre, elle porte un renflement spiral tout à fait anormal sur chaque tour; le labre paraît dénué des dents internes que l’on constate chez les deux espèces précitées.

Tvyre. PI XX V, fig. 35, Coll. Bourdot. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Bourdot, unique.

Odontostomia parameces, nov. 5h. PI. XX VI, fig. 13-14.

Taille petite ; forme étroite, fusoïde ; spire courte, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, de un tour et demi, mucronée ; quatre tours un peu convexes, surtout à leur partie antérieure, séparés par des sutures profondes, sinueuses. Dernier tour très grand, égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, ovale, un peu contracté à la base, qui est munie d’une fente ombilicale presque entièrement close. Ouverture ovale, se terminant en avant par un bec à sa jonction avec le bord columellaire ; columelle sinueuse, portant vers le tiers antérieur un pli oblique assez saillant ; labre vertical ; bord columellaire mince, peu distinct.

DrmexsioNs. Longueur : $ mill. ; diamètre : 1 mill.

R. D. Malgré le mauvais état de conservation de notre unique échantillon, nous n’hésitons pas à le décrire à cause de sa forme élancée, qui permet de le séparer de toutes les espèces connues des bassins de Paris et de la Loire-Inférieure. O. parameces rappelle, très vaguement du reste, O. limnæiformis qui a aussi des tours convexes, ovoïdes ; toutefois il est beaucoup plus mince, son dernier tour est bien plus élevé, et le pli columellaire n’est pas médian, mais il se trouve à peu près au tiers antérieur de l'ouverture. Sa forme étroite, qui a motivé le nom que nous lui avons choisi, et la hauteur exceptionnelle de son dernier tour, lui donnent d’ailleurs un aspect peu commun chez Odontostomia.

Tvre. PI. XX VI, fig. 13-14, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, unique.

Nerita tricarinata, Lamk. PI. XX VI, fig. 29-30.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., IL, p. 87.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 94, pl. XI, fig. 31-32.

R. D. La forme typique de cette espèce qui est très variable, est caractérisée, ainsi que son nom l’indique, par les trois carènes tranchantes de sa surface ; entre ces carènes, on distingue deux carènes rapprochées et des filets intermédiaires beaucoup plus fins ; le septum columellaire est légèrement excavé et est à peu près lisse ; le bord columellaire porte quelques denticules, dont les deux postérieurs sont un peu plus saillants que les autres. Quelquefois, il n’y a qu’une seule carène intermédiaire entre les deux principales, mais nous n’avons pas vu d’échantillon dont les interstices soient entièrement lisses, comme cela a lieu chez N. intermedia, de Coïislin.

PLésroryre. PL. XX VI, fig. 29-30, Coll. Bourdot. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Bourdot. — Hauteville, Coll. Miquel.

Nerita namnetensis, Vass. PI. XX VI, fig. 26-27.

1902 — Cossm., loc. cit., II, p. 95, pl. X, fig. 1-2.

R. D. L'espèce de Vasseur atteint toujours une plus grande taille que N. ricarinata, et elle est assez variable, mais on la distingue toujours de l'espèce précitée à cause du plus grand nombre de ses carènes intermédiaires ; celles-ci tendent à devenir égales aux trois carènes principales à mesure que la coquille avance en âge ; en outre, le septum columellaire est plus ridé que celui de N. tricarinata. Les échantillons de Fresville sont suffisamment bien conservés pour laisser voir leur coloration consistant en larges bandes brunes transversales.

PLÉsIOTYPE. PI. XX VI, fig. 26-27, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot. Pissarro, Cossmann, Brasil, Dumas. — Hauteville, Coll. Brasil.

Nerita Baylei, Vass. Pl: XXND EL 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 96, pl. X, fig. 5-6.

R. D. Il est curieux de constater que cette espèce, qui est l’une des plus plus répandues du Bois-Gouët, n’est représentée dans le Cotentin que par un seul exemplaire. Nous ne pouvons supposer que notre échantillon appartienne à N. tricarinata usé, car sa surface est absolument lisse, sans aucune trace de carène, marquée seulement de linéoles rappelant l’ornementation des individus du Bois-Gouët, quoiqu’avec plus de taches blanches, plus larges. Le labre parait lisse, tandis qu’il est légèrement denticulé chez les échantillons de la Loire-Inférieure, mais il faut tenir compte de ce qu’il est partiellement mutilé, de sorte que nous ne pensons pas que notre espèce soit différente de celle de M. Vasseur, et, en tous cas, nous n’oserions pas séparer cet unique échantillon, médiocrement conservé.

PLésiorype. PI, XX VI, fig. 33, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Nerita (Odontostoma) mammaria, Lamk. PI. XXVI, fig. 28.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 88.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 97, pl. X, fig. 7-8.

R. D. Nous avons beaucoup hésité avant de réunir cette coquille à N. mammaria, car son ornementation est beaucoup plus fine, et entre les costules axiales, on distingue de fins filets spiraux plus visibles que ceux de l'espèce lamarckienne ; mais, comme d’autre part, sa forme est identique, et que son ouverture présente bien les mêmes caractères, nous ne pensons pas que d’aussi petites différences d’ornementation nous autorisent à l’en séparer. Il y a lieu, d’ailleurs, de tenir compte de ce que l’espèce est variable, même dans le Bassin de Paris.

PLésioryre. PI. XX VI, fig. 28, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Nerita (Odontostoma) perlucida, ncv. sp. PI. XX VI, fig. 31-32.

Taille petite ; forme globuleuse, hémisphérique, spire saillante, mucronée, composée de un tour et demi; sutures accompagnées d’un large méplat et bordées d’un petit filet obsolète ; surface brillante, ne laissant apercevoir que la trace très obsolète de filets spiraux ; les stries d’accroissement n’ont aucune régularité. Ouverture grande, semi-elliptique, labre mince, extérieurement, marginé à l’intérieur ; septum columellaire caréné du côté de la base, avec un angle obsolète et irrégulier qui le sépare en deux parties inégales ; bord columellaire présentant une double concavité, muni de petites dents très fines, irrégulièrement distribuées ; la carène, qui fait suite au bord columellaire, à l’intérieur du labre, est vaguement et finement plissée à sa naissance.

DiMENsIoNs. Longueur : 4 mill. ; Largeur : 3 mill.

R. D. Si cette petite coquille n'était pas si répandue à Hauteville, nous aurions beaucoup hésité avant de la séparer de N. mammaria, car elle a une forme analogue, mais sa surface, qui est presque toujours très bien conservée, est tout à fait brillante : on n’y distingue, à grand peine, que la trace effacée des filets qui ornent l’autre espèce, et les accroïssements sont très obsolètes et irréguliers ; le septum columellaire présente aussi une différence assez importante : il est lisse et légèrement bombé chez N. mammaria, tandis que chez N. perlucida, sa surface est irrégulière et granuleuse. La constance de ces caractères nous autorise à séparer les deux espèces.

Tyre. PI. XX VI, fig. 31-32, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas, Brasil, Cossmann, — Fresville, Coll. Pissarro.

Neritopsis parisiensis, Desh. PI. XX VI, fig. 34-35.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 85.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 100, pl. X, fig. 15-16.

Os. Les très nombreux échantillons de cette espèce présentent d’assez grandes variations, surtout dans leur ornementation ; les carènes granuleuses de leur surface sont plus ou moins épaisses, et parfois même les tubercules sont tout à fait séparés ; il y a toujours entre ces carènes des filets intermédiaires de plus en plus fins, que traversent des rides transversales, en formant un treillis très élégant. L’ouverture est largement dilatée en avant; le bord columeliaire est dépouvu de dents : il est fortement échancré au milieu, et cette échancrure est limitée par deux petites protubérances latérales.

PLÉsIOTYPE. PI. XX VI, fig. 34, Coll. Pissarro. — Fresville. Autre individu (fig. 35), Coll. de l'Ecole des Mines. — Néhou.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Miquel, Cossmann, Pissarro; Coll. de l'Ecole des Mines. — Néhou, Valognes, Coll. de l’École des Mines.

Tomostoma neritoides, | Desh.| PI. XX VI, fig. 18-19. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 93.

R. D. C'est la moins répandue des espèces de ce Genre, et les échantillons du Cotentin sont toujours d’une petite taille; ils sont caractérisés par leur forme régulière assez élevée, et par leur contour ovale ; le sommet est placé très en arrière, et forme une saillie latérale, la surface inférieure est régulièrement concave, tandis qu’elle est bosselée chez les espèces suivantes ; ils ont absolument le galbe des individus du Bassin de Paris, et il n’y a aucun doute sur leur identité.

Présioryre. Pl. XX VI, fig. 18-19, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro.

Tomostoma medianum, ”ov. sp. PI. XX VI, fig. 23-25.

Taille moyenne ; forme aplatie, très irrégulière et très variable ; éxtrémité postérieure terminée par un rostre très allongé, aigu, caréné; surface dorsale convexe, sans ornementation ; sommet placé en général au milieu, surplombant légèrement la carène rostrale ; surface inférieure convexe, irrégulièrement bosselée. Ouverture assez grande, semi-circulaire ; septum columellaire mince, muni simplement de deux saillies dentiformes latérales.

DimEnsioNs. Longueur : 10 mill.; largeur : 4 mill. ; épaisseur : 2 mill. s.

R. D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec T. rostratum, même avec la variété erminalis que l’on trouve au Bois-Gouët, non seulement parce que sa forme est beaucoup plus aplatie, et parce que son rostre terminal atteint une longueur démesurée, mais surtout parce que son sommet est presque au milieu de la longueur, ce qui lui a valu le nom medianum, tandis que chez T. rostratum, le sommet est excentré tout à fait du côté du rostre; en outre, l'ouverture est plus étroite, et le septum columellaire est plus irrégulier ; enfin, la surface inférieure est bosselée, tandis qu’elle est régulièrement excavée chez l’autre espèce.

Type. PI. XX VI, fig. 23-25, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann.

Tomostoma altavillense, (1) [Defrance] in coll. PI. XX VI, fig. 20-22.

Taille moyenne ; forme élevée, un peu irrégulière, légèrement comprimée latéralement ; extrémité antérieure ovale; extrémité

(x) Ainsi nommé sur l’étiquette de la Collection Deshayes ; nous n’avons pas d’indication bibliographique, mais nous avons cru devoir respecter la détermination manuscrite du vétéran de Ja Paléontologie.

postérieure terminée par une lamelle tranchante ; surface dorsale convexe, portant seulement quelques plis d’accroissement obsolètes; sommet placé environ aux trois quarts de la longueur totale ; surface inférieure concave, un peu bombée vers l’extrèmité postérieure. Ouverture grande, semi-elliptique; septum columellaire mince, peu excavé au milieu, muni de deux saillies latérales comprenant entre elles cinq ou six petites dents aiguës.

DimENsioNs. Longueur : 12 mill. ; largeur : 6 mill. ; épaisseur : 4 mill.

R. D. La forme de cette coquille rappelle un peu celle de T. rostralum, qui est assez élevée; elle n’est jamais, cependant, terminée par un rostre aigu; il est vrai que quelques-uns de nos échantillons ont l’extrémité postérieure moins arrondie et plus eflilée que celui que nous choisissons pour néotype, mais cette extrémité n’a aucun rapport avec celle de l’autre espèce ; une différence bien plus importante réside dans la disposition du septum, qui est lisse entre les deux saillies dentiformes chez T°. rostratum, tandis que chez T, alluvillense, il est muni de plusieurs petites dents aiguës. Si nous comparons T. altavillense à T. neriloides, nous voyons qu'il en diffère par sa forme bien plus irrégulière, par la position de son sommet qui est situé plus loin du bord postérieur, et enfin par sa surface inférieure moins régulièrement excavée.

NÉOTYrE. PI. XX VI, fig. 20-22, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville. Coll. Pissarro, Brasil, Dumas ; Coll. de l’Ecole des Mines.

Phasianella (Tricolia) princeps, Vass.

PI. XX VL, fig. 36-37 et pl. XX VII, fig. 3.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 102, pl. X, fig. 27-28.

OBsErv. Extrèmement abondante dans le Cotentin, cette élégante espèce est très variable dans sa forme et dans son ornementation; les échantillons typiques sont caractérisés par leur galbe allongé et par la hauteur du dernier tour qui atteint les quatre cinquièmes de celle de la coquille; les tours sont ornés de gros filets irréguliers et écartés qui s’espacent davantage près des sutures ; l'ouverture est dilatée ; le bord columellaire se termine par une grosse callosité qui remplit l’angle postérieur de l’ouverture. On trouve fréquemment une variété dont la forme est moins élancée et dont les filets deviennent très gros, réguliers et serrés, de sorte qu’ils sont bien plus larges que leurs intervalles. Nous faisons figurer un échantillon présentant cette disposition et dont le dernier tour est, en outre, presque complètement disjoint.

P£ésioryre. PI. XX VI, fig. 36-37, Coll. Bourdot. — Fresville. VARIÉTÉ. PI. XX VII, fig. 3, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Brasil, Pissarro, — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines; Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Miquel, Cossmann, Pissarro.

Phasianella (Tricolia) Vasseuri, Cossm. PI. XXVI, fig. 41. 1902 — Cossm. Loc. cit., p. 103, pl. X, fig. 22.

R. D. Ainsi qu'il a été expliqué dans le cinquième fascicule des Moll. Eoc. de la Loire-Inférieure, il n’est pas possible de considérer comme une des nombreuses variétés de P, princeps, cette espèce dont la forme est bien différente. P. princeps est toujours allongé, tandis que P. Vasseuri est court et globuleux ; ses tours sont moins nombreux, et son ornementation est composée de filets plus fins, plus serrés et plus réguliers que ceux de la variété de P. princeps que nous avons fait figurer ; en outre, la columelle est plus excavée, et la callosité de l’angle inférieur de l’ouverture est moins épaisse. Si nous rapprochons les échantillons du Cotentin de ceux de la Loire-Inférieure, il semble qu'ils s’en écartent par leur forme plus trapue, par le plus grand nombre et la plus grande régularité de leurs cordons spiraux, et enfin, par l’absence de l’ombilic caréné que l’on constate chez ces derniers, mais nous ne pensons pas que ces différences justifient la création d’une espèce distincte.

Type. PI. XX VII, fig. 41, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas.

Phasianella (Tricolia) turbinoides, Lamk. PI. XX VIL fig. 4. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 83.

R. D. Ainsi qu'il a été dit dans le Catalogue du Bassin de Paris, cette espèce, très commune das le Cotentin, est caractérisée par l’existence, sur la base, d’une fente étroite que circonscrit une carène assez saillante ; la suture est surmontée d’un très petit bourrelet, et d’une rampe excavée ; toute la surface est couverte de fines stries d’accroissement ; quant à l’ornementation, nous n’en avons trouvé aucune trace parmi les très nombreux échantillons que nous avons examinés.

PLésioryre. PI. XX VII, fig. 4, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Bourdot, Cossmann. — Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines ; Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Miquel, Cossmann, Pissarro.

Phasianella (Tricolia) tenuilirata, nov. sp.

PI. XX VI, fig. 38-30.

Taille moyenne; forme trapue ; spire courte, globuleuse, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, aplatie ; trois tours convexes, séparés par des sutures profondes, bordées par un petit bourrelet que surmonte une légère dépression ; ils sont ornés de stries excessivement fines et serrées. Dernier tour très grand, supérieur aux cinq sixièmes de la hauteur totale, arrondi à la base qui est peu convexe, et sur laquelle ’ornementation se prolonge jusqu’au sommet de l’ouverture ; fente ombili-

cale étroite, un peu recouverte par le bord columellaire. Ouverture large ; columelle excavée, un peu renflée à sa partie postérieure ; labre mince, oblique, à profil rectiligne ; bord columellaire calleux, large.

DIMENSIONS : Hauteur : 13 mill.; diamètre : 10 mill.

R. D. Extrêmement voisine des certaines variétés trapues de P. furbinoïdes, notre nouvelle espèce s’en écarte par sa forme un peu plus surbaissée, et surtout par les fines stries qui envahissent toute sa surface; chez P. furbinoides, on n’aperçoit de stries que dans le voisinage des sutures : le reste de la surface est toujours lisse. Si nous tentons de faire un rapprochement avec P. semistriata du Bassin de Paris, dont la surface est entièrement striée, nous constatons que, s’il n’y a pas de grandes différences dans l’ornementation, il n’en est pas de même dans la forme: car P. semistriala est toujours un peu élancé, avec une spire allongée, tandis que P. fenuilirata est trapu et court, avec une spire globuleuse, et qu’en outre, sa fente ombilicale est moins ouverte.

