‹ Faune éocénique du Cotentin (mollusques)Chapitre 9 sur 50 · PLANCHE VI · texte numérisé non relu

PLANCHE VI

Borsonia (Cordieria) cazLiPaLyTis, Cossm. et Piss., grossi TH01S. 12/6 eee es cel Re PTT OOo Fresville.

Drirzta (Crassispira) Danjouxt [Desh.], grossi 3 fois... Hauteville.

BorsoniA (Cordieria) iIscHNocoLPA, Cossm. et Piss., grossi

SMÉOIS RER RDA do TT A AU ...... Fresville.

PERATOTOMA STRIARELLA [Lamk.], grossi 6 fois......... » PERATOTOMA PACHYCOLPA, Cossm. et Piss., grossi 6 fois. » PERATOTOMA CRASSIFUNIS, Cossm. et Piss., grossi 6 fois. » MANGILIA LABRATULA, Cossm., grossi 6 fois .........!. . Hauteville. PERATOTOMA FRAGILIS [Desh.], grossi 6 fois............ Fresville. PERATOTOMA APPROPINQUANS, de Boury, grossi 2 fois .. » RAPHITOMA PLICATA [Lamk.], grossi trois fois ......... » RapHrroMA (Pleurotomella) ELACHISTA, Cossm. et Piss.,

DTOSSMOMOIS are Are ee AD FSOE AR »

RaPHiToOMA LENNIERI, Cossm, et Piss., grossi 1 fois 1/2. » RaPHITOMA BauponI [Desh.], grossi 2 fois............. » AMBLYACRUM BERNAYI, Cossm., grossi 2 fois......... jt » RAPHITOMA PERPLEXA [Desh.], grossi 2 fois............ »

» VAN É POSSIAAIOIS PER ECEECEE »

MANGILIA SEMICOSTULATA [Desh.], grossi 3 fois..... ... Hauteville. MaNGILIA LABRATULA, Cossm., grossi 3 fois ........... » Drirzra Dugusi, Cossm. et Piss., grand. natur....... 5e »

PLEUROTOMA (Oxyacrum) cf. OBLITERATA, Desh., grossi 2 OS Premiere To Hoooooe Te 3e »

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Faune éocénique du Cotentin

Cryptoconus filosus, [Lamk.] D VI GT

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 239.

1897 — Cossm. Loc. cit. (1), p. 69, pl. IV, fig. 16-17.

R. D. Cette espèce est facilement reconnaissable par sa forme ventrue, et surtout par son ornementation composée de trois ou quatre gros filets spiraux se prolongeant jusque sur le cou du canal, et dont les intervalles sont marqués de stries d’accroissement. Un bourrelet accompagne la suture, et est surmonté d’une dépression assez large. L'ouverture est dilatée, la columelle est calleuse, et le bord columellaire porte un renflement à sa partie antérieure ; le labre, sinueux et largement entaillé par le sinus, porte à l’intérieur les traces des filets spiraux.

PLésiorype. PI. VII, fig. 7, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Coll. de l’Ecole des Mines.

Cryptoconus clavicularis, [Lamk.] PI. VI, fig. r. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 240.

R. D. Quand les individus sont jeunes et incomplets, il est très difficile de les séparer de la forme typique; cependant, cette coquille présente quelques caractères constants dont les principaux sont : sa forme ventrue, arrondie; son ouverture large et plus longue que la spire; l’ornementation se compose de filets fins et les sutures ne sont pas surmontées d'une dépression comme dans l'espèce suivante.

PLÉsIOTyPE. PI. VI, fig. 1, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll, Dumas.

Cryptoconus priscus, [Sol.]| PI. VI, fig. 3-4.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 240.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 69, pl. IV, fig. 13.

R. D. Nous ne trouvons dans le Cotentin que la variété de l'espèce, signalée et non dénommée dans le Catalogue du Bassin de Paris. Cette variété,

(x) Il est entendu, comme précédemment, que, par les mots Loc. cit., nous désignons le renvoi aux Mollusques éocéniques de la Loire-Inférieure.

dont la forme est plus étroite que celle de C. clavicularis, présente une ornementation qui permet de l’en séparer sans trop de difficulté. Les filets, en effet, couvrent toute la base du dernier tour, et sont entremêlés de filets plus fins; la suture est bordée d’un filet saillant, que surmonte une dépression assez large, dans le fond de laquelle se trouve un second filet plus fin ; toute la surface est marquée de stries d’accroissemeut.

PLÉsIOTyPE. PI. VII, fig. 3-4, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines.

Cryptoconus lineolatus, [Desh.] PI. VIL fig. 6.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 241.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 68, pl. IV, fig. 18-19.

R. D. De même que dans le Bassin de la Loire-Inférieure, nous n’avons trouvé ici que la variété semistriata. Cette espèce est plus allongée et a les tours moins convexes que C. priscus ; la suture est canaliculée et est séparée par un bourrelet saillant d’une dépression excavée, dénuce de filets spiraux et seulement marquée de fines stries d’accroisssement ; tout le dernier tour est orné de filets écartés, décroissants et plus serrés sur le cou du canal.

PLésiorype. PI. VII, fig. 6, Coll. de l'Ecole des Mines. |

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Brasil. — Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Cryptoconus bistriatus, [Desh.| Pl. VI, fe 6e 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 242.

R. D. Cette espèce, d’un aspect bien différent de toutes celles qui précèdent, se reconnait aisément à sa forme courte et trapue, ventrue en arrière, à la brièveté de sa spire et à son ornementation, comprenant sur chaque tour sept sillons profonds, plus serrés en arrière qu’en avant; la base est entièrement ornée de filets alternés que traversent de fines stries d’accroissement ; le labre, curviligne, est profondément échancré par le sinus.

PLésioryre. PI. VII, fig. 5, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, unique.

Cryptoconus elongatus, | Desh.| PI. VII, fig. 2. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 243.

R. D. Cette coquille se reconnaît facilement à sa forme étroite et allongée ; ses tours sont convexes et sont simplement ornés d’un profond sillon qui surmonte la suture; la base ne porte seulement que quelques filets qui s’enroulent sur le cou du canal, le reste de la surface étant seulement marqué de fines stries d’accroissement.

PLésioryre, PI. VII, fig. 2, Coll. de l’École des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l’École des Mines, rare.

Cryptoconus pleurotomoides, nov. sp. PI. VIL, fig. 9-10.

Taille petite ; forme étroite, fusoïde ; spire allongée; protoconque globuleuse, lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; sept tours convexes, séparés par des sutures profondes, surmontées d’un bourrelet bifide, puis de trois filets plus fins, dont les intervalles sont finement treillissés par les accroissements ; au-dessus de ces filets, se trouve une large bande lisse, puis deux ou trois filets obsolètes. Dernier tour grand, anguleux, supérieur à la moitié de la hauteur totale, à base subitement attenuée, ornée de filets saillants entremêlés de filets plus fins, terminée par un canal large sans échancrure, infléchi à droite. Ouverture piriforme ; labre entaillé par un sinus peu profond ; columelle infléchie, excavée à sa partie inférieure; bord columellaire calleux, étroit, détaché de la base à sa partie antérieure.

Dimensions. Longueur : 20 mill. ; diamètre: 7 mill.

R. D. Cette espèce est, à cause de sa forme, à la limite des Pleurotomide et des Cryploconide ; elle se rattache cependant à ces derniers, à cause de sa columelle, de son bourrelet, de son sinus et de son ornementation ; elle s’en écarte par sa forme élancée, par son dernier tour court, subanguleux en arrière, à base excavée jusqu’au bourrelet du cou.

Type. PI. VII, fig. 9-10, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique; Coll. Pissarro, deux individus.

Hemiconus disjunctus, [Desh.] PI. VIL, fig. 15. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 254.

R. D. Cette petite coquille, assez variable, se distingue facilement par sa forme conique, étroite, par ses tours étagés et comme disjoints, par son ornementation comprenant sur chaque tour deux ou trois filets obsolètes, surmontés d’une couronne de tubercules souvent traversée par une strie qui la rend bifide; le dernier tour est entièrement sillonné.

PLÉsIOTYPE. PI. VII, fig. 15, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, coll. Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro.

Hemiconus angulifer, nov. sp. PI. VIL, fig. 8.

Taille moyenne ; forme biconique ; spire longue, à galbe régulièrement conique ; protoconque inconnue ; sept tours anguleux à leur partie supérieure, excavés sur la rampe postérieure qui porte, au-dessus de la suture, un large bourrelet granuleux et quatre filets décroissants ; la partie antérieure des tours est ornée de deux ou trois filets obsolètes. Dernier tour conique, régulièrement orné de filets larges et égaux, qui deviennent plus saillants et plus

serrés sur le cou du canal ; ouverture étroite, à bords parallèles ;

labre à peu près vertical, largement échancré sur la rampe sutu-

rale ; columelle rectiligne ; cicatrice pariétale profonde et large. Dimensions. Longueur : 16 mill. ; diamètre : 7 mill.

R. D. Quoique cette espèce ne soit représentée que par un seul individu, nous n’hésitons pas à la décrire comme nouvelle, à cause de ses caractères bien définis : l’angle des tours de spire, surtout sur le dernier, est beaucoup plus marqué que chez H. séromboides et que chez H. disjunctus ; l’échancrure du labre est plus profonde que celle de cette dernière espèce ; quant aux tubercules dont on distingue la trace sur l’angle, ils sont loin d’être comparables à ceux des deux espèces que nous venons de citer ; sa spire est bien plus allongée que celle de H. Defrancei.

Type. PI. VII, fig. 8, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Hemiconus granatinus, [Desh.] PI. VII, fig. 13-14. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 235.

R. D. Les échantillons du Cotentin sont tout à fait comparables à ceux du Bassin de Paris : ils sont caractérisés par leur forme biconique ; les tours sont plans, sauf le dernier qui est légèrement arrondi et qui porte des filets régulièrement espacés, chargés de granulations oblongues qui se correspondent avec plus ou moins d’exactitude, quelquefois en séries obliques par rapport à l’axe.

PLÉSIOTYPE. PI. VII, fig. 13-14, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas et de l’Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Pissarro.

Hemiconus Dumasi, nov. sp. PI. VIL, fig. 18.

Taille petite; forme biconique; spire assez courte, à galbe un peu extraconique ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus obtus ; six tours anguleux à la partie antérieure, séparés par des sutures profondes, ornés d’une couronne tuberculeuse sur l’angle, et de quatre ou cinq chainettes perlées dans leur partie excavée. Dernier tour grand, orné de filets spiraux qui portent des tubercules disposés irrégulièrement et devenant plus gros sur les plis d’accroissement, ce qui donne à la surface dorsale un aspect chagriné ; ouverture à bords parallèles ; bord columellaire rectiligne, muni d’une cicatrice paritale large et peu profonde.

Dimensions. Longueur : 13 mill. ; diamètre : 5 mill. 5.

R. D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec H. granatinus ; son ornementation est bien différente : au lieu de porter des tubercules tranchants et réguliers, celle-ci est munie de tubercules plus obsolètes, disposés de façon à former des rangées axiales beaucoup plus grossières, ce qui est tout à fait caractéristique ; les tours sont anguleux, tandis qu’il sont plans chez

l’autre espèce. Si, d'autre part, nous la comparons à H. scabriculus, nous voyons qu’elle n’a ni le galbe arrondi de l’espèce anglo-parisienne, ni les tubercules minces et très écartés qui la caractérisent.

Type. PI. VII, fig. 18, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Freville, Coll. Dumas.

Hemiconus Douvillei, nov. sp. PI. VIL fig. 11-12.

Taille moyenne; forme ventrue, biconique; spire à galbe extraconique, médiocrement allongée ; protoconque inconnue ; cinq ou six tours anguleux en avant, excavés en arrière, séparés par des sutures canaliculées, ornés sur l’angle d’une couronne de tubercules très obsolètes, et de trois ou quatre filets irrégulièrement espacés dans la partie excavée qui est traversée par des plis d’accroissement courbes et rapprochés. Dernier tour grand, à galbe légèrement arrondi, orné de filets spiraux équidistants, et portant des tubercules obsolètes ; ouverture à bords parallèles ; bord columellaire presque rectiligne, un peu excavé à sa partie antérieure ; cicatrice pariétale oblique et bifide.

DiMENsIoNs. Longueur : 14 mill. ; diamètre : 6 mill. 5.

R. D. Notre nouvelle espèce s’écarte complètement des deux précédentes par sa forme ventrue et globuleuse ; ses filets sont plus espacés que ceux de H. granatinus, caractère qui la rapprocheraïit davantage de H. scabriculus, mais elle n’a pas les tubercules tranchants de cette dernière; ses tubercules obsolètes coïncident toujours avec les filets spiraux, tandis qu'ils sont souvent intercalés chez H. granatinus. Enfin, l’ornementation de ses tours est bien différente de celle des espèces qui précèdent, dont les filets ne sont pas traversés par des plis d’accroissement guillochés comme ceux de H. Douvillei.

Type. PI. VII, fig. 11-12, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Hemiconus Tromelini, [Vass.] PI. VII, fig. 21. 1897 —- Cossm. Loc. cit., p. 70. pl, IV, fig. 24-25, 30.

R. D. Cette espèce est plus répandue dans le Cotentin que dans la Loire- Inférieure, et elle y atteint une taille un peu supérieure aux échantillons de cette dernière région. Elle présente bien tous les caractères de l'espèce de Vasseur : forme ventrue, à spire allongée et conique, terminée par un nucléus obtus ; les tours, subanguleux en avant, excavés en arrière, sont ornés de tubercules effacés sur l'angle, de quelques filets spiraux dans la partie excavée, et enfin d’un bourrelet plissé qui surmonte la suture; le dernier tour porte des filets très obsolètes traversés par des plis d’accroissement. Si on li: rapproche de H. Defrancei, du Bassin de Paris, on constate qu’elle a une forme toujours plus trapue, une spire plus régulièrement conique ; les crénelures du bourrelet sutural sont plus obsolètes que chez l'espèce parisienne, et les tubercules de l’angle

des tours persistent jusqu’au dernier tour, tandis qu’elles tendent à disparaître chez H. Defrancei.

PLÉsIOTYPE. PI. VII, fig. 21, Coll. Pissarro, — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Dumas, Pissarro.

Hemiconus Lennieri, nov. sp. PI. VIL, fig. 16-17.

Taille moyenne; forme courte et trapue, biconique; spire courte, à galbe extraconique ; protoconque inconnue; six tours étroits, bianguleux, séparés par des sutures profondes, canaliculées, ornés de filets réguliers, traversés par des plis d’accroissement. Dernier tour grand, à contour sinueux, atténué à la base, orné de filets minces, écartés, qui se rapprochent et deviennent onduleux sur le cou du canal ; ouverture étroite, élargie en avant; labre sinueux, entaillé par un sinus arrondi et peu profond; columelle rectiligne ; bord columellaire mince, un peu excavé à la partie antérieure ; cicatrice pariétale oblique, large et peu profonde.

DiImMENsiIoNs. Longueur : 14 mill.; diamètre : 7 mill.

R. D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec A. Tromelini qui a une forme plus allongée; notre coquille a des tours beaucoup moins élevés, et un large bourrelet limité, de chaque côté, par un filet qui donne aux tours un aspect bianguleux ; si nous comparons notre coquille à H. Defrancei, du Bassin de Paris, nous voyons qu’elle a une forme bien plus courte et les tubercules encore bien plus effacés.

Type. PI. VII, fig. 16-17, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, unique. — Fresville,. Coll. Pissarro.

Hemiconus peraratus, Cossm. PI. VII, fig. 22-23.

1897 — Cossm, Loc. cit. p. 70-71, pl. IV, fig. 8, 22-23, 28-20.

R. D. On pourrait répéter ici ce qui a été dit pour les coquilles de la Loire- Inférieure ; la forme typique est, en effet, extrêmement rare et on trouve plus fréquemment la variété gouetensis, Cossm. Maïs, entre ces deux formes extrêmes, on trouve toute une série d'individus intermédiaires présentant deux rangées de tubercules effacés, ou une seule rangée située soit au dessus, soit au dessous de la suture. Quoiqu'il en soit, la forme typique se reconnait à son galbe allongé, à ses tours excavés, séparés par des sutures profondes, au dessus desquelles existe un large bourrelet crénelé par des tubercules obtus ; au dessus de celui-ci, il y a cinq filets dont l’avant dernier est caréné et porte des crénelures tranchantes. Le dernier tour est orné de filets larges et aplatis, comprenant entre eux un filet plus fin ; l'ouverture est étroite et ses bords sont parallèles.

La variété gouelensis se distingue de la forme typique par sa forme en général un peu plus allongée et par la disparition complète des tubercules : les tours deviennent alors plans, sont séparés par de larges sutures, et ne portent plus que cinq filets régulièrement espacés.

PLÉésioryres. Forme typique. PI. VII, fig. 23, Coll. Dumas. — Fresville.

Variété. PI. VII, fig. 22, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Dumas, Pissarro.

Hemiconus cryptoconoides, nov. 5p. PI. VIL, fig. 19-20.

Forme très étroite, biconique ; spire à galbe légèrement conoïdal, allongée ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus obtus, en goutte de suif ; cinq tours anguleux en avant, excavés à leur partie inférieure, ornés d’un bourrelet perlé qui surmonte la suture, puis de cinq filets granuleux, les trois inférieurs situés dans la partie excavée et plus rapprochés que les deux autres. Dernier tour grand, conique, atténué à la base, régulièrement orné de filets minces, tranchants, très écartés, comprenant entre eux des sillons finement gravés dans le test et très peu visibles ; ouverture étroite, s’élargissant un peu en avant; columelle un peu sinueuse, tordue en avant ; bord columellaire légèrement excavé à sa partie antérieure ; cicatricule pariétale oblique et peu profonde.

Dimensions. Longueur : 17 mill. $ ; diamètre : 4 mill.

R. D. Cette espèce s’écarte complètement de celles que nous avons examinées jusqu’à présent, par sa forme étroite et allongée ; nous ne trouvons dans le Bassin de Paris aucune forme à laquelle nous puissions la comparer, et l'espèce dont elle se rapproche le plus parait être FH. peraratus, qui a aussi la spire allongée et le bord columellaire excavé à sa partie antérieure ; mais les tours de notre coquille sont plus anguleux que ceux de la précédente. L’ornementation pourrait être comparée à certaines variétés de H. peraratus, si son dernier tour ne portait des filets minces tout-à-fait caractéristiques. Nous la classons dans le Genre Hemiconus, à cause de son ouverture étroite, à bords presque parallèles, et de sa cicatriqule pariécale.

Type. PI. VII, fig. 19-20, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Dumas, Pissarro. — Fresville, Coll. Pissarro.

Conus (Gonospira) parisiensis, Desh. PI. VIL, fig. 29. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 234.

R. D. Beaucoup plus rare dans le Cotentin que dans le Bassin de Paris, cette espèce se reconnaît facilement à ses gros tubercules obsolètes formant un angle sur le milieu de ses tours ; la suture est surmontée d’un bourrelet

granuleux, au-dessus duquel on aperçoit deux ou trois filets spiraux effacés ; sur le cou du canal, il y a quelques filets entremêlés de filets plus fins s’espaçant et s'effaçant sur le restant du dernier tour.

PLésiorvpe. Pl. VIL fig. 29, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Pissarro.

Conus (Conospira) Lebruni, Desh. PI. VII, fig. 24. 1889 — Cossm. Cat. Eoc,, IV, p. 233.

R. D. La surface du dernier tour n’est pas entièrement lisse, ainsi que cela a lieu chez les échantillons du Bassin de Paris, et les sillons de la base s’étendent davantage en arrière, sur le dernier tour, où l'on en distingue encore la trace très obsolète ; la couronne crénelée est identique à celle des échantillons typiques ; les tours portent, au-dessus de la suture, trois cordonnets inégaux, perlés par les accroissements, et, au-dessus, une rangée de gros tubercules divisés en trois par deux profonds sillons spiraux. La spire est plus allongée que celle de C. parisiensis.

PLÉsioryrE. PI. VII, fig. 24, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Conus (CGonospira) Bareti, Vass. PI. VII, fig. 28. 1897 — Cossm. Loc. cit., p. 208, pl. IV, fig. 20-21.

R. D. — A peu près identiques aux échantillons du Bois-Gouët, nos individus du Cotentin se distinguent de C. Lebruni par leur forme plus allongée et par leur spire beaucoup plus courte ; le dernier tour est conique, tandis que celui-ci a un profil concave chez l’espèce parisienne ; l’ornementation se compose, sur chaque tour, d’une couronne de gros tubercules et, sur la rampe postérieure, de quatre filets ponctués par les plis d’accroissement ; les tubercules du dernier tour sont rendus bifides par un sillon spiral.

PLésioryre. PI. VIL, fig. 28, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Brasil, Bourdot.

Conus (Lithoconus) diversiformis, Dh. PI. VII fig. 25-26.

R. D. Bien que très variable, cette espèce se distingue toujours de celles du même groupe par le profil parfaitement conique du contour de son dernier tour ; la spire a un galbe concave et est extrêmement courte, ce qui permet souvent à la coquille de se tenir debout lorsqu'on la pose sur la spire ; la suture est bordée, de part et d’autre, par un bourrelet crénelé, et la partie excavée des tours est ornée de sillons fins et réguliers ; la surface dorsale est lisse, sauf à la base qui porte des sillons onduleux et décroissants.

PLÉsIoTYrE. PI. VII, fig. 25-26.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Brasil.

Conus (Lithoconus) deperditus, Brug. PI. VIL, fig. 27.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 236.

R. D. Le faciès de cette coquille est bien différent de celui de C. diversiformis : le dernier tour, au lieu d’être exactement conique, est arrondi et moins anguleux en arrière; la spire est plus longue, conique, jamais concave ; enfin le dernier tour est orné, sur toute sa surface, de filets très obsolètes.

Prèsioryre. PI. VII, fig. 27, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. de l’Ecole des Mines, Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro, Brasil. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines.

Uxia rhabdota, [Bayan] PL. VI, fig. 1.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 75, pl. VI, fig. 15-16.

R. D. Aussi répandue et aussi variable dans le Cotentin que dans le Bassin de Paris, cette coquille est reconnaissable à sa forme ventrue, à ses tours convexes, séparés par des sutures profondément canaliculées, étagées ; les costules axiales, minces, serrées et obliques, se prolongent au delà de l’angle des tours en y formant des crénelures ; elles sont traversées par cinq ou six filets obsolètes, entremêlés de filets plus fins, treillissés par les plis d’accroissement ; il y a une varice sur chaque tour; le labre, largement bordé à l'extérieur porte une vingtaine de plis, plus serrés en avant qu’en arrière; le bord columellaire, calleux, détaché de la base, porte trois plis obliques, l’antérieur très petit, et un quatrième pli dans l’angle inférieur de l'ouverture. Si nous comparons cette espèce à U. costulata, nous voyons que sa forme est plus allongée, que ses filets spiraux sont plus nombreux, et qu’elle est munie d’une dent columellaire pariétale qui fait défaut chez l’autre espèce.

PLésioryre. PI. VIIL, fig. 1, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. Brasil.

Uxia delecta, [Desh.] PI. VIIL, fig. 3.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 221.

R. D. Elle s’écarte des deux précédentes par sa forme plus allongée et par ses tours plus embrassants ; les sutures sont moins profondément canaliculées, et les crénelures sont beaucoup moins saillantes ; l’ornementation est très différente et se compose de côtes axiales, minces et nombreuses, traversées par des sillons serrés et plus saillants que ceux des espèces précédemment décrites; l'ouverture est courte et ses trois plis columellaires sont minces et écartés.