Type. PI. XX VI, fig. 38-39 ; Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Phasianella (Tricolia) infracallosa, Cossm. PI. XX VI, fig. 40. 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 105, pl. X, fig. 23-24.

R. D. Les rares échantillons du Cotentin atteignent une plus grande taille que ceux du Bois-Gouët ; ils ont une forme plus étroite que P. furbinoïdes, et leur dernier tour est bien plus élevé, car sa hauteur dépasse les trois quarts de la hauteur totale chez l’échantillon que nous faisons figurer ; la fente ombilicale est presque complètement close ; d’ailleurs, elle ne reste ouverte que quand les échantillons ne sont pas adultes ; l’angle inférieur de l'ouverture est rempli par une grosse callosité pariétale, qui a valu son nom à l’espèce, et qui ne se retrouve pas chez les autres Tricolia.

PLÉsioTyre. PI. XX VI, fig. 40, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro,

Phasianella (Tricolia) Bonneti, Cossm. PI. XX VII, fig. 2. 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 106, pl. XI, fig. 1.

Ogs. La forme surbaissée, si spéciale, de P. Bonneli nous permet de rapporter, sans hésitation, à cette espèce un petit échantillon d'Hauteville qui présente exactement les proportions de ceux du Bois-Gouêt ; notre individu, qui n’est pas adulte, et dont la taille n’atteint pas 4 mill. est encore plus turbiné que le type de la Loire-inférieure: sa largeur, en eflet, est un peu supérieure à sa hauteur ; nous ne pensons pas, néanmoins, que ce soit le jeune âge d’une autre espèce, car tous les échantillons que nous avons examinés sont plus haut que larges.

Présioryre. PI. XX VII, fig. 2, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil.

Phasianella (Eudora) parisiensis, d’'Orb. PI. XXVIL, fig. 5.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 84.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 107, pl. X, fig. 25-26.

R. D. Cette espèce est beaucoup moins fréquente que les précédentes et s’en distingue, à première vue, par sa forme courte et globuleuse ; les tours sont très convexes, et la surface est complètement lisse, l’ouverture est peu développé, et le bord columellaire recouvre presque entièrement la fente ombilicale. Les individus du Cotentin, comparés à ceux du Bassin de Paris, ne présentent pas de différences appréciables.

PLÉsiOTyre. PI. XX VII, fig. 5, Coll. Pissarro, — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas. — Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Leptothyra occidentalis, Cossm. PI. XX VII, fig. 10. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 109, pl. XI, fig. 7-09.

R. D. Les individus du Cotentin, identiques à ceux de la Loire-inférieure, se distinguent de L. obtusalis par leur forme beaucoup plus allongée, et par le plus grand nombre de leurs filets spiraux, qui sont un peu irréguliers et entremêlés de filets beaucoup plus fins; l’ouverture présente les mêmes caractères chez les deux espèces, qui appartiennent bien à la forme typique de Leptcthyra.

PLÉSIOTYPE. Pl. XX V, fig. 10, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Miquel.

Leptothyra obtusalis, |[Baudon|] PI. XX VII, fig. 7.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 72.

1902 — Cossm. Loc. cit., p. 110, pl. XI, fig. 10-11.

R. D. On trouve assez fréquemment cette espèce à Fresville, et elle y présente quelques variations. On la reconnait à sa forme un peu trapue et à ses tours convexes ornés de cordons fins et serrés; l’ombilic est toujours clos et le bord columellaire est muni à sa partie supérieure de deux saillies dentiformes, dont l’antérieure est peu visible. On ne peut confondre L. obtusalis avec L. occidentalis du même gisement, car cette dernière espèce a une forme beaucoup plus allongée.

PLésioryre. PI. XX VII, fig. 7, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Leptothyra quasinuda, nov. sp. PI. XX VII, fig. 8-9.

Taille petite ; forme trapue ; spire courte, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, obtuse ; quatre tours convexes, un peu globuleux, séparés par des sutures profondes, ornés de stries spirales serrées et extrêmement fines que croisent des plis

d’accroissement très obliques. Dernier tour très grand, égal aux cinq septièmes de la hauteur totale, subanguleux à la base qui est plane et ornée comme le reste de la spire. Ouverture à peu près circulaire ; columelle concave, munie en avant de deux plis très obsolètes ; labre un peu épaissi intérieurement, droit, fortement incliné d’avant en arrière ; bord columellaire large, peu calleux, bien appliqué sur la base.

DimENsIOoNSs. Hauteur : 7 mill. ; diamètre : $ mill.

R. D. C'est à tort que cette petite coquille, assez fréquente dans le Cotentin, avait été signalée dans le Catalogue du Bassin de Paris comme entièrement lisse, car sa surface est ornée de stries excessivement fines et serrées. Malgré cette ornementation spirale, on ne peut la confondre avec L. oblusalis, à cause de sa forme qui est en général un peu élevée; la périphérie du dernier tour est plus arrondie, et, enfin, l’ouverture est plus grande, et les stries sont bien plus fines.

Type. PI. XX VII, fig. 8-9. Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Cossmann, Pissarro.

Leptothyra undulata, nov. sp. PI. XX VII, fig. 21-23.

Taille petite, forme trapue, globuleuse à galbe conoïdal ; spire courte, terminée par une protoconque lisse, aplatie ; trois tours convexes, séparés par des sutures profondes, ornés de six filets saillants, onduleux, surtout les deux inférieurs qui sont plus rapprochés que les autres, et voisins de la suture ; entre ces filets principaux, on distingue des filets intermédiaires d’une très grande finesse. Dernier tour très grand, formant à lui seul presque toute la coquille, arrondi à la base qui est plane et ornée comme le restant de la surface. Ouverture circulaire ; columelle excavée, munie à sa partie antérieure de deux petites dents obso- . lètes ; labre un peu épaissi en arrière, rectiligne et très oblique ; bord columellaire large, un peu calleux, bien appliqué sur la base.

DiMENsIONS. Hauteur : 6 mill. ; Diamètre : $ mill.

R. D. Cette espèce présente beaucoup d’analogie avec L. inermis, à cause de son ornementation et de sa forme globuleuse, mais L. inermis appartient à la Section Ofaulax, caractérisée par la présence d’une fente ombilicale et par la dilatation de l’oreillette antérieure de la columelle ; notre type ne présente aucunement cette disposition, et son ouverture est identique à celle de L. oblusalis ; il se distingue de cette dernière espèce par sa forme encore plus trapue, et surtout par ses filets onduleux bien moins nombreux ; nous ne

faisons aucun rapprochement avec L. quasinuda, à cause de la différence d’ornementation.

Type. PI. XX VII, fig. 21-23, Coll. Pissarro, — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas.

Leptothyra (Oraulax) inermis, [Desh.] PI XXVILRe

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 72.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 111, pl. XI, fig. 12-14.

R. D. L’ornementation des échantillons du Cotentin est plus fine que celle des individus du Bois-Gouët, et leur surface est en général plus usée ; les autres caractères étant identiques, nous sommes en mesure d’affirmer que c’est bien la même espèce. On ne peut confondre L. inermis avec L. obtusalis, car son ornementation est moins saillante, et l’ombilic n’est jamais complètement fermé, même chez les individus tout à fait adultes ; le bord columellaire forme une oreillette rainurée qui a justifié la création d’une Section distincte. En outre, la forme générale de la coquille est plus déprimée que chez L. obtusalis ; les échantillons du Cotentin ne présentent que de très légères différences avec ceux de Chaussy dans le Bassin de Paris.

PLÉsioType. PI. XX VII, fig. 1. Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro.

Lepothyra (Oiaulax) crassicincta, nov. sp.

PI. XX VII, fig.17-18.

Taille au-dessus de la moyenne ; forme trochoïde ; spire peu élevée, à galbe conoïdal ; quatre tours très convexes, séparés par des sutures peu profondes, ornés de six carènes tranchantes, égales et régulièrement espacées, dont les intervalles sont lisses. Dernier tour très grand, égal aux quatre cinquièmes de la hauteur totale, arrondi à la périphérie de la base qui est presque plane, imperforée, et sur laquelle les carènes deviennent de plus en plus minces et serrées. Ouverture petite, elliptique, à péristome épaissi intérieurement ; labre très oblique, à profil rectiligne, muni à l’intérieur d’une série de dents obsolètes; columelle excavée, antérieurement munie d’une grosse dent transverse, étalée en oreillette rainurée; bord columellaire calleux, très large, détaché de la base.

DimEexsions. Hauteur : 10 mill. ; Diamètre : 8 mill.

R. D. Il est assez facile de séparer L. crassicincla de L. inermis, car sa taille est très supérieure, et son ornementation se compose de grosses carènes écartées au lieu de filets minces et serrés ; l’ouverture présente aussi de grandes diflérences ; elle est dentelée intérieurement, tandis qu’elle est

lisse chez L. inermis, et la dent columellaire est bien plus saillante et plus épaisse ; le bord columellaire prend un développement tout à fait anormal et recouvre entièrement la fente ombilicale ; d'autre part, notre coquille est réellement un Ofaulax, car l'oreillette columellaire est bien visible, surtout sur le second échantillon qui est plus jeune.

Tvre. PI. XX VII, fig. 17-18, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Leptothyra (Oraulax) fallax, nov. sp. PI. XX VIL, fig. 11.

Taille petite ; forme trochoïde, assez étroite, spire peu allongée, terminée par une protoconque lisse, aplatie, de un tour et demi; trois ou quatre tours un peu convexes, dont la hauteur est égale au tiers de la largeur, séparés par des sutures peu profondes, ornés de six carènes égales et équidistantes, dont les intervalles sont traversés par des stries d’accroissement excessivement fines. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, arrondi à la base qui est plané, imperforée, et ornée de filets plus fins que ceux de la spire et de petits filets rayonnants obsolètes. Ouverture assez grande, circulaire, à péristome non épaissi; labre oblique, à profil rectiligne, lisse à l’intérieur; columelle très excavée; oreillette latérale bien développée, limitée extérieurement par une carène tranchante ; bord columellaire mince, peu distinct.

DimMENsioNs. Longueur : 6 mill. ; diamètre : $ mill.

R. D. La forme assez allongée de cette coquille pourrait la faire confondre avec certaines variétés de L. occidentalis, si, par la présence d’une oreillette rainurée, elle n’appartenait à la section Ofaulax ; elle s’écarte des autres espèces de cette Section, et en particulier de L. inermis, par sa forme plus élevée, et surtout par son ornementation comprenant des carènes bien plus saillantes et moins nombreuses, l'oreillette est aussi plus développée, et sa surface est plus excavée.

Type. PI. XX VIL fig. 11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Collonia marginata, [Lamk.] PI. XX VII, fig. 6.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 73.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 113, pl. XI, fig. 15-16.

O8serv. Malgré sa grande fréquence, cette espèce est peu variable ; on la reconnaît à sa forme globuleuse et à son ombilic circonscrit par un gros bourrelet crénelé, qui est séparé du reste de la base par un profond sillon ; à sa partie supérieure, prend naissance un gros funicule, éloigné du bourrelet ombi-

bilical ; l’ouverture est tout à fait circulaire ; toute la surface porte des filets spiraux, fins et serrés, et on aperçoit des petits plis rayonnants près des sutures.

PLésioTyre. PI. XX VII, fig. 6, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Bourdot, Brasil, Cossmann, Pissarro.

Gollonia canalifera, [Lamk.]| PI. XX VII, fig. 24-25. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 74.

R. D. Cette petite espèce est aussi peu variable que C. marginata, bien qu’elle soit également très répandue dans le Cotentin. Elle est identique aux individus du Bassin de Paris et est caractérisée par sa forme assez aplatie et par son ouverture allongée dans le sens transversal, un peu anguleuse en arrière ; l’ombilic est circonscrit par un bourrelet plissé non limité par un sillon comme celui de C. marginala ; le funicule est très rapproché de ce bourrelet.

PLÉSIOTYPE. PI. XX VII, fig. 24-25, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Gollonia flammulata, Cossm. PL. XX VII, fig. 31-32. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 74, pl. I, fig. 5-6 et pl. IV, fig. 14.

O8serv. L’échantillon que nous a communiqué M. Bourdot est si bien conservé, qu’on y distingue la coloration comprenant des linéoles rougeâtres, disposées en chevron sur les tours, se transformant en rayons un peu irréguliers sur la base ; la forme générale de la coquille est globuleuse et les tours sont très convexes, ornés de filets spiraux extrêmement fins, visibles surtout sur les premiers tours ; l’ombilic est peu large, il est circonscrit par une carène obsolète, légèrement plissée, et porte intérieurement des filets concentriques plus gros que ceux des tours ; du bord supérieur de l’ouverture, un gros funicule s'enfonce presque verticalement à l’intérieur de l’ombilic.

PLÉSIOTYPE. PI. XX VII, fig. 31-32, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Cossmann, Pissarro, très rare.

Collonia spiruloides, |Desh.] PI. XX VIII, fig. 4-5. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., IIÏ, p. 74.

OgsEerv. Cette élégante petite coquille n’est représentée dans le Cotentin que par quelques rares échantillons, qui sont, du reste, tout à fait comparables à ceux du Bassin de Paris ; ils ont une forme discoïdale, aplatie, et la spire fait une légère saillie sur le dernier tour ; l’ouverture, qui est circulaire, est entourée d’un gros bourrelet, et le péristome est complètement détaché ; l’ombilic est très largement ouvert et est circonscrit par une arête assez vive, le funicule est obsolète et peu visible.

PLÉsiorType. PI. XX VII, fig. 4-5, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Collonia (Leucorhynchia) callifera, [Desh.] PL XX VII, fig. 35-36.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 76.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 113, pl. XI, fig. 24-26.

Os. Les échantillons du Cotentin sont à peu près identiques à ceux du Bassin de Paris, peut-être un peu plus globuleux, mais il n’y a pas lieu de les en séparer ; leur principal caractère, qui a motivé leur classement dans une Section distincte, est la présence d’une petite languette qui se détache du bord columellaire et surplombe la région ombilicale ; lombilic est étroit, non caréné, et de sa périphérie partent quelques plis rayonnants qui n’atteignent pas le milieu de la base.

PLésioryre. PI. XX VIL, fig. 35-36, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Cossmann.

Collonia (Parvirota) Pissarroi, Cossm. PL. XX VII, fig. 1-3. 1902 — Cossm. Loc. cit., I, p. 113, pl. XI, fig. 27-28.

O8sErv. Coquille de petite taille, à tours peu nombreux, séparés par des sutures peu visibles, bordées d’un gros bourrelet, ornés de rayons saillants, serrés et un peu sinueux ; la base, séparée du dernier tour par un bourrelet, est ornée comme la surface des tours, mais les rayons sont plus serrés et s'étendent jusqu’à l’ombilic qui est bien ouvert et circonscrit par une carène tranchante ; le funicule est obsolète et est éloigné de la carène ombilicale ; l'ouverture, peu régulière, a le péristome bordé, et elle se termine à sa partie postérieure par un bec très allongé.

R. D. Comme on a pu le voir dans le cinquième fascicule des Moll. Eoc. de la Loire-[nférieure, cette petite espèce forme, avec C rofaloria, une nouvelle section : Parvirota, caractérisée par la carène du dernier tour et l’ornementation rayonnante; la coquille de Fresville s’écarte de celle de l’Yprésien du Bassin de Paris par sa forme plus épaisse, par son dernier tour moins nettement bianguleux, par son ornementation composée de rayons beaucoup plus saillants, et surtout par le bec de l’ouverture, qui n’est développé à ce point chez aucune autre Collonia.

PLÉsioryPE. PI. XX VIIL, fig. 1-3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot.

Gollonia (Cirsochilus) turbinoïdes, [Lan:k.] PI. XXVIL, fig. 37-38. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 77.