PLÉsIOTYPE. PI. VII, fig. 3, Coll. Dumas. -— Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Uxia Dubusi, nov. op. PI. XV, fig. 19-20.

Taille petite ; forme étroite, un peu allongée; spire élancée, à galbe peu conoïdal; protoconque globuleuse, composée d’un

gros bouton lisse, avec un petit nucléus peu saillant; quatre tours peu convexes, dont la hauteur égale les trois cinquièmes de la largeur, étagès à la suture qui est crénelée, ornés de petites côtes droites, peu saillantes, assez espacées, variqueuses ça et là, et de cinq cordonnets spiraux, dans les intervalles desquels sont intercalés des filets moitié plus petits. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, ovale, peu ventru, atténué à la base qui est un peu excavée et sur laquelle se prolonge l’ornementation de la spire, jusqu’au cou court et dépourvu de bourrelet. Ouverture subrectangulaire, sans gouttière postérieure, sans entaille antérieure ; labre à peu près vertical, extérieurement bordé par une forte varice, intérieurement plissé ; columelle droite, garnie de trois gros plis transverses.

DimExsioxs. Longueur: $ mill. 1/2 ; diamètre : 2 mill. 3/4.

R. D. L'ornementation de cette coquille est moins fine que celle de U. delecta ; ses plis columellaires sont plus épais et plus réguliers; ses tours sont plus étagés.

Tyre. PI. XV, fig. 19-20, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Uxia Bourdoti, nov. sp. PI. VII, fig. 6.

Taille moyenne ; forme ovale, assez large ; spire peu allongée, à galbe conoïdal; protoconque lisse, globuleuse, déviée, à nucléus en goutte de suif; quatre tours convexes, anguleux à leur partie inférieure, séparés par des sutures profondes; costules axiales, sinueuses, lamelleuses et rapprochées, se coudant brusquement à parür de l’angle inférieur, croisées par des filets fins et serrés; une varice peu saillante, opposée à l'ouverture. Dernier tour grand, égal aux cinq huitièmes de la hauteur totale, sur la base duquel les côtes se prolongent presque jusque sur le canal ; ouverture ovale, large, presque dénuée de canal antérieur ; labre oblique, non sinueux, se recourbant avant d’atteindre la suture du dernier tour, épaissi par une varice externe, crénelé à l’intérieur par une douzaine de plis peu réguliers ; columelle excavée à sa partie supérieure, munie de trois plis minces, lamelleux, obliques, égaux et équidistants ; bord columellaire large, détaché en avant.

Dimensions. Longueur : 8 mill. ; diamètre: 4 mill.

R. D. Cette espèce est du même groupe que U. costulata, mais ses côtes sont plus lamelleuses, plus sinueuses ; sa forme est bien moins trapue, sa spire est plus longue. Si on la compare à U. delecta, on remarque que ses sutures

ne sont pas crénelées, que son ornementation spirale est moins visible, et disparaît même presque totalement ; la rampe postérieure est plus arrondie et les tours sont, par suite, plus convexes. On ne distingue pas de dent parictale, comme il en existe dans l’angle inférieur de l'ouverture de l'autre espèce. Quant à U. dentifera, il a une forme plus élancée, des côtes axiales plus droites, moins persistantes, l'ouverture plus oblique, etc. Il ne paraît y avoir rien de semblable dans la Loire-Inférieure.

Type. Pi. VIII, fig. 6, Coll. Bourdot. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Uxia constantinensis, nov. sp. PI. VIIL, fig. 7-9.

Taille moyenne ; forme buccinoïde ; spire courte, un peu étagée ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus aplati ; quatre tours convexes, non variqueux, séparés par des sutures profondes, non canaliculées, ornés de côtes minces et tranchantes, traversées par quatre filets spiraux de même saillie, formant des petites nodosités à leur intersection, avec de très fines stries spirales dans leur intervalle. Dernier tour grand, égal aux trois quarts de la hauteur totale, non atténué à la base; ouverture large, ovale, terminée par un canal large, court, non échancré et légèrement infléchi à droite; columelle tordue en avant, excavée en arrière, munie de trois plis ; l’antérieur, mince, est accompagné d’une petite ride ; les deux autres sont tranchants et obliques ; labre incliné, extérieurement épaissi par une varice, portant à l’intérieur de petits plis courts, correspondant à l’intervalle des filets spiraux ; bord columellaire étroit, calleux, bien appliqué sur la base.

DiMENsioNs. Longueur : 8 mill. ; diamètre : 4 mill. 5.

R. D. Nous n'avons pas, dans le Bassin de Paris, d'Uxia qui puisse se rapprocher de notre espèce ; le système de côtes et de filets spiraux, qui couvrent sa surface, forme des mailles carrées qui lui donnent un aspect tout à fait caractéristique ; cette ornementation ne se trouve chez aucune des espèces parisiennes. Si nous la comparons à C. evulsa, nous trouvons que ses tours sont plus convexes et que sa columelle est plus excavée ; l'ouverture est plus large, les crénelures labiales sont plus épaisses et les dents columellaires sont plus tranchantes et plus inégales ; du reste, C. evulsa appartient à un autre groupe.

Tyre. PI. VIT, fig. 7-9, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Uxia fresvillensis, nov. sp. PI. VII, fig. 2.

Taille moyenne ; forme ovale; spire courte; protoconque lisse, de un tour et demi, à nuclèus en goutte de suif; cinq tours con-

vexes, subanguleux, étagés et se recouvrant en partie, séparés par des sutures profondément canaliculées, accompagnées d’une étroite rampe crénelée; côtes droites, épaisses, se prolongeant en épines à la partie inférieure des tours, traversées par quatre ou cinq filets spiraux obsolètes, entremêlés de filets plus fins; chacun des tours porte une grosse varice. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, à base ovale, sur laquelle les filets deviennent plus visibles, surtout sur le cou du canal; ouverture peu large, dénuée de canal antérieur ; labre oblique, portant une grosse varice à l’extérieur, épaissi à l’intérieur et crénelé par de nombreux plis allongés et parallèles ; columelle faiblement excavée, munie de trois plis, antérieur très mince, les deux suivants épais et obliques; on aperçoit, en outre, une petite saillie dentiforme dans langle inférieure de l'ouverture ; bord columellaire large, détaché en avant.

DimMExsioNs. Longueur : 12 mill. ; diamètre : 6 mill. 5.

R. D. Nous avions d’abord pensé que cette coquille devait se rapporter à U. diadema, mais celle-ci a une forme plus élancée, des côtes plus écartées, une rampe suturale plus large, et elle n'a pas les tours subanguleux ; si nous comparons notre nouvelle espèce à UÜ. costulata, nous voyons qu’elle est beaucoup plus étroite et dénuée de canal; ses plis labiaux sont plus allongés, et enfin elle a des sutures bien plus profondes.

Type. PI. VII, fig. 2, Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Pissarro.

Sveltella Oppenheimi, nov. sp. PI. VIII, fig. 4-5.

Taille petite ; forme ventrue ; spire longue, à galbe conique; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus obtus; quatre tours variqueux, convexes, séparés par des sutures profondes, non canaliculées, ornés de côtes obliques, épaisses, traversées par six filets spiraux saillants et régulièrement espacés. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, à base ovale, atténuée, avec une fente ombilicale assez large, non délimitée par un bourrelet, et recouverte en partie par le bord columellaire ; ouverture triangulaire, terminée en avant par un canal court, pointu, non échancré ; labre légèrement épaissi par la dernière varice ; à Pintérieur de la coquille correspond, en face de chaque varice, une série de petits plis courts et parallèles; columelle rectiligne en avant, excavée en arrière, munie en son milieu de deux plis minces et obliques; bord columellaire calleux et détaché en avant.

DIMENSIONS. Longueur : 7 mill. ; diamètre : 3 mill. 75.

R. D. La seule espèce du Bassin de Paris qui ait quelque analogie avec celle du Cotentin est S. Bezunçoni, de l'étage Bartonien; toutefois, cette dernière espèce est bien plus globuleuse et bien plus courte que celle du Cotentin; ses côtes sont plus épaisses, et ses filets spiraux sont seulement au nombre de quatre ; son ouverture est moins trigone, et enfin, ses plis columellaires sont plus saillants et moins obliques.

Type. Pl VIL, fig. 4-5, Coll. Pissarro. — Hautevile.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro. — Fresville, Coll. Dumas.

Olivella impressa, [Vass.] PI. VII, fig. 16.

1897 — Cossm., Loc. cil., p. 79, fig. 27 et 31-52.

R. D. Les échantillons du Cotentin n'’atteignent pas une aussi grande taille que ceux de la Loire-Inférieure, mais ils ont la même forme ventrue qui les rapproche de O. Laumonti du Bassin de Paris; on les distingue aisément de cette dernière espèce par leurs plis columellaires: ceux-ci, au nombre de trois, sont épais, lamelleux et parallèles, tandis que chez O. Laumonlti, il y a toujours quatre plis au moins ; le bourrelet sutural est plus étroit, et la spire est un peu plus allongée.

PLésiorype. PI. VII, fig. 16, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Oppenheim, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Olivella Laumonti, [Lamk.] PI. VI, fig. 12.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 216.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 81, pl. VIII, fig. 24-25.

R. D. À peu près identique à O. impressa, cette espèce présente cependant quelques caractères qui permettent de l’en différencier sans difficulté. Sa forme est un peu plus ventrue, et sa convexité est placée un peu plus bas; sa spire est un peu plus allongée, et ses sutures sont accompagnées d’un bourrelet mieux visible ; la columelle porte au moins quatre plis parallèles, moins saillants que ceux de l'espèce de la Loire-Inférieure, et régulièrement décroissant d’arrière en avant.

PLésioryre. PI. VIII, fig. 12 ; Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Oppenheim, Cossmann, Pissarro.

Olivella nitidula, [Desh.] PI. VIII, fig. 18-19. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 216.

R. D. Cette espèce se distingue surtout de ©. Laumonti par sa forme étroite et par sa spire allongée; l’ouverture est égale à la moitié de la hauteur totale; les plis columellaires sont plus nombreux et plus obliques, et ils forment un gros bourrelet ; le limbe antérieur est plus large et est divisé par un sillon en deux parties égales ; le bourrelet sutural est moins calleux et plus large que chez les échantillons de Parnes, mais cette légère différence ne nous paraît pas devoir justifier la création d’une espèce nouvelle,

PLésioryre. — PI. VII, fig. 18-19, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Oppenheim, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. Cossmann.

Olivella Marmini, [Michelin] PI. VI, fig. 10.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 216.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 81, pl. VII, fig. 11-12.

R. D. N’atteignant jamais une aussi grande taille que O. nitidula, cette coquille se distingue de cette dernière par sa forme un peu plus étroite et allongée; les tours sont étagés et séparés par des sutures profondes ; le sillon du limbe le sépare en deux bandes très inégales; les plis columellaires sont au nombre de quatre, et décroissent régulièrement; ïils forment un bourrelet moins saillant que ceux de ©. nitidula.

PLÉsioTyre. PI. VIII, fig. 10, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Cossmann.

Olivella mitreola, [Lamk.]| PI. VII, fig. 11. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 216.

R. D. Cette petite espèce présente de grandes analogies avec O. Marmini. On peut cependant l’en distinguer sans difficulté, à cause de sa forme encore plus étroite et eflilée; ses tours sont séparés par des sutures moins profondes, et sa spire, qui est plus courte, est terminée par un bouton embryonnaire avec un gros nucléus lisse et aplati; ses plis columellaires sont plus épais et disposés plus irrégulièrement.

PLÉsIOTYPE. PI. VII, fig. 11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, peu répandue.

Ancilla buccinoides, Lamk. PI. VII, fig. 22.

1889 — Cossm. Cat. Eoc.. IV, p. 217.

R. D. Cette belle coquille atteint une aussi grande taille que les échantillons du Bassin de Paris. Sa forme est allongée et régulière ; la zone non vernissée est très large, et les sutures sont à peine indiquées par une légère dépression ; .l’angle inférieur de l’ouverture est rempli par une callosité qui descend plus bas que la zone non vernissée ; la columelle porte cinq plis bifides, obliques, étroits et égaux, qui forment un large bourrelet.

PLésiorTyre. PI. VIII, fig. 22, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas. Bourdot, Oppenheim, Cossmann. — Hauteville, Coll. Dumas.

Ancilla (Sparella) constantinensis, ». sp. PI. VII, fig. 14-15.

Taille moyenne; forme ovale, ventrue; spire peu allongée, terminée par un nucléus saillant et obtus ; dernier tour très

grand, ovale, atténué à la base; zone dorsale large, séparée du limbe basal par une bande étroite, aboutissant à la dent du labre; ouverture très grande, dilatée en avant, aiguë en arrière, tronquée à la base, et très légèrement échancrée ; labre mince, tranchant, terminé en avant par une dent très aiguë, rectiligne dans la partie correspondante à la zone dorsale, sinueux en arrière ; columelle sinueuse ; bord columellaire large, calleux, muni de cinq ou six plis obsolètes, formant un gros bourrelet antérieur séparé du limbe dorsal par un profond sillon.

Dimensions. Longueur : 17 mill. ; diamètre : 8 mill.

R. D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec À. aperta, du Bassin de la Loire-Inférieure, bien qu'elle en soit très voisine; elle a, comme cette dernière, l'ouverture très dilatée en avant, mais la spire est bien plus longue ; ses plis columellaires, moins distincts, forment un bourrelet plus épais. D'autre part, si nous la comparons à À. dubia, nous constatons le même sillon séparant le bourrelet des plis columellaires et le limbe basal; sa dent labiale est aussi aiguë, mais son ouverture est bien plus grande, sa spire est plus courte, son nucléus est plus saillant et elle est dépourvue de la callosité qui remplit l'angle inférieur de l’ouverture de 4. dubia.

Type. PI. VII, fig. 14-15, Coll. Oppenheim. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Oppenheim, Bourdot.

Ancilla (Sparella) dubia, Desh. PI. VIU, fig. 17.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 218.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 84, pl. VII, fig. 26-27.

R. D. Beaucoup moins répandue dans le Cotentin que dans le Bassin de Paris, cette espèce se reconnaît aisément à sa forme assez allongée, à son ouverture courte, et surtout à la dépression qui indique l’emplacement des sutures. Si nous cherchons à la rapprocher de À. olivula, nous voyons que son galbe est ovoïde, que son ouverture est plus courte et plus dilatée en avant, ses plis columellaires sont nombreux et forment un bourrelet moins épais ; la callosité de l’angle inférieur de l’ouverture est presque nulle, et la dent labiale est peu saillante.

Pcésiorype. PI. VIII, fig. 17, Coll. Cossmann. -- Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, rare.

Ancilla (Sparella) Ripaudi, Vasseur. PI. VIII, fig. 13. 1897 — Cossm. Loc. cit., p. 83, pl. VII, fig. 14, et pl. IX, fig. 6.

R. D. Extrêmement rare dans le Cotentin, cette espèce est identique aux échantillons plus communs de la Loire-Inférieure, auxquels nous l’avons comparée : elle se distingue par sa forme étroite et régulière, par la brièveté de son ouverture, par la largeur de sa zone non vernissée ; ses plis sont larges et forment un épais bourrelet ; elle est assez voisine de 4. olivula,

mais elle est plus étroite, son denticule labial est moins saillant et sa protoconque est plus petite que celle de cette dernière espèce.

PLésioTyre. PI. VII, fig. 13, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Cossmann.

Ancilla (Tortoliva) canalifera, Lamk. PI. VIII, fig. 23.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 220.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 85, pl. VIII, fig. 19-20.

R. D. Cette espèce, qui appartient à un Sous-Genre bien différent des précédentes, doit se rapporter à la forme typique et non à la variété Gardneri, qui comprend les échantillons de la Loire-Inférieure et ceux de l'étage Bartonien du Bassin de Paris; nos échantillons sont, en effet, identiques à ceux du Lutétien qui ont une ouverture moins allongée que chez la variété Gardneri, et dont les plis columellaires sont plus saillants que ceux des individus bartoniens.

PLésioryre. PI. VIII, fig. 23, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Bourdot, Dumas, Oppenheim, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coli. Dumas, Pissarro,

Marginella eburnea, Lamk. PI. VII, fig. 21.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 203.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 86, pl. VIII, fig. 1-2.

R. D. Espèce très variable qui présente une forme allongée, une spire conique à sutures vernissées, indiquées seulement par une dépression de la surface ; quatre plis columellaires minces, plus obliques en avant qu’en arrière ; labre plus ou moins épais, s’amincissant à la partie inférieure de l'ouverture, presque rectiligne et parallèle à l’axe de la coquiile.

PLésiorype. Pl. VII, fig. 21, Coll. Cossmann. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. de l’Ecole des Mines, Bourdot, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, de l'Ecole des Mines, Brasil, Cossmann, Pissarro.

Marginella Edwardsi, Desh. PI. VIL, fig. 26-27. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 204.

R. D. On sépare sans difficulté cette espèce de M. eburnea, à cause de sa forme plus ventrue et de sa spire plus courte ; l’ouverture, un peu plus allongée, à bord non parallèles, est plus évasée en avant ; les sutures, bien visibles, sont surmontées d’un petit bourrelet obsolète ; la columelle est plus sinueuse, ses quatre plis minces indiquent bien le groupe typique de Marginella ; le pli antérieur est moins oblique, presque vertical ; le labre est plus mince et, vu de profil, il forme une courbe très prononcée ; son renflement postérieur est à peu près nul.

PLÉsiorype. PI. VIII, fig. 26-27, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Marginella (Stazzania) Bourdoti, Cossm. PI. VIII, fig. 20.

1897 — Cossm. Loc. cit. p. 85, pl. VII, fig. 26.

R. D. Les échantillons de cette rare espèce sont identiques à ceux de la Loire-Inférieure : peut-être ont-ils seulement les tours un peu plus convexes ; ils se distinguent par leur forme ventrue, par leurs quatre gros plis épais et écrasés à leur naissance, caractéristiques de la Section Stazzania. Ces échantillons se rapprochent de M. crassula, mais ils s’en écartent par leur forme trapue et moins ovale ; l'angle arrondi du dernier tour est placé bien plus bas et le bourrelet labial est plus large.

PLésiorype. PI. VIII, fig. 20, Coll. Cossmanti. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro.

Marginella (Stazzania) crassula, Desh. PI. VIII, fig. 24.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 204.

1897 — Cossm. Loc. cit. p. 87, pl. VIII, fig. 7-8.

R. D. Très commune et très variable, cette espèce présente quelques caractères qui permettent de la séparer de M. eburnea. Sa forme est plus courte et plus trapue ; les sutures sont plus visibles ; les tours sont plus convexes, le bourrelet du labre, très épais, aplati sur la face, rétrécit l'ouverture et s’amincit légèrement à sa partie inférieure ; les plis, régulièrement espacés, sont épais et écrasés à leur naissance.

PLésioryPe. PI. VII, fig. 24, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Cossmann, Pissarro.

Marginella (Stazzania) crenulata, Desh. PI. VII, fig. 33-34. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 205.

R. D. Les échantillons que nous avons recueillis à Fresville nous paraissent bien se rapporter à l’espèce parisienne, bien que nous constations quelques différences en les comparant aux individus de Parnes ; leur forme est un peu plus ventrue, avec une spire courte; les sutures sont bordées d’un petit bourrelet crénelé, tandis que, chez M. aculangula qui est une espèce voisine, souvent confondue avec celle-ci, il y a un angle bien net vers la partie inférieure des tours, et cet angle n’est pas toujours plissé. Le labre, vu de face, est un peu renflé en son milieu, ce qui lui donne un aspect rentrant ; les plis columellaires, bien que très usés, nous semblent être bifides; nous n'avons malheureusement trouvé que deux échantillons de cette espèce en mauvais état; aussi est-il préférable de laisser subsister ce classement provisoire en attendant que les communications de meilleurs matériaux nous permettent de confirmer ou de rectifier la détermination.

PLÉésioryre. PI. VIIL, fig. 33-34, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro.

Le

Marginella (Stazzania) dichotomoptycha, Cossm. PI. VIIL, 68.35.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 91, pl. VIIL, fig. 5-6 et 9-10.

R. D. Cette petite espèce, peu répandue dans le Cotentin, est identique aux échantillons typiques du Bois-Gouët; elle est caractérisée par sa forme trapue, trigone ; sa spire est courte et ses tours sont convexes ; l’ouverture est très étroite, à bords parallèles ; le bourrelet du labre, lisse à l’intérieur, est très large, caréné, et rétrécit l’ouverture ; il s’amincit à sa partie inférieure, en formant une saillie dentiforme ; le bord columellaire est muni de quatre plis minces, bifurqués, formant une sortie de fourche dont les branches se rejoignent parfois, d’un pli à l’autre. Les espèces du Bassin de Paris qui s’en rapprochent le plus par leur galbe sont M. nilidula et M. entomella, mais notre coquille s’en distingue par la bifurcation de ses plis columellaires et par la grande épaisseur du bourrelet labial ; nous n’avons pu apercevoir le cinquième pli que l’on rencontre parfois chez les individus du Bois-Gouêt ; quand à la variété à spire allongée, elle paraît manquer dans le Cotentin.

PLésioryre. PI. VIIL, fig. 35, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, rare. — Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro. °

Marginella (Stazzania) bifidoplicata, Charl. PI. IX, fig. o.

1897 — Cossm. Loc. ci. p. 90, pl. VII, fig. 31.

R. D. Les échantillons du Cotentin ne sont pas tout à fait identiques à ceux de la Loire-Inférieure : leur forme est un peu plus trapue, mais cette espèce est trop variable pour que cette légère différence nous autorise à créer une espèce nouvelle ; du reste, nous retrouvons dans le Bassin de Paris des échantillons ayant bien les mêmes caractères, c’est-à-dire une forme ovale, trapue, des tours convexes, séparés par des sutures profondes et bien visibles, surmontées d’un petit bourrelet ; les trois plis columellaires postérieurs sont bifurqués à leur naissance et forment une ligne de chevrons sur le bord columellaire. La dent interne du labre sert de limite à une série de petites crénelures, dont on distingue aussi la trace bien vague sur le labre de l’échantillon du Bois-Gouët (PI. VII, fig. 31) dans le t. I des Moll. éoc. de la Loire- Inférieure. Nous n’avons jamais vu de crénelures pareilles chez M. bifidoplicata du Bassin de Paris; elles rappellent celles qu’on observe chez M. dichotomoplycha ; mais ce dernier est beaucoup plus ventru que les échantillons du Cotentin que nous rapportons à M. bifidoplicata ; il se peut que ces derniers, ainsi que ceux de la Loire-Inférieure, appartiennent à une forme intermédiaire entre les deux coquilles ci-dessus mentionnées.

PLésioryre. PI. IX, fig. 9, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, rare.

Marginella (Stazzania) contabulata, Desh. PI. X, fig. 10.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 206.

1897 — Cossm. Loc. cit., pl. VIII, fig. 29-30.

R. D. L'aspect de cette coquille est bien diflérente de celui de M. bifidoplicata; elle est plus allongée que cette dernière, et ses tours sont un peu anguleux et légèrement déprimés au-dessus de la suture ; l’ouverture a ses bords parallèles, et est très rétrécie par le labre, qui est extrêmement épais aa milieu et entaillé à sa partie postérieure; les plis columellaires, bifides, forment, à leur naissance, une ligne de chevrons plus continue que dans l’autre espèce. Les échantillons du Cotentin nous paraissent bien semblables à ceux du Bassin de Paris, mais ils sont loin d’atteindre la même taille.

PLésioryre. PI. X, fig. 10, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, rare. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Dumas, Cossmann.

Marginella (Volvarina) cylindracea, Desh. PI. VIIL, fig. 25.

1889 —. Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 205.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 87, pl. VIII, fig. 34-36.

R. D. Cette coquille a un aspect bien différent des précédentes ; sa spire est extrêmement courte et se compose d’un gros bouton embryonnaire et de deux tours légèrement convexes séparés par des sutures indiquées seulement par une faible dépression de la surface ; l'ouverture est très grande et correspond à environ les cinq sixièmes de la hauteur totale ; ses bords sont presque parallèles ; le bourrelet labial est médiocrement épais, rétréci en arrière; son profil est convexe en avant, concave en arrière ; la columelle est munie de quatre plis minces, lamelleux, situés très en avant, et dont les deux antérieurs sont très rapprochés ; au-dessous du quatrième pli, un léger redan simule un cinquième pli très obsolète, comme chez la forme typique de la section Volvarina. À côté de la forme figurée, nous trouvons de nombreuses variétés qui en diffèrent par la longueur de la spire, le galbe plus ou moins ventru, la disposition des plis, etc.; cette espèce étant très répandue dans le Cotentin, ces légères différences ne justifient pas la création de nouvelles espèces ou variétés.

PLésiotyre. Pl. VIII, fig. 25, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Oppenheim, Pissarro. — Hauteville, Coll. de PEcole des Mines, Dumas, Brasil, Pissarro.

Marginella (Dentimargo) dentifera, Lk. PI. VIIL fig. 28-30.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 88, pl. VII, fig. 3-6.

R. D. La Section Dentimargo est composée de coquilles de petite taille caractérisées par leur forme étroite, par leur dent marginale et par le peu d’épaisseur de leur bourrelet labial. L'ouverture est un peu plus large chez les individus du Cotentin que chez ceux du Bois-Gouët et du Bassin de Paris; mais les autres caractères sont identiques ; presque tous nos échantillons sont munis de leur dent labiale postérieure, taillée carrément dans l’épaisseur du bourrelet, et très aiguë. De même que dans le Bassin de la Loire-Inférieure, nous trouvons, à côté de cette forme typique, des individus très allongés appartenant à la variété arclala : outre leur forme allongée, ceux-ci ont une spire assez étagée avec des tours convexes, les plis columellaires sont plus minces et en-

foncés à l’intérieur de la coquille ; le bourrelet labial est moins épais et le labre, vu de profil, est plus curviligne.

PLésioryre. PI. VIII, fig. 28, Coll. Dumas. — Hauteville. VARIÉTÉ. PI. VIIL, fig. 29-30, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Brasil, Dumas, Pissarro.

Marginella (Eratoidea) mirula, Cossm. PI. VII, fig. 32. 1897 — Cossm. Loc. cit., p. 91, pl. VII, fig. 21.

R. D. L’échantillon unique recueilli à Fresville a tout à fait le galbe de ceux de Bois-Gouët : il est caractérisé par sa forme ventrue, triangulaire, par sa spire saillante, à tours convexes ; le labre est plus mince et l’ouvertureest plus large que chez les individus de Bretagne, maïs notre échantillon un peu mutilé porte bien les mêmes plis columellaires minces et lamelleux, le labre est muni d’une dent saillante à la partie inférieure et il porte des fines crénelures à l’intérieur.

PLésioryre. PI. VIII, fig. 32, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Cryptospira (Gibberula) ovulata,[Lk.] PI. VII, fig. 31 et 36.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 208.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 93, pl. VI, fig. 1-2.

R. D. La forme typique est extrêmement rare et n’est représentée dans le Cotentin que par deux échantillons en mauvais état, que nous pouvons néanmoins comparer à ceux de Grignon: c’est bien la même forme ovale, renflée à la partie inférieure, avec une spire très courte ; les plis columellaires, au nombre de cinq, sont épais et presque égaux ; le labre est épais et plissé par des crénelures allongées. La variété spirata Cossm., est beaucoup plus répandue que la forme typique, et a une forme plus allongée; sa spire est plus pointue et plus saillante ; ses plis columellaires, au nombre de cinq ou six, sont plus épais et inégaux ; les crénelures du labre sont plus allongées.

PLÉsIOTYPE. Forme typique. PI. VITE, fig. 31, Coll. Cossmann. — Hauteville.

VARIÉTÉ spirata. PI. VIII, fig. 36, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Oppenheim, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Brasil.

Cryptospira (Gibberula) Geslini, [Vass.] PI.VIN, fig. 37. 1897 — Cossm. Loc. cit., p. 92, pl. VII, fig. 3-4.

R. D. Cette petite espèce, très rare dans le Cotentin, se distingue facilement de C. ovulata et de ses variétés, par sa taille plus petite, par sa forme plus étroite et plus cylindrique. Le système des plis columellaires est bien différent : il comprend deux plis antérieurs minces, peu obliques et très espacés,

FAUNE ÉOCÉNIQUE DU COTENTIN 8r

puis trois ou quatre plis transverses et inégaux, comprenant entre eux un pli plus petit ; les crénelures du labre sont plus épaisses et beaucoup moins nombreuses que celles de l'espèce précédente.

PLésioryre. PI. VIII, fig. 37, Coll. Pissarro. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro, très rare. — Hauteville, Coll. de

l'Ecole des Mines, Brasil, Dumas.

Cryptospira (Gibberula) vittata, [Edw.]| PI. IX, fig. 6. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 211, pl. VII, fig. 26-27.

R. D. Cette espèce se distingue aisément de toutes celles qui précèdent, par sa plication columellaire, comprenant deux groupes inégaux: les deux plis antérieurs sont épais, obliques, et se prolongent jusque sur le limbe; les deux postérieurs sont très petits, très enfoncés ; souvent même, le dernier disparaît complètement ; l’ouverture comprend toute la longueur de la coquille ; la spire est tout à fait aplatie, et la protoconque y forme un petit bouton obtus et saillant.

PLésiorype. Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Oppenheim, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Brasil, Cossmann, Pissarro ; répandue.

Cryptospira(Gibberula)acutispira, [Cossm.] PL IX, fig.1-2. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 210, pt. VII, fig. 12-13.

R. D. Les échantillons que nous avons recueillis correspondent très exactement à la diagnose du Catalogue de l’Eocène, et sont bien semblables aux individus du Bassin de Paris. C’est une espèce à spire allongée, saïllante, à tours légèrement convexes ; l'ouverture, rétrécie en arrière, est très dilatée en avant et largement échancrée ; le labre, rectiligne et un peu oblique, est épaissi au milieu, rétréci à ses extrémités ; il est muni intérieurement d’une vingtaine de dents courtes et épaisses ; la columelle est recouverte d’un bord mince, calleux et assez large, et porte cinq plis épais, obliques, et régulièrement décroissants. La variété subconcava Cossm. se distingue du type par le contour de la spire, par son labre plus étroit, muni de plis minces, rapprochés et parallèles, se prolongeant très loin à l’intérieur de la coquille.

PLÉésioryres. Forme typique. PI. IX, fig. 1, Coll. Pissarro. — Fresville. VARIÉTÉ subconcava. PI. IX, fig. 2, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Bourdot, Pissarro ; rare.

Gryptospira (Gibberula) suboliva, [Cossm.] PLIX, fig.s.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 211, pl. VII, fig. 14. 1897 — Cossm. Loc. cit., p. 94, pl. VII, fig. 7-8.

R. D. Cette espèce, très voisine de Cswittata, s’en distingue assez facilement par sa forme plus cylindrique, et surtout par sa spire plus allongée, jamais aplatie; ses plis columellaires sont plus nombreux : les deux antérieurs sont très épais, saillants et tordus ; les trois ou quatre plis suivants sont minces,

très enfoncés à l'intérieur de la coquille ; les crénelures du labre sont allongées et parallèles, PLÉsIoryrE. Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines, Dumas, Pissarro.

Cryptospira (Gibberula) cenchridium, [Cossm.] PI. IX, fig. 1.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 94, pl. VII, fig. 16-18.

R. D. Les rares échantillons de cette petite espèce sont identiques à ceux de la Loire-[nférieure. Ils sont caractérisés par leur forme courte, subtrigone, par leur spire très peu saillante, par leur labre épais, bordé d’un large bourrelet aplati, taillé en biseau et non crénelé à l’intérieur, et enfin par leur plication columellaire composée de deux plis antérieurs saillants et rapprochés, accompagnés de trois petits plis minces, parallèles et enfoncés à l’intérieur de la coquille.

PLésiorype. Coll. Dumas. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, très rare.

Persicula angystoma, | Desh.] PI. IX, fig. .3. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 212.

R. D. C’est bien à P. angystoma et non à P. Dautzenberei qu'il faut rapporter cette espèce rare. Sa forme est assez élancée et sa plication columellaire se compose de deux plis antérieurs épais et tordus et de deux ou trois plis beaucoup plus courts, très enfoncés, les derniers restant même invisibles ; le labre est mince, vertical, un peu excavé en son milieu.

PLésiorype. PI. IX, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Persicula Goossensi, [Cossm.] PI. XV, fig. 17. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 122, pl. VII, fig. 15-16.

R. D. L’échantillon de la collection Brasil diffère du type de Chaumont, par la saillie un peu moindre et moins tordue de la callosité labiale, au-delà du sommet de la spire; mais la forme générale est la même et les deux plis antérieurs épais, aplatis, presque cachés, reproduisent bien la disposition de l'individu type. Il est évident que cette espèce est une exagération de P. Dautzenbergi, et l'individu du Cotentin est à peu près intermédiaire entre ce dernier et la forme typique de P. Goossensi.

PLésioryre. PI. XV, fig. 18, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, unique.

Persicula detecta, nov. sp. PL. IX, fig. 4 et 8.

Taille petite ; forme trigone; spire visible, non cachée par une callosité, terminée par un bouton embryonnaire obtus. Dernier

tour formant toute la coquille, ventru, trigone ; ouverture étroite, à bords à peu près parallèles, un peu dilatée en avant; labre épais, arqué, dépassant la coquille pour se raccorder avec le bord columellaire en formant une très faible saillie, crénelé à l’intérieur par des plis courts et espacés, plus serrés en avant et en arrière qu’au milieu, où ils ont tendance à se transformer en perles; columelle portant deux gros plis antérieurs obliques et trois plis postérieurs minces et horizontaux, bord columellaire très large, calleux, bien appliqué sur la base.

Dimensions. Longueur : 4 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Cette espèce s’écarte des autres Persicula par sa spire visible, mais le prolongement formé par la jonction du labre et du bord columellaire permet bien de la classer dans ce Genre. Si nous comparons notre espèce à P. ampulla, nous constatons qu’indépendamment du caractère que nous venons d’indiquer, elle s’en écarte par sa forme plus trigone et par ses plis columellaires formant deux séries, ainsi que cela a lieu chez P, Duulzenbergi; cette dernière, cependant, porte des plis nombreux, sa spire est cachée par une callosité, et elle n’a pas la forme courte et trapue de notre nouvelle espèce. Si enfin on la compare à P. Goossensi, elle s’en écarte par sa forme tien plus trapue et plus trigone, par sa callosité recouvrant incomplètement la spire et faisant une saillie beaucoup moins haute au-dessus du sommet.

Type. PI. IX, fi. 4 et 8, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, rare.

Harpa (Eocithara) mutica, Lamk. PL X, fig. 7.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, 214. 1897 — Cossm. Loc. cit., p. 66, pl. IX, fig. 7-9.

R. D. L’unique échantillon recueilli dans le Cotentin est malheureusement en très mauvais état, mais nous pouvons sans difliculté l’assimiler à l'espèce parisienne, grâce à ses lamelles écartées, dont l'intervalle est finement treillissé par le croisement des filets spiraux et axiaux ; par suite du plus grand rapprochement des filets spiraux, les mailles sont rectangulaires; chez H. elegans, les lamelles sont plus serrées et se recourbent avant d'atteindre la suture inférieure, et les filets spiraux sont plus saillants que les filets axiaux.

Présioryre. PI. X, fig. 7, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, un fragment.

Cryptochorda stromboides, Herman. PI. X, fig. 5.

1859 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 192.

1897 — Cossm. Loc. cil., p. 97, pl. IV, fig. 3.

R. D. Bien plus répandue dans le Cotentin que dans le Bassin de la Loire- Inférieure et avec une taille plus grande, cette belle espèce est toujours facile a reconnaître à son galbe fusiforme, à son ouverture ample, terminée par un

canal largement échancré, sur le cou duquel les accroïissements de l’échancrure se courbent et forment un limbe limité par une crête qui atteint le bord gauche de l’échancrure ; labre bordé par un large bourrelet extérieur, entaillé par un profond sinus avant d’atteindre la suture; surface marquée simplement de plis d’accroissement très fins ; toutefois, la base du dernier tour porte quelques filets obsolètes.

PLésioryre. PI. X, fig. s, Coll. Pissarro. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Cossmann, Pissarro.

Voluta musicalis, Lamk. PI. IX, fig. 5.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 200.

R. D. Les échantillons de cette grosse espèce se reconnaissent à leur forme courte et trapue, à leurs côtes épaisses et écartées, terminées par des tubercules pointus, aux cordons obsolètes qui ornent leur base et qui sont plus visibles sur le cou du canal, et enfin, à leurs quatre gros plis columellaires équidistants et parallèles.

Présiorype. PI. IX, fig. s, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, répandue.

Voluta quinqueplicata, Bayan. PL, IX, figure 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 201.

R. D. Espèce extrêmement rare dans le Bassin de Paris et dont le principal caractère distinctif était, jusqu’à présent, de porter un cinquième pli columellaire ; un échantillon de Fresville nous montre d’autres différences qui permettent de séparer cette coquille de J. musicalis : d’abord son galbe plus trapu, puis son dernier tour plus excavé à la base, à profil un peu concave en arrière au-dessus de la couronne d’épines ; ensuite, le bourrelet basal est limité par une carène plus saillante ; enfin, les côtes axiales du dernier tour sont moins nombreuses, plus écartées et cependant plus pincées.

Néoryre. PI. IX, fig. 17, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Bourdot, un échantillon dans chacune de ces collections.

Voluta mitrata, Desh. PL IX, fig. 1112 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 201.

R. D. Le bel échantillon que nous figurons est absolument identique aux individus de Damery : il se distingue, à première vue, par son galbe élancé, par sa spire aussi longue que l'ouverture, par ses plis moins épais et plus écartés que ceux de W. musicalis ; le labre porte en arrière, sur la rampe suturale, une échancrure entaillée dans la gouttière de l’angle inférieur de l’ouverture ; entre les côtes axiales, le dernier tour porte un treillis, dans lequel les cordons spiraux sont plus nombreux que chez W. musicalis.

PLésioryre. Pl. IX, fig. 11-12, Coll. Bourdot. — Fiesville. Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Voluta proboscidifera, [Cossm.| PI. IX, fig. 10.

1897 — Cossm. Loc. cit, p. 99, pl. VIIL, fig. 32-33.

R. D. Bien qu'ayant le même galbe que les deux précédentes, cette espèce s’en distingue immédiatement par son énorme protoconque qui forme un gros bouton lisse et paucispiré, comparable à celui de quelques espèces australiennes. Nous relevons, en outre, quelques différences dans l’ornementation : au lieu des huit filets de la surface dorsale de V. musicalis et des dix que porte V. quinqueplicata, nous trouvons ici quatorze ou quinze filets obsolètes et rapprochés ; les côtes axiales sont plus rapprochées et se terminent par des crénelures plus comprimées dans le sens horizontal ; la columelle ne porte que quatre plis minces et très saillants, enfin le bourrelet basal est plus épais et est situé plus en avant ; ces divers caractères nous permettent d’assimiler nos échantillons du Cotentin à ceux de la Loire-Inférieure.

Présiorÿre. PI. IX, fig. 10, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, trois individus.

Leptoscapha variculosa | Lamk.]| PNG ee 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 195.

R. D. Cette petite coquille, extrémement rare, ne présente aucune différence avec les échantillons de Grignon auxquels nous l’avons comparée. Elle a une forme élancée et est ornée seulement de quelques rides d’accroissement, sauf sur le cou du canal qui porte quatre ou cinq filets spiraux ; les plis columellaires, au nombre de quatre, décroissent régulièrement d’avant en arrière; à la hauteur du troisième pli prend naissance un bourrelet basal qui aboutit au bord gauche de l’échancrure ; le bord columellaire est calleux et détaché ; le labre est extérieurement bordé d’un large bourrelet.

PLésioryre. PI. X, fig. 1, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Volutilithes bicorona, | Lamk.] PI. IX, fig. 13. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 197.

R. D. Cette élégante coquille est caractérisée par ses côtes axiales que ne traversent pas les filets spiraux, excepté en avant ; ceux-ci sont imbriqués et rapprochés ; la suture est surmontée de deux larges sillons lisses et d’une double couronne de tubercules obsolètes ; la columelle porte deux plis obliques et inégaux, suivis parfois d’un petit renflement pliciforme.

PLÉsioryre. PI. IX, fig. 13, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Volutilithes (Volutocorbis) crenulifer, Bayan. PLIX, fig.16. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 196.

R. D. C'est bien à cette espèce qu'il faut rapporter cette coquille peu répandue dans le Cotentin ; elle est plus trapue que la précédente et son ornementation est bien différente, composée de côtes axiales épaisses et espacées, que

traversent des carènes spirales imbriquées, formant avec elles des crénelures aigües ; les sutures sont surmontées d’une couronne de petites épines situées à l'extrémité des côtes axiales ; cette couronne zst isolée du reste de la surface par un sillon large et profond ; la columelle est munie de trois plis obliques ; le labre, bien que très mutilé, montre en arrière un contour lacinié par les sillons spiraux.

PLÉsIOTYPE. PI. IX, fig. 16, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Volutilithes (Neoathleta) cithara, [Lamk.| PIX, fig. 3.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 199.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 98.

R. D. Nous avons été plus heureux que pour la Loire-Inférieure, car nous avons trouvé ici un très bel échantillon de cette espèce, qui est caractérisée par sa forme ventrue, par ses côtes épaisses et écartées, portant un double tubercule obsolète à leur partie inférieure ; la surface est lisse, sauf en avant, où s’enroulent une douzaine de gros filets décroissants ; la columelle porte deux plis obliques.

PLésioryre. PI. X, fig. 3, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Bourdot, Pissarro.

Psephæa (Eopsephæa) relicta,[Bayan] PL. XV, fig. 14. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 194.

R. D. Les échantillons du Cotentin n’atteignent pas la taille de ceux du Bassin de Paris ; mais ils ont bien la même forme trapue avec des côtes épaisses, écartées et renflées à leur partie inférieure ; la protoconque scaphelloïde, bien développée, comprend deux tours et demi et se termine par un nucléus aigu; la columelle est munie d’un gros pli antérieur oblique et de trois plis plus effacés ; toute la surface est couverte de très fines stries serrées et difficiles à apercevoir.

PLésioryre. PI. IX, fig. 14, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Bourdot. — Fresville, Coll. Bourdot.

Lyria harpula, [Lamk.] PL. X, fig. 2.

ge 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 202.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 100, pl. IX, fig. 1-2.

R. D. Il ne nous est pas possible de distinguer plusieurs espèces parmi les nombreux échantillons de cette coquille, bien qu’ils présentent entre eux d’assez grandes différences ; du reste, nous retrouvons toutes ces variétés, avec leurs intermédiaires, dans le bassin de Paris et dans celui de la Loire-Inférieure. La forme typique est représentée par des échantillons ventrus, à sutures peu profondes, ornés de côtes minces, nombreuses, assez sinueuses ; le labre est variqueux à l’extérieur, épais et lisse à l’intérieur, et la columelle porte deux gros plis antérieurs un peu obliques, et une dizaine de rides postérieures allongées

et plus transverses, À côté de cette forme typique, on trouve des individus plus allongés, avec des côtes droites plus écartées, et dont la columelle porte seulement deux plis antérieurs, les rides postérieures devenant très obsolètes, ou parfois même, disparaissant complètement ; cette variété se rencontre à Chaussy, dans le Bassin de Paris.

PLésioryre. PI. X, fig. 2, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Oppenheim, Dumas, Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines (variété).

Mitra elongata, Lamk. Pl, X, 68.8, 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 182.

R. D. Cette coquille n’atteint jamais la taille des échantillons du Bassin de Paris, mais néanmoins, elle présente bien les mêmes caractères. Elle est reconnaissable à sa forme peu ventrue, à ses tours étroits, séparés par des sutures profondes, et ornés seulement de quelques stries spirales peu profondes à leur partie postérieure ; l'ouverture est égale aux deux tiers de la hauteur de la spire, et se termine par un canal très large, sur le cou duquel s’enroulent quelques filets très fins ; la columelle porte quatre plis équidistants, croissant régulièrement d’avant en arrière, assez obliques, l’antérieur peu visible.

PLésioryPe. PI. X, fig. 8, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Dumas, rare. — Fresville, Coll. Oppenheim, Bourdot.

Mitra Deluci, Defr. Fig. 1.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 183.

R. D. Le petit échantillon de Cotentin que nous rapportons à cette espèce, au lieu de M. elongata, a bien l’aspect des jeunes individus du Bassin de Paris; les côtes axiales commencent à apparaître à partir du cinquième tour. La columelle ne porte guère que trois plis visibles.

PLÉsiorTyre. Fig. 1, grossi deux fois, Coll. Cossmann. — Fresville,

Loc. Fresville, unique.

Mitra plicatella, Lamk. Pis Xs fig rie 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 183.

R. D. Se distingue M. elongata par sa forme plus trapue et par ses tours convexes, un peu étagés ; les premiers sont surmontés d’un bourrelet et traversés par des petites côtes qui s'étendent sur toute leur hauteur ; ces côtes disparaissent sur les derniers tours, où ne subsiste qu’une rampe plissée ; l’ouverture est moins dilatée que chez M. elongata, et se termine par un canal moins allongé ; celui-ci est orné d’une dizaine de filets épais entremêélés de filets plus fins; quatre plis columellaires un peu transverses, et un petit renflement pliciforme antérieur, très oblique et souvent peu visible. La proto-

conque a bien le nucléus faiblement dévié, qui a été indiqué dans la troisième livraison des Essais de Pal. comp., pour M. Delucr. PLÉSIOTYPE. PI. X, fig. 11, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Cossmann, Pissarro.

Mitra mixta, Lamk. PI. X, fig. 9.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 183.

R. D. Assez voisine de M. plicatella, cette espèce s'en distingue facilement par ses tours étroits, presque plans, dénués de rampe suturale, portant quelques plis axiaux à leur partie postérieure, par son ouverture étroite, par sa base plus attéruée, subanguleuse, et enfin par son pli columellaire antérieur, bien plus visible que chez M. piicatella.

PLésiorype. PI. X, fig. 9, Coll. Cossmann. —- Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Brasil, Cossmann, Pissarro.

Mitra Lennieri, nov. sp. PI. X, fig. 19.

Forme trapue, galbe biconique ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif ; spire courte, inférieure à la hauteur de l’ouverture ; six tours convexes, subanguleux, séparés par des sutures profondes, surmontées d’un petit bourrelet et d’une dépression ; des côtes axiales, minces, droites et serrées, existent sur toute la hauteur des tours; pas d’ornementation spirale. Dernier tour grand, ovale, atténué à la base, sur laquelle les côtes se prolongent jusqu’aux filets enroulés sur le cou du canal ; ouverture longue, peu dilatée, à bords presque parallèles, terminée par un canal large, non échancré ; labre mince, lisse à l'intérieur ; quatre plis columellaires minces, lamelleux, et un cinquième renflement pliciforme antérieur confondu avec la torsion columellaire.

Dimensions. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 7 mill.