R. D. Ce n’est pas sans hésitation que nous rapportons à l’espèce bartonienne les échantillons du Cotentin qui en diffèrent par leur taille plus grande et surtout par leurs cordons un peu plus écartés à la périphérie du dernier tour; mais, comme tous les autres caractères sont identiques, il nous paraît excessif d’en faire une espèce distincte. Quoi qu’il en soit, il n’est pas aisé de la séparer de C. striala, quand elle n’est pas adulte; mais quand elle a atteint tout son développement, le meilleur caractère distinctif est sa forme élevée, tandis qu’elle est plus déprimée chez l’autre espèce; les carènes sont plus

saillantes, l'ouverture est moins dilatée, plus arrondie ; enfin, l’ombilic est plus resserré et n’est pas plissé.

Présiorype. Pl. XXVII, fig. 37-38, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas. — Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Collonia (Cirsochilus) fresvillensis, nov. sp. PI. XXVII, fig. 33-34.

Taille petite; forme élevée, subglobuleuse, turbinée; spire courte, à galbe conoïdal ; protoconque lisse ; quatre tours très convexes, un peu globuleux, séparés par des sutures canaliculées, ornés de six carènes, les trois antérieures beaucoup plus saillantes que les trois postérieures, comprenant entre elles un filet intermédiaire plus fin. Dernier tour très grand, égal aux trois quarts de la hauteur totale, limité à la base par une double carène périphérique ; base plane, ornée de nombreux filets concentriques très fins, perforée en son milieu par un ombilic assez large, circonscrit par un cordon non plissé; un funicule assez saillant se détache du bord columellaire et s’enfonce presque verticalement à l’intérieur de l’ombilic. Ouverture petite, subquadrangulaire ; columelle régulièrement excavée; labre mince, très incliné ; bord

columellaire calleux, large, détaché de la base.

Dimensions. Hauteur : 4 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Voisine de certaines variétés de C. furbinoides, cette petite coquille s’en distingue par sa forme un peu plus élevée, par son dernier tour plus globuleux, et surtout par la plus grande régularité de ses carènes spirales ; chez C. turbinoïdes, elles sont plus nombreuses, et souvent, quelques-unes sont plus saillantes et donnent aux tours un aspect anguleux; en outre, notre nouvelle espèce a la base plus arrondie et plus finement ornée.

Type. Pl. XXVII, fig. 33-34, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Collonia (Cirsochilus) dialytostoma, nov. sp. PL XX VIIL, fig. 12-13.

Taille moyenne; forme allongée, turbinée ; spire courte, à galbe conoïdal ; quatre tours un peu convexes, séparés par des sutures peu profondes, ornés de quatre filets spiraux, irrégulièrement distribués, les deux du bas plus serrés que les deux autres. Dernier tour très grand, supérieur aux cinq septièmes de la hauteur totale, subanguleux à la base qui est plane et qui porte cinq gros cordons concentriques réguliers, dont le dernier circonscrit un ombilic peu ouvert. Ouverture large, complètement disjointe

de la base, présentant deux angles : à l’angle supérieur, prend naissance un funicule épais qui s’enfonce à l’intérieur de l’ombilic.

DiIMENSIONs. — Longueur : 7 mill. ; diamètre : $ mill.

R. D. Le classement de cette coquille ne laisse pas que d’être embarrassant, car elle a un peu la forme de certaines variétés de C. furbinoides, dont le dernier tour aurait été disjoint accidentellement ; son ornementation est cependant bien différente : ses filets sont moins nombreux et plus réguliers ; les cordons de sa base sont bien plus gros, son ombilic est moins ouvert et est dépourvu de plis rayonnants. D'autre part, on pourrait la comparer à C. disjuncta, à cause de son ouverture détachée, mais son dernier tour est encore plus disjoint, et elle est ornée bien différemment ; ses filets ne ressemblent aucunement aux cordons granuleux de la coquille parisienne. En tous cas c’est bien un Cirsochilus, car le labre porte le bourrelet caractéristique de cette Section. D'autre part, la présence du funicule carené qui s'enfonce dans l’ombilic, fixe également la place de cette coquille dans le Genre Collonia.

Type. PI. XXVIIL, fig. 12-13, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, très rare.

Collonia (Cirsochilus) striata, [Lamk] PI. XX VIII, fig. 6-7. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 76.

Va. arala, Cossm. Cat. Eoc., p. 75.

Ogs. Cette espèce varie beaucoup dans son ornementation, mais on la reconnaît sans difliculté, grâce à sa forme un peu surbaissée, et aux carènes de ses tours, dont le nombre est très variable ; entre ces carènes, la surface est ornée de fins cordonnets qui envahissent toute la base jusqu’à l’ombilic ; celui-ci est bien ouvert, et est muni de quelques plis rayonnants obsolètes ; le funicule est rapproché de la carène ombilicale. Bien que les individus du Cotentin aient, quand ils sont adultes, une oreillette plus calleuse que chez les échantillons du Calcaire grossier parisien, il n’est pas douteux que c’est bien la même espèce; mais, ainsi qu'il a été dit dans le Catalogue de l’Eocène, leur base non plissée motive la création d’une variété distincte qui a déjà été désignée sous le nom arata Cossm., et que nous croyons en effet utile de maintenir.

PLésioTyre. PI. XXVIII, fig. 6-7, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Coll. de l'Ecole des Mines, Coll, Brasil, Dumas, Miquel. -— Fresville, Coll. Cossmann.

Collonia (Cirsochilus) semimargaritata, nov. sp. PI. XXVIIT, fig. 8-0.

Taille moyenne; forme aplatie, turbinée; spire courte, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, à nucléus aplati; trois tours anguleux, séparés par des sutures profondes, ornés de deux carènes au-dessus de l’angle, et en-dessous, de trois filets plus fins et d’un cordonnet granuleux, situé près de la suture ;

de fins plis d’accroissement curvilignes ornent toute la surface. Dernier tour très grand, formant à lui seul presque toute la hauteur de la coquille, séparé par une carène tranchante de la base qui est convexe et ornée de cordons et de fins filets concentriques ; l’ombilic, largement ouvert, est circonscrit par une double carène granuleuse ; le funicule est mince et s’enfonce verticalement à l’intérieur de lombilic. Ouverture large ; columellaire excavée ; labre oblique, un peu épaissi extérieurement ; bord columellaire calleux, large, bien étalé sur la base.

Dimensions. Hauteur : $ mill.; diamètre: 6 mill.

R. D. L’ornementation très spéciale de cette espèce nous permet de la séparer de toutes celles que nous avons étudiées jusqu’à présent. Sa forme rappelle celle de C. striala qui a aussi des tours anguleux, mais chez C. striata, on n’observe que quelques granulations formées par des plis rayonnants autour de l’ombilic, tandis que chez C. semimargaritata, les deux cordons circa-ombilicaux sont franchement granuleux ; en outre, la carène granuleuse qui accompagne la suture, ne se retrouve jamais chez l’autre espèce dont les cordons sont toujours lisses. Quant à C. Cuaillati et C. cristata, leur forme est bien différente, et la première porte des dentelures très saillantes qui ne ressemblent pas aux granulations de C. semimargarita. Celle-ci s’écarte de C. cristata par son ornementation et par son dernier tour moins disjoint.

Type. PI XX VIII, fig. 8-9, Coll. Dumas. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Collonia (Cirsochilus) Gaïllati, [Desh.] PI. XXXIL, fig. 15-16. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 78.

Ogs. — Variable dans ses proportions, cette élégante petite espèce est toujours caractérisée par les carènes dentelées qui ornent sa surface ; il y en a deux sur les premiers tours, et trois sur le dernier ; entre ces carènes, on distingue des filets plus fins et un peu irréguliers ; lombilic, peu largement ouvert, est circonscrit par deux gros cordons crénelés ; enfin, l’ouverture est circulaire, et souvent, elle est complètement détachée de la base. On sait que la variété #annophora est caractérisée par sa forme plus élancée; mais les échantillons du Cotentin se rapportent bien à la forme typique (C.Cuaillati) qui est plus surbaissée, et dont les carènes lisses, intermédiaires entre les crètes dentelées, sont plus saillantes.

PLÉsioTyre. PI. XXXII, fig. 15-16, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Brasil, Dumas.

Collonia (Cirsochilus) cristata, [Baudon] PI. XXVIIL, fig. 23-24. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 79.

R. D. Cette espèce est beaucoup plus rare dans le Cotentin que C. Caillati, et on l'en sépare sans difficulté à cause de sa forme aplatie, déprimée, avec

une spire à peine saillante ; les crénelures, moins nombreuses, sont plus aiguës et se transforment en véritables épines, surtout près de la suture ; l’ombilic est bien plus largement ouvert ; il n’est circonscrit que par un seul cordon granuleux, et son funicule est visible ; l'ouverture est plus détachée, et souvent même complètement disjointe, comme on peut s’en rendre compte sur l'échantillon que nous faisons figurer.

PLésioryre. PI. XX VIII, fig. 23-24, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann.

Collonia (Cyniscella) cornu-pastoris, [Lamk.] PI. XXVIIL, fig. 34-35.

1886 — Cossm. Cat. Eoc., IT, p. 79.

R. D. Il n’y a aucune différence entre notre petit échantillon d’Hauteville et ceux de Grignon, si ce n’est la présence d’un ou deux filets un peu plus saillants que les autres, à la périphérie du dernier tour ; la spire est assez saillante, avec des tours convexes ; l’ombilic est bien ouvert, il est limité par un angle très obsolète et faiblement perlé; à l’intérieur de l’ombilic, on distingue quelques plis rayonnants; enfin, l'ouverture ne repose sur le dernier tour que par une très faible surface. C’est d’ailleurs bien un Cyniscella, caractérisé par son péristome évasé plutôt que bordé, par son mince funicule détaché de l’épaississement du bord columellaire, et par son ombilic largement ouvert, le dernier tour reposant sur l’avant-dernier, sans qu’il y ait de modification du péristome.

PLésiorype. PI. XXVII, fig. 34-35, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Collonia (Cyniscella) minutissima, [Desh.] PI. XXVIIL, fig. 27-28.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 80, pl. IV, fig. 9.

R. D. Nous ne pouvons rapporter qu’à cette espèce l’unique échantillon d’'Hauteville, qui est identique à la figure du Catalogue et aux échantillons du Bassin de Paris. Elle est très voisine de C. cornu-pastoris, maïs sa surface est tout à fait lisse, sauf sur les premiers tours : on y distingue à peine quelques plis rayonnants autour de l’ombilic. Celui-ci est plus nettement caréné que chez l’autre espèce, et son funicule est beaucoup plus développé; le péristome est épaissi, surtout à sa partie antérieure, formant ainsi une petite oreillette où le funicule prend naissance. Il est possible que, si l’on recueille ultérieurement d’autres échantillons de cette espèce dans le Cotentin, on soit amené à les séparer de l'espèce parisienne, à cause des stries spirales qui ornent les deux premiers tours, et surtout à cause des plis rayonnants qui ne sont malheureusement pas très nets autour de l’ombilic sur notre unique individu; Pombilic est aussi plus resserré.

PLÉsIOTYPE. PI. XX VIIL, fig. 27-28, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteviile, Coll. Pissarro.

Gollonia (Circulopsis) micromphalus, »ov. sp. PI. XXVII, fig. 26-28.

Taille moyenne ; forme un peu élevée, turbinée ; spire courte, globuleuse, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, aplatie, d’un tour et demi ; quatre tours très convexes, séparés par des sutures profondes, non bordées, ornés de stries spirales fines et serrées, traversées sur les premiers tours par de petits plis rayonnants. Dernier tour très grand, égal aux cinq sixièmes de la hauteur totale, arrondi à la base qui est plane et ornée comme le reste de la spire; ombilic peu ouvert, circonscrit par un angle émoussé, dénué de funicule. Ouverture circulaire, à péristome un peu épaissi; labre très oblique, à profil rectiligne; columelle excavée ; bord columellaire large, peu calleux, bien appliqué sur la base.

DimMENsioNs. Hauteur : 6 mill.; diamètre : 5 mill. 5.

R. D. Avec C. megalomphalus, cette coquille forme une nouvelle Section : Circulopsis, décrite dans le cinquième fascicule des Moll. Eoc. de la Loire- Inférieure, caractérisée par son ouverture circulaire, à péristome un peu

B à € 2 P épaissi, presque continu, et surtout par la disparition presque complète du funicule ombilical. En particulier, C. micromphalus diffère de l’espèce du Bois-

P » P Gouët par sa forme plus élevée, moins discoïdale, par son ombilic beaucou P P , » P P plus resserré, circonscrit par un angle émoussé, tandis que chez C. megalomphalus, le contour de l’ombilic est tout à fait arrondi ; enfin, son ornementation est bien plus fine.

Type. PI. XXVIL, fig. 26-28, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Bourdot, Brasil.

Otomphalus Dumasi, Cossm. PI. XXVIL, fig. 15-16. 1902 — Cossm., Loc. cit., II, p. 112, pl. XI, fig. 5-6.

Ogserv. Cette remarquable espèce, encore plus rare dans le Cotentin qu’au Bois-Gouët, se reconnaît à ses tours anguleux, portant une carène tranchante, et ornés de filets spiraux réguliers que traversent des plis d’accroissement obsolètes; l’ouverture est circulaire et le péristome s'épaissit en avant où il forme une large oreillette, de laquelle se détache une carène saillante qui circonscrit l’ombilic ; celui-ci est très largement ouvert : sa paroi est lisse et un peu renflée dans sa partie médiane.

R. D. L’échantillon du Cotentin n’est pas absolument identique au type de la Loire-Inférieure : il en a le galbe et l’ornementation, mais son ombilic est plus resserré, circonscrit par une seule carène qui aboutit plus directement au contour supérieur de l’ouverture, de sorte que la callosité de l’oreillette s'étale moins sur la paroi antérieure de l’entonnoir ombilical. Peut-être la découverte d’autres individus dans le gisement de Fresville permettra-t-elle de vérifier la

constance de ces différences, ce qui motiverait la création d’une nouvelle espéce, ou tout au moins d’une variété distincte.

Présiorvre. PI. XXVIL, fig. 15-16, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Turbo (Tectariopsis) Marchandi, nov. sp. PI. XXVII, fig. 12-13.

Taille moyenne; forme trochoïde ; spire courte, non étagée, à galbe régulièrement conique; trois tours plans, peu élevés, séparés par des sutures peu profondes, ornés de quatre cordons spiraux, granuleux, irréguliers; celui qui surmonte la suture et le troisième sont plus gros que les deux autres. Dernier tour très grand, égal aux quatre cinquièmes de la hauteur totale, orné de trois gros cordons portant des tubulures serrées, comprenant entre eux deux filets granuleux et beaucoup plus fins ; base convexe, avec six filets concentriques, granuleux, plus espacés au centre qu’à la périphérie, avec deux ou trois filets très fins dans leurs intervalles. Ouverture circulaire, à péristome très épais, munie d’une dizaine de dents peu saillantes, parallèles et allongées ; labre oblique; columelle excavée, formant en avant une large oreillette carénée qui porte un tubercule obsolète à la limite du sillon interne du péristome; bord columellaire mince, calleux, bien appliqué sur la base.

DiMENSIONS. Hauteur : 10 mill. ; diamètre : 11 mill.

R. D. La forme de cette espèce, dédiée au sympathique secrétaire de la Société des Sciences naturelles de Nantes, rappelle celle de T. Munieri, de la Loire-Inférieure, mais elle atteint une taille plus grande, et son ornementation est différente ; chez l’espèce de Vasseur, il n’y a que trois cordons peu granuleux, tandis que chez T. Marchand, il y en à toujours quatre, dont les derniers sont munis de grosses tubulures ; 7. Munieri a les tours plus coniques, moins étagés, parce que l’angle est moins médian que chez T. Marchandi dont la forme générale est plus évasée, dont la base est mieux carénée à la périphérie et porte des cordons concentriques plus nombreux, moins granuleux sur l’ombilic. D’autre part, la coquille du Cotentin ne peut être confondue avec T. Henrici, du Bassin de Paris, dont la base est perforée et qui a les tours épineux.

Tvre, PI. XXVII, fig. 12-13, Coll. Bourdot. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Gibbula (Monilea) parnensis, Bayan PL XXVIIL, fig. 18-19. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 59, pl. IL, fig. 37.