R. D. Les espèces dont M. Lennieri se rapproche le plus, sont M. Berthelini et M. crebricosta, qui lui sont d’une taille très inférieure. En la comparant avec la première qui a une ornementation à peu près identique, nous constatons que sa forme est plus trapue et que ses 1ours sont plus anguleux à la partie postérieure ; l’ouverture est plus dilatée ; l’espèce de Bretagne a le bord columellaire calleux et bien détaché, et surtout, elle n’a que trois plis columellaires au lieu des cinq plis de notre coquille. Elle se rapprocherait davantage de M. crebricosta par sa plication columellaire, mais cette dernière est plus allongée et ne porte jamais de bourrelet ni de dépression suturale, même sur les premiers tours.

Type. PI. X, fig. 19, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Brasil, Pissarro. — Hauteville, Coll. Brasil.

Mitra Berthelini, Cossm. PI, X, fig. 13-14.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 102, pl. IX, fig. 16-17.

R. D. Ainsi que nous l'avons fait observer plus haut, cette élégante petite coquille a fa même ornementation que M. Lennieri, c'est-à-dire de petites côtes droites, serrées, à intervalles lisses, avec une dépression au-dessus de la suture ; mais elle est beaucoup plus petite que cette dernière espèce et ne peut être considérée comme son jeune âge; en outre, tous les échantillons que nous avons examinés n'ont que trois plis columellaires, leurs sutures sont profondes et sont étagées comme chez le type, et la hauteur de l'ouverture est un peu inférieure au reste de la spire.

Pcésioryre. PI. X, fig. 13-14, Coll. Dumas. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Dumas.

Strigatella Bernayi, [ Cossm.] PI. X, fig. 17.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 186. pl. VII, fig. 2. 1897 — Cossm. Loc. cit. p. 101, pl. IX, fig. 1-2.

R. D. Malgré la mutilation du labre de cette coquille, nous pouvons la comparer sans hésitation à l’espèce de Vaudancourt ; c’est une coquille ventrue, à tours presque plans, séparés par des sutures profondes ; les tours portent des plis d’accroissement obliques et obsolètes qui persistent sur toute la base ; ces plis sont croisés par des stries spirales profondes et serrées qui, sur notre échantillon du Cotentin, ne sont guère visibles qu’au dessus de la suture; quatre plis columellaires, le premier mince et oblique, les trois autres saillants et moins inclinés. Par la persistance de ses plis d’accroissement sur la base, et par l’absence d’excavation à la partie postérieure des tours, notre échantillon se rapprocherait plus de celui de la Loire-Inférieure que de celui du Bassin de Paris.

PLésioryre. PI. X, fig. 17, Coll. Pissarro. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Dumas.— Hauville. Coll. de l'Ecole des Mines.

Strigatella (Mitreola) parisiensis, [Desh.] PI.X, fig. 4. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 184.

R. D. Cette belle espèce est identique aux échantillons de Chaussy, bien qu’elle n’atteigne pas leur taille. L’individu du Cotentin est malheureusement très roulé ; nous pouvons cependant y distinguer la trace des grosses nodosités qui ornent les tours et les filets obsolètes de la base ; le labre est droit, faiblement réfléchi à l'extérieur, et muni d’une grosse dent interne à sa partie postérieure ; le bord columellaire porte un pli antérieur oblique et trois plis transverses équidistants extrêmement saillants qui rétrécissent l’ouverture, puis trois renflements pliciformes sur la région pariétale (Voir figure ci-contre no 2).

PLésiotyre. PI. X, fig. 4, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Strigatella (Mitreola) crassidens, [Dh.] PI. X, fig. 15-16. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 185.

R. D. Cette espèce est commune dans le Cotentin, et se reconnaît facilement à sa forme ventrue et à sa surface ornée de côtes subnoduleuses ‘ou pincées, peu saillantes et écartées, effacées et antécurrentes à la partie postérieure des tours, où elles sont traversées par quelques filets obsolètes et onduleux ; le bord collumellaire est calleux, bien, détaché et porte quatre plis lamelleux minces, équidistants ; la dent du labre est peu saillante, et parfois même, elle disparait complètement. Nous faisons figurer un second plésiotype beaucoup plus étroit et allongé, dont l’ornementation est identique, et dont le labre porte une légère protubérance dentiforme vers le tiers inférieur de la hauteur ; dans cette variété, les plis columellaires sont un peu moins divergents que chez l’autre plésiotype.

PLÉsIOTYPE. PI. X, fig. 15-16, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Bourdot, Dumas, Oppenheim, Pissarro, Cossmann. — Hauteville, Coll. Dumas.

Strigatella (Mitreola) subcostulata, [d’'Orb.]| Fig. 3. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 18.

R. D. L’échantillon de la collection Bourdot est presque identique à la figure de l’ouvrage de Deshayes, par ses proportions et par son ornementation ; peut-être a-t-il les tours un peu plus déprimés en arrière au-dessus de la suture, mais comme cela peut tenir à une inexactitude du dessinateur de l'ouvrage de Deshayes, nous ne croyons pas devoir le séparer du type parisien.

PLÉsioTyre. Fig. 3 ci-contre, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann.

Strigatella (Mitreola) brachyspira, nov. sb. PI. X, fig. 18.

Taille moyenne ; forme olivoïde ; spire courte; protoconque lisse, de un tour et demi, terminée par un nucléus en goutte de suif ; quatre tours peu convexes, à peine déprimés en arrière, séparés par des sutures profondes ; côtes axiales s'étendant d’une suture à l’autre, minces, serrées et obliques. Dernier tour très grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovale, un peu atténué à la base, sur laquelle les côtes persistent jusqu’au bourrelet saillant qui abo:tit au canal; ouverture longue, très étroite, terminée par un canal profond et échancré; labre oblique, épaissi intérieurement et muni d’une grosse dent vers son tiers postérieur; quatre plis columellaires croissant régulièrement et une ride pliciforme située presque en face de la dent labrale ; bord columellaire large, calleux, très détaché en avant.

Dimensions. Longueur : 19 mill. ; diamètre : 8 mill. 5

R. D. Espèce évidemment très voisine de S. subcostulata ; les côtes sont aussi nombreuses et également penchées ; mais l'ouverture est presque deux fois plus longue, et la spire est raccourcie en conséquence ; en outre, le galbe général est olivoïde; les tours sont à peine déprimés en arrière ; néanmoins, la coquille est moins ventrue que S. crassidens, et elle s’en écarte d’ailleurs par . ses côtes plus serrées, plus persistantes en arrière.

Tyrs. PI. X, fig. 18, Coll. Brasil. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Pissarro. — Fresville, Coll. Brasil, Pissarro.

Strigatella (Mitreola) labratula, [Lamk.] PI. X, fig. 12.

R. D. Les côtes, qui ornaient la surface des espèces précédentes, disparaissent chez S. labratula et il ne reste plus que des sillons spiraux qui s’effacent euxmêmes le plus souvent, par suite de l’usure des échantillons ; les tours sont un peu convexes en avant, excavés en arrière ; le labre est oblique, réfléchi extérieurement, et porte parfois vne seconde dent interne, ou du moins un renflement au-dessus de la gouttière postérieure; quatre plis columellaires lamelleux, obliques et équidistants, l’antérieur plus oblique. Sur la région pariétale d’un individu de Néhou, dont le labre est mutilé, on aperçoit une ride mince et peu saillante, assez enfoncée dans l’ouverture : nous ne pensons pas que cette petite différence mérite la création d’une variété distincte, d’autant plus que tous les autres caractères sont semblables et qu’il s’agit d’un échantillon unique, non adulte.

PLÉSIOTYPE. PI. X, fig. 12, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, toutes les collections ; Néhou, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines,

Strigatella (Mitreola) mutica, [Lamk.] Fig. 4. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 185.

R. D. Quand cette espèce n’a pas atteint l’âge adulte, il est assez difficile de la distinguer de S. Jabratula, mais quand elle est complètement développée, on constate que sa surface ne porte pas les filets spiraux obsolètes de l’espèce précédente ; en outre, sa forme est un peu moins trapue, et ses tours sont un peu plus convexes ; le labre est mince et tranchant et n’est pas muni d’une dent interne comme celui de S. Jabratula.

PLÉSIOTYPE. Fig. 4 ci-contre, Coll. Cossmann. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll, Oppenheim ; Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Cossmann, Pissarro.

Conomitra tenuiplicata | Vass.] PI. XI, fig. 4. 1897 — Cossm. Loc. cit., p. 104, pl. IX, fig. 18.

R. D. Ce n’est pas sans hésitation que nous avons rapporté cette petite : oquille à C. fenuiplicata plutôt qu’à C. marginata, du Bassin de Paris, avec la-

quelle elle a de grandes analogies. Cependant, ses petits plis axiaux qui persistent sur le dernier tour, sa forme trapue, sa spire courte, son ouverture étroite, nous autorisent à faire cette assimilation. On peut aussi comparer notre échantillon à M. conuliformis qui a le même galbe ventiu, et qui porte aussi une fine ornementation axiale sur les premiers tours ; mais ce dernier n’a pas les sutures marginées, tandis que l’échantillon assez défectueux qui est figuré sous le nom fenuiplicata dans les « Moll. toc. de la Loire-Inférieure » présente ce caractère.

Pcésiorype. PI. XI, fig. 4, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Gonomitra graniformis [Lamk.] PI, X, fig. 24. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 187.

R. D. Cette coquille est bien plus allongée que C. tenuiplicala, et ses costules sont bien plus fines et plus serrées ; la suture est surmontée d’un petit bourrelet crénelé par les plis d’accroissement ; des stries obsolètes envahissent toute la surface ; labre mince, portant à l’intérieur de nombreux plis allongés et parallèles ; cinq plis obliques, minces, et un sixième pli antérieur, confondu avec la torsion columellaire.

PLésiorype. — PI. X, fig. 24, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro,

Conomitra Dollfusi, nov. sp. PI. X, fig. 21-22.

Taille moyenne ; forme trapue, biconique ; spire courte ; protoconque lisse, paucispirée, à nuclèus en goutte de suif; six tours très étroits séparés par des sutures canaliculées, surmontées d’une petite dépression limitée par une rainure obsolète ; ornementation formée de côtes axiales droites, minces, et très rapprochées, et de sillons spiraux nombreux et réguliers qui traversent les côtes et se prolongent jusque sur la base. Dernier tour très grand, égal aux trois quarts de la hauteur totale, conique, non atténué à la base, sur laquelle les côtes et les sillons persistent et se transforment en filets saillants sur le cou du canal; ouverture étroite, à bords presque parallèles, terminée par un canal tronqué sans échancrure ; labre vertical, lisse à l’intérieur ; columelle rectiligne, munie de cinq plis croissant régulièrement, les trois premiers rapprochés, les deux autres plus écartés.

Dimensions. Longueur : 14 mill. ; diamètre : 8 mill.

R. D. Bien qu'ayant la même forme biconique que C. fenuiplicata, cette jolie espèce est d’une taille bien supérieure, et son ornementation est bien diférente : les côtes sont en effet plus saillantes, plus nombreuses et plus rapprochées ; les sillons spiraux sont très visibles, alors qu’ils sont très difliciles

à apercevoir sur la surface de l'autre espèce ; la suture n’est surmontée que d’une dépression au lieu d’un bourrelet, enfin les plis columellaires sont moins régulièrement écartés ; elle a la spire plus courte que C. conuliformis, et s’en distingue d’ailleurs par ses plis persistants sur le dernier tour, par la rainure spirale qui est située à quelque distance au-dessus de la suture.

Tyre. PI. X, fig. 21-22, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro, Dumas.

Conomitra fusellina, [Lamk.] PI. XI, fig. 1.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 103, pl. IX, fig. 23-26.

R. D. Cette espèce, très commune dans le Cotentin, y est très variable ; elle est cependant caractérisée par ses cinq ou six tours très étroits, étagés et portant un profond sillon au-dessus de la suture; la base est lisse sauf sur le dos du canal qui porte quelques stries obliques et écartées ; la columelle est munie de cinq plis, les deux antérieurs rapprochés, les trois postérieurs plus écartés ; le labre est crénelé antérieurement par de nombreux plis allongés et parallèles. À côté de cette forme qui est la plus répandue, nous trouvons des échantillons dont le dernier tour est entièrement recouvert de sillons profonds ; chez d’autres, ces sillons sont traversés par des plis d’accroissement. Cette espèce est cependant trop commune pour que ces différences d’ornementation justifient la création de nouvelles espèces ou même de variétés.

PLÉsIOTYrE. PI, XI, fig. 1, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Brasil, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Fresville, Coll. Dumas, Pissarro. Conomitra distensa, nov. sp. PI. X, fig. 27-28.

Taille petite; forme allongée, fusoïde ; spire longue, à galbe conique ; protoconque lisse, pancispirée, terminée par un nucléus en goutte de suif; six tours étroits, séparés par des sutures canaliculées, surmontées d’un profond sillon ; surface lisse, marquée seulement de plis d’accroissement obsolètes, dénuée d’ornementation spirale. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovale, à base atténuée, ornée de plis d’accroissement et de filets saillants sur le dos du canal; ouverture assez large, terminée par un canal court, sans échancrure ; labre mince, sinueux, portant à l’intérieur une série de crénelures allongées et parallèles ; quatre plis columellaires minces, lamelleux, équidistants et parallèles, et un cinquième pli antérieur confondu avec la torsion columellaire.

DimExsions. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Par la présence du sillon qui surmonte la suture, cette coquille doit être placée à côté de C. fusellina, mais elle s’en distingue facilement par sa

forme élancée et fusoïde et par ses tours non étagés. En outre, notre espèce est ornée de plis d’accroissement minces et serrés, tandis que la surface de C. fusellina est lisse ou bien ne porte que des sillons plus ou moins profonds. C. distensa a une columelle munie de quatre plis, tandis que, chez toutes les variétés de C. fusellina, il y en a toujours cinq.

Type. PI. X, fig. 27-28, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Conomitra namnetica, Cossm. PI. X, fig. 23.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 106, pl. VIIL fig. 30-31.

R. D. Bien qu’elle s’en rapproche par sa forme générale, cette rare espèce ne peut rester confondue avec C. fusellina ; ses tours sont en effet plus étagés et sont dénués de filet spiral au-dessus de la suture ; la surface est lisse, sauf sur le cou du canal où s’enroulent quelques filets fins et onduleux ; en outre, le labre ne porte pas de crénelures internes et le bord columellaires n’est muni que de quatre plis écartés et parallèles, au lieu des cinq plis de C. fusellina.

PLÉsIOTyPE. PI. X, fig. 23, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Cossmann.

Conomitra textiliosa, nov. sp. PI. XI, fig. 2.

Taille petite ; forme allongée, fusoïde ; spire longue à galbe conique ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; cinq tours étroits, peu convexes, séparés par des sutures profondes surmontées d’un sillon, ornés de côtes axiales droites et serrées, et de filets spiraux de même importance, formant des crénelures à leur intersection avec les côtes. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovale, à base atténuée, sur laquelle l’ornementation persiste jusque sur les filets qui s’enroulent sur le cou du canal ; ouverture assez large, terminée par un canal large, non échancré ; labre vertical, lisse à l’intérieur ; quatre plis columellaires minces et lamelleux, les deux antérieurs plus rapprochés que les deux postérieurs.

DIMENSIONS. Longueur : 8 mill. $ ; diamètre : 3 mill. 5.

R. D. Nous croyons devoir séparer cette espèce de C. fusellina, à cause de sa forme allongée et fusoïde qui la fait ressembler à un Fusimitra, maïs elle n’a pas le labre sinueux des espèces de ce groupe; d’autre part, la suture est surmontée d’un sillon spiral comme C. fusellina, dont elle s’écarte par son ornementation treillissée et par son labre dénué de crénelures internes. Cette ornementation est toutefois bien différente de celle de C. Vincenti, du Bartonien des environs de Paris.

PLésioryre. PI XI, fig. 2, Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Brasil,

Conomitra hemicolpodes, nov. sp. PI. XI, fig. 5-6.

Taille très petite ; forme ventrue ; spire courte, à galbe conique; protoconque lisse, de deux tours, à nucléus aplati; quatre tours de spire étroits, convexes et subanguleux, séparés par des sutures canaliculées et surmontées d’un petit bourrelet; ornementation composée de côtes épaisses, droites, noduleuses, s’arrêtant au bourrelet sutural, traversées par des stries obsolètes. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovale, non atténué à la base, sur laquelle les côtes deviennent obsolètes ou parfois même disparaissent complètement, tandis que cinq ou six filets très serrés s’enroulent sur le cou; ouverture étroite, à bords presque parallèles, terminée par un canal tronqué sur le dos duquel s’enroulent quelques filets obsolètes ; labre vertical, un peu épais à l'extérieur, lisse à l’intérieur ; quatre plis columellaires, minces, lamelleux, irrégulièrement écartés.

Dimensions. Longueur : 6 mill. $ ; diamètre : 2 mill. 5.

R. D. Cette singulière petite coquille s’écarte à première vue de tous les autres Conomitra déjà décrits; cependant, en observant attentivement son ornementation, on constate qu’elle procède de celle de C. Vincenti, ou encore de C. marginata ; toutefois, les plis sont plus saillants et subnoduleux sur la partie antérieure des tours, pincés sur la dépression postérieure, exactement comme cela se produit chez certains S/rigatella costulés ; mais, malgré cette similitude d’aspect, notre coquille est bien un Conomitra à quatre plis columellaires, et à canal nul, tronqué, à labre peu épais sur son contour, non denté à l’intérieur.

Tvre. PI. XI, fig. 5-6, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas. Pissarro. — Hauteville. Coll. Brasil, Dumas, Pissarro.

Turricula (Fusimitra) cancellina, [Lamk.] PI. X, fig. 25-26.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 191.

1897 — Cossm. Loc. cit., p. 108, pl. IX, fig. 19.

R. D. Très répandue et très variable dans le Cotentin, cette espèce est toujours reconnaissable à ses tours convexes, à sa surface lisse, ornée simplement de quelques filets obsolètes sur le cou du canal ; la base est subitement excavée et le canal est rétréci ; quatre plis columellaires minces, l’antérieur très oblique, le postérieur un peu moins saillant que les deux médians ; labre portant intérieurement des crénelures parallèles et allongées, qui manquent chez certains individus où l’on constate seulement un épaississement interne. Il est probable que ces crénelures n'apparaissent qu’à la taille complètement adulte. De même que dans le Bassin de Paris, à côté de la forme typique un peu ventrue, il y a une variété plus élancée, qu’il ne faut pas confondre avec F. terebellum, dont elle se distingue toujours par son ouverture plus longue, par sa base moins excavée, par sa spire relativement plus courte.

PLÉsioTYPE. PI. X, fig. 25, Coll. Cossmann. — Fresville. Variété allongée. PI. X, fig. 26, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Brasil, Dumas, Pissarro.

Turricula (Fusimitra) terebellum, [Lamk.] PI XI, fig. 8. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 191. | 1897 — Cossm. Loc. cit , p. 108, pl. IX, fig. 22.

R. D. Aussi répandue que F. cancellina, cette coquille s’en distingue, à première vue, par sa forme allongée et pointue rappelant celle de Terebra plicatula. La surface est lisse, sauf à la base, où quelques filets épais et irréguliers s’enroulent sur le cou du canal; la base est excavée, subanguleuse; la columelle est munie de cinq plis épais croissant régulièrement, l’antérieur confondu avec la torsion columellaire et peu visible; canal allongé, incliné à droite; labre sinueux, avec de nombreuses crénelures internes parallèles.

PLÉsioryre. PI. XI, fig. 8, Coll. Pissarro. — Fresville. Loc. Fresville, Hauteville, toutes les collections.

Turricula (Fusimitra) continuicosta, nov. sp. (1)

Taille petite ; forme allongée, pointue ; spire longue à galbe conique ; protoconque lisse, de deux tours, à nucléus en goutte de suif; six tours plans, séparés par des sutures profondes, canaliculées, ornés de côtes épaisses, obliques, se correspondant d’un tour à l’autre, en formant une couronne de crénelures à leur partie inférieure; une très légère dépression surmonte la suture. Dernier tour égal à la moitié de la hauteur totale, à base excavée, sur laquelle les côtes se prolongent jusqu'aux filets obsolètes qui entourent le cou du canal; ouverture étroite ; labre portant à l’intérieur plusieurs séries de petits plis courts et rapprochés ; quatre plis columellaires minces, lamelleux, le postérieur plus petit que les autres.

R. D. Cette coquille est beaucoup moins étroite que F. terebellum, et elle s’en distingue d’ailleurs par son ornementation axiale ; en outre, son dernier tour est plus grand, et son ouverture est plus étroite ; la diminution du pli columellaire se retrouve chez T. cancellina, qui a du reste une forme bien différente. Si nous comparons notre espèce nouvelle avec T. diasticla, du Bassin de la Loire - Inférieure, nous constatons qu’elle est bien plus allongée, avec une base mieux excavée ; en outre, l’espèce bretonne est décussée par des sillons spiraux qui {ont entièrement défaut chez celle du Cotentin.

Type. Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

(1) Cette espèce a été omise dans la préparation des planches ; nous en donnerons ultérieurement une figure dans le Supplément.

Turricula (Fusimitra) inchoata, nov. sp. PI. XI, fig. 7.

Taille petite ; forme ventrue; spire courte, à galbe conoïde ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; cinq tours assez étroits, peu convexes, séparés par des sutures peu profondes, ornés de côtes obliques, épaisses, aplaties, ne se correspondant pas d’un tour à l’autre; pas d’ornementation spirale. Dernier tour grand, égal aux cinq huitièmes de la hauteur totale, à base excavée, sur laquelle les côtes persistent jusqu'aux filets obsolètes qui entourent le cou du canal ; ouverture large, terminée par un canal étroit, sans échancrure, assez allongé et incliné à droite ; labre lisse à l’intérieur ; bord columellaire sinueux, calleux, détaché ; trois plis columellaires épais, situés au milieu du bord columellaire, et rétrécissant l’ouverture ; un renflement tuberculeux existe dans l’angle inférieur de l’ouverture.

DiMExsioNs. Longueur : 7 mill. $ ; diamètre : 3 mill. 5.

R. D. Ce n’est pas sans hésitation que nous classons cette espèce parmi les Fusimitra ; elle ressemble en effet aux Coslellaria, mais nous n’avons trouvé aucun échantillon muni des quatre plis columellaires qui caractérisent ce dernier Genre. Quoiqu'il en soit, notre espèce se distingue de 7. continuicosta par sa forme trapue, par ses côtes axiales inclinées en sens inverse, et surtout par sa plication columellaire. D’autre part, si nous la comparons à T. Bouryi, du Bassin de Paris, qui ne possède également que trois plis, nous voyons qu’elle ne peut être confondue avec celle-ci, à cause de sa forme plus trapue, de son canal plus allongé et incliné, et par l’absence des sillons spiraux qui ornent l'espèce parisienne.

Tyre. PI. XI, fig. 7, Coll. Dumas. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Coll. de l'Ecole des Mines, Brasil.

Turricula (Gostellaria) hemigymna, ». sp. PI. X, fig. 29-30.

Taille moyenne ; forme assez élancée ; spire courte, à galbe conique ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; cinq tours étroits, presque plans, séparés par des sutures peu profondes, ornés de petites costules obliques à la partie inférieure ; celles-ci se redressent parfois brusquement et envahissent toute la surface des tours. Dernier tour très grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, à base subitement excavée, sur laquelle les côtes persistent jusqu’à cette excavation, en laissant une zone lisse vers le quart inférieur du dernier tour; ouverture large, dilatée en avant,terminée par un canal très large, non échancré, sur le cou duquel s’enroulent quelques filets fins

« et obliques ; labre mince, un peu convexe, échancré et rétro-

current à sa partie inférieure, non plissé à l’intérieur ; quatre plis columellaires situës au milieu de la columelle, les deux antérieurs minces et obliques, les deux postérieurs plus épais et horizontaux ; bord columellaire calleux, à peu près rectiligne.