R. D. On rencontre un peu plus fréquemment cette espèce dans le Cotentin que dans le Bassin de Paris, et son principal caractère est la présence d’un gros funicule ombilical qui aboutit à la columelle, en formant un gros tuber-

cule ; au-dessous de ce tubercule, la columelle est très excavée, ce qui lui donne une forme sinueuse très particulière ; l’ornementation, très élégante, se compose de filets très serrés, traversés par des plis d’accroissement obliques très fins. G. parnensis diffère de G. milis par l’absence de tubercule au point où aboutit le funicule, et par son ornementation composée de filets plus saillant. PLÉésioryre. PI. XXVIIL, fig. 18-19, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc Hauteville, Coll. Dumas, Bourdot, Brasil, Pissarro.

Gibbula (Phorculus) sulcata, [Lamk.] PI. XXVINL, fig. 14-15 et 20.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., I, p. 61, pl. I, fig. 2. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 118, pl. XII, fig. 1-2.

OgsErv. La forme typique des Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure, — avec de gros cordons régulièrement écartés, et le dernier tour arrondi à la périphérie, — n'existe pas dans le Cotentin ; on ne trouve dans ce gisement que la variété carénée qui se rapproche de G. distans, sans cependant se confondre avec lui, parce qu’il n’y a pas, entre la carène périphérique et les cordons voisins un écartement aussi grand que chez les individus parisiens de G. distans. Cette variété carénée existe, d’ailleurs, aussi dans la Loire-Inférieure. À côté d’elle, on trouve aussi, plus communément, la variété bifidocarina, décrite dans les « Moll. éoc. de la Loiïre-Inférieure » (PI. VI [XI] fig. 31), quoique avec des cordons plus serrés; cette variété du Cotentin se rapproche beaucoup de G. fraterculus, mais on l’en distingue par sa spire plus déprimée et par le galbe plus arrondi de son dernier tour.

PLÉSIOTYPE. Var. carénée. PI. XXVIII, fig. 20, Hauteville, Coll. Dumas. Var. bifidocarina. P1. XX VIIL, fig. 14-15, Hauteville, Coll. Dumas, commun.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Bourdot, Brasil, Dumas, Pissarro.

Gibbula (Phorculus) Bigoti, nov. sp. PI. XX VIII, fig. 10-11.

Taille petite; forme turbinée, peu élevée ; spire courte, globuleuse, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, planorbulaire, polygyrée; quatre tours convexes, séparés par des sutures profondes légèrement canaliculées, ornés d’une dizaine de carènes tranchantes, serrées, plus larges que leurs intervalles. Dernier tour très grand, formant à lui seul presque toute la coquille, arrondi à la base qui est convexe, et qui porte, comme le reste de la spire, des cordons extrêmement serrés, séparés par des sillons profonds; ombilic peu large, entièrement rempli par une callosité columellaire. Ouverture petite, circulaire, à péristome un peu épaissi, columelle peu excavée, munie à sa partie antérieure d’une saillie dentiforme, au point où aboutit le contour de l’ombilic ; labre très oblique, à profil rectiligne ; bord columellaire calleux, large, bien appliqué sur la base.

DIMENSIONS. Hauteur : 4 mill. ; diamètre : $ mill. S.

R. D. Voisine de G. sulcata, cette coquille s’en distingue par sa forme un peu plus élevée, et surtout par l’ornementation fine et serrée de ses tours ; les carènes sont plus nombreuses que celles de G. sulcata et sont séparées par des sillons plus profonds ; on peut aussi constater que l’ombilic est entièrement comblé par une grosse callosité, tandis qu’il est largement ouvert à tout âge chez l’autre espèce; la saillie dentiforme de la columelle est bien visible, mais on ne distingue pas de funicule à l’intérieur de l’ombilic. D’autre part, sa forme arrondie pourrait la rapprocher de G. fraterculus, mais elle en diffère par la plus grande finesse et le plus grand nombre de ses filets spiraux, et surtout par le développement exagéré de la callosité columellaire qui remplit l’ombilic.

Type. PI XX VIII, fig. 10-11, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossman, Pissarro, très rare.

Gibbula (Phorculus) constantinensis, nov. sp. PI. XX VIIL fig. 16-17.

Taille au-dessus de la moyenne ; forme turbinée, trochoïde ; spire moyennement allongée, à galbe conique, terminée par une protoconque lisse, dont le nucléus forme un petit bouton saillant ; quatre tours peu convexes, séparés par des sutures profondes et rainurées, ornés de cinq grosses carènes égales et équidistantes, comprenant entre elles un filet intermédiaire plus fin. Dernier tour très grand, égal aux trois quarts de la hauteur totale, arrondi à la base qui est convexe et ornée comme le reste de la spire ; ombilic profond, peu large, limité par une carène qui aboutit à une saillie dentiforme de la columelle. Ouverture circulaire, à péristome un peu épaissi intérieurement ; labre lacinié, oblique, à profil rectiligne ; columelle excavée au milieu; bord columellaire mince, calleux, bien appliqué sur la base.

DiMENsIONS. Hauteur : 8 mill. ; diamètre : 8 mill.

R. D. Les dimensions de cette espèce sont très supérieures à celles de G. sulcata, et sa forme est un peu plus élevée ; l’ornementation est différente et est formée de carènes moins tranchantes et de filets intercalaires qui n'existent pas chez G. sulcata. En outre, l’ombilic est beaucoup plus étroit, et la saillie dentiforme de la columelle est moins visible.

Tvyre. PL XX VIII, fig. 16-17, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas. — Hauteville, Coll. Brasil.

Dillwynnella cupuliformis, nov. sp. PI. XX VIII fig. 21-22.

Taille petite; forme aplatie, discoïdale; spire courte, faisant à peine saillie sur le dernier tour, terminée par une protoconque lisse, planorbulaire; trois tours légèrement convexes, séparés

par des sutures profondes. Dernier tour grand, formant à lui seul presque toute la coquille, anguleux à la base qui est plane et lisse ; ombilic large, à contour arrondi. Ouverture semi-elliptique, située dans un plan oblique ; labre mince, très incliné, à profil un peu sinueux; columelle excavée, un peu épaissie à sa partie antérieure, au point où aboutit le contour de l’ombilic ; bord columellaire calleux, détaché de la base.

DIMENsioNs. Hauteur : 2 mill. 5 ; diamètre : 3 mill. 5.

R. D. Cette petite espèce appartient incontestablement au Genre Dillwynnella (— Simochilus) à cause de son ouverture nacrée, située dans un plan oblique, comme celle des Adeorbis ; elle diffère de D. labiosa, du Bassin de Paris, par sa forme aplatie et par l’angle obtus qui circonscrit la périphérie de son dernier tour ; l’ombilic est plus large, et la surface ne porte aucune trace d’ornementation.

Tyre. PI. XX VII, fig. 21-22, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas.

Boutillieria Eugenei, [Desh.]. PI. XX VIL, fig. 19-20. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 58.

OgsErv. — Les très nombreux échantillons du Cotentin sont assez variables dans leur forme et leur ornementation ; on trouve cependant des individus identiques à ceux de Grignon. C’est une espèce caractérisée par sa forme trapue et par ses tours plans, ornés de grosses carènes assez régulières ; sur le dernier tour, on observe un petit bourrelet suprasutural, au-dessus duquel la surface est un peu excavée ; le labre, épaissi intérieurement et en arrière, est muni de quelques plis allongés qui disparaissent souvent chez les individus très adultes ; à sa partie supérieure, il se creuse, s’élargit et porte un ou deux tubercules columellaires : il donne naissance à un funicule qui s’enfonce verticalement à l’intérieur de l’ombilic.

PLésioTyrE. PI. XX VII, fig. 19-20, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Cossmann, Pissarro.

Boutillieria crassa, [Baudon] PI. XXVII, fig. 29-30. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 59.

R. D. Beaucoup plus rare que B. Eugenei, cette coquille s’en distingue aisément, à cause de sa surface complètement lisse, ne portant que quelques filets concentriques autour de l’ombilic, et de sa forme conoïde; les tours présentent également un petit bourrelet au-dessus de la suture ; l’ouverture a la même disposition que celle de l’espèce de Deshayes, et le tubercule columellaire antérieur est un peu plus saillant que chez les individus du Bassin de Paris ; le funicule est limité par deux stries assez profondes ; enfin l’ombilic est plus ouvert que celui de l’espèce précédente.

PLésiorype. PI. XXVII, fig. 29-30, Coll. Cossmann. — Hauteville,

Loc. Hauteville, Coll. Cossmann, — Fresville, Coll. Bourdot.

Trochus (Zeus), tiara, Defr. PI. XXIX, fig. 25. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 55.

Osserv. Le bel échantillon de Néhou que nous choisissons comme néotype est tout à fait remarquable par sa forme conoïdale, qui devient plus étroite quand la coquille avance en âge. L'ornementation est toujours composée d’un cordon granuleux, situé vers le tiers antérieur des tours, surmonté d’un second cordonnet obsolète peu visible qui borde la suture; à la partie inférieure des tours, il y a de gros tubercules obliques disposés en sens inverse des accroissements. Sur le dernier tour, on ne distingue plus qu’une simple rangée de pustules obsolètes. Sa base est très oblique, et les cordons qui l’ornent deviennent de plus en plus espacés à mesure qu’ils se rapprochent du centre; enfin le labre est silloriné intérieurement par de grosses côtes spirales, et la saillie columellaire est très proéminente.

NéorTyre. PI. XXIX, fig. 25, Coll. de l'École des Mines. — Néhou.

Loc. Néhou, Coll. de l’École des Mines. — Hauteville, Coll. Dumas, Coss. mann, Pissarro. — Fresville, Coll. Bourdot.

Trochus (Tectus) Lennieri, nov. sp. PI. XXIX, fig. 18-19.

Taille assez grande; forme trochoïde, spire peu allongée, à galbe conoïdal, terminée par une protoconque lisse, à nucléus apiati. Six tours plans, dont la hauteur n’atteint pas tout à fait le tiers de la largueur, separés par des sutures profondes, ornés de deux cordonnets équidistants, et d’un troisième cordonnet un peu plus saillant qui borde la suture en dessous; toute la surface est couverte de très fines stries régulières. Dernier tour grand, égal à la moitié de la hauteur totale, anguleux à la base, qui est un peu convexe et ornée de filets concentriques obsolètes ; ceux-ci deviennent plus serrés en se rapprochant du centre. Ouverture quadrangulaire ; columelle tordue, munie d’une saillie dentiforme antérieure, très volumineuse ; labre oblique, lisse à l’intérieur ; bord columellaire mince, peu distinct.

DIMENsioNs. Longueur : 25 mill.; diamètre : 25 mill.

R. D. On ne peut confondre cette espèce avec aucune des variétés de T. tiara, car elle est toujours plus large, son diamètre étant égal à sa hauteur ; elle est, de plus, ornée d’une manière diférente : au lieu d’un cordon antérieur, nous avons ici deux cordonnets égaux et équidistants et une crête suturale plus saillante ; la base est moins convexe, circonscrite par un angle plus aigu ; enfin, le labre est lisse et ne porte pas les costules spirales antérieures de T.. tiara. On peut encore comparer cette espèce à T. Athenasi de la Loire-

Inférieure qui a la même base, mais dont l’angle spiral est bien plus ouvert ; l’ornementation de l’espèce nantaise ressemble évidemment à celle de T. Lennieri, mais, comme ses tours sont bien plus étroits, les deux cordons granuleux paraissent bien plus serrés ; en outre, le bourrelet festonné de la suture est plus saillant que chez l'espèce du Cotentin.

Tyre. PI XXIX, fig. 18-19, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Dumas.

Trochus (Zecius) altavillensis, Defr. in coll. PI. XXIX, fig. 23-24.

Taille moyenne; forme trochoïde; spire médiocrement allongée, à galbe d’abord extra-conique, puis conoïdal; neuf à dix tours plans, subimbriqués, dont la hauteur est au plus égale au cinquième de la largeur, séparés par des sutures profondes, ornés à leur partie antérieure d’un gros cordon perlé bifide, formant des crénelures obliques, puis à leur partie postérieure, d’un cordonnet dont les perles alternent avec celles du cordon supérieur; toute la surface est traversée par des filets spiraux, plus fins à la partie supérieure des tours qu’à leur partie inférieure. Dernier tour un peu inférieur au tiers de la hauteur totale, anguleux à la périphérie de la base, qui est convexe, imperforée, ornée de de filets concentriques saillants, plus écartés à mesure qu’ils se rapprochent du centre. Ouverture quadrangulaire, avec un gros tubercule columellaire; labre oblique, portant intérieurement deux costules spirales et obsolètes.

DIMENSsIONS. : Longueur : 22 mill. ; Diamètre 18 mill.

R. D. Par son ornementation, cette coquille rappelle assez T°, crenularis, du Bassin de Paris, mais elle a toujours une forme plus trapue et un profil conoidal, tandis que l’espèce de Lamarck est régulièrement conique, ou même extraconique, et que sa base est ireillissée et porte des cordonnets peu nombreux; nous ne pouvons non plus assimiler notre nouvelle espèce à T°. orualus qui est bien plus évasé, et dont la base est ornée de filets concentriques fins et nombreux. Enfin, si nous le comparons à T. gouetensis, nous voyons d’abord qu’elle est plus conoïdale, moins conique; en outre, il y a quelques différences dans l’ornementation ; les crénelures supérieures sont un peu plus rapprochées, et celles du bas sont moins saillantes, plus écartées, moins plitiformes, avec des filets spiraux plus saillants, la base porte des filets tranchants qui sont presque des carènes et qui sont plus écartés et beaucoup moins réguliers que ceux de la coquille de la Loïre-Inférieure. Néanmoins, nous sommes obligés de reconnaître que ce sont deux formes extrêmement voisines.

NéoTypE. PI. XXIX, fig. 23-24, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Coll. Brasil, Dumas, Cossmann.

Trochus (Tectus) Dumasi, Cossm. PL. XXIX, fig. 22. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. , pl. XII, fig. 19-20.

Ogserv. Les échantillons de cette espèce assez répandue dans le Cotentin correspondent bien à la diagnose qui en a été donnée dans les Mollusques éocéniques de la Loire-Inférieure. Ils se reconnaissent à leur forme un peu allongée, à profil conique ; l’ornementation se compose d’un gros bourrelet antérieur portant des tubercules bifides, et de quatre cordonnets granuleux, obsolètes sur la rampe excavée, entremêlés de stries d’accroissement obliques ; la base est plane, et porte huit cordonnets concentriques, plus écartés au centre qu’à la périphérie.

R. D. Cette espèce est assez variable, et les variations portent principalement sur les proportions du bourrelet antérieur et sur le nombre des cordons granuleux, Ainsi, l'échantillon que nous figurons comme plésiotype, diffère du type figuré par des crénelures beaucoup plus écartées sur le bourrelet antérieur ; néanmoins, il s’écarte encore de T. crenularis par ses sutures plus excavées en arrière. Si on le compare à T. gouetensis ou à T. altavillensis, on remarque immédiatement qu’il a le galbe plus étroit et que ses tours ont un profil concavo-convexe qui n'existe pas chez ces deux congénères.

PLÉsIOTYPE. Pl. XXIX, fig. 22, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas, Bourdet, Cossmann. — Hauteville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Trochus (Tectus) Bourdoti, nov. sp. PI. XXIX, fig. 16-17.

Taille très grande ; spire allongée, à forme régulièrement conique ; environ douze tours dont la hauteur est égale au quart de la largeur, légèrement convexes, séparés par des sutures profondément canaliculées, ornés de quatre grosses carènes extrêmement saillantes, inégales et obtusément granuleuses, les deux extrèmes plus faibles que les deux médianes qui semblent plus écartées. Dernier tour grand, anguleux à la périphérie de la base, qui est plane et qui porte environ sept gros cordons concentriques aplatis. Ouverture très mutilée ; columelle munie d’une saillie dentiforme, tordue et épaisse.

DiMENsioNs : Longueur : 55 mill. ; Diamètre : 37 mill.