DimExsioxs. Longueur : 13 mill. ; diamètre: $ mill. ,

R. D. A côté de la forme typique que nous venons de décrire, il existe une variété chez laquelle les côtes persistent sur toute la hauteur des tours. Le seul Costellaria qui soit jusqu’à présent cité dans l’Eocène d'Europe, est T°. intortella, Cossm., du Bassin de Nantes, qui n’a aucun rapport avec notre nouvelle espèce, au point de vue de l’ornementation ; mais on peut la rapprocher des espèces d'Australie qui ont à peu près le même galbe; en particulier, T. paucicostata Tate, a des côtes plus écartées, persistant sur toute la surface du dernier tour.

Type. PI. X, fig. 29-30. Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas, Brasil.

Dolicholathyrus (1) funiculosus, [Lk.| PI XI, fig. 12-13. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 180.

R. D. Absolument identiques aux échantillons du Bassin de Paris, les individus du Cotentin se reconnaissent à leurs cordons saillants et à leurs côtes épaisses et irrégulières ; de fins plis d’accroissement treillissent l’intervalle des côtes ; le canal est très long, droit et presque clos ; la columelle est munie de deux plis obsolètes et écartés ; le labre porte, à l’intérieur, des plis serrés, allongés et parallèles. Si on compare les échantillons du Cotentin à D. pachyozodes Cossm., de la Loire-Inférieure, on trouve que des côtes sont moins noueuses, que le galbe est moins ventru, moins claviforme ; mais l’ornementation est bien semblable, et il semblerait en résulter que l'échantillon du Bois-Gouët, qui est assez jeune, n’est peut être qu’une variété de l’espèce de Lamarck.

PLÉsIOTYPE, PI. XI, fig. 12-13, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro. — Hauteville, Coll. de l'Ecole des Mines, Pissarro.

Glavella longæva, [Sol.] PI. XI, fig. 11.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 176.

R. D. Cette coquille atteint une taille de beaucoup supérieure à celle des échantillons du Bassin de Paris, et nous l’avions d’abord rapportée à

(x) Pour ce qui concerne les Familles Fusidæ (Fasciolariidæ), Turbinellidæ, Chrysodomidæ, Buccinidæ, nous adoptons la classification et les rectifications que comporte la quatrième livraison des Essais de Paléoconchologie comparée, actuellement sous presse. Ainsi, en particulier, le genre Lalirofusus, Cossm., doit être remplacé par le synonyme antérieur Dolicholathyrus, Bellardi.

C. maxima; mais elle possède une large rampe limitée par un angle saillant qui est tout à fait caractéristique ; cet angle est surmonté d’une dépression visible surtout sur les premiers tours ; les derniers tours sont seulement ornés de filets obsolètes. Enfin, le galbe parait plus ventru que celui de C. maxima, qui, à ce point de vue, se rapprocherait plutôt de C. deformis, et qui, tout en ayant la rampe carénée, a la spire plus longue, et le dernier tour orné de cordons spiraux plus visibles. Ce bel échantillon est collé sur une planchette du côté opposé à l'ouverture, de sorte qu’il n’est pas possible d’apercevoir le coude un peu sinueux que fait la columelle, au milieu de sa hauteur ; du côté du cou, cette sinuosité ne se traduit par aucune déviation, le profil est exactement rectiligne comme cela a toujours lieu chez les Fusine.

Présioryre. PI. XI, fig. 11, Coll. de l’Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Orglandes, Coll. de l’Ecole des Mines.

Clavella deformis, [Sol.] PI XL APTE.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 177.

R. D. On distingue cette espèce de C. longæva par l’absence de la carène qui limite la rampe suturale : celle-ci est large, limitée par un angle arrondi, et n’est pas surmontée d’une dépression ; le dernier tour est cylindrique et très atténué à la base; le bouton embryonnaire disproportionné, qui caractérise cette espèce, fait malheureusement défaut chez tous les échantillons que nous avons examinés. Celui que nous avons fait figurer est un des plus anguleux ; néanmoins, en le rapprochant du gros C. longæva figuré ci-dessus, on voit bien que ce dernier ne peut être considéré comme l’âge adulte de C. deformis, dont la columelle est en outre plus rectiligne, non coudée comme celle de l’autre espèce.

Présioryre. PI. XI, fig. 11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro ; Hauteville, Coll. Cossmann.

Clavella conjuncta, [Desh.] PIX Ég. 14.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 178.

R. D. Cette espèce ressemble beaucoup à certaines variétés de C. deformis; on peut cependant l’en distinguer sans difficulté à cause de sa spire conique et subulée ; en outre, elle est dénuée de rampe suturale, et ne porte qu’un bourrelet assez épais ; les côtes disparaissent sur l'avant dernier tour qui est seulement orné de filets minces et inéquidistants. Quant au dernier tour, il est lisse jusque sur le cou, où réapparaissent seulement quelques filets très écartés, dont on aperçoit, non sans difficulté, la trace très obsolète. La columelle, tout à fait rectiligne, ne porte pas le bombement sinueux que nous avons remarqué chez C. longæva ; d’ailleurs, C. conjuncta est beaucoup plus svelte dans son ensemble. L’individu que nous figurons est muni d’une protoconque intacte ; c’est un assez gros bouton subcylindrique, formé de deux tours lisses, convexes, et d’un nuclèus en goutte de suif.

PLÉSsIOTYPE. PI. XI, fig. 14, Coll. Bourdot. Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Clavella Noæ, [Chemn.] PI. XI, fig. 10.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 178.

R. D. On ne peut confondre cette coquille avec C. rugosus, bien qu’elle ait à peu près la même forme que l'espèce parisienne ; cependant, sa protoconque est plus petite et ses côtes disparaissent sur le dernier tour, ou y sont très obsolètes ; enfin, ses filets spiraux ne sont pas squamuleux à leur intersection avec les plis d’accroissement qui, du reste, sont très peu visibles. Si on compare cet échantillon à celui de C. deformis, ci-dessus figuré, on remarque qu’il est plus étroit, qu'au lieu d’une rampe postérieure, le dernier tour porte seulement un bourrelet arrondi, que les côtes des tours de spire sont beaucoup plus noduleuses, enfin que la base porte de gros filets écartés. Du côté de C. conjuncla, la séparation n'est pas moins facile à faire, tant à cause de l’ornementation de la spire et de la base, que par le galbe plus cylindrique du dernier tour, et moins subitement excavé de la base. La columelle est aussi moins rectiligne, elle porte un bombement pliciforme, quoique peu visible, vers le milieu de sa hauteur.

PLésioTyre. PI. XI, fig. 10, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Clavella hexacolpa, #ov. sp. PL: (XI, fig trs:

Taille assez grande; forme étroite, élancée ; spire longue, non étagée, à galbe conique ; protoconque lisse, polygyrée, énorme, composée de cinq tours étroits, convexes, et d’un nucléus subglobuleux; six à huit tours convexes, séparés par des sutures peu profondes, faiblement bordées; six côtes axiales minces, saillantes, s'étendant jusqu’au bourrelet supra-sutural; huit à dix filets spiraux, réguliers, alternant avec d’autres plus minces, finement crêpés par des accroissements. Dernier tour à peu près égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, ovale, muni de six côtes arrondies et variqueuses, non noduleuses, s’étendant sur toute la base et jusque sur le cou; base excavée, ornée de cordonnets spiraux alternés ; ouverture pyriforme, terminée par un canal rectiligne et long; labre presque vertical; columelle à peu près droite, dépourvue de pli; bord columellaire étroit, mince, à peine distinct.

DimMExsioNs. Longueur : 28 mill. ; diamètre : 9 mill. ; longueur probable du fragment : 65 mill.

R. D. Nous ne connaissons de cette espèce qu’un jeune individu un peu mutilé à l’ouverture, et un autre fragment comportant le dernier tour presque complet ; néanmoins, elle nous paraît bien distincte de C. rugosa, à cause de ses six plis axiaux, variqueux et continus, et de son ornementation spirale beaucoup plus fine; elle s’en rapproche toutefois par son canal rectiligne et par sa protoconque probosciditorme.

FAUNE ÉOCÉNIQUE DU COTENTIN IOI

Il serait, en tous cas, fort intéressant d’en retrouver d’autres échantillons, pour contrôler la fixité et la constance de ses caractères : ainsi le gros fragment ne compte que cinq côtes variqueuses au dernier tour, il est vrai qu’il lui manque le bord du labre; son ornementation spirale est, d’ailleurs, identique à celle du petit individu.

Tvre. PI. XI, fig. 15, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas; le gros échantillon, Coll. Bourdot.

Glavella angulata, [Lamk.| PI. XI, fig. 18.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV. p. 179.

R. D. Se distingue de toutes celles qui précèdent par sa columelle biplissée, bien que ses plis soient très obsolètes ; les tours sont rendus bianguleux par une double carène situéee à leur partie antérieure, et formant de gros tubercules à son intersection avec les côtes axiales ; au-dessous de cette carène, la surface ne porte que six filets fins, plissés par les accroissements ; sur le dernier tour, ces filets deviennent plus gros et sont entremêlés de filets plus fins. Nous n’avons malheureusement que des individus non adultes de cette espèce, n’ayant pas encore l’aspect aussi anguleux que celui des beaux échantillons de Chambors, dans les environs de Paris ; toutefois, on les distingue sans peine des jeunes individus de C. rugosa : par leurs deux cordons non squamuleux, situés tout à fait en avant de chaque tour, tandis que la rampe postérieure ne porte que des filets très serrés ; par leur spire plus courte que l’ouverture ; enfin par les deux plis obliques de la columelle, bien visibles dans le jeune âge, plus oblitérés quand la coquille est complètement adulte.

PLésioryrs. PI. XI, fig. 18, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Brasil, Pissarro.

Clavella acanthodes, #ov. sp. PI. XI, fig. 19 et 24.

Taille moyenne; forme peu ventrue; spire assez longue, à galbe conique ; six tours anguleux, étagés, dont la hauteur dépasse un peu la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires, ornés de huit côtes épineuses sur langle, s'étendant d’une suture à l’autre, sans ornementation spirale. Dernier tour convexe, égal aux trois quarts de la hauteur totale, munis audessus de la rampe épineuse, de deux autres cordons écartés qui portent des nodosités moins saillantes à l’intersection avec les côtes ; base un peu excavée, sur laquelle cessent les côtes, et se prolongent quelques filets écartés et obliques, jusque sur le cou qui est à peu près rectiligne ; ouverture piriforme, avec une petite gouttière dans l’angle inférieur, terminée en avant par un canal long un peu infléchi, tronqué sans échancrure à son extrémité ; labre mince, un peu sinueux sur la carène, lisse à l’intérieur ;

columelle léuèrement flexueuse, avec la trace d’un pli spiral très oblique ; bord columellaire calleux et subdétaché à l’âge adulte.

DiMENsIoxs. Longueur : 52 mill. ; diamètre : 18 mill.

R. D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec C. angulata; sa carène est franchement épineuse et elle n’est pas bifide ; sa surface est lisse et sa forme générale est plus étroite. Nous ne connaissons aucune forme voisine, et même cette ornementaticn, analogue à celle de Pleuroploca, nous avait fait douter qu’il s’agit bien d’un Clavella. Mais la disposition et la longueur du canal, l'absence presque complète de plis à la columelle, nous obligenta classer cette coquille dans ce dernier Genre.

Type. PI. XI, fig. 19 et 24, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, deux individus, Coll. Pissarro.

Glavella uniplicata, [Lamk.| PI. XI, fig. 23. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. r79.

R. D. Cette espèce ne porte pas la double carène qui caractérise C. angulata; ses tours ne sont ornés que de grosses côtes obliques n’atteignant pas la suture inférieure, et de filets obsolètes ; la columelle porte bien deux plis, mais le pli antérieur est confondu avec la torsion columellaire. D’autre part, quoique le galbe extérieur ait un peu l'aspect de certains Streplochetus, la rectitude du canal, l’existence de deux plis obsolètes ne permettent pas de pousser plus loin la comparaison : il ne peut y avoir d’hésitation au sujet du classement générique de cette espèce.

PLÉsIOTYPE. PI. XI, fig. 23, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro; Hauteville, Coll. de l’Ecole des Mines,

Streptochetus Brasili, nov. sp. PI. XI, fig. 20.

Taille moyenne; forme fusoïde ; spire longue, à galbe conique ; six à huit tours convexes, à peine déprimés en arrière au-dessus de la suture, ornés de sept côtes épaisses, saillantes, arrondies, interrompues seulement sur la dépression postérieure, et se succédant obliquement d’un tour à l’autre ; nombreux filets spiraux inégaux et rendus crêpus par le croisement de fines stries d’accroissement sinueuses. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, arrondi, déclive à la base, sur laquelle cessent les côtes, tandis que les filets s’espacent en grossissant, avec trois ou quatre filets plus fins, intercalés, jusqu’au cou qui porte un gros bourrelet enroulé ; ouverture courte, piriforme, terminée par un canal infléchi ; columelle rectiligne en arrière, tordue en avant, munie de deux forts plis presque transverses; bord columellaire étroit, calleux, subdétaché vis-à-vis le bourrelet.

R. D. Nous avons hésité avant de séparer cette espèce de S. intortus ; toutefois, comme cette dernière n’a jamais de plis columellaires, tandis que notre échantillon en a deux bien marqués ; comme, d’autre part, il est plus étroit que le type parisien, et qu’il a le dernier tour plus court ; comme enfin, l’ornementation spirale n’est pas tout à fait pareille, notamment sur la base, il n’est pas possible de confondre ces deux formes ; nous donnons donc un nom nouveau à celle du Cotentin, tout en regrettant de n’en avoir que deux exemplaires, à ouverture un peu mutilée.

Type. PI. XI, fig. 20; coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Pissarro.

Streptochetus squamulosus, [Desh.] PI. XII, fig. 8. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 176.

R. D. Quoïque de petite taille, notre coquille est absolument identique aux échantillons de Chaussy avec lesquels nous l’avons comparée; elle est caractérisée par sa forme courte et trapue, par ses côtes minces, se correspondant exactement d’un tour à l’autre, traversées par huit ou neuf cordonnets équidistants ; le canal est allongé et infléchi à droite; la columelle est lisse, les plis d’accroissement sont peu visibles, ce qui tient évidemment à l’usure de la surface.

PLésioryre. Pl. XII, fig. 8, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, unique.

Streptochetus diplocophorus, "nov. sp. PI XII, fig. 10-11.

Taille moyenne ; forme fusoïde, un peu trapue; spire courte, à galbe conique; protoconque lisse, paucispirée, à nucléus en goutte de suif, un peu latéral; quatre tours larges, peu convexes, séparés par des sutures canaliculées; huit côtes saillantes, écartées, un peu obliques, n’atteignant pas la suture inférieure, formant une pyramide légèrement tordue, ornée de cinq filets équidistants sur la partie antérieure des tours et de filets très serrés sur leur partie postérieure ; les intervalles sont treillissés par des plis d’accroissement. Dernier tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, arrondi et excavé à la base sur laquelle quelques filets deviennent plus saillants que les autres; canal assez allongé, fortement infléchi à droite; ouverture assez large; labre épaissi extérieurement par la dernière côte, lisse à l’intérieur ; columelle excavée à sa partie inférieure, munie de deux plis épais, obliques, situés en son milieu ; bord columellaire étroit, calleux, détaché en avant.

DIMENSIONS. Longueur : 15 mill. ; diamètre : 7 mill.

R. D. On ne peut confondre cette espèce avec S. squamulosus du Bassin de Paris, qui a à peu près la même forme, car celle-ci a la columelle lisse et une ornementation bien différente, comprenant des côtes obliques ininterrompues et de gros filets peu nombreux. Si, d’autre part, nous examinons S. brachyspira de la Loire-Inférieure, dont la columelle est lisse, nous voyons que notre espèce a des côtes plus épaisses et des filets plus nombreux et distribués beaucoup plus irrégulièrement; de plus, les filets saillants de la base sont tout à fait caractéristiques ; dans ces conditions, malgré l’apparente similitude de la forme extérieure de ces deux coquilles, qui nous a fait hésiter quelque temps, il y a lieu de séparer celle-ci sous un nom spécifique différent.

Type. PI. XII, fig. 10-11, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Coll. de l'Ecole des Mines. — Fresville, Coll. Cossmann.

Streptochetus crassifunis, nov. sp. PL 10, féart

Taille moyenne ; forme fusoïde, assez trapue; spire courte, à galbe conique; protoconque inconnue ; cinq tours peu convexes, séparés par des sutures profondes, surmontées d’un petit bourrelet ; six côtes épaisses, tuberculeuses, n’atteignant pas la suture inférieure, formant une pyramide régulière à cinq pans, non tordue, ornée de sept filets spiraux équidistants, à intervalles lisses. Dernier tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, à base excavée, sur lauelle les filets se prolongent jusque sur le cou du canal qui est allongé et presque droit; ouverture large; columelle à peine sinueuse, munie de deux-plis obliques, situés en son milieu ; bord columellaire étroit, calleux, non détaché en avant.

DimExsions. Longueur : 19 mill. ; diamètre : 8 mill.

R. D. Cette espèce se rapproche de S. incertus du Bassin de Paris par son canal presque droit et par ses plis columellaires, mais ses filets sont plus saillants et plus nombreux, son canal est plus court et ses plis columellaires sont plus visibles. On peut également la rapprocher de S. diplochophorus dont elle a l'aspect général, mais il est impossible d'admettre que ce soit une variété de celle-ci, car elle a des cordonnets beaucoup plus saillants, plus régulièrement espacés sur la base, sans filets intermédiaires; en outre, son canal est bien moins infléchi et ne porte pas, sur le cou, un bourrelet tordu, aussi visible que l’autre espèce ; aussi, bien que l’échantillon-type soit imparfait, nous décidonsnous à le considérer comme une espèce distincte.

Tyre. PI. XI, fig. 17, Coll. de l'Ecole des Mines. — Hauteville. Loc. Hauteville, Orglandes, Coll. de l'Ecole des Mines.

Streptochetus incertus, [Desh.] PL. XI, fig. 16. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 176.

R. D. L'échantillon que nous figurons sous ce nom, paraît identique à la figure du premier ouvrage de Deshayes ; il se distingue par sa forme étroite et

élancée, par ses neuf côtes proéminentes sur la partie convexe antérieure de chaque tour, presque interrompues sur la rampe postérieure, et se succédant d’un tour à l’autre en formant une pyramide légèrement tordue autour de l'axe. Trois ou quatre cordons, avec des filets plus fins intercalés, ornent la partie antérieure des tours ; ceux de la rampe postérieure sont plus serrés. On distingue, sur la columelle, le pli oblique dont il est question dans le Catalogue de l’Eocène, et qu'indique d’ailleurs la figure de Deshayes. Le canal de cette espèce est l’un des plus rectilignes du genre Streplochetus ; il y a loin de cet aspect à celui du canal recourbé de S. crassicostatus, qui ressemble à Kelletia Kelleti ; cependant on passe d’une forme à l’autre par des intermédiaires dont le canal s’infléchit de plus en plus, de sorte que ce sont bien toutes des Séreplochetus.

Présioryre. PI. XI, fig. 16, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Streptochetus surculæformis, nov. sp. PI. XI, fig. 21-22.

Taille au-dessous de la moyenne ; forme de Surcula dentata ; spire un peu allongée, à galbe conique; huit tours environ, convexes en avant, aplatis en arrière, séparés par des sutures onduleuses, peu profondes et bordées, ornés de côtes noueuses, terminées abruptement au-dessus de la rampe postérieure ; trois ou quatre cordonnets spiraux, espacés sur la région convexe, avec quelques filets intercalaires ; nombreux filets très serrés sur la rampe postérieure et sur le bourrelet sutural, croisés par des accroissements qui y découpent de fines granulations. Dernier tour peu ventru, à peu près égal aux deux tiers de la hauteur totale, un peu plus anguleux que les précédents, les nodosités devenant presque aiguës sur l'angle ; base légèrement excavée, sur laquelle les côtes s’effacent graduellement, et portant quatre cordonnets très espacés, entre lesquels on distingue cinq filets crêpés par les accroissements, jusque sur le cou un peu gonflé; bourrelet peu saillant, ridé en travers par les accroissements de la troncature du canal. Ouverture étroite, piroïde, avec une petite gouttière dans l'angle postérieur, terminée en avant par un canal contourné, d’abord infléchi, puis redressé vers l’axe; labre mince, un peu arqué, lisse à l’intérieur; columelle sinueuse comme le canal, munie d’un pli oblique et obsolète sur un bombement médian ; bord columellaire mince, bien appliqué, se terminant en pointe effilée le long de l’extrémité du canal.

DIMENSsIONs. Longueur : 30 mill. ; diamètre: 11 mill.

R. D. Cette étroite coquille se distingue de S. incertus par son ornementation et par sa columelle uniplissée ; les côtes sont plus abruptes et plus aiguës que celles des deux nouvelles espèces ci-dessus décrites. Elle rappelle vague-

ment Surcula dentata, par ses proportions et son ornementation ; mais elle s’en écarte, bien entendu, par tous ses caractères génériques. Nous n’en connaissons que deux individus, en bon état il est vrai, et méritant d’être décrits.

Type. PI. XI, fig. 21-22. Fresville, Coll. Bourdot.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Sycum pirus, [Sol.] PI. XII, fig. 3.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 167.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 116, pl. XI, fig. 1.

R. D. Cette espèce est très répandue dans le Cotentin, et se reconnait toujours aisément à la dépression qui existe à la partie inférieure des tours, même sur les premiers, et qui s’accentue surtout sur le dernier tour, en donnant au labre un aspect anguleux ; le bord columellaire forme une grosse callosité dans l'angle inférieur de l’ouverture. Les individus du Cotentin n’atteignent pas la taille de ceux de Chambors dans le Bassin de Paris, et leur angle postérieur paraît moins net, de sorte qu’il n’est pas absolument prouvé que ce ne soient pas de jeunes individus de l’espèce suivante, qui se rencontre en égale abondance dans le même gisement. Ce qui nous le fait craindre, c’est que, dans le Bassin de Paris, chacune des deux formes parait caractériser un niveau bien défini ; on trouve généralement celle-ci au-dessus de l’autre, jusque dans le Bartonien.

PLésioryre. PI. XII, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Oppenheim, Pissarro.

Sycum bulbus, |Sol.]| PI. XIL, fig. 5.

R. D. Cette espèce se distingue de S. pirus par sa forme globuleuse et par la brièveté de sa spire qui forme une saillie sur les deux derniers tours ; la dépression suturale a complètement disparu, le dernier tour n’est pas anguleux et sa base est moins excavée que chez l'espèce précédente : il est orné de stries profondes, serrées à sa partie antérieure et devenant obsolètes vers sa moitié postérieure. On observe déjà la trace de ces stries spirales sur la base des individus non roulés de S. pirus.

PLÉsIOTYPE. PI. XII, fig. s, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro.

Sycum bulbiforme, [Lamk.| PI. XII, fig. 4.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 168.

1899 — Cossm. Loc. cit, p. 117, pl. X, fig. 18.

R. D. Il n’est pas facile de distinguer, parmi les échantillons de Fresville, ceux qui se rapportent à cette espèce et à S. pirus. Aussi répandus que ces derniers, ils s’y relient par de nombreuses formes intermédiaires ; d’une manière générale, S. bulbiforme doit avoir une forme plus globuleuse, sa spire doit être plus conique, et la dépression de ses tours doit être moins accentuée que chez S. pirus, ce qui donne à son ouverture un aspect plus ovale ; le

cana est plus large, limité par un bourrelet plus visible et plus tordu. Mais, en réalité, quand S. bulbiforme n’est pas adulte, les tours de spire ont une faible dépression postérieure, de sorte que, tandis que chez S. pirus, cette dépression se creuse avec l’âge, et surtout se limite par un angle de plus en plus net, elle s’atténue au contraire chez S. bulbiforme, dont le dernier tour devient tout à fait arrondi en arrière. Il résulte de cette observation que, très probablement, les individus du Cotentin qui, tous, conservent une dépression plus ou moins limitée sur le dernier tour, doivent appartenir à une seule et même espèce : S. pirus. Nous avons fait figurer les deux formes extrêmes de notre série, de sorte que nos lecteurs pourront apprécier, D'ailleurs, il faut bien bien l'avouer, la question n’a, semble-t-il, qu’un intérêt des plus secondaires, étant donné que tous les échantillons proviennent de la même couche, dans le même gisement.

PLésrorypre. PI. XII, fig. 4, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro, Bourdot.

Melongena (Pugilina) conuloides, Cossm. PI. XII, fig. 6.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 119, pl. XI, fig. 2-4.

R. D. Il n’y a que de très légères différences entre cette espèce et M. abbreviata, du Bassin de Paris. Cependant, on l’en distingue sans difliculté par sa forme un peu moins trapue, par sa spire et son canal plus allongés ; sa base est mieux arrondie et est ornée de filets plus nombreux et moins réguliers, et enfin, les côtes axiales de la base sont moins saillantes que chez l’autre espèce. Nos échantillons du Cotentin ne ressemblent pas tout-à-fait à ceux du Bois- Gouët ; ils sont plus étroits, moins anguleux, les carènes de la base sont plus espacées, et leurs intervalles sont reliés par des accroissements serrés. De même que chez le type, l’ouverture se termine par un canal court et tordu, portant, sur le cou, un bourrelet séparé de la fente ombilicale, et formé par les accroissements de la troncature du canal.

Présioryre. PI. XII, fig. 6, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro, Cossmann.

Suessonia armoricensis, Vasseur. PI. XIII, fig. 26. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 122, pl. XI, fig. 8-9.

R. D. Nous avions cru tout d’abord que cette espèce était différente de S. armoricensis, si commun au Bois-Gouët ; mais en examinant de nombreux échantillons de cette dernière localité, nous voyons que les individus du Cotentin ne présentent pas des caractères assez différents pour qu’on puisse en faire autre chose qu’une variété locale de l’espèce déjà connue. Les côtes axiales sont peut-être plus fines et plus écartées, les filets spiraux sont plus minces et moins nombreux ; il n’y en a que six par tour, y compris le bourrelet sutural, au lieu de huit ; l’ouverture parait plus étroite et le bourrelet du canal est moins épais ; enfin, les dents du labre sont un peu moins nombreuses. Mais, comme nous n’en connaissons que deux individus, dont un seul est parfaitement intact, nous n'avons pas la certitude que ces petites différences soient constantes, et par conséquent, nous les rapportons à S. armoricensis.

PLésioryre. PI. XIII, fig. 26, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, deux échantillons.

Siphonalia intermedia, nov. sp. PI. XI, fig. 15.

Taille petite ; forme étroite ; spire assez allongée, étagée, pointue ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus dévié; cinq tours anguleux, étroits, séparés par des sutures profondes, ondulées, surmontées d’un bourrelet saillant; costules axiales, épaisses, obliques et écartées, croisées par des carènes spirales écartées en avant, très serrées sur la rampe postérieure des tours, avec de petits plis d’accroissement lamelleux dans leur intervalle. Dernier tour grand, égal aux quatre septièmes de la hauteur totale, excavé à la base, sur laquelle les carènes spirales s’enroulent jusque sur le cou du canal ; ouverture assez large, terminée par un canal infléchi à droite, sans échancrure ; columelle lisse, peu excavée en arrière, très subitement coudée en avant; bord columellaire mince et étroit.

DimENsIONs. Longueur : 7 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Voisine de Siphonalia variabilis, notre espèce s’en écarte par sa forme plus étroite, et surtout par son dernier tour plus court; en outre, ses côtes persistent jusqu’à la suture inférieure, et ses carènes spirales sont plus saillantes en avant. C'est une forme, en quelque sorte, intermédiaire entre ces petits Siphonalia et certains Andonia tels que À. exasperata ; mais le canal et la columelle tordue appartiennent au genre Siphonalia et n’ont aucun rapport avec Andonia.

Type. PI. XII, fig. 15, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Siphonalia Dumasi, nov. sp. PI. XII, fig. 17-18.

Taille au-dessus de la moyenne des espèces congénères du Cotentin ; forme ventrue, piroïde ; spire médiocrement allongée, pointue, à galbe conique ; sept à huit tours convexes, dont la hauteur n’atteint pas la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires, bordées en dessus d’un étroit bourrelet; douze à quatorze côtes, un peu obliques, assez minces, crénelées par trois cordons spiraux aplatis, entre lesquels est intercalé un filet plus fin, avec trois filets plus rapprochés sur la rampe postérieure au-dessus du bourrelet ; le tout est treillissé par de nombreux plis d’accroissement. Dernier tour à peu près égal au tiers de la hauteur totale, ventru, arrondi, orné de quatre rubans spiraux, à base convexe, sur laquelle cessent les côtes et s’égalisentles rubans

jusque sur lé cou, qui est court, à peine gonflé par un bourrelet obliquement strié. Ouverture ovale, assez large, peu contractée en avant, où elle se termine par un canal court, à peine infléchi, tronqué sans échancrure à son extrémité ; labre un peu sinueux en arrière, lisse à l’intérieur ; columelle lisse, médiocrement excavée, légèrement infléchie à droite avec le canal; bord columellaire mince en arrière, un peu calleux et effhilé en avant, séparé du bourrelet par une faible dépression. :

Dimensions. Longueur : 20 mill. ; diamètre : 11 mill.

R. D. Cette coquille a beaucoup de ressemblance avec S. calvimontensis qui est placé dans la section Costulofusus (nunc Pseudoneptunea Kobel), toutes deux sont des Siphonalia, à cause de leur canal peu recourbé et de leur ornementation; mais l’espèce du Cotentin se distingue de celle du Bassin de Paris par ses filets plus gros, plus écartés, par ses côtes moins épaisses, plus pincées ; le canal est beaucoup plus court que chez les formes voisines de S. Mariæ qui répondent mieux à la diagnose typique de Siphonalia s. s. Cependant nous ne pensons pas qu’il y ait lieu de proposer une nouvelle Section dans ce Genre qui en comporte déjà bien suffisamment, et dont le canal est extrêmement variable.

Type. PI. XI, fig. 17-18, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas.

Siphonalia pyramidata, nov. sp. PI. XII, fig. 3.

Taille petite ; forme buccinoïde ; spire courte à galbe conique ; protoconque lisse, globuleuse, composée de un tour et demi, à nucléus arrondi et dévié ; quatre tours peu convexes, séparés par des sutures profondes et ondulées, ornés de neuf côtes arrondies qui s’étendent d’une suture à l’autre et se correspondent exactement d’un tour à l’autre, traversées par trois cordonnets saillants formant de petites crénelures à leur intersection avec les côtes ; entre ces cordonnets, existent trois filets secondaires beaucoup plus fins; toute la surface est finement treillissée par les plis d’accroissement. Dernier tour très grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, à base excavée, sur laquelle les côtes s’effacent graduellement avant d’atteindre le cou du canal, tandis que les filets secondaires deviennent aussi importants que les cordonnets principaux ; ouverture large, terminée par un canal étroit et incliné à droite ; columelle lisse, excavée à sa partie postérieure, brusquement coudée en avant, à la naissance du canal; bord columellaire mince, peu distinct.

Dimexsioxs. Longueur : 9 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Nous ne voyons aucune espèce, dans le Bassin de Paris, qui puisse être comparée à cette coquille pyramidale, car les espèces parisiennes ont presque toutes les tours anguleux, à l’exception toutefois de S. chaussyensis, mais celle-ci a une ornementation spirale composée de filets réguliers et équidistants qui ne traversent pas les côtes. Au Bois-Gouët, S. Pissarroi a une protoconque identique à celle de S. pyramidala, et des filets spiraux entremêlés de filets plus fins qui ont également une certaine analogie avec notre nouvelle espèce ; cependant, la coquille de la Loire-Inférieure a une forme plus trapue ; elle est ornée de côtes beaucoup plus épaisses, et enfin sa surface n’est pas treillissée par les plis d’accroissement.

Type. PI XII, fig. 3, Coll. Brasil. — Hauteville. Loc. Hauteville, Coll. Brasil, Dumas. — Fresville, Coll. Bourdot.

Siphonalia semifunis, nov. sp. Pl XI Get

Taille petite ; forme buccinoïde ; spire courte, conique ; protoconque lisse, comprenant un tour et demi, terminée par un nucléus pointu et dévié ; quatre tours anguleux, séparés par des sutures profondes, onduleuses, surmontées d’un petit bourrelet ; costules axiales épaisses, obsolètes, s'étendant d’une suture à l’autre, traversées par trois cordonnets équidistants ; celui du haut est beaucoup plus fin que les deux autres, et est très rapproché du bourrelet sutural ; la rampe postérieure n’est ornée que par les costules axiales et par des plis d’accroissement très fins. Dernier tour grand, un peu inférieur aux cinq huitièmes de la hauteur totale, à base fortement excavée, sur laquelle lornementation cesse brusquement pour ne laisser apparaître de nouveau que quelques filets spiraux qui s’enroulent obliquement sur le cou du canal ; ouverture piriforme, terminée par un canal étroit, légèrement infléchi à droite ; labre mince, vertical, lisse à l’intérieur ; columelle excavée à sa partie inférieure, coudée à la naissance du canal ; bord columellaire mince.

Dimensions. Longueur : 7 mill. 5 ; diamètre : 3 mill. s.

R. D. Notre coquille est assez voisine de S. variabilis, qui est orné de costules axiales, traversées par des cordonnets disparaissant sur la rampe postérieure, mais S. semifunis a la base entièrement lisse, et ses costules axiales sont plus épaisses et atteignent la suture inférieure. D'autre part, si nous la comparons à S. seminuda, nous voyons que notre espèce est beaucoup plus trapue et est ornée d’une manière bien plus grossière. On peut encore la rapprocher de S. pyramidata ci-dessus décrit, dont elle a un peu l’aspect général et le galbe ; toutefois, son ornementation est très différente et sa base ne porte pas de filets comme celle de l’autre espèce.

Tvre, PI. XII, fig. 17, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro, Bourdot, Cossmann. — Hauteville, Coll. Dumas.

Siphonalia biconica, nov. sp. PI. XIL, fig. 16.

Taille petite ; forme buccinoïde; spire courte, à galbe conique; protoconque lisse, de un tour et demi, terminée par un nucléus obtus et dévié ; quatre tours convexes, subanguleux, séparés par des sutures profondes, ondulées et surmontées d’un petit bourrelet finement plissé; costules axiales, épaisses, écartées, s'étendant d’une suture à l’autre, tuberculeuses sur l’angle des tours, traversées par des filets spiraux, nombreux, écartés sur la partie antérieure des tours, très serrés sur la rampe postérieure. Dernier tour grand, un peu supérieur aux quatre septièmes de la hauteur totale, à base régulièrement atténuée, sur laquelle les côtes s’effacent graduellement, tandis que les filets spiraux persistent jusqu’au cou du canal ; ouverture piriforme, terminée par un canal étroit, presque droit ; columelle lisse, légèrement sinueuse ; labre un peu sinueux, lisse à l’intérieur ; bord columellaire étroit et mince.

DiMENsioNs. Longueur 6 mill. s ; diamètre : 3 mill.

R. D. Cette petite espèce a à peu près la même forme que S. minuta, mais elle s’en écarte par la plus grande épaisseur de ses costules axiales et par leur persistance jusqu’à la suture inférieure ; en outre, ses filets antérieurs sont beaucoup plus gros, sa base est moins excavée et son canal est presque droit, tandis qu’il est bien plus large et fortement infléchi à droite chez l’espèce parisienne. Notre coquille s’écarte complètement de S. semifunis qui est plus trapu, et dont la base et la rampe postérieure des tours sont dénuées d’ornementation spirale. Si on la compare à S. pyramidata, on trouve qu’elle a beaucoup plus de côtes axiales, des filets plus serrés sur la base, et le canal plus allongé et plus droit.

Type. PI. XII, fig. 16, Coll. Dumas. — Hauteville,

Loc. Hauteville, Coll. Dumas. — Fresville, Coll. Dumas.

Siphonalia Bourdoti, Cossm. PI. XII, fig. 18-19. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 123, pl. XI, fig. 15.

R. D. Notre échantillon est absolument identique à ceux du Bois-Gouët : c’est une coquille trapue, composée de cinq tours séparés par des sutures profondes et ondulées ; l’ornementation se compose de costules axiales, épaisses, arrondies et écartées, traversées par six filets spiraux comprenant entre eux un filet plus fin ; toute la surface est finement treillissée par les plis d’accroissement ; la base du dernier tour est fortement excavée, et l’ornementation s’y prolonge jusque sur le cou du canal ; l’ouverture est courte, très dilatée en avant et se termine par un canal très court, non échancré ; le labre est vertical, et est muni à l’intérieur de plis fins, serrés et parallèles qui n’atteignent pas le bord de l'ouverture ; columelle lisse.

Comme l’auteur l’a indiqué, à la suite de la diagnose, cette espèce est embarrassante parce qu’elle a une ornementation analogue à celle de S. panniculus

et chaussyensis, tandis que son canal court et fortement recourbé se rapproche plutôt de Coplochetus. À ce point de vue, l’étude de petites espèces fossiles classées dans le Genre Siphonalia, permet de constater les variations les plus étendues dans la forme et la longueur du canal; en éliminant même les Sous- Genres Austrofusus, Kellelia, Penion et Pseudoneplunea, il reste encore, parmi les Siphonalia s. s., des formes dont le canal varie depuis l’aspect droit et large de S. Dumasi, un peu infléchi, étroit et long de S. biconica, court et recourbé de S. Bourdoti ; et cependant, nous n’oserions pas classer chacune de ces trois espèces dans des Sections différentes, parce que ce serait une exagération évidente. La seule conclusion à en tirer, c'est que, dans ce Genre difficile, la disposition du canal n’a guère, dans une certaine mesure du moins, qu’une importance spécifique, tandis que dans d’autres Genres, la moindre modification de cet organe motive la séparation de Sous-Genres et de Sections.

PLésioryre. PI. XIL, fig. 18-19, Coll. Pissarro, — Fresville,

Loc. Fresville. Coll. Cossmann, Pissarro. Dumas.

Siphonalia ozodophora, nov. sp. PI. XIII, Gge 4-5:

Taille petite ; forme trapue; spire courte, à galbe conique ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus pointu et dévié; quatre tours convexes, séparés par des sutures profondes, onduleuses, sans bourrelet; costules axiales, saillantes, noduleuses, obliques, s’arrêtant à environ la moitié de la hauteur de chaque tour, renflées à leur extrémité postérieure, traversées par des filets spiraux fins, serrés et onduleux. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, à base excavée, sur laquelle les côtes cessent avant d'atteindre le cou du canal; ouverture piriforme, dilatée en avant, terminé par un canal court, étroit, sans échancrure, infléchi à droite; labre mince, lisse à l’intérieur; columelle excavée à sa partie inférieure, brusquement coudée à la naissance du canal; bord columellaire large, calleux, bien appliqué sur la base.

Dimensions. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Cette coquille a à peu près la même forme courte et trapue que S. Bourdoti ; mais elle s’en écarte d’abord par son canal un peu moins recourbé, puis par la brièveté de ses côtes qui s’arrêtent avant d’atteindre la suture postérieure ; en outre, ses filets spiraux sont plus fins et plus nombreux, et son labre est dénué de plis internes ; elle se rapprocherait davantage de S. minuta, bien que cette dernière espèce ait des côtes axiales plus continues ; enfin, notre coquille a des tours plus arrondis, un canal plus étroit et plus fortement in fléchi à droite que celui de l’espèce parisienne.

Type. PI. XIII, fig. 4-5, Coll. Dumas. — Hauteville, Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Brasil.

Siphonalia sublacrymosa, nov. sp. PI. XII, fig. 7.

Taille petite ; forme fusoïde ; spire courte, à galbe conique ; protoconque lisse, composée de un tour et demi; quatre tours peu convexes, séparés par des sutures canaliculées, onduleuses, surmontées d’un bourrelet saillant, formé par les trois derniers filets spiraux ; costules axiales, épaisses, droites, serrées, s’arrêtant subitement au bourrelet sutural, croisées par huit filets spiraux saillants et irréguliers, les trois derniers très serrés, formant le bourrelet sutural. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, à base excavée, sur laquelle l’ornementation se prolonge jusqu’au cou du canal ; ouverture piriforme, terminée par un canal large tronqué, infléchi à droite ; labre mince ; columelle coudée à sa partie postérieure ; bord columellaire large, bien appliqué sur la base.

Dimensions. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Cette petite coquille, dont nous ne connaissons qu’un seul échantillon non adulte, a une analogie lointaine avec S. lacrymosa qui possède aussi des côtes épaisses, s’arrêtant avant d’atteindre la suture, qui est elle-même surmontée d’un bourrelet ; mais ses côtes axiales sont plus droites, son ornementation spirale est moins grossière, sa base est plus excavée, et enfin, son canal est plus tordu.

Type. PI. XIII, fig. 7, Coll. Dumas. — Hautevilie.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, unique.

Siphonalia (Pseudoneptunea) scalarina, [Lamk.]

PI. XIII, fig. 6.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 156.

R. D. L’unique échantillon recueilli à Fresville présente quelques différences avec ceux de Parnes auxquels nous l’avons comparé. Sa protoconque est plus globuleuse, ses côtes sont moins saillantes, plus arrondies, et ses filets spiraux sont plus nombreux et plus serrés; sa columelle est moins excavée, et son canal est moins tordu. Ces légères différences justifieront peut-être la création d’une nouvelle espèce, mais nous attendrons pour cela des matériaux plus nombreux.

PLésioryre. PI. XIII, fig. 6, Coll. Bourdot. — Fresville,

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Goptochetus scalaroides, [Lamk.]| PI. XIL, fig. 14.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 157.

1889 — Cossm. Loc. cit., p. 124, plXI, fig. 10.

R. D. Cette espèce est très répandue dans le Cotentin, et elle y est aussi variable que dans le Bassin de Paris ; elle est caractérisée par sa forme allongée

et par la brièveté de son dernier tour ; les tours sont ornés de costules axiales pliciformes, saillantes, presque droites, traversées par cinq ou six gros filets spiraux ; les côtes s'arrêtent à la base du dernier tour, tandis que les filets deviennent plus serrés sur le cou du canal ; ouverture courte, piriforme ; labre plissé intérieurement.

PLÉsiorYrE. PI. XII, fig. 14, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Brasil, — Hauteville, Coll. Dumas.

Coptochetus drilliæformis, nov. sp. PI. XII, fig. 25-26.

Taille moyenne ; forme élancée ; spire à galbe conique; protoconque lisse, de un tour et demi, terminée par un nucléus obtus ; six tours peu convexes, séparés par des sutures canaliculées et ondulées; costules axiales, minces, serrées, sinueuses, subitement coudées vers le tiers inférieur ; huit filets spiraux ne traversant pas les côtes, les quatre antérieurs sont épais et espacés, les quatre suivants sont, au contraire, très rapprochés et sont croisés par des plis d’accroissement qui forment avec eux un treillis régulier. Dernier tour égal à la moitié de la hauteur totale, à base excavée, sur laquelle les côtes et les filets se prolongent jusqu’au cou du canal; ouverture large, terminée par un canal tronqué, fortement infléchi à droite; labre mince, sinueux, échancré à sa partie inférieure, lisse à intérieur ; columelle excavée en arrière, coudée à la naissance du canal; bord columellaire mince.

DimENsioxs. Longueur : 10 mill. ; diamètre: 3 mill. 5.

R. D. Cette espèce embarrassante a l’aspect d’un Drillia, mais elle n’a pas de véritable sinus, et son canal tronqué et infléchi nous décide à la classer parmi les Chrysodomidæ. Elle s’écarte complètement de S, scalaroides par la finesse de son ornementation, par ses costules axiales, lisses, plus sinueuses, analogues à celles de C, speciosus, et par son labre dénué de dents internes. Il n’y a du reste, dans le Bassin de Paris, aucune espèce dont les côtes ne soient pas traversées par les filets spiraux. Ce qui augmente notre incertitude, c’est que la protoconque est loin d’être papilleuse.

Type. PI. XI, fig. 25-26, Coll. Brasil. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Brasil, Cossmann.

Coptochetus andoniæformis, nov. sp. PI. XII, fig. 9.

Taille moyenne ; forme fusoïde, spire longue, à galbe conoïdal; cinq tours peu convexes, séparés par des sutures profondes, onduleuses, surmontées d’un petit bourrelet ; côtes axiales, épaisses, noduleuses, espacées, n’atteignant pas la suture inférieure, traversées par huit filets spiraux épais, les trois

premiers écartés, les suivants très serrés, le dernier formant le bourrelet sutural. Dernier tour grand, égal aux cinq neuvièmes de la hauteur totale, à base un peu excavée, sur laquelle les côtes axiales cessent avant d’atteindre le cou du canal ; ouverture étroite, terminée par un canal court et large, tronqué, infléchi à droite; labre épaissi extérieurement par la dernière côte, crénelé à l’intérieur par de petits plis allongés et parrallèles; columelle à peu près rectiligne, coudée à la naissance du canal, bord columellaire peu distinct.

DimENsIONsS. — Longueur : 9 mill. 5 ; diamètre : 4 mill.

R. D. La seule espèce du Bassin de Paris à laquelle nous puissions comparer S. andoniæformis est S. arenarius, de l'étage Yprésien, qui s’en rapproche par sa forme allongée, par ses grosses côtes n’atteignant pas le bourrelet sutural, et par les crénelures de son labre; notre coquille s’en distingue par ses côtes plus épaisses, plus écartées, par son ornementation spirale plus grossière et plus irrégulière, par son canal plus large et plus court, enfin par sa columelle qui n’est pas excavée à sa partie inférieure. Notre unique échantillon est un peu fruste, mais il s’écarte tellement de tout ce que nous connaissons, que nous n’hésitons pas à le décrire.

Type. Pl. XII, fig. 9, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Coptochetus clathratus, [Lamk.] PI. XII, fig. 10 et 13.

1889 — Cossm. Cat, Eoc., IV, p. 159, pl. V, fig. 40 1899 — Cossm. Loc. cit., p.125 pl. XI, fig. s.

R. D. Les individus d'Hauteville sont de très petite taille et ne paraissent pas être adultes ; ils sont caractérisés par leur farme courte et ventrue, à tours très convexes, ornés de costules axiales, droites, espacées, se correspondant exactement d’un tour à l’autre, croisées par quatre ou cinq cordonnets spiraux, espacés, équidistants, aussi épais que les côtes et formant avec celles-ci un treillis régulier ; le dernier tour est grand, l’ouverture est arrondie et se termine par un canal court ; fortement tordu.