R. D. La plupart des individus que nous rapportons à cette espèce ne sont pas adultes ; aussi, malgré le mauvais état du gros échantillon de Fresville que nous a communiqué M. Bourdot, nous n’hésitons pas à le prendre comme type de l'espèce nouvelle, à cause de sa taille au-dessus de la moyenne, et surtout, de son ornementation formée de grosses carènes à peu près lisses : ce caractè:e l’écarte de T. margarilaceus dont les cordons sont granuleux, et qui a, d’ailleurs, une forme tout à fait surbaissée avec une base lisse. Si on compare l’espèce du Cotentin à T. britannus, de la Loire- Inférieure, qui a aussi la base ornée, on trouve qu’elle a le galbe bien plus

étroit dès le jeune âge, surtout que ses carènes spirales sont bien moins ornées et bien moins serrées que les rangs de granulations de l’espèce nantaise ; en outre, chez cette dernière, ce sont précisément les deux cordons médians qui sont moins saillants, tandis que c’est le contraire chez T°. Bourdoti. Par son galbe général, notre espèce se rapproche aussi de T. mitratus, surtout dans le jeune âge; mais elle est moins excavée, et quand elle est adulte, ses carènes sont plus saillantes.

Type. PI. XXIX, fig. 16-17, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Trochus (Zecitus) britannus, Vass. PI. XXIX, fig. 26. 1902 -— Cossm. Loc. cit., II, p. , pl. XIL, fig. 31-32.

R. D. Les échantillons peu fréquents que l’on trouve dans le Cotentin correspondent à la variété à quatre cordons granuleux, dont les deux médians sont bien exactement les plus petits ; l’individu que nous faisons figurer porte même cinq cordons sur le dernier tour, mais il appartient bien à l’espèce de Vasseur par ses proportions et par sa forme conique, subulée au sommet, il se distingue de T. margarilaceus par son galbe moins trapu, par ses cordons granuleux plus inégaux, par sa base ornée, etc... On ne peut, d’ailleurs, confondre cette espèce avec le jeune âge de T. Bourdoti, qui s’en distingue toujours par son galbe plus étroit et plus conique, même quand ses carènes n’ont pas atteint leur saillie caractéristique. D’autre part, T. mitratus, du Bassin de Paris, a une forme évasée ou extraconique, qui ne permet pas de le rapprocher de l'espèce de l’Ouest de la France.

PLésiorype. Pl. XXIX, fig. 26, Coll. de l’Ecole des Mines. -- Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll, de l'Ecole des Mines.

Trochus (Zectus) Dubusi, nov. sp. PI. XXIX, fig. 6-7, 1o-r1.

Taille moyenne; forme trapue; spire courte, à galbe conoïdal ; cinq tours plans, dont la hauteur égale le quart de la largeur, séparés par des sutures linéaires, orrés en avant d’une rangée de gros tubercules, et d’un cordon dentelé, sur lequel trois dents correspondent à deux tubercules; à la partie inférieure des tours, il y a une deuxième rangée de tubercules juxtaposée à celle du tour précédent ; quand la surface est usée, il ne reste plus que la rangée antérieure, qui festonne la suture ; au contraire, quand elle est fraîchement conservée, on distingue de petits filets spiraux qui lui donne l’aspect chagriné. Dernier tour peu élevé, anguleux à la périphérie de la base qui est plane, imperforée, et ornée d’une dizaine de cordons concentriques plus écartés au centre qu’a la périphérie. Il y a toutefois, dans le gisement d’Hauteville, une variété dont la base ne porte que sept cordons concentriques.

Ouverture quadrangulaire, avec une saillie dentiforme assez épaisse.

DimMEnsIONs. Hauteur : 16 mill.; diamètre : 17 mill.

R. D. L’ornementation de cette coquille est assez particulière, et nous permet de la séparer de toutes celles que nous avons examinées jusqu’à préseht, Si nous la comparons à T°. altavillensis, nous voyons qu’elle a le même galbe conoïdal, mais qu’elle est plus courte et ornée très différemment. Sa base est tout à fait plane, et ses carènes concentriques sont plus fines et plus nombreuses. T.. gouetensis est plus étroit, et ses crénelures sont bien différentes de celles de T. Dubusi. Il y a encore T. Bareti, dont la carène antérieure, festonnée et tubulée, ressemble un peu à l’aspect que prend notre espèce quand elle est usée, mais T'. Bareti a une forme bien plus évasée et une base plus finement ornée.

Type. PI. XXIX, fig. 10-11, Coll. Bourdot. — Fresville. VARIÉTÉ. PI. XXIX, fig. 6-7, Coll. Dumas. — Hauteville,

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Brasil. — Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro.

Calliostoma Brasili, nov. sp. PI. XXIX, fig. 13-15.

Taille grande ; forme trapue; spire médiocrement élevée, à galbe conoïdal ; cinq tours dont la hauteur est un peu inférieure au tiers de la largeur, excavés à leur partie inférieure, séparés par des sutures profondes, ornés d’une grosse carène antérieure portant des tubulures courtes, obsolètes, squameuses, qu’accompagne une rangée de gros tubercules écartés, puis deux cordonnets granuleux inégaux, l’inférieur plus gros ; toute la surface est couverte de fines stries spirales. Dernier tour grand, supérieur à la moitié de la hauteur totale, anguleux à la périphérie de la base, qui est imperforée, peu convexe, et ornée de huit cordelettes concentriques, granuleuses, à peu près équidistantes. Ouverture elliptique ; labre très oblique; bord columellaire large, calleux, recouvrant complètement la fente ombilicale.

Dimensions. Hauteur : 30 mill. ; diamètre : 28 mill.

R. D. Il n’y a dans le Bassin de Paris aucun Culliostoma auquel nous puissions comparer cette grande espèce: C# moniliferum est, en effet, plus trapu et orné bien plus régulièrement. Au contraire, C. princeps est toujours plus étroit, et les tubulures de ses carènes sont beaucoup plus saillantes que celles de C. Brasili, qui ne sont guère visibles que sur la carène antérieure et qui font défaut sur la base.

Tyre. PI. XXIX, fig. 13-15, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Calliostoma (Eutrochus) ditropis, nov. sp. PI. XXXII, fig. 10.

Taille petite ; forme trochoïde ; spire courte, à galbe conique, terminée par une protoconque lisse, planorbulaire ; quatre tours dont la hauteur est égale à la moitié de la largeur, séparés par des sutures profondément canaliculées, portant en avant une carène dentelée, munie d’une petite dépression, puis, en arrière une seconde carène moins saillante, limitée par un sillon; le reste de la surface porte seulement quelques filets spiraux, très obsolètes que traversent des plis d’accroissements obliques. Dernier tour très grand, égal au cinq septièmes de la hauteur totale, limité à la périphérie par une seconde carène dentelée qui le sépare de la base : celle-ci est légèrement convexe et sa fente ombilicale est assez largement ouverte ; l’ornementation se compose seulement de quelques filets concentriques obsolètes. Ouverture quadrangulaire ; columelle d’abord verticale, puis brusquement coudée, bord columellaire mince, peu distinct.

DiMENSIONSs. Hauteur : 7 mill. ; diamètre : 6 mill.

R. D. Nous n'avons dans le Bassin de Paris aucune espèce qui se rapproche de C. ditropis: C. novalum atteint une taille au moins double de celle de l’espèce d’Hauteville, et son ornementation en est bien différente ; elle comprend, à la partie antérieure des tours, une rangée de tubercules assez épais qui n’ont aucun rapport avec la carène saillante dentelée de C. ditropis, qui a, en outre, une forme générale plus trochoïde et des sutures profondément canaliculées.

Type. PI. XXXII, fig. 10, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro.

Basilissa constantinensis, nov. sp. PI. XXIX, fig. 20-21.

Taille petite ; forme conique ; cinq tours plans, dont la hauteur dépasse le tiers de la largeur, séparés par des sutures linéaires, bordées en dessous d’un bourrelet légèrement saillant et obtusément crénelé ; ornementation composée de neuf cordons spiraux, irréguliers, lisses; Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, muni d’une carène subcrénelée à la périphérie de la base qui est plane, ou même excavée contre cette carène, et qui porte de fins sillons concentriques, jusqu’à une rainure plus profonde qui sépare une rangée de perles circonscrivant la perforation ombilicale : celle-ci est assez étroite, à parois treillissés. Ouverture subquadrangulaire ; labre peu oblique ; columelle droite, lisse.

DimENsIoNs. Hauteur : 4 mill. 5 ; diamètre : 3 mill. 5.

R. D. Bien que cette coquille ait l'ouverture incomplète, nous croyons qu’elle doit être séparée de B. sulcata, du Bassin de Paris, qui n’a pas de sutures bordées et dont l’ombilic n’est pas circonscrit ; B. angusta, dont les sutures sont bordées, a un galbe plus élancé et l’ombilic non bordé ; quant à B. Lamarcki, c'est une espèce beaucoup plus finement sillonnée.

Type. PI. XXIX, fig. 20-27, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Basilissa goniomphalus, nov. sp. PI. XXIX, fig. 32-33.

Taille assez petite ; forme conique ; six tours légèrement convexes, dont la hauteur égale les deux cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures bordées en-dessus par un étroit bourrelet que sépare un sillon spiral ; surface d’abord ornée de quelques sillons spiraux qui ne tardent pas à s’effacer, de sorte que les tours deviennent lisses, sauf le sillon suprasutural qui est très finement plissé par des accroissements axiaux. Dernier tour presque égal aux deux tiers de la hauteur totale, caréné à la périphérie de la base qui est déclive et peu convexe, avec huit sillons concentriques et subimbriqués, jusqu’à la carène qui circonscrit un entonnoir ombilical évasé et peu profond, dont la paroi porte quelques filets spiraux, et dont la perforation se rétrécit rapidement. Ouverture quadrangulaire, à péristome mince ; labre convexe ; columelle excavée, à bord peu réfléchi.

DimexsroNs. Hauteur : $ mill. ; diamètre : 4 mill. 5.

R. D. Cette coquille ressemble beaucoup par sa forme à B. Boutillieri, du Bartonien des environs de Paris ; elle s’en écarte par sa surface et sa base sillonnées, par ses tours plus convexes, bordés aux sutures ; par son entonnoir ombilical plus évasé, caréné au pourtour par son péristome plus mince. Nous ne la comparons pas aux espèces de l’oligocène d’'Etampes, qui ont été, depuis, classés dans le Genre Elenchus à cause de leur columelle tronquée.

Tyre. PI. XXIX, fig. 32-33, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Eumargarita (Periaulax) spirata, [Lamk.] PI. XXIX, fig. 4-5. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 67.

OBsERv. Aussi variable et aussi répandue dans le Cotentin que dans le Bassin de Paris, cette coquille se reconnaît à sa forme un peu élevée, à base limitée par un angle net, et surtout à son ombilic large, orné de nombreux sillons concentriques que traversent des plis axiaux serrés, L’ombilic est cerclé par un sillon profond; les autres caractères sont variables; les stries spirales

sont plus ou moins écartées, les cordons granuleux plus ou moins nombreux et parfois disparaissent même complètement.

PLésioryre. PI. XXIX, fig. 4-5, Coll. Pissarro. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Miquel.

Eumargarita (Periaulax) Bourdoti, Cossm.

PI. XX VIII, fig. 32-33.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 129, pl. XI, fig. 13-15.

R. D. Parmi les nombreuses variétés de E. spirata, nous avons pu trouver quelques rares échantillons de l’espèce de la Loire-Inférieure. Elle se distingue de E. spirala par sa forme plus surbaissée, et surtout par son ombilic qui n’est pas circonscrit par un sillon. À l’intérieur de cet ombilic, il n’y a que des plis axiaux épais, et pas de stries spirales ; la surface de la spire est ornée comme E. spirata, maïs les cordonnets granuleux sont moins nombreux ; la base est lisse.

PLÉsIOTyPE. PI. XXVIII, fig. 32-32, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Dumas.

Solariella elevata, Cossm. PI. XXVIIL, fig. 38. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 124, pl. XII, fig. 8-9.

R. D. Le principal caractère qui permet de distinguer cette espèce de S. odontata, est sa forme plus élevée, et surtout l’absence de granulations sur les carènes ; l’ornementation se compose ici d’une carène médiane et de filets fins situés de part et d'autre de cette carène ; toute la surface est traversée par des plis d’accroissement obliques, extrêmement fins et serrés. Sur le dernier tour, il y a deux angles périphériques, et ce sont eux qui sont dépourvus des dentelures de l’espèce parisienne ; un troisième cordon plus obsolète, quoique plus saillant que les filets voisins, existe souvent sur la surface convexe de la base. L’ombilic est un peu plus évasé que chez les individus du Bois-Gouët, mais nous ne pensons pas que ce soit une espèce distincte.

PLÉsioTyre. PI. XXVIII, fig. 38, Coll. Pissarro. — Hauteville’

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Brasil. — Fresville, Coll. Pissarro.

Solariella subcraticulata, Cossm. PI. XXVIII, fig. 39. 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 125, pl. XII, fig. 16-17.

R. D. Bien qu’elle se rapproche beaucoup de S. tricincta, du Bartonien du Bassin de Paris, la coquille de l'Ouest de la France s’en distingue, à première vue, à cause de sa forme plus élevée, quoiqu’elle le soit moins que S. elevata ; l’ornementation est un peu plus régulière que chez S. fricincta, dont les costules rayonnantes s'arrêtent à la moitié du tour, pour reparaître très nombreuses et très serrées à la périphérie. On constate aussi quelques différences dans l’ombilic qui est moins ouvert et qui est limité par un angle arrondi, tandis qu’au

contraire chez l’espèce parisienne, son rebord porte une rampe excavée que limitent deux carènes obsolètes. Nous ne la comparons que pour mémoire à S. craticulata qui a des filets granuleux.

Pcésioryre. PI. XXVIII, fig. 39, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Solariella cosmeta, nov. sp. PI. XX VIII, fig. 36-37.

Taille petite ; forme courte, trochoïde ; spire peu élevée, à galbe conique, terminée par une protoconque lisse, aplatie ; quatre tours bianguleux, portant deux carènes granuleuses, comprenant entre elles un filet fin, peu visible, et de très nombreux plis d’accroissement obliques, fins et serrés. Dernier tour très grand, égal aux quatre cinquièmes de la hauteur totale, portant une troisième carène granuleuse, plus faible que les deux autres à la périphérie de la base ; celle-ci est peu convexe et est ornée de six cordonnets plus écartés à la périphérie qu’au centre, traversés par des plis rayonnants qui forment avec eux un élégant treillis granuleux ; ombilic largement ouvert, à parois convexes, treillissé comme le reste de la base. Ouverture circulaire ; labre oblique, un peu épaissi extérieurement.

DimExsIoxs. Hauteur : $ mill. 5 ; diamètre : 6 mill.

R. D. L’élégante ornementation de cette coquille nous permet de la séparer dé celles que nous venons d'examiner. Elle diffère de S. subcraticulata par sa forme un peu moins élevée, par ses carènes granuleuses, par le treillis de sa base et par son ombilic plus large et plus évasé. L’ornementation de sa base rappelle un peu celle de S. craticulata, de l’Yprésien du Bassin de Paris, mais elle porte des carènes bien plus saïllantes et granuleuses, au lieu des faibles carènes lisses de la coquille parisienne, et en outre, la surface de ses tours n’est pas treillissée. On peut encore la rapprocher de S. asperrima, de la Loire- Inférieure, mais elle s’en distingue par son ornementation moins hérissée, par le nombre plus grand des cordonnets de sa base, et par sa forme moins élevée.

Tyre. PI. XXVIIL, fig. 36-37, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Pissarro.

Solariella infundibulata, mov. sp. PI. XXXII, fig. 17-19.

Taille petite ; forme trochoïde, surbaissée ; spire courte, étagée, à galbe conique ; protoconque lisse, globuleuse, d’un tour et demi ; trois ou quatre tours unianguleux, assez élevés, séparés par des sutures peu visibles ; la paroi antérieure de chaque tour est verticale et est limitée par une carène dentelée, la paroi postérieure est déclive et un peu excavée ; toute la surface est élé-

gamment ornée de costules axiales, curvilignes, fines, rapprochée, parfois bifurquées ; on distingue, en outre, deux ou trois filets spiraux, très obsolètes. Dernier tour très grand, formant à lui seui presque toute la coquille, séparé par une carène tranchante de la base qui est légèrement convexe et ornée de filets concentriques assez fins; ombilic très largement ouvert, circonscrit par un cordonnet saillant, plissé, et portant à l’intérieur de nombreuses costules axiales, fines et serrées, croisées par quelques filets spiraux. Ouverture subquadrangulaire à péristome mince et continu ; labre oblique, rectiligne.