A côté de cette forme typique, nous trouvons la variété gouetensis Cossm., la seule qui existe dans le Bassin de la Loire-Inférieure, et qui mériterait probablement d’être séparée comme espèce distincte ; elle s’en distingue par sa forme plus trapue et par ses tours anguleux, ornés de côtes et de cordonnets plus saillants, formant un treillis beaucoup plus grossier, àvec des filets intercalés ; la rampe excavée, sur la partie postérieure des tours, porte trois filets plus fins que ceux de la partie antérieure ; toute la surface est couverte de petits plis d’accroissement fins et serrés ; les côtes décroissent sur la base qui est très excavée et ne porte que deux ou trois cordonnets sur le cou du canal ; les caractères de l’ouverture sont les mêmes que ceux de la forme typique.

PLÉsioTyPe. Forme typique : PI. XIII, fig. 10 ; Coll. Brasil. — Hauteville. Variété gouetensis : PI. XIII, fig. 13 ; Coll. Dumas. — Fresville. Loc. Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro, Brasil,

Goptochetus pseudophos, nov. sp. PI. XII, fig. 8.

Taille assez petire; forme trapue, buccinoïde; spire courte, subétagée, à galbe légèrement conoïdal ; protoconque lisse, petite, papilleuse ; six tours convexes, avec une faible rampe papilleuse au dessus de la suture, ornés de nombreuses côtes arrondies, saillantes, un peu amincies sur la rampe suturale, croisées par quatre funicules spiraux onduleux, presque tranchants, et au dessus d'eux, par deux filets moins saillants, sur la rampe postérieure. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la longueur totale, arrondi ainsi que la base, sur laquelle l’ornementation se prolonge un peu moins saillante, jusqu'au cou très court, non gonflé, et simplement muni de cinq filets peu obliques. Ouverture petite, arrondie, contractée en avant, où elle se termine par un canal excessivement court, tronqué sans échancrure à son extrémité ; labre un peu sinueux, plissé à l’intérieur ; columelle lisse, peu excavée en arrière, coudée à droite du côté antérieur ; bord columellaire étroit, peu calleux.

Drmexsioxs. Longueur : 8 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Par sa forme et par son ornementation, cette coquille appartient au même groupe que la variété gouetensis de C. clathratus ; elle se rattache encore à ce Genre par sa protoconque papilleuse et par l’absence d’échancrure à la troncature du canal; mais d’autre part, elle a un faux air de Phos par son ouverture contractée, par sa columelle très coudée et par son cou droit, dépourvu cependant du bourrelet qui existe toujours chez les Buccinidæ, et qui correspond aux accroissements de l’échancrure. Quoique la taille de cette espèce ne soit pas grande, elle dépasse beaucoup celle de C. gouelensis du Cotentin, et elle rappelle davantage celle de C. clathatus, bien qu’elle en diffère complètement par son ornementation plus grossière; elle n’a pas les tours anguleux de C. gouelensis.

Type. PI. XIII, fig. 8, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Gonioptyxis nassæformis, nov. sp. PI. XIII, fig. 1-2.

Taille petite ; forme trapue, semblable à un Nassa ; spire courte, à galbe conoïdal ; six tours convexes, séparés par des sutures linéaires et ondulées par de grosses côtes axiales au nombre de neuf ou dix, se succédant obliquement d’un tour à l’autre, et cancellées par six cordonnets spiraux, entre lesquels il y a des funicules plus minces ; la surface est, en outre, finement treillissée par des plis d’accroissement obliques. Dernier tour ventru, égal aux deux tiers de la hauteur totale, arrondi à la base sur laquelle se prolonge l’ornementation de la spire, jusqu’à la dépression qui isole

si

le bourrelet du cou, portant simplement des filets obliquement enroulés. Ouverture courte, arrondie, sans gouttière postérieure, contractée et terminée en avant par un canal redressé dans l’axe, brièvement tronqué, presque sans échancrure; labre peu épais, plissé à l’intérieur ; columelle droite en arrière, munie en avant d’un pli caréné presque transversal et subitement redressé vers l’axe, le long du canal, où il se confond avec l’extrémité du bord columellaire, lequel est mince en arrière.

Dimensions. Longueur : 9 mill. $ ; diamètre : 6 mill. 5.

R. D. On trouvera, dans la quatrième livraison des « Essais de Paléoc. comparée », la description et les affinités de ce Genre nouveau, dont le classement est assez embarrassant, car il touche à la fois aux Nassidæ, aux Photinæ et aux Coplochetus. Finalement, l’auteur s’est décidé à le placer après Coptochetus, malgré sa columelle carénée et brisée en avant: en observant, en effet, le pli basal, on remarque que, derrière lui, la columelle suit une inflexion beaucoup plus douce, analogue à celle de Coptochetus. Il resterait à étudier la protoconque, malheureusement cassée dans notre unique échantillon.

Type. PI. XIII, fig. 1-2, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Parvisipho tenuis, | Desh.]| PI. XIII, fig. 14. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 148, pl. V, fig. 12, 15 et 24.

R. D. C'est à la variété nodulosa que nous devons rapporter l'échantillon recueilli à Fresville. Cette variété se distingue de la forme typique par ses côtes qui se transforment en gros tubercules, au-dessous desquels il y a une petite rampe excavée ; toute la surface de la coquille est ornée de très fines stries spirales, gravées dans le test.

PrésiorType. PI. XIII, fig. 14, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Parvisipho Lennieri, nov. sp. PI. XIIL, fig. 11-12.

Taille moyenne ; forme fusoïde; spire longue, à galbe conique ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nuclèus obtus, un peu dévié ; cinq tours convexes, séparés par des sutures profondes et onduleuses ; costules axiales minces, serrées, obliques, se correspondant exactement d’un tour à l’autre, traversées par des filets spiraux onduleux, égaux, très fins et très serrés. Dernier tour grand, ovale, égal aux deux tiers de la hauteur totale, à base régulièrement atténuée, sur laquelle l’ornementation se prolonge jusqu’au cou du canal; ouverture étroite et allongée, terminée par un canal large, court et tronqué, presque droit ; labre vertical,

un peu épaissi à l’intérieur ; columelle excavée à sa partie inférieure ; bord columellaire calleux, un peu détaché en avant.

DiMENsIONs. Longueur : 9 mill. ; diamètre: 3 mill. s.

R. D. Bien qu’appartenant au même groupe que P. fenuis, cette coquille s’en distingue aisément par ses côtes minces, se prolongeant jusqu’à la suture inférieure ; sa forme est moins élancée, et elle est ornée de filets qui font défaut chez P. lenuis, où ils sont remplacés par des stries fines ; en outre, notre nouvelle espèce a le canal beaucoup plus droit et la columelle moins excavée que P. lenuis. Si on compare la coquille d'Hauteville à P. tenuiplicatus Cossm., du Calcaire grossier parisien, on trouve qu’elle a des costules axiales plus écartées et plus saillantes que les plis de celui-ci, se prolongeant davantage sur la base, qu’en outre ses filets spiraux sont plus serrés, plus fins, plus réguliers que les cordons de l'espèce parisienne.

Type. PI. XII, fig. 11-12, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, rare.

Parvisipho Dumasi, nov. sp. PI. XII, fig. 20.

Taille petite ; forme fusoïde, allongée ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus très petit, subdévié ; spire allongée, à galbe conique ; quatre tours convexes, subanguleux, séparés par des sutures profondes, surmontées d’un petit bourrelet onduleux ; costules axiales, minces, obliques, serrées, atteignant le bourrelet sutural, traversées par quatre cordonnets spiraux saillants, comprenant entre eux un filet plus fin ; les deux cordonnets de la partie supérieure des tours sont plus épais que ceux de la rampe postérieure, et forment des petites nodosités à leur intersection avec les côtes. Dernier tour grand, égal aux cinq huitièmes de la hauteur totale, à base régulièrement atténuée, sur laquelle les côtes cessent, tandis que les cordonnets spiraux deviennent plus écartés sur le cou du canal ; ouverture allongée, terminée par un canal long et étroit, non échancré, infléchi à droite ; labre épaissi extérieurement par la dernière côte; columelle sinueuse ; bord columellaire mince, peu distinct.

DimMExsIONSs. Longueur : 8 mill. ; diamètre : 2 mill. s.

R. D. L'espèce du Bassin de Paris, la plus voisine de cette coquille, est P. fenuiplicatus, qui a une forme élancée, un canal long et infléchi, et dont les tours sont subanguleux ; notre coquille du Cotentin s’en écarte par sa forme encore plus allongée, par ses tours plus convexes et plus distendus, et surtout par ses côtes axiales qui sont plus épaisses et qui atteignent, sans décroître, le bourrelet sutural ; son ornementation spirale se compose de cordonnets saillants et rugueux, au lieu des filets minces et atténués de l’espèce parisienne. Elle s'éloigne encore davantage de P. fenuis et de P. Lennieri, des mêmes gisements.

Type. PI. XIL, fig. 20, Coll. Dumas. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro,, Bourdot, Brasil, Cossmann.

Parvisipho Rideli, [Cossm.] PI. XII, fig. 21. 1889 — Cossm. Loc. cit., p. 128, pl. XI, fig. 25-26.

R. D. Nous avions cru tout d’abord avoir affaire à une espèce distincte de celle du Bois-Gouêt ; mais, en la comparant aux quelques échantillons que nous possédons de ce gisement, nous constatons que notre coquille est tout simplement mieux conservée : elle est caractérisée par ses tours subanguleux et par ses côtes épaisses et plus saïllantes, traversées par de nombreux filets spiraux, un peu plus serrés sur la rampe postérieure que sur la partie antérieure des tours ; l'ouverture est large, dilatée en avant, terminée par un canal étroit, infléchi à droite; le labre est mince et un peu sinueux. On la distingue de P. tenuiplicatus par ses tours plus anguleux, par son ouverture plus dilatée, ce qui abrège nécessairement la longueur apparente du canal ; en outre, son ornementation spirale est différente et ses côtes axiales sont un peu plus épaisses ; la protoconque de l'individu figuré est petite et papilleuse, exactement semblable à celle du type décrit dans les « Moll. éoc. de la Loïre-Inférieure ».

PLésiorype. PI. XII, fig. 21, Coll. Pissarro. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Parvisipho flexiplicatus, nov. sp. PI. XII, fig. 22-23.

Taille très petite ; forme fusoïde ; spire longue, à galbe conique; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus aigu ; quatre tours très convexes, séparés par des sutures profondes sans bourrelet ; plis axiaux, minces, flexueux, très nombreux et très serrés, s'étendant d’une suture à l’autre; filets spiraux, serrés, égaux et équidistants, ne traversant pas les côtes. Dernier tour grand, égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, à base régulièrement atténuée, sur laquelle les côtes cessent, tandis que les filets se prolongent équidistants jusqu’au cou du canal; ouverture étroite et allongée, terminée par un canal court, tronqué sans échancrure, presque droit ; labre un peu épaissi à l’intérieur, vertical; columelle à peine excavée à sa partie inférieure ; bord columellaire mince, peu distinct.

Dimensions. Longueur : $ mill, ; diamètre, 1 mill. 5.

R. D. Assez voisine de P. Rideli, cette petite coquille s’en distingue aisément par sa forme plus droite, plus élancée, par ses tours plus arrondis, non anguleux, par ses plis flexueux, plus minces et plus nombreux, par son ouverture moins dilatée et enfin par son canal qui n’est pas infléchi. Elle est beaucoup plus droite que P. fenuiplicatus, et s’en distingue d’ailleurs par son ornementation. c

Tyre. PI. XII, fig. 22-23, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Parvisipho inchoatus, |Desh.] PI. XII, fig. 24. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 149.

R. D. Les petits échantillons de cette espèce assez répandue à Fresville sont absolument semblables à ceux de Vaudancourt. Ils ont une forme étroite, et sont ornés de côtes axiales, très obsolètes et très Ccartées, et de huit gros filets égaux, beaucoup plus larges que leurs intervalles ; la columelle est à peine sinueuse, le canal est court, tronqué et à peu près droit. C’est principalement ce dernier caractère qui distingue cette espèce de la plupart de celles que nous venons de décrire ci-dessus, plutôt encore que son ornementation cependant différente. Toutefois, cette brièveté du canal, qui varie selon les échantillons, ne justifierait pas la séparation d’une nouvelle Section : lorsque les individus de Paruisipho Rideli, et même de P. fenuiplicalus, ont l'ouverture entière, et lorsqu'ils sont adultes, leur aspect se rapproche intimement de celui de P. inchoatus.

PLésioryPe. PI. XII, fig. 24, Coll. Pissarro. — Fresviile.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro, Bourdot. — Hauteville, Coll. Brasil.

Parvisipho crassifunis, |Cossm.]| PL'XIL Gp 27 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 150, pl. IV, fig. 18.

R. D. Bien que nous ne connaissions de cette espèce qu’un échantillon non adulte en mauvais état, auquel il manque l’extrémité de la spire, nous pouvons cependant, sans aucune hésitation, les rapporter à la coquille parisienne : elle est caractérisée par sa forme étroite, par son ornementation comprenant six gros cordonnets épais et écartés, totalement dénuée de côtes axiales, et par son canal un peu plus infléchi à droite que celui de P. inchoatus.

PLÉSIOTYPE. PI. XII, fig. 27, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Parvisipho (Tortisipho) Dollfusi, sov. sp.

PI. XIII, fig. 15-16.

Taille assez grande ; forme fusoïde, élancée ; spire allongée, à galbe conique ; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus papilleux ; quatre tours convexes, séparés par des sutures profondes, surmontées d’un petit bourrelet et d’une faible dépression postérieure ; pas de côtes axiales ; filets spiraux, minces et serrés, très nombreux et irréguliers, commençant par être plus fins sur les premiers tours. Dernier tour grand, égal aux sept dixièmes de la longueur totale, à base excavée, sur laquelle les filets se prolongent et deviennent plus gros ; ils sont onduleux sur le cou du canal ; ouverture large, terminée par un canal assez allongé, peu rétréci, infléchi à droite ; labre mince, vertical ; columelle sinueuse, lisse ; bord columellaire mince, peu distinct.

DrMENsioNs. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Cette espèce a à peu près le même aspect que P. dislortus; ses filets sont aussi fins et moins réguliers, son canal est plus large, ses tours sont munis, en arrière, d’une légère dépression et d’un bourrelet sutural. Enfin, et surtout, son dernier tour est plus grand, ce qui fait paraître la spire beaucoup plus courte, et l'ouverture sensiblement plus allongée.

Type. PI. XII, fig. 15-16, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Parvisipho (Tortisipho) hemicolpus, #. sp. PI. XII, fig. 28.

Taille assez grande ; forme fusoïde, un peu ventrue ; spire longue, à galbe conique; protoconque lisse, globuleuse, de un tour et demi, à nucléus papilleux ; cinq tours peu convexes, séparés par des sutures profondes et onduleuses ; costules axiales, obliques, minces et serrées, n’atteignant pas la suture inférieure et s’arrêtant à l'avant dernier tour, traversées par des filets fins, rapprochés et réguliers. Dernier tour grand, égal aux cinq septièmes de la longueur totale, à base régulièrement atténuée, sur laquelle les filets persistent jusque sur le cou du canal où ils sont un peu plus espacés que sur le restant de la surface; ouverture large, terminée par un canal assez allongé, peu contracté, infléchi à droite ; labre mince, à peine sinueux; coitumelle sinueuse ; bord columellaire mince, peu distinct.

DiMExsioNs. Longueur : 14 mill. ; diamètre : $ mill.s.

R. D. L'espèce la plus voisine de celle-ci est P. Dollfusi, mais notre coquille s’en écarte par les côtes qui ornent ses premiers tours et qui ondulent les sutures; en outre, les tours sont moins convexes et n’ont pas la dépression postérieure de l’autre espèce ; les stries spirales sont plus régulières, plus profondes. Elle n’a pas les tours subanguleux comme P. jucundus, et enfin, elle atteint une taille bien supérieure à tous les échantillons de cette espèce que nous connaissons.

Type. PI. XII, fig. 28, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro.

Parvisipho (Tortisipho)lateliratus, ». sp. PI. XII, fig. 29.

Taille moyenne, forme biconique ; spire courte, à galbe conique; protoconque lisse, de un tour et demi, à nucléus papilleux ; quatre tours presque plans, un peu excavés vers le tiers inférieur, trés obtusément noduleux sur l’angle obsolète et arrondi qui surmonte cette dépression, séparés par des sutures peu profondes accompagnées d’un petit bourrelet; six sillons ponctués, beau-

coup plus étroits que les sillons qu’ils séparent ; toute la surface est finement décussée par les plis d’accroissement. Dernier tour très grand, égal aux trois quarts de la hauteur totale, à base régulièrement atténuée, sur laquelle l’ornementation spirale se prolonge plus ou moins régulière jusqu’au cou du canal; ouverture allongée, terminée par un canal long, tronqué sans échancrure, un peu infléchi à droite ; labre légérement sinueux, si l’on en juge par les stries d’accroissement; columelle sinueuse ; bord columellaire mince, assez large, bien appliqué sur la base.

DiMENsioNs. Longueur : 8 mill. ; diamètre : 3 mill.

R. D. Cette espèce a beaucoup d’analogie avec les autres Tortisipho que nous avons déjà décrits. Elle se distingue de P. hemicolpus par l’absence ou l'effacement des côtes axiales, et par son ornementation composée de sillons ponctués qui rappelle celle de certains Aclæon, et qui est comme l’exagération des fines stries spirales de P. Dollfusi ; elle a la spire encore plus courte que ces deux espèces, c’est ce qui l'écarte complètement de P. dislortus. Aussi, quoique nous n’en connaissions qu’un seul échantillon imparfait, n’avons nous pas hésité à lui attribuer un nom spécifique nouveau.

Type. Pl. XII, fig. 29, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas, unique.

Parvisipho (Columbellisipho) peracutus, [Cossm.]

PI. XIII, fig. 28.

1889. Cossm. Loc. cit., p. 127, pl. XI, fig. 16.

R. D. Petite coquille bien distincte de P. hordeolus, par sa forme très étroite, aciculée, à tours un peu convexes ; de même que chez l’espèce parisienne, la surface est entièrement lisse, sauf à la base, qui porte quelques sillons obliques enroulés autour du cou ; ouverture étroite, terminée par un canal large, court et tronqué ; labre vertical ; columelle à peine sinueuse. Les échantillons du Cotentin sont un peu plus répandus que ceux de la Loire-Inférieure, maïs ils présentent exactement les mêmes caractères que ceux de cette dernière localité, ou du moins que la forme typique, car nous n'avons pas trouvé la variété trapue qui se rapproche davantage de P. hordeolus.

PLésioryre. PI. XIII, fig. 28, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro, Bourdot. — Hauteville, Coll. Brasil.

Parvisipho(Columbellisipho)columbelloides, [Cossm.]

PI. XII, fig. 19.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 150, pl. V, fig. 26.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 127, pl. XI, fig. 17 (non 16, err. typ.).

R. D. Notre petit échantillon se rapproche plutôt de la variété du Bois-Gouët, que de la forme typique du Bassin de Paris; il a un galbe un peu moins traput ses tours sont moins nombreux et plus plans que ceux de la coquille parisienne; sa surface est entièrement lisse, sauf à la base, qui porte quelques filets

obliques et épais ; l'ouverture est terminée par un canal court, tordu, étroit, tronqué sans échancrure. Comme il s’agit d’une espèce variable, ces légères différences ne justifient pas la création d’une espèce nouvelle, surtout d’après un échantillon unique dans chacune des deux régions (Loire-Inférieure et Cotentin).

PLésioryre. PI. XITL, fig. 19, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Parvisipho (Andonia) subulatus [Lamk.] Pi. XII, fig. 1. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 160, pl. V, fig. 34.

R. D. L'’unique petit échantillon recueilli à Fresville est en très mauvais état, très roulé, et ce n’est pas sans hésitation que nous l’assimilons à l'espèce parisienne. On peut cependant constater, en le comparant attentivement aux échantillons de Parnes, qu’il a la même forme élancée et qu’il est orné de côtes obliques s'étendant d’une suture à l’autre ; l’ouverture, assez large, est terminée par un canal un peu infléchi à droite ; l’ornementation spirale est malheureusement invisible, mais l’aspect général de la coquille nous permet de supposer que nous avons réellement affaire à P. subulatus.

PLésioryre. PI. XII, fig. 1, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

‘Parvisipho (Andonia) exasperatus, Cossm. PI. XII, fig. 7. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 120, pl. X, fig. 28-29.

R. D. Nous ne voyons aucune différence entre l'échantillon un peu mutilé de Fresville et ceux du Bois-Gouët. Cette espèce est caractérisée par sa forme étroite et par son ornementation, composée de costules axiales, écartées et arrondies, traversées par des filets spiraux ou carènes plus écartées en avant qu’en arrière, dont l'intervalle est finement treillissée par de petits plis d’accroissement ; la base est ornée de filets aussi saillants que ceux des tours ; le canal est légèrement incliné à droite. Il n’est pas nécessaire d’insister sur les différences profondes qui séparent cette espèce de P. subulatus, dont l’ornementation axiale prédomine, et qui est bien plus étroit.

PLésiorype. PI. XII, fig. 7, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, le plésiotype et un autre échantillon mutilé,

Parvisipho (Andonia) bacillaris nov. sp. PI. XII, fig. 2.

Taille moyenne, forme très étroite, aciculée, spire longue, conique, pointue ; protoconque lisse, composée de deux tours convexes, terminée par un nuclèéus pointu et dévié ; cinq tours convexes, séparés par des sutures obliques, onduleuses, surmontées d’un petit bourrelet ; costules axiales obliques, nombreuses, arrondies et serrées, s'étendant d’une suture à l’autre, et traversées par une dizaine de filets spiraux, très réguliers. Dernier tour

très grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, régulièrement atténué à la base, sur laquelle les costules se prolongent, en devenant plus obsolètes, jusque sur le cou du canal ; ouverture étroite et allongée, terminée en avant par un canal assez large et à peine infléchi, non échancré ; labre mince, un peu sinueux ; columelle lisse ; bord columellaire mince, peu distinct.

DiMENsroNs. Longueur : 10 mill. $ ; diamètre : 2 mill. s.

R. D. Cette coquille est bien plus élancée que toutes celles que nous avons examinées jusqu’à présent ; de même que chez P. subulatus, il y a prédominance de l'ornementation axiale sur l’ornementation spirale, mais celui-ci porte de grosses côtes presque tuberculeuses, au lieu des fines costules axiales de P. ba cillaris, qui rappellent plutôt les plis de certains Parvisipho s. s. ; en outre, son ouverture est moins dilatée, son canal est plus droit. C’est donc bien une forme tout à fait spéciale qui ne se rapproche d’aucune autre de la Loire-inférieure ni du Bassin de Paris. Elle contribue à démontrer qu’Andonia n'est en définitive qu’un simple Sous-Genre de Parvisipho, et s’y rattache par quelques formes douteuses pour lesquelles on est obligé de se guider d’après des caractères très fugitifs, comme par exemple, dans le cas actuel, par la forme subulée de la coquille qui est toujours bien plus ventrue chez les Parvisipho les plus étroits.

Type. PI. XII, fig. 2, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Brasil, Pissarro.

Paroisipho (Andonia) perdubius, ”ov. sp. PI. XIL fig. 0.

Taille moyenne; forme fusoïde ; spire allongée, à galbe conique; protoconque lisse, déviée, de un tour et demi, à nucléus obtus, six tours convexes, séparés par des sutures profondes, onduleuses, sans bourrelet; costules axiales au nombre de six par tour, épaisses, arrondies et se correspondant exactement d’un tour à l’autre, ce qui donne à la coquille un aspect pyramidal ; ces côtes sont croisées par une dizaine de cordonnets spiraux, saillants et inégaux, comprenant souvent entre eux un cordonnet intermédiaire plus fin; toute la surface est finement crêpée par des plis d’accroissement. Dernier tour très peu supérieur à la moitié de la hauteur totale, à base excavée, sur laquelle l’ornementation se prolonge jusque sur le cou du canal; ouverture étroite, piriforme, terminée par un canal étroit, assez allongé, non échancré et presque droit ; columelle excavée à sa partie inférieure, à peine infléchie le long du canal; bord columellaire calleux, large, bien appliqué sur la base.