DiMENsIONS. Hauteur : 3 mill. $ ; diamètre : 3 mill. 5.

R. D. Cette petite coquille se distingue de toutes les autres par la grande largeur de son ombilic et par ses tours étagés et carénés sur l’angle ; l'espèce la plus voisine est S. cosmela, provenant des mêmes gisements, mais elle s’en écarte par sa forme bien plus surbaissée, par son ombilic plus large, circonscrit par une carène plus saillante, par son ornementation moins fine, et surtout par ses tours unianguleux, tandis que chez S. cosmeta, ils portent toujours deux carènes.

Type. PI. XXXII, fig. 17-19, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, très rare.

Solariella pervicina, nov. sp. PI. XXIX, fig. 1-2.

Taille petite ; forme courte, trochoïde ; spire allongée, à galbe conique, terminée par une protoconque lisse, polygyrée, à nucléus planorbulaire ; quatre tours peu élevés, bianguleux, séparés par des sutures peu profondes, portant, au-dessus de la carène, deux filets saillants et réguliers, et sur la rampe inférieure excavée, un petit bourrelet crénelé, voisin de la suture; la surface est lisse et laisse apercevoir des traces de coloration composées de linéoles brunes, un peu obliques. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, portant un troisième filet spiral qui le sépare de la base; celle-ci est convexe et est ornée de six filets imbriqués, un peu irréguliers ; ombilic médiocrement ouvert, circonscrit par un cordon rendu granuleux par de petits plis rayonnants, orné intérieurement de trois filets concentriques et de plis d’accroissement verticaux. Ouverture circulaire; labre oblique.

DimENsIONs. Hauteur : $ mill.; diamètre : $ mill.

R. D. Cette élégante coquille ne peut être confondue ni avec S. craticulata, ni avec S. subcraticulata ; elle se rapproche de cette dernière espèce par ses proportions qui sont exactement les mêmes, par sa rangée de perles suturales

et par les cordons imbriqués de sa base. D’autre part, elle s’en écarte par son ornementation dont les filets sont moins nombreux : en particulier, la rampe postérieure des tours ne porte seulement qu’un bourrelet crénelé ; l’ombilic est plus largement ouvert et est circonscrit par un angle plus net. Enfin, il y a lieu de rapprocher S. pervicina de l’autre Solariella du même gisement, S. elevata, dont il s’écarte par ses crénelures, tandis que sa périphérie est plus arrondie que celle de S. odontala.

Type. PI. XXIX, fig. 1-2, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas. — Fresville, Coll. Dumas, Pissarro.

Liotia (Liotina) Gervillei, [Defr.] PI. XXX, fig. 9.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 54.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 136, pl. XIII, fig. 13-14.

OBserv. Quand ils sont adultes, les échantillons de cette espèce sont très élevés, et leur ouverture est projetée en avant; celle-ci est très petite et est entourée d’un très large bourrelet, le funicule ombilical se prolonge jusque sur l'ouverture qu’il entoure complètement en formant une couronne perlée ; les côtes axiales sont très espacées.

PLÉSIOTYPE. PL. XXX, fig. 9, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot. — Hauteville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Néhou, Coll. de l’Ecole des Mines.

Liotia (Liotina) fimbriata, | Desh.] PI. XXX, fig. 7-8. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 54.

R. D. La hauteur de cette espèce est un peu moindre que celle de L. Gerville, mais elle s’en écarte surtout par la présence d’une petite côte crénelée, située dans l’excavation comprise entre le funicule et la carène ; le funicule entoure encore l’ouverture, mais en y formant des festons et non des perles ; l’ornementation est beaucoup plus fine que celle de l’autre espèce, et se compose de côtes longitudinales, foliacées, très serrées et un peu obliques, avec des cordonnets spiraux réguliers ; tout l'intervalle est orné de lamelles d’accroissement très nombreuses. À première vue, ces ornements se distinguent de ceux de L, Gervillei par leur aspect plus serré et plus crépu.

PLÉsIOTYPE. PI. XXX, fig. 7-8, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas, Cossmann. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Cossmann, Pissarro.

Liotia (Liotina) Warni, [Detr.] PI. XXX, fig. 1-3: 1888 — Cossm. Cat. Éoc., III, p. 54.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 137, pl. XIII, fig. 15-16.

R. D. La forme de cette espèce est différente de celle que nous venons d'examiner, car elle est tout à fait aplatie, et la spire fait à peine saillie sur le plan du dernier tour ; la base est plane, et son ornementation ne comprend

que des plis rayonnants et une grosse côte voisine de la carène; l’échantillon de Fresville que nous faisons figurer est dans un très bon état de conservation, et est à peu près identique à nos individus du Lutétien d’Ully-St-Georges ; comme ces derniers, il est caractérisé par la largeur de la lame, aplatie et crêpue sur son contour libre, que forme le funicule circa-ombilical. On ne peut confondre cette espèce avec L. Malescoti Vass. qui a la spire encore plus plane, et dont la périphérie est tricarénée.

PLÉésioryre. PI. XXX, fig. 1-3, Coll, Brasil. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines ; Coll. Pissarro.

Delphinula Regleyi, Desh. PI. XXIX, fig. 27-28. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 51.

Ogserv. Les échantillons de Fresville atteignent une assez grande taille, et leur forme est élevée ; il y a sur la base six cordons concentriques, formés d’épines tubuleuses ; les tours sont un peu détachés, et sont circonscrits par une rangée d’épines très saillantes; chez quelques individus d'Hauteville, le dernier tour est presque complètement détaché.

PLÉSIOTYPE. PI. XXIX, fig. 27-28, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro, — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Bourdot, Brasil, Dumas.

Delphinula calcar, Lamk. PI. XXIX, fig. 29-30.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 51.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 89, pl. XIII, fig. 21-22.

R. D. Beaucoup moins répandue que D. Regleyi, cette espèce s’en distingue par sa forme plus aplatie, par ses tours moins détachés, et surtout par l’ornementation de sa base, dont les cordons sont plus serrés et plus nombreux : on n’en compte jamais plus de six chez l'espèce précédente, tandis que chez D. calcar, il y en a au moins quinze, dont les tubulures sont très rapprochées ; la base est plus arrondie, et l’ombilic est mal limité; les tours sont un peu convexes et portent environ cinq cordons granuleux que traversent de très fins plis d’accroissement.

PLésioTyre. Pl. XXIX, fig. 29-30, Coll. Bourdot. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Miquel, Pissarro,

Delphinula gymna, nov. sp. PL. XXX, fig. 4-6.

Taille moyenne ; forme aplatie ; spire courte, non saillante, terminée par une protoconque planorbulaire ; quatre tours, convexes à leur partie inférieure, excavés à leur partie supérieure, séparés par des sutures très profondes, détachés au bord qui est circonscrit par une crête épineuse, à épines serrées ; surface lisse,

traversée seulement par des stries d’accroissement sinueuses. Dernier tour très grand, formant à lui seul presque toute la coquille, séparé par une carène épineuse de la base, qui est arrondie et lisse ; ombilic très large, circonscrit par une crête dentelée et muni à l’intérieur d’une seconde crête concentrique à la première. Ouverture circulaire, détachée de la base.

DrmeNsIoNs. Hauteur : 6 mill. ; diamètre : 10 mill.

R. D. Bien que D. calcar soit répandu et variable dans le Cotentin, il ne nous est pas possible de considérer D. gymna comme des échantillons de cette espèce dont la surface serait usée ; nos individus paraissent, en effet, bien conservés, et on n’y aperçoit aucune trace d’ornementation ni sur la spire, ni sur la base ; l’ombilic est beaucoup moins ouvert et il est plus étagé ; en outre, il est limité par une carène plus saillante, et est intérieurement muni d’une seule carène, tandis que chez D. calcar, il y a de nombreux cordons concentriques.

Type. PL XXX, fig. 4-6, Coll. Dumas. — Hauteville.

- Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Delphinula phorculoides, nov. sp. PI. XXVIIL, fig. 29-31.

Taille petite ; forme de Gibbula sulcata ; spire aplatie; trois ou quatre tours déprimés, séparés par une profonde rainure, ornés de trois cordonnets spiraux. Dernier tour embrassant toute la coquille, bicaréné à la périphérie, portant sur la face inferieure trois cordonnets principaux, entremêlés de filets plus fins ; de même à la base, au-dessus des carènes périphériques, jusqu’à l’ombilic infundibuliforme, sur la paroi duquel les cordonnets deviennent finement granuleux. Ouverture circulaire, à péristome continu, un peu épaissi et subdétaché, ou ne reposant sur la base que par un seul point de son contour ; labre peu oblique.

Dimensions. Diamètre : $ mill. ; épaisseur : 2 mill. 5.

R. D. Cette coquille est généralement confondue avec G. sulcata, auquel elle ressemble étonnamment par son galbe et même par son ornementation ; mais, si l’on examine l’ouverture et l’ombilic, on s’aperçoit de suite qu’elle appartient à un tout autre Genre, et même à une autre Famille : au lieu d’un péristome discontinu, avec un bord columellaire calleux et appliqué sur la base, elle porte une ouverture dépouvue de sillon interne, presque détachée, peu oblique ; d’ailleurs, les cordons de la base deviennent granuleux dans l’ombilic,

ce qui n’a jamais lieu chez G. sulcata. Par sa taille et son ornementation non épineuse, cette espèce se différencie aisément de D. calcar.

Tvre, PI. XX VIIL, fig. 29-31, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville. Coll. Pissarro, Brasil, Dumas. — Fresville, Coll. Pissarro.

Tinostoma helicinoides, |[Lamk.]| PI. XXX, fig. 15-16.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 48.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 142, pl. XIII, fig. 25-26.

Ogserv. Peu variable, quoique très répandue, cette espèce est caractérisée par la persistance de sa fente ombilicale qui n’est jamais complètement fermée, même lorsque les échantillons sont adultes ; l’oreillette calleuse,, formée par la partie antérieure du bord columellaire, cache en partie l’ombilic, comme cela a lieu chez Collonia callifera. T. helicinoides porte sur sa base un large disque blanchâtre qui ne permet pas la confusion avec C. callifera; en outre, il n’a pas, autour de la fente ombilicale, les plis rayonnants qui caractérisent l’autre espèce ; enfin, son péristome est discontinu.

PLÉSIOTYPE. PI. XXX, fig. 15-16, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Brasil, Dumas. — Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Tinostoma rotellæforme, Desh. PI. XXX, fig. 17-18.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 48.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 142, pl. XIIL, fig. 28-29.

R. D. Extrêmement rares dans le Cotentin, les individus de cette espèce se distinguent de T. helicinoides par leur forme plus aplatie, et surtout par la disparition de la fente ombilicale qui est complètement cachée par la callosité columellaire ; nous n’avons pu voir ni le bourrelet sutural, ni les stries qui ornent les échantillons du Bassin de Paris. Le centre de la base est peut-être un peu moins creusé chez les individus du Cotentin que chez ceux de la Loire-Inférieure. Toutes ces espèces sont très voisines les unes des autres, et il n’est pas toujours facile de les distinguer quand leur surface n’est pas fraîchement conservée.

PLésiorype. PI. XXX, fig. 17-18, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro. — Fresville, Coll. Bourdot.

Tinostoma elegans, Desh. PL. XXX, fig. 13-14. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 49.

Osserv. Nous ne pouvons rapporter qu’à cette espèce l’échantillon microscopique que nous avons recueilli à Hauteville. Il s’écarte des autres espèces du même Genre par sa surface entièrement recouverte de sillons fins et serrés, traversés par des plis d’accroissement visibles seulement avec un très fort grossisement ; la spire est aplatie, et les sutures sont bordées par un petit bourrelet ; enfin, la fente ombilicale est entièrement comblée par une forte expansion du bord columellaire, non divisée par un sillon.

PLésiorvre. Pi. XXX, fig. 13-14, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Tinostoma guttiferum, Cossm. PI. XXX, fig. 19-20. 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 142, pl. XIV, fig. 1-2.

Osserv. Conformément à la diagnose donnée dans le T. II des « Moll. éoc. de la Loire-Inférieure », cette espèce, en apparence voisine de Mepatyloma, est caractérisée par sa callosité basale, semblable à une goutte de vernis figée au centre de la base, mais contiguë au bord columellaire, sans être séparée de lui par un sillon distinct. Les échantillons du Cotentin sont ternes parce qu’ils ont été roulés, mais il ne nous paraît pas douteux qu'ils appartiennent bien à la même espèce.

PLésioryre. Pl. XXX, fig. 19-20, Coll. Pissarro. -- Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. Pissarro.

Tinostoma (Mepatyloma) dubium, [Lamk.] PI. XXX, fig. 10-11. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 51.

R. D. On distingue très facilement T. dubium des autres Tinostoma, à cause du sillon qui sépare la callosité columellaire du péristome, et qui a motivé la création d’une Section distincte. Le péristome s’amincit à sa partie antérieure, et est anguleux à sa partie postérieure; la coquille a un aspect globuleux qui la rapproche de T. roteliæforme, et toute sa surface porte des plis d’accroissement curvilignes, fins et serrés.

PLésioryre. PI. XXX, fig. 10-11, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, commun, Coll. Pissarro, Bourdot. — Fresville, Coll. Bourdot.

Monodonta ? perelegans, Desh. PI. XXIX, fig. 12.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., I, p. 57, pl. IL, fig. 33.

Ogserv. Nous n’avons vu que des individus non adultes ou mutilés de cette rare espèce, de sorte que la columelle ne porte encore aucune trace du tubercule qui caractérise ce Genre; de même, le labre est encore mince, non denté, et le bord columellaire n’est pas très calleux. Maïs, par tous leurs autres caractères (proportions, ornementation, base imperforée, forme de l'ouverture), ces échantillons se rapportent bien à l’espèce parisienne. Les tours portent trois cordons spiraux, le dernier en porte quatre, et la base, peu convexe, quatre ; l’ensemble est croisé par des plis obliques qui forment des mailles carrées, relevées à leur intersection par des nodosités subépineuses.

Dimensions. Hauteur : $ mil. 1/4 ; diamètre 3 mill. 1/2. Pcésioryre. PI. XXIX, fig. 12, Coil. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro.

Scissurella parisiensis, Desh. PI. XXIX, fig. 3. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., II, p. 57, pl. IL, fig. 33.

Ogserv. Le tout petit échantillon d'Hauteville, incomplet au sommet, que nous faisons figurer, a tout-à-fait le galbe et l’ornementation de l’espèce pari-

sienne ; ses côtes obliques au-dessus de la double carène qui correspond aux accroissements de l’entaille, sa rampe à peu près lisse au-dessous de cette carène, correspondent bien à la diagnose. L’occlusion de l’entaille place notre échantillon dans la catégorie de ceux que l’on dénommait autrefois Schismope : on sait que ce terme est synonyme de Scissurella.

Pcésioryre. PI. XXIX, fig. 3, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, unique.

Scutum (Proscutum) vastum, nov. sp. PL. XXX, fig. 24-26.

Taille grande ; forme ovale, un peu allongée, assez bombée, arrondie aux extrémités, comprimée sur les flancs. Sommet situé à peu près au tiers de la longueur, du côté postérieur; profil peu bombé en avant, à peine excavé en arrière. Surface lisse ou simplement sillonnée par des stries d’accroissement très fines ; traces de coloration ternes, formées de linéoles rayonnantes irrégulières ou tachetées. Impression musculaire étroite, très écartée du bord, frangée, à branches terminées par des cicatrices peu élargies, reliées par une ligne mince.

DimENsIONs. Longueur : 34 mill.; diamètre: 22 mill. ; hauteur: 12 mill.

R. D. Cette belle espèce ne peut se confondre avec aucune de celles de la Loire-Inférieure : elle est plus grande et plus vaste, moins arrondie que S. patulum. Il n’y a rien qui y ressemble dans le Bassin de Paris.

Type. PI. XXX, fig. 24-26, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot ; un individu plus comprimé, Coll. Cossmann ; Coll. Pissarro.

Scutum (Proscutum) Bourdoti, nov. sp. PI. XXX, fig. 27-28.

Taille grande; forme allongée, surbaissée, plus élargie en avant qu’en arrière ; sommet situé aux deux septièmes de la longueur, du côté antérieur; profil également convexe de part et d’autre du sommet. Surface ornée de nombreuses costules rayonnantes, relevées de petites aspérités obsolètes à l'intersection des accroissements sublamelleux, plus ou moins réguliers. Impression musculaire très étroite, à branches rectilignes.

DIMENsioNSs. Longueur : 42 mill.; diamètre max.: 18 mill.; hauteur : 8 mill.

R. D. Cette espèce est bien plus grande et moins régulière que S. elongatum, et n’a pas le sommet situé aussi en arrière, et son ornementation s’en écarte complètement. Elle ressemble davantage à S. radiolatum, de Chaussy, mais ses costules sont plus nombreuses, ses lamelles sont moins saillantes, sa forme

est plus étroite, ses extrémités sont plus dissymétriques. Quant à l’espèce de la Loire-Inférieure, S. britannum, sa forme est plus ovale, sa surface est moins ornée, et son sommet est situé bien plus en arrière, avec un profil excavé.

Type. PI. XXX, fig. 27-28, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Scutum (Proscutum) cf. radiolatum, [Desh.] Pi. XXX, fig. 23.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 44.

R. D. Nous ne pouvons pas séparer de l’espèce parisienne l'échantillon peu intact de Fresville, qui s’en rapproche par son ornementation composée de costules rayonnantes assez épaisses, en avant et en arrière, tandis que sur les flancs, dominent au contraire les lamelles serrées d’accroissement. Bien que les bords ne soient pas conservés, on peut se rendre compte, par ces accroissements, que la forme est large (longueur : 2 ; largeur : 1) et que, par conséquent, ce n’est certainement pas un S. elongatum; d'ailleurs, le sommet est pointu et saillant, et la forme est très aplatie.

Type. PI. XXX, fig. 23, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil.

Scutum (Proscuitum) projectum, nov. sp. PI. XXX, fig. 31-32.

Test mince ; taille au-dessous de la moyenne ; forme étroite, peu élevée, subquadrangulaire, arrondie du côté antérieur, presque tronquée sur le contour postérieur ; sommet obtus, un peu saillant, se projetant presque d’aplomb au-dessus du contour postérieur; profil déclive, à peine convexe en avant, taillé à angle droit sous le sommet, du côté postérieur. Surface rayonnée vers le sommet, les rayons s’effaçant graduellement sur le dos, et les flancs seulement marqués d’accroissements finement lamelleux, tandis que sur la région antérieure, ces lamelles s’eftacent davantage. Impression musculaire mince, peu écartée du bord.

Dimensions. Longueur : 10 mill. ; largeur: $ mill.; hauteur : 2 mill. 5.

R. D. Cette intéressante espèce, commune à Hauteville, mais rare entière à cause de sa fragilité, se distingue de la plupart de ses congénères par son sommet projeté en arrière et par ses lamelles serrées sur les flancs, peu visibles ailleurs ; S. terminale, qui a presque le même profil, est beaucoup plus large, plus ovale, à peu près lisse. S. depressum est plus étroit, plus ovale aux extrémités, et a le profil moins taillé à angle droit en arrière.

Type. PI. XXX, fig. 31-32, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc, Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Brasil, Dumas.

Scutum (Proscutum) contractum, Cossm. PI. XXX, fig. 29-30. 1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 145, pl. XIV, fig. 11-13.

OgsErv. Il ne nous paraît pas possible de séparer les échantillons du Cotentin de ceux de la Loire-Inférieure, d’autant moins qu’il s’agit d’une espèce essentiellement variable et polymorphe. L’individu de Fresville que nous faisons figurer, a le sommet presque central, formant un bouton lisse au milieu des côtes rayonnantes et alternées qui ornent la surface; ses flancs sont tout à fait comprimés, et un redan très irrégulier sépare la surface en deux régions. D’autres individus, particulièrement à Hauteville, ont le sommet obliquement rejeté vers le contour et sont moins contractés sur les flancs ; il y en a, au contraire, d'étroits comme le type du Bois-Gouët.

PLÉSIOTYPE. PI. XXX, fig. 29-30, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann. — Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro.

Subemarginula radiola, [Lamk.] PI. XXX, fig. 33-35.

1881 — Emarginula radiola, Vass. Atlas, pl. X, fig. 22-23. 1888 — Subemarginula radiola, Cossm. Cat. Eoc., II, p. 41. 1902 — id. Loc. cit., p. 146, pl. XIV, fig. 17-18.

O8serv. De même que dans la Loire-Inférieure, cette coquille affecte des formes très diverses, son ornementation varie trop pour qu'il soit possible d’y distinguer deux espèces. La forme ovale paraît un peu plus bombée, et ses côtes sont moins inégales. L’entaille antérieure est comprise entre deux digitations faisant plus de saillie sur le bord que les autres côtes. L’impression musculaire, assez large, écartée du bord, se termine par des hameçons assez larges.

PLÉSIOTYPE. PI. XXX, fig. 34-35, Coll. Dumas. — Hauteville. Var. ovale. PI. XXX, fig. 33, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Brasil, Pissarro. — Fresvillle, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Néhou, Coll. de l'Ecole des Mines.

Subemarginula elongata, [Defr.] PL. XXX, fig. 36-37.

1819 — Emarginula elongata, Defr. Dict. Sc. nat., XIV, p. 383.

1881 — Emarginula elegans, Vass. Atlas, XI, fig. 18-21 (non Defr.).

1902 — Subemarginula elongata, Cossm. Loc. cit., II, p. 147, pl. XIV, fig.

OgsErv. Ce qui a été dit au sujet de cette espèce, dans le second volume des « Moll. éoc. de la Loire-Infér. », nous dispense d’insister sur la synonymie de cette coquille et sur les motifs pour lesquels il y a lieu de la nommer elongata et non pas elegans. Les échantillons typiques du Cotentin sont moins gros que ceux du Bois-Gouët : leur forme est élevée, en corne d’abondance, avec un sommet qui se projette vers le contour postérieur, au-dessus d’un profil excavé ; la surface dorsale, bien bombée, porte environ dix-huit côtes rayonnantes principales, finement granuleuses, entre lesquelles on compte généralement trois costules beaucoup plus petites ; l’entaille antérieure est très

courte et forme des accroissements curvilignes sur la côte dorsale; le treillis formé par les accroissements n’est pas toujours très visible.

PLésioryre. PI. XXX, fig. 36-37, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines.

Emarginula costata, Lamk. PI. XXXI, fig. 5-6. 1888 — Cat. Eoc., III, p. 37 (non Cossm. 1902).

"Osserv. Cette toute petite coquille, extrêmement rare, est caractérisée par ses douze côtes tranchantes, outre l’arête dorsale, correspondant aux accroissements de la fissure; entre elles, on distingue de fines carènes d’accroissement, très serrées et contiguës, traversées par un filet rayonnant qui n’est pas plus saillant que les lamelles. Le sommet est tout à fait enroulé sur lui-même dans l’excavation postérieure du profil. L’individu d'Hauteville est identique à ceux de Grignon, tandis que les échantillons de la Loire-Inférieure, désignés à tort sous ce nom, appartiennent, comme on le verra ci-après, à une autre espèce.

Présroryre. PI. XX XI, fig. 5-6, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil.

Emarginula occidentalis, Cossm. PI. XXXI, fig. 3-4.

1902 — Emarginula costala, Cossm. Loc. cit., IT, p. 149, pl. XIV, fig. 24-25. (non Lamk.).

Ogserv. L'erreur commise dans le T. II des « Moll. éoc. de la Loire-In{érieure » n’a pu être rectifiée qu'après l'impression de ce fascicule. L'espèce du Bois-Gouët, bien distincte de celle de Lamarck, et qui est abondante dans le Cotentin, est caractérisée par ses dix-huit côtes rayonnantes, dans les intervalles desquels il y a une costule moins saillante, treillissées par des lamelles d’accroissement assez serrées. Le sommet s’enroule au-dessus du contour postérieur ; la hauteur de la coquille égale sa largeur et est la moitié de sa longueur. L’entaille antérieure est très profonde.

R. D. Outre que E. occidenfalis a un nombre de côtes bien plus considérable, ses côtes sont moins tranchantes, moins élevées; les intérvalles sont plus grossièrement treillissés ; lé sommet, moins enroulé, se projette moins au delà du contour postérieur, la base est plus ovale, et la forme générale est moins élevée. Ces différences sont d’ailleurs constantes, et il n’est pas possible d'admettre que ce soit une variété de l’espèce précédente,

Tvyre. PI. XXXI, fig. 3-4, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Bourdot, Pissarro. — Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Emarginula Dumasi, nov. sp. PI. XXXI, fig. 1-2.

Taille assez petite ; forme ovale, médiocrement élevée ; sommet à peine enroulé, situé au quart de la longueur du côté postérieur;

profil convexe en avant, un peu excavé en arrière. Surface ornée de nombreuses et fines côtes rayonnantes, régulières, croisées par des filets concentriques qui forment de minuscules nodosités À leur intersection avec ces côtes ; les bords sont à peine crénelés par les côtes ; entaille antérieure très profonde, laissant des traces de ses accroissements sur une arête dorsale à peine distincte des côtes.

Dimensions. Longueur : 4 mill. ; largeur : 3 mill. ; hauteur : 2 mill.

R. D. Cette jolie petite espèce se distingue, à première vue, de ses congénères par la finesse et la régularité de son ornementation, par sa forme peu élevée et par son sommet peu enroulé et peu postérieur, en outre, elle a l’arête dorsale à peine saïllante et les bords à peine festonnés.

Type. PI. XXXI, fig. 1-2, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Emarginula gouetensis, Cossm. PI. XXXI, fig. 7-8. 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 149, pl. XIV, fig. 23, et pl. XV, fig. 30.

R. D. Nous ne pouvons rapporter qu’à cette espèce une coquille assez abondante à Fresville, et remarquable par son ornementation grossière qui rappelle E. clathrata, maïs qui est moins serrée, avec des costules intermédiaires qui font défaut chez l’autre espèce. Toutefois, nos échantillons sont un peu plus élevés que celui du Bois-Gouët. On peut encore rapprocher cette espèce de E. auversiensis, dont les côtes sont plus régulièrement alternées, avec des lamelles plus écartées, et dont la forme est plus surbaissée,

PLésioryre. PI. XXXI, fig. 7-8, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Fissurella incerta, Desh. PI. XXXI, fig. 9-10.

1881 — Vass. Atlas, PI. XI, fig. 31-32.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 30.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 152, pl. XV, fig. 1 et 34.

Ogserv. Beaucoup plus adulte et mieux caractérisée dans le Cotentin que dans la Loire-Inférieure, cette élégante espèce se reconnaît à sa forme étroite et assez élevée, comprimée sur les flancs, avec de nombreuses côtes rayonnantes, alternées, relevées par des écailles saillantes qui se relient concentriquement, en formant des lamelles d’accroissement très régulières. La perforation est assez large, mais moins pointue sur nos plésiotypes que sur l'individu figuré dans l'Atlas de Deshayes (PI. VII, fig. 25). Toutefois, nous avons vu des individus dont la fente a la forme d’un fer de lance; cela dépend de l’usure.

PLésioryre. PI. XXXI, fig. 9-10, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Cossmann, Bourdot. — Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro.

Fissurella elegans, Desh. PI. XXXI, fig. 15-16. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 33.

R. D. Très voisine de F. incerta, au point que nous pensions d’abord n’en faire qu’une variété, la coquille de Fresville présente bien les caractères de F. elegans, sauf l'élargissement de l'impression musculaire ; l’individu figuré par Deshayes (PI. VII, fig. 17) a d’ailleurs une forme irrégulière qui est purement accidentelle; mais l’ornementation est identique. Elle se distingue de F. incerta par sa forme moins étroite et moins élevée, par ses côtes plus nombreuses, plus serrées, moins fortement squameuses, par sa perforation qui entame largement le sommet. D’autre part, nous l'avons attentivement comparée à F. asperrima, qui est localisée dans la couche rouge inférieure de Chaumont, et elle s’en écarte par sa forme un peu plus bombée, plus comprimée sur les flancs, par ses squames moins arrondies et moins relevées sur les côtés, par sa perforation moins large.

Pcésioryre. PI. XXXI, fig. 15-16, Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Brasil.

Fissurella squamosa, Desh. PI. XXX, fig. 21-22.

1881 — Vass. Atlas, PI. XI, fig. 30.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 29.

1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 151, pl. XIV, fig. 31-32.

O8sEerv. Eu égard à l’état très défectueux des échantillons d’Hauteville, nous ne pouvons les séparer de l’espèce parisienne, bien qu'ils en diffèrent un peu par l’écartement des côtes principales sur lesquelles se dressent les squames; il est vrai que cet écartement est variable sur le même individu, même à Chaussy. Il en résulte que les accroissemenss lamelleux paraissent moins continus sur les individus d’'Hauteville que sur ceux du Bois-Gouêt, mais nous pensons qu’il ne faut pas attacher trop d’importance à ces petites différences.

PLésioryre. PI. XXX, fig. 21-22, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Fissurella polygonalis, nov. sp. PI. XXXI, fig. 11-12.

Taille assez petite; forme étroite, un peu élevée, à sommet pointu, situé presque au milieu. Surface polygonale, ornée de quatorze côtes rayonnantes, entre lesquelles il y a trois costules moitié moins saillantes, et dont les interstices sont encore très finement treillissées; l’ensemble est croisé par des accroissements Jamelleux qui forment des squames tubulées sur les côtes et costules. Perforation large, un peu rétrécie vers le sommet qu’elle entame en pointe. Bord polygonal ; impression musculaire très voisine du contour ; surface interne portant l’empreinte en creux des côtes principales ; rebord de la perforation formé par une lame

mince et saillante en arrière, tandis que le reste de la perforation est simplement entouré d’une strie superficielle, sans bourrelet.

DimExsroNs. Longueur : 9 mill. ; largeur: $ mill. 5 ; hauteur: 3 mill.

R. D. Cette espèce est beaucoup plus polygonale que F. imbrex, du Bassin de Paris, dont la rapprocherait son ornementation ; elle est plus étroite, mais sa perforation, sa lame interne, son sommet pointu ressemblent beaucoup à l’autre espèce. Néanmoins, l’aspect général est tout à fait différent. Le nom que nous avons choisi ne fait pas double emploi avec F. polygona, espèce vivante.

Type. PI. XXXI, fig. 11-12, Coll. Brasil. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Brasil.

Fissurella labiata, Lamk. PI. XX XI, 6g-13-00

1881 — Vass. Atlas, pl. XI, fig. 25-28.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 33.

1902 — Cossm. Loc. cit., p. 151, PI. XIV, fig. 30 et PL. XV, fig. 32.

O8sEerv. On reconnaît cette espèce à sa forme un peu surbaissée, à la lèvre qui entoure le sommet au delà de la perforation, à son ornementation régulière, dépourvue de squames; le bourrelet qui circonscrit la perforation à l’intérieur est étroit et épais, la lame du rebord est peu saïllante et incurvée. Il y a toujours sept costules intermédiaires entre les côtes principales, et la division se fait régulièrement par la décroissance de leur saillie.

PLéstoryre. PI XXXI, fig. 13-14, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil.

Acmæa conica, |Defr.] PI. XXXI, fig. 23-24.

1902 — Cossm. Loc. cit, II, p. 154, PI. XV, fig. 5-6.

Ogserv. Le néotype de Fresville est plus fraîchement conservé que les échantillons du Bois-Gouët: il montre mieux les fines costules rayonnantes, chagrinées par des accroissements très serrés, qui caractérisent la forme typique. Le sommet est à peu près central, obtus, médiocrement élevé, et le profil est à peine convexe de part et d’autre.

NÉoryrE. PI. XXXI, fig. 23-24, Coll. Brasil. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Brasil, Bourdot.

Acmæa Dubusi, nov. sp. PI. XXXI, fig. 25-26.

Taille assez petite; forme ovale, un peu allongée, assez élevée; sommet excentré en avant; extrémité postérieure un peu plus large que l’autre. Surface ornée de nombreuses côtes rayonnantes, assez régulièrement alternées, subgranuleuses et chagrinées à

l'intersection des accroissements. Impression musculaiie assez large, à branches courtes et élargies, en arc de cercle. DimExsioNs. Longueur : 11 mill. ; largeur : 8 mill. 5 ; hauteur: $ mill.

R. D. Très voisine de À. conica ; s’en distingue par sa forme plus ovale, par son sommet excentré, par ses côtes inégales, les principales plus saillantes, par son impression musculaire terminée en marteau sur chaque branche.

Type. PI. XXXI, fig. 25-26, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Bourdot, Pissarro, — Hauteville, Coll. Dumas.

Acmæa dictyella, nov. sp. PI. XXXI, fig. 27-28.

Taille petite ; forme conique, assez élevée, à base ovale, plus élargie en avant ; sommet excentré du côté antérieur. Surface ornée de nombreuses côtes rayonnantes, irrégulièrement alternées, élégamment treillissées par des lamelles d’accroissement presque aussi saillantes ; dans les mailles de ce réseau, on distingue un autre treillis encore plus fin. Impression musculaire à branches courtes, terminées en massue.

DimExsioNs. Longueur : 7 mill. ; largeur : $ mill. $ ; hauteur : 4 mill.

R. D. Très voisine par sa forme de À, Dubusi, on l’en distingue sans diffculté par son ornementation mieux treillissée, par les branches de son impression musculaire non terminées en marteau.

Type. PI. XXXI, fig. 27-28, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Dumas,

Patella Lennieri, nov. sp. PI. XXXI, fig. 17-18.

Taille au-dessous de la moyenne ; forme ovale, surbaissée, à extrémités à peu près symétriques; sommet excentré au tiers de Ja longueur, du côté antérieur, formant un bouton obtus et lisse, à nucléus légèrement saillant. Surface ornée de nombreuses côtes rayonnantes, à peu près égales, portant des nodosités subgranuleuses, et festonnant le contour ; il y a des échantillons chez lesquels ces côtes sont alternativement plus ou moins saillantes. Impression musculaire en fer à cheval, à branches assez prolongées, peu ou point renflées à leur extrémité, reliées par un arc d’ellipse.

Dimensions. Longueur : 14 mill. ; largeur : 9 mill. ; hauteur : $ mill.

R. D. Cette coquille se distingue complètement des Acmæa ci-dessus décrits, par sa forme surbaissée, par son ornementation granuleuse et son impression

musculaire. Elle ressemble un peu à P. Rigaulti, du Bartonien des environs de Paris, mais son sommet est bien plus excentré, et sa forme est moins large.

Tyre. PL. XXXI, fig. 17-18, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Dumas.

Patella imbrex, nov. sp. PL XXXI, fig. 21-22,

Taille moyenne; forme ovale-arrondie, large et surbaissée ; extrémité antérieure plus large que l’extrémité postérieure ; sommet obtus, situé aux deux cinquièmes de la longueur, du côté postérieur; profil à peu près rectiligne, également déclive de part et d’autre du sommet. Surface ornée de larges côtes aplaties, séparées par de simples sillons, imbriquées par des sillons d’accroissement, qui sont ondulés par ces larges rubans rayonnants. Impression musculaire assez large, à branches courtes, terminées par des cicatrices subrectangulaires.

DimMENsIONS. Longueur : 15 mill. ; largeur : 11 mill. $ ; hauteur : 4 mill. 5.

R. D. Nous avions d’abord rapproché cette coquille des Scutum, mais après un examen attentif de l'impression musculaire, qui est bien celle des Patella, et de l’ornementation dont les côtes plates ne ressemblent nullement aux costules écartées des Scutum, nous la plaçons définitivement dans le genre Patella, quoiqu’elle se distingue des espèces parisiennes par sa forme plus surbaissée.

Tyre. PI. XX XI, fig. 21-22, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann.

Patella delicatula, Desh. PI. XXXI, fig. 19-20. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 26.

Ogserv. Nous ne pouvons rapporter qu’à cette espèce un petit échantillon de Fresville, assez fruste, sur lequel on distingue à la loupe un fin treillis de filets rayonnants et de lamelles concentriques. Cette ornementation caractéristique ne permet de la rapprocher d’aucune autre Patella.

PLÉsoTyre. Pl. XX XI, fig. 19-20, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

AMPHINEURES

Chiton (Tonicia) Pissarroi, Cossm. PL. XXXI, fig. 34-36. 1902 — Cossm. Loc. cit., II, p. 155, pl. XV, fig. 10-11.

OgsErv. Les échantillons du Cotentin nous paraissent bien semblables à ceux de la Loire-Inférieure, aussi variables, d’ailleurs, quant à la forme des valves médianes, qui sont plus ou moins arquées, plus ou moins étroites,

selon la place qu’elles occupent. La valve inférieure a bien la forme de pépin incurvé qui a été signalée dans la diagnose originale. Nous n’avons pas trouvé de valve antérieure qui puisse se rapporter à cette espèce.

PLésioryre. PI. XX XL, fig. 34-36, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas. — Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Chiton (Gymnoplax) Morgani, [de Rochebr.] PI. XXXI, fig. 33 et 37-38.

1881 — Tonicia Morgani, de Rochebr. Polyplac. foss., p. 49, pl. Il, fig. 1.

1888 — Id. Cossm. Cat. Eoc., II, p. 20, pl. I, fig. 11.

Valves médianes arquées, épaisses, portant en arrière deux carènes rayonnantes, armées de tubulures saillantes ; aire centrale ornée de rangées presque verticales de perforations rectangulaires, séparées par de petites côtes plates ; sur les côtés, elles s’infléchissent en rayonnant, et sur les aires postérieures, elles sont presque parallèles au bord. A l’intérieur, il existe un rebord postérieur, assez large, qui est également carié avec régularité. Valve postérieure en forme d’écusson assez bormbé, à lames d’insertion assez saillantes et lisses, entre lesquelles est une échancrure large et profonde ; contour inférieur arrondi ; surface ornée de rangées de pustules guillochées avec régularité ; redans situés assez bas, aboutissant à un sommet très obtus.

DimExsions. Valve médiane : 8 mill. sur 5 mill. ; valve postérieure : 3 mill. 5 sur 4 mill.

OgsErv. C’est par erreur que M. de Rochebrune a décrit ce fossile comme provenant du Calcaire grossier d'Hermonville ; le type est d’Hauteville, et la figure qui a été donnée d’une valve postérieure, en 1888, correspond bien aux nouveaux échantillons que nous reproduisons.

R. D. Les valves médianes, inconnues jusqu'ici, ressemblent à celles de C. Bezançoni, de Valmondoïis ; mais elles sont plus hautes et plus arquées.

Types. PI. XXXI, fig. 33 et 37-38, valves médianes, Coll. Pissarro; Valves postérieures, Coll. Brasil. — Hauteville. ;

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro.

Chiton (Tonicia) Brasili, nov. sp. PI. XXXI, fig. 29-30.

Taille assez petite; valves médianes étroites, élevées, à bec postérieur assez saillant; surface irrégulièrement chagrinée sur l'aire centrale. Valve postérieure en forme de bouclier très étroit et très allongé, à contour inférieur arrondi; zône antérieure à peu près lisse et bombée ; zône inférieure limitée par une dépression elliptique, ornée de linéaments peu saillants et ondulés.

DiMENsioNs. Valve postérieure. Hauteur : 6 mill. ; largeur : 3 mill.

R. D. Aucun des Chiton de l’Eocène n’a une valve postérieure aussi étroite ni aussi allongée ; quant à la valve médiane, elle est bien plus haute et beaucoup moins large transversalement que celles de C. Pissarroi ; son ornementation est obsolète, et les lames d’insertion font défaut; néanmoins, d’après la forme de la valve postérieure, il semble bien que ce Chiton doit se placer dans le même groupe que C. Pissarroi, c’est-à-dire parmi les Tonicia, d’après M. de Rochebrune.

Tyre. PI. XXXI, fig. 29-30, Coll. Brasil. — Hauteville, Loc. Hauteville, Coll. Brasil.

Chiton (Tonicia) obsoletus, nov. sp. PL. XX XI, fig. 31-32.

Valve postérieure scutiforme, un peu bombée, à contour inférieur bien arrondi, avec deux lames d’insertion petites et très écartées. Surface obsolète, à sommet presque central, avec des rayons peu apparents et des accroissements sur les bords. Valve médiane semi-annulaire, paraissant lisse.

DiImMENsIoNs. Diamètre de la valve postérieure : 3 à 4 mill.

R. D. Nous ne pouvons rapporter ces valves postérieures ni à C. Pissarroi qui a une forme de pépin, ni à C. Brasili qui est bien plus étroit et plus allongé; quant à la valve médiane, elle est douteuse : il est possible qu’il y ait d’autres exemplaires mélangés avec celles de C. Pissarroi.

Types. Valve postérieure : PL. XX XI, fig. 32, Coll. Brasil. — Hauteville. Valve médiane : PI. XX XI, fig. 31, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil,

[Incertæ sedis] PI. XIX, fig. 39.

Ogserv. Nous croyons intéressant de faire figurer un fragment d’une coquille dont nous n'avons trouvé que quelques rares échantillons à peu près semblables : elle est polygyrée, étroite, et probablement très allongée ; nous n’en connaissons que-quatre tours, dont la hauteur égale presque deux fois la largeur, séparés par des sutures finement rainurées et très obliques ; chaque tour est presque plan, quoique légèrement bombé au milieu, et la surface paraît lisse, sauf la région pariétale qui porte cinq sillons spiraux et subimbriqués; la columelle est oblique et rectiligne, mais la mutilation de nos deux individus ne nous permet pas de nous faire une idée de ce que pouvait être la forme de l'ouverture. On ne peut confondre cette coquille avec un Velainiella columnaris, puisque la columelle existe et qu'il y a une surface pariétale sillonnée pour chaque tour, ce qui dénote un enroulement spiral à tours superposés, au lieu d’une simple torsion opérée sur un objet creux, comme cela a lieu chez Velainiella.

TYPE PROVISOIRE. PI. XIX, fig. 39, Coll. Pissarro, — Hauteville. Loc. Häuteville, Coll. Pissarro, Bourdot, Brasil.

SCAPHOPODES

Dentalium Marthæ, nov. sp. PL. XXXI, fig.145.

Taille assez petite ; forme peu courbée, rapidement élargie en avant. Neuf côtes longitudinales, écartées, tranchantes, persis tant en avant sans s’atténuer; les intervalles de ces côtes sont entièrement lisses, et forment des facettes planes.

Dimensions. Longueur probable : 24 mill. ; diamètre : 3 mill. 5.

R. D. Cette intéressante espèce s'éloigne tellement de toutes les formes éocéniques des Bassins de Paris et de la Loire-Inférieure, que nous n’hésitons pas à la décrire, bien que nous n’en connaissions ni l'ouverture ni le sommet. Elle ressemble aux formes néogéniques, qui sont des Dentalium s. str., comme, par exemple, D. sexangulare, dont les côtes sont moins nombreuses, et dont les faces polygonales s’adoucissent à l'âge adulte. Nos fragments du Cotentin appartiennent à de jeunes individus, de sorte qu’il n’est pas établi que ces côtes tranchantes persistent jusqu’à l’ouverture quand la coquille vieillit.

Tyre. PI. XX XI, fig. 45, Coll. Bourdot. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Bourdot, Pissarro, Dumas.

Dentalium sulcatum, Lamk. PI. XX XI, fig. 46. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 10.

R. D. Caractérisée par ses seize côtes régulières, arrondies, un peu plus étroites que leurs intertices, par l’absence de fissure au sommet, cette espèce se distingue de D. Murtkæ par ses côtes plus serrées, moins tranchantes, et par son galbe arrondi, non polygonal. Nous n’avons aucun échantillon complet, de sorte que nous n’avons pu vérifier si le sommet est bien réellement dénué d’entaile ; c’est donc plutôt par l’analogie de l’aspect extérieur que nous classons la coquille du Cotentin dans les Dentalium s. str. ; mais, d’autre part, parmi les Entalis, D. strialum, dont on pourrait la rapprocher, s’en écarte complètement par la disparition de ces côtes qui donnent à l’extrémité postérieure un aspect toujours un peu polygonal. D. æquale, de l’Eocène inférieur, a plus de côtes.

PLÉSIOTYPE. PI. XX XI, fig. 46, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Dentalium (Entalis) substriatum, Desh. PL XXXL fig. 47.

1881 — Vass. Atlas, PI. XI, fig. 45-48.

1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 12.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 156, pl. XV, fig. 24.

R. D. On pourrait penser que les échantillons communs à Hauteville, que nous rapportons à cette espèce, ne sont que l’âge adulte du petit échantillon de Fresville que nous avons dénommé ci-dessus D. sulcatum. Mais, en obser-

vant attentivement les Dentales d’Hauteville, on remarque que les côtes sont atténuées et ont une tendance à former des facettes polygonales à l'extrémité postérieure, tandis qu’elles s’égalisent, au contraire, en avant, avant de s’effacer définitivement vers l'ouverture; il y en a d’ailleurs beaucoup plus de seize.

PLésioryre. PI. XX XI, fig. 47, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Pissarro, Brasil, Cossmann, Bourdot. — Fresville, Coll. Pissarro.

Dentalium (Fustiaria) eburneum, L. PI. XXXL, fig. 40-41.

1881 — Vass. Atlas, PI. XI, fig. 42-44.

1888 — Cossm. Cat. Eoc, III, p. 14.

1902 — Cossm. Loc. cit., Il, p. 158, pl. XV, fig. 22.

O8sErv. On ne trouve à Hauteville que des fragments de cette espèce, bien facile à reconnaître, à cause de la longue fissure et des anneaux voisins de l'ouverture, avec la sinuosité dorsale qui le caractérise.

PLésioTyre. PI. XX XI, fig. 40-41, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Bourdot. — Fresville, Coll. Dumas, Pissarro.

Dentalium (Fustiaria) annulopunctatum, nov. sp. PI. XXXI, fig. 39.

Taille moyenne ; forme peu courbée ; surface brillante, ornée de rangées annulaires de ponctuations, ou plutôt de cicatricules longitudinales qui ne sont pas toujours exactement dans le même alignement, mais qui donnent néanmoins à la coquille l’aspect annelé des Fusiiaria.

DIMENsIONs du fragment. Longueur : 15 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Bien que cette coquille soit très incomplète, et que nous n'ayons pu vérifier si elle porte bien une longue fissure au sommet, nous n’hésitons pas à la signaler, à cause du caractère tout à fait spécial de son ornementation qui ne rappelle aucune forme éocénique. Il est bien probable cependant, que ces rangées de cicatricules, formant des anneaux comparables à ceux de D. eburneum, devaient avoir le mème rôle que ceux-ci, dans l'organisme de ce Scaphopode.

Tyre. Pl. XXXI, fig. 39. Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, unique.

Siphonodentalium parisiense, [Desh.| PI. XXXI, fig. 44. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 16.

Ogserv. — C’est bien à cette espèce plutôt qu’à S. armoricense, qu’il y a lieu de rapporter les échantillons d'Hauteville, à sommet presque invariablement mutilé ; cependant le plésiotype que nous faisons figurer montre encore en partie les incisions et les lobes qui caractérisent ce Genre (sensu stricto). Sa

forme est assez grêle, arquée, et son renflement est placé tout à fait en avant, par suite de la contraction subite de l’ouverture qui a un diamètre à peine supérieur à celui du sommet.

PLésiorype. Pl XXXI, fig. 44, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville. — Coll. Brasil, Dumas, Bourdot,

Pulsellum neglectum, Cossm. PI. XXXI, fig. 42-43. 1888 — Cossm. Cat. Eoc., III, p. 15, pl. I, fig. 2-3.

R. D. Parmi les échantillons d’Hauteville que nous rapportons à cette espèce, il en est un qui pourrait être confondu avec un Siphonodentalium, à cause de l’apparence d’incision qu’il semble porter à l’orifice postérieur ; cependant, en examinant attentivement le sommet, nous pensons que les découpures qu'il montre sont l’effet d'une brisure accidentelle, elles ne paraissent pas avoir la régularité et la symétrie de celles des Siphonodentalium. D'autre part, la forme courte et rapidement élargie, la surface lisse de cette coquille sont bien celles de P. neglectum, du bassin de Paris, tandis que S. Bouryi, qui a aussi une forme de Pulsellum, non contractée en avant, est beaucoup plus étroit, plus allongé en arrière, et ne montre d’ailleurs que les deux incisions latérales du Sous-Genre Dischides.

PLésioryre. PI. XXXI, fig. 42-43, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil.

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