Dimensions. Longueur : 11 mill. ; diamètre : 4 mill.

R. D. Cette espèce, très ambiguë, se rattache au Sous-genre Andonia, et en particulier à À. subulata, par ses côtes pyramidales et par son canal droit, court

relativement à la spire ; mais elle s’en écarte par sa forme générale moins étroite, par ses tours moins convexes, et par son ornementation spirale. D'autre part, on ne peut, à cause de ce canal non tronqué, la classer dans le Genre Coptochetus, auprès de C. andoniæformis, dont elle se rapproche par son ornementation, mais qui a le labre plissé à l'intérieur, et le canal brièvement tronqué.

Tvyre. PI. XII, fig. 9, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, deux échantillons : le type et un individu plus douteux, roulé. — Hauteville, Coll. Brasil, Dumas.

Metula (Gelatoconus) decussata, [Lamk.] PL XIII, fig. 21-22. 1889 — Cossm. Cat, Eoc., IV, p. 144.

R. D. Les échantillons non adultes que nous avons examinés ne diffèrent pas de ceux du Bassin de Paris; l'espèce est d’ailleurs très variable dans ses proportions et dans son ornementation. L'un d'eux montre la protoconque formée d’une petite crosse déviée et lisse, très saïllante, paucispirée.

PLésioryre. PI. XII, fig. 21-22, Coll, Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot.

Metula (Celatoconus) tenuilirata, Cossm. PI. XIII, fig. 20. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 129, pl. XI, fig. 21-22.

R. D. Voici encore une espèce qui est très rare dans le Bassin de la Loireinférieure, alors que dans le Cotentin elle compte parmi les plus répandues. Quoi qu’il en soit, elle se distingue de tous les autres Metulu du Bassin de Paris, par sa taille plus grande, par sa forme plus trapue, et surtout par son élégante ornementation composée de sillons fins et serrés, très irréguliers, plus ou moins sinueux, obliquement anastomosés sur le dernier tour; ils comprennent entre eux un filet intermédiaire extrêmement mince, rendu granuleux par de fins plis d’accroissement ; l’ouverture, très grande, est dilatée en avant et se termine par un canal bien échancré; le labre, à peu près vertical, est sillonné intérieurement par des plis minces, serrés et parallèles ; l’antérieur est épais et rétrécit le canal; columelle lisse.

Présiorype. PI. XIII, fig. 20, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Cossmann. Pissarro.

Euthria elatior, nov. sp. PI. XII, fig. 23-24.

Taille petite; forme un peu étroite, fuso-buccinoïde; spire médiocrement allongée, à galbe subconoïdal; protoconque lisse, paucispirée, subglobuleuse, à nucléus très papilleux ; six ou sept tours, dont la hauteur dépasse la moitié de la largeur, à peine convexes, séparés par des sutures profondes et imperceptiblement bordées en dessus ; surface entièrement lisse, sauf quelques rares varices, très obsolètes et disséminées. Dernier tour égal aux cina

huitièmes de la longueur totale, ovale, arrondi, portant généralement une varice opposée à l’ouverture ; base excavée, ornée de sillons spiraux, obsolètes, jusque sur le cou un peu infléchi, non gonflé. Ouverture ovale, avec une petite gouttière postérieure, contractée en avant, où elle se termine par un canal assez court, contourné, tronqué presque sans échancrure à son extrémité; labre vertical, variqueux à l’extérieur, muni à l’intérieur d’une rangée de fins plis, dont le dernier, dentiforme, contribue à contracter l’ouverture ; columelle sinueuse, infléchie avec le canal, lisse; bord columellaire étroit, peu calleux, efhlé à son extrémité.

DiMENsIoNs. Longueur : 11 mill.; diamètre : 4 mill.

R. D. Beaucoup plus étroite que Æ. reducla du Bassin de Nantes, cette nouvelle espèce présente, d’ailleurs, tous les caractères du genre Euthria, saut que la columelle est lisse, comme celle de l’espèce de la Loire-Inférieure, et ne porte pas la dent antérieure qui caractérise le type (£. cornea) ; en outre, les sillons de la base sont plus obsolètes, non alternés, et l’on n'aperçoit aucune trace de costules axiales sur les premiers tours de spire. Si on la compare à E. decipiens Desh., rare coquille du Calcaire grossier de Chaumont, on remarque qu’elle en diffère par sa taille plus petite, par sa columelle entièrement lisse, par l’absence de dépression à la partie postérieure de chaque tour, par ses varices, etc.

Type. PI. XI, fig. 23-24, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro, Dumas.

Tritonidea excisa, [Lamk.] PI. XII, fig. 13.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 139.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 131, pl. XI, fig. 23-24.

R. D. Cette espèce est assez répandue dans le Cotentin, où elle atteint une taille plus grande que dans la Loire-Inférieure. De même que les échantillons de cette région, chaque tour de spire porte, au lieu de neuf ou dix côtes, comme les individus de Grignon, onze côtes axiales, épaisses et serrées, s’étendant d’une suture à l’autre, croisées par une dizaine de filets spiraux, entre lesquels s’intercale un filet beaucoup plus fin; de plus, toute la surface est treillissée par de petits plis d’accroissement ; sur la base, peu excavée, les côtes persistent jusqu’à la naissance du canal, tandis que les filets deviennent plus fins, plus serrés et onduleux; le canal est court, infléchi à droite ; labre vertical, épaissi par la dernière côte, lacinié, portant à l’intérieur sept ou huit dents épaisses, tuberculeuses; columelle excavée à sa partie inférieure, munie de deux rides antérieures, épaisses et écartées, plus visibles que celles des individus du Bois-Gouët.

Présioryre. PI. XII, fig. 15, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Brasil, Pissarro, Dumas. — Hauteville, Coll. Cossmann.

Tritonidea neglecta, | Desh.]| PI. XII, fig. 12. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 140.

R. D. Plus étroite que T°. excisa, cette espèce s’en distingue par sa forme plus élancée, par ses treize côtes axiales, épaisses, très rapprochées, se succédant d’un tour à l’autre, croisées par sept filets larges et anguleux, comprenant entre eux un filet plus fin qui remplit tout l'intervalle ; en outre, le dernier tour est plus grand, supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, arrondi à la base, sur laquelle les côtes persistent jusqu’au cou du canal qui est orné de filets plus fins et plus serrés; enfin, la columelle sinueuse est munie en avant de deux plis tuberculeux, dont le second est plus visible, tandis que T. excisa a deux fortes rides. Tous ces caractères différentiels confirment le rapprochement que nous faisons des échantillons du Cotentin avec ceux du Calcaire grossier parisien,

PLésioryre. PI. XII, fig. 12, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro, Bourdot, Cossmann.

Tritonidea (Cantharus) polygona,[Lamk.] PI. XII, fig. 25.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 131, pl. X, fig. 26-27, et pl. XI, fig. 28-29.

R. D. C'est la forme typique, et non la variété Vusseuri, que nous trouvons ici. Nos échantillons sont identiques à ceux du Bassin de Paris: ils ont une forme ventrue et sont ornés de côtes épaisses qui s'arrêtent avant d’atteindre la suture inférieure, traversées par trois gros cordons sur la partie antérieure des tours, et par des filets plus fins sur leur partie postérieure; labre sinueux, épaissi extérieurement par une grosse varice arrondie, crénclé intérieurement par des plis allongés et irréguliers ; columelle munie, en avant, de deux ou trois petites rides, et en arrière, d’une dent pliciforme sur la région pariétale.

PLésioTyre. PI. XIII, fig. 25, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Oppenheim, Pissarro.

Tritonidea (Endopachychilus) crassilabrum, [Desh.]

PI. XIII, fig. 27.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 140, pl. IV, fig. 16.

R. D. Cette belle coquille, si rare dans le Bassin de Paris, est au contraire très répandue dans le Cotentin : c’est une grosse coquille trapue, à tours subanguleux, ornés de côtes minces et de gros cordons écartés, entremélés de filets plus fins ; le labre est oblique et est extérieurement épaissi par une forta varice ; à l’intérieur, il porte de larges plis crénelés ; le bord columellaire est large et est muni de trois rides aplaties ; il laisse à découvert une petite fente ombilicale, et forme une grosse callosité pariétale qui rétrécit l'angle inférieur de l’ouverture, Nous avons attentivement comparé nos échantillons avec T. Munieri de la Loire-Inférieure, espèce trapue à laquelle nous les avions d’abord rapportés; mais, outre qu’ils sont plus trapus (pour le même diamètre, ils ont 4 ou 5 millimètres de longueur en moins), leurs filets spiraux sont moins inégaux, ce qui leur donne l'aspect moins bianguleux ; d'autre part, les côtes axiales sont moins saillantes, plus arrondies, le labre

est plus épais, la columelle est moins coudée, et le bord columellaire porte des rides obsolètes qui font défaut dans l’autre espèce.

PLÉésioryre. PI. XIII, fig. 27, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Cossmann, Pissarro.

Murex (Pterymurex) (1) tripteroides,/[Lk.] PI. XIII, fig. 29.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 123.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 136, pl. XI, fig. 32-33.

R. D. Cette espèce est, dans le Cotentin, d’une taille bien inférieure à celle des échantillons parisiens ; mais, il n’y a pas d’hésitation sur l'identité, à cause de la continuité des varices qui forment une lamelle tranchante de l’extrémité antérieure au sommet de la spire, en se succédant d’un tour à l’autre; en outre, la forme de la coquille est assez étroite, son ornementation est en général obsolète ; le labre porte, l’intérieur, des dents nombreuses et serrées ; le canal est incomplètement clos.

PLÉsioryre. PI. XIII, fig. 29, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas.

Murex (Pterymurex) tricarinatus, Lamk. PI. XIV, fig 1. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 124.

R. D. Les échantillons du Cotentin ont, en général, l'aspect moins étagé que ceux du Bassin de Paris; sur le dernier tour, les douze filets spiraux, qui découpent des sinuosités sur les varices foliacées, sont plus obsolètes ; ces varices sont minces, tranchantes et plus continues, quoique épineuses à leurs extrémités ; c’est ce qui distingue l’espèce de M. tripteroides, outre que sa forme est plus trapue et que son ornementation est moins effacée ; le canal n’est pas complètement clos, mais il communique avec l’extérieur par une étroite fente.

PLésiorTyre. PI. XIV, fig. 1, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro, Dumas, Cossmann.

Murex (Pterymurex) contabulatus, Lk. PI. XIV, fig. 3.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 123.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 136, pl. XI, fig. 34-35.

R. D. Bien plus étagée que M. tribleroides, mais plus élancée que M. tricarinatus, cette coquille s’en distingue, en outre, par ses varices terminées par une épine aiguë à leur extrémité; le canal est bien plus ouvert et est évasé à sa partie antérieure; les filets spiraux sont très saillants, et leurs intervalles sont ornés de petits plis en chevrons, enfin la côte noueuse, intermédiaire entre les varices, est plus épaisse et plus allongée.

PLÉsioType. PI. XIV, fig. 3, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, Oppenheim, Dumas, Bourdot, Brasil.

(x) Pleronotus ayant été employé trois fois en nomenclature zoologique, M. Rovereto a changé ce nom en Plerymurex (1899).

Murex (Muricidea) frondosus, Lamk. PI, XIV, fig. 2. 1889 — Cossm. Cat. Eoc. IV, p. 126.

R. D. Cette élégante coquille est identique aux échantillons de Beynes auxquels nous l'avons comparée ; elle porte, sur chaque tour, sept ou huit varices très ornées, sur lesquelles les filets spiraux principaux se divisent pour former une petite tubulure relevée ; entre ces filets, il existe un filet plus fin, et l'intervalle est treillissé par de petits axiaux parallèles à l'axe, lamelleux et onduleux ; le canal est incomplètement fermé, droit et ombiliqué. L'espèce est caractérisée par ses varices plus nombreuses que celles de M. Slueri, par son ornementation très différente de celle de M. Bernayi qui n’a pas l'ombilic aussi clos.

PLésiorype. PI. XIV, fig. 2, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot.

Murex (Muricidea) subfrondosus, Cossm. PI. XIV, fig. 7. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 137, pl. XI, fig. 39-40.

R. D. C'est avec la plus grande hésitation que nous assimilons à l'espèce de la Loire-[nférieure l’unique échantillon que nous avons recueilli à Fresville. Cette assimilation, cependant, nous paraît permise à cause de la forme trapue et en massue de notre individu ; ses sutures sont très profondes, et ses tours sont étagés ; le canal est allongé, un peu infléchi et incomplètement clos; le bord columellaire est large, lisse, et forme en avant, à la naissance du canal, une large lamelle détachée ; l’ombilic est bien ouvert. Sur le dernier tour, il n’y a plus que cinq varices très écartées, exactement comme chez l'échantillon figuré du Bois-Gouët, tandis que M. frondosus en a huit, malheureusement, notre unique échantillon est très roulé, et on n’y distingue pas très nettement tous les détails de l’ornementation qui, chez le type, est très différente de celle de M. frondosus.

PLésiorypre. PI. XIV, fig 7, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll, Pissarro, unique.

Murex (Muricidea) jucundus, Desh. PI. XIV, fig. 8-9.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 127.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 138, pl. XI, fig. 41 et 43.

R. D. On trouve assez fréquemment cette petite coquille, mais malheureusement, comme elle provient d'Hauteville, les échantillons sont,en général, assez usés. Malgré cela, cette espèce se reconnaît facilement à sa forme étroite et à son dernier tour court ; la protoconque est lisse, et le nucléus est dévié, parfois projeté en une crosse, tout à fait en dehors de l'axe ; l’ornementation est très caractéristique : elle se compose de nombreuses varices en zigzag et de trois filets spiraux saillants ; ouverture large, quadrangulaire, terminée par un canal étroit, ouvert.

PLÉsioTyPe. PI. XIV, fig. 8-9, Coll. Pissarro. — Hauteville.

Loc. Hacteville, Coll. Dumas, Brasil, Pissarro.

? Murex (Muricidea) crispus, Lamk. PI. XIV, fig, 5. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IX, p. 128.

R. D. Voici encore une détermination que nous faisons précéder d’un point d'interrogation, car elle n’est basée que sur la forme générale de la coquille, ce qui est bien insuffisant. Notre échantillon a une forme courte et trapue, et porte sept côtes tuberculeuses ; les tours sont plus anguleux que ceux de M. calcitraboides, mais l’état de la surface ne nous permet pas d’en voir l’ornementation ; l'ouverture est évasée à sa partie inférieure et se termine par un canalarge, ouvert, court et tronqué ; l’ombilic est clos ; le labre est mince et tranchant, étalé, et porte à l’intérieur sept dents tuberculeuses.

PLÉsIOTYPE. PI. XIV, fig. s, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Murex (Muricopsis) Plini, de Rainc. PI. XIV, fig. 6. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, pl. V, fig. 10.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 138, pl. XI, fig. 44-45.

R. D. L'individu que nous figurons permet d’apercevoir très nettement les filets, ou plutôt les rubans peu nombreux et très obsolètes, séparés par des dépressions à peine indiquées et plus étroites qu’eux ; l’ornementation axiale se compose de côtes droites, minces, se succédant d’un tour à l’autre, qui donnent à la coquille vue en plan l’aspect d’une pyramide régulière à dix pans ; une grosse varice très épaisse est située en arrière du labre ; celui-ci est mince, droit, et porte à l’intérieur quatre ou cinq dents tuberculeuses.

PLÉsIOTyrE. PI. XIV, fig. 6, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro.

Murex (Ocinebra) constantinensis, nov. sp. PI. XIV, fig. 4.

Taille assez petite ; forme peu trapue ; spire médiocrement allongée, à galbe conique ; cinq ou six tours anguleux en arrière, ornés de costules obliques, noduleuses sur l’angle, amincies sur la rampe postérieure, croisées par un ruban spiral contre la suture antérieure. Dernier tour égal aux quatre septièmes de la hauteur totale, avec deux angles périphériques crénelés par les huit ou neuf côtes axiales, ovale et déclive à la base, sur laquelle se prolongent les côtes et apparaissent des filets spiraux écartés, jusque sur le cou, qui est muni d’un bourrelet oblique, tubulé par les côtes. Ouverture ovale, terminée en avant par un canal très étroit, entaillé sur le bourrelet ; labre oblique, variqueux, portant six dents obsolètes à l’intérieur ; columelle lisse, peu arquée, à peine infléchie en avant; bord columellaire calleux dans la région pariétale, peu distinct sur la base, détaché du bourrelet, dont il est séparé par une petite fente.

DiMENsions. Longueur : 10 mill, 5 ; diamètre : 6 mill. 5.

R. D. Cette espèce est intéressante, quoiqu'elle soit dans un médiocre état de conservation, à surface un peu fruste, car elle représente, dans le Cotentin, le Sous-Genre Ocinebra qui n'existe pas dans le Bassin de Paris, et dont il n'y a, dans la Loire-Inférieure, qu’une espèce (M. Dubuissoni) beaucoup plus trapue, à dernier tour plus grand et plus ventru ; ce sont les mêmes côtes obliques, noduleuses, le même canal court et subtronqué, la columelle non dentée, comme l’est celle de Muricops.

Type. PI XIV, fig. 4, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Typhis parisiensis, d’Orb. PI. XIV, fig. 15.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 131.

R. D. Nous n’apercevons pas de différence entre l'échantillon de Fresville et les jeunes individus du Bassin de Paris; c’est une coquille bien plus trapue que P. tubifer, et qui s’en distingue, d’ailleurs, à première vue, par ses varices plus foliacées, plus épineuses.

Présioryre. PI. XIV, fig. 5, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, unique, Coll. Bourdot.

Lampusia (1) (Gutturnium) piraster, | Lamk.]

PI. XIV, fig. 12.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 121.

R. D. Cette espèce diffère de toutes celles qui suivent, par son canal très allongé et infléchi à droite ; l’ornementation se compose de gros filets spiraux, plats et écartés, comprenant souvent entre eux des filets intermédiaires très obsolètes ; le dernier tour porte des côtes axiales, écartées et subnoduleuses ; les nodosités, à l’intersection de ces côtes et des filets, sont plutôt des crénelures obliques, parfois bifides ; labre épaissi par une grosse varice externe, muni à l’intérieur de huit dents épaisses, et d’une lamelle antérieure, à la naissance du canal ; columelle portant quelques rides antérieures, et une dent pliciforme dans l’angle postérieur de l’ouverture. On voit, par cette description sommaire, qu'il n'y a pas de différence entre les échantillons du Cotentin et ceux du Bassin de Paris.

PLésioryre. PI. XIV, fig. 12, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

(x) On sait que Lampusia Schum. a été proposé par M. Newton pour remplacer Triton qui fait double emploi avec un genre de Cirrhipèdes de Linné. Toutefois, cette interprétation a été contestée par M. Harris (1897), puis par M. Rovereto (1900), qui ont choisi Lotorium, considéré par Fischer comme synonyme de Simpulum. Toute la question réside dans le choix du type de Triton Monfort : elle sera examinée à fond dans la 5° livraison des « Essais de Pal. comparée ». En attendant qu’elle soit réglée, nous préférons conserver provisoirement Lampusia.

Lampusia (Sassia) ischnospira, Cossm. PI. XIV, fig. 14. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 145, pl. XII, fig. 21-22.

R. D. Espèce beaucoup plus rare dans le Cotentin que dans la Loire-Inférieure, et facile à reconnaître à sa forme allongée,à ses tours subanguleux, ornés de costules axiales, minces, un peu obliques, dont l’une devient variqueuse sur chaque tour, traversées par six cordons spiraux, principaux, qui comprennent entre eux un filet intermédiaire plus fin, le tout, formant un réseau de mailles régulières, treillissées par de petits plis d’accroissement ; labre épaissi extérieurement par la dernière varice, portant à l’intérieur une dizaine de dents ; columelle muni en avant de deux ou trois dents obsolètes ; bord columellaire un peu détaché en avant. L. Bernayi, du Bassin de Paris, a les tours plus anguleux, les côtes plus saillantes et moins nombreuses que l’espèce de l'Ouest de la France.

PLÉsioryre. PI. XIV, fig, 14, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro. — Hauteville, Coll. Dumas.

Lampusia (Sassia) Bourdoti, Cossm. PI. XIV, fig. 13. 1899 — Cossm. Loc. cit., p. 146, pl. XII, fig. 23 et 25.

R. D. Plus répandue que la précédente, cette espèce s’en distingue, à première vue, par sa forme plus trapue et par ses tours anguleux ; l’ornementation spirale est bien différente ; elle comprend huit filets dont l’un, un peu plus épais, correspond à l’angle des tours ; il n’y a pas de filets intermédiaires, et l'intervalle est guilloché par de petits plis d’accroissement minces, lamelleux et extrêmement réguliers; ouverture quadrangulaire, terminée par un canal assez long et recourbé ; labre épais, muni de quelques dents bifides ; columelle portant une dent lamelleuse à la naissance du canal, et deux ou trois rides obsolètes au-dessous. D’autre part, si on compare L. Bourdoti avec L. Bernayi du Bassin de Paris, dont le galbe un peu trapu et anguleux est analogue, on remarque que l’espèce de l’Ouest de la France se distingue de celle des environs de Paris par son ornementation plus fine, par ses côtes plus nombreuses, par sa forme un peu plus étroite.

PLésioryre. PI. XIV, fig. 13, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Lampusia (Sassia) Lennieri, nov. sp. PI. XIV, fig. 10-11.

Taille assez petite ; forme cunéoïde ; spire courte, à galbe conique; protoconque lisse, globuleuse, de deux tours convexes, à nucléus petit et déprimé; cinq tours, convexes en avant, déclives en arrière, séparés par des sutures profondes et onduleuses; neuf côtes axiales, gibbeuses, effacées sur la rampe déclive, se succédant en pyramide d’un tour à l’autre, croisées par deux groupes de trois stries spirales ; une troisième paire de sillons très effacés existe, en outre, au-dessus de la suture. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, ventru, arrondi à la

base, sur laquelle s’effacent graduellement les côtes, tandis que les sillons persistent, et que leurs intervalles forment des rubans écartés, avec de petites rugosités margaritiformes, jusque sur le cou qui est court et excavé. Ouverture ovale, terminée par un canal court et tronqué ; labre vertical, variqueux, obtusément crénelé à l’intérieur ; columelle excavée, portant un pli tordu à l’origine du canal ; bord columellaire mince, indistinct, avec une ride saillante du côté antérieur.

DimeNsions. Longueur : 14 mill. ; diamètre: 7 mill. s.

R. D. Bien que cette coquille unique ne soit pas adulte, attendu que son ouverture ne paraît pas complètement formée, elle nous semble tellement distincte des autres Sassia connus, qu’il est intéressant de la décrire. Ses côtes gibbeuses en avant, ses tours non anguleux, son ornementation spirale, la séparent de L. Bernayi et de L. Bourdoti. Elle n’a pas le galbe élancé de L. ischnospira, ni ses costules minces. D'autre part, L. Lejeunei, de l’Yprésien, a une ornementation absolument différente.

Type. PI. XIV, fig. 10-11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Lampusia (Simpulum) Dumortieri,[Baudon]P1.XIV, fig. 17.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 119.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 142, pl. XII, fig. 10-11.

R. D. Cette coquille se reconnaît à sa forme conique et un peu trapue, et à ses côtes axiales, un peu épaisses, qui forment, à leur intersection avec trois ou quatre filets spiraux, des nodosités un peu obtuses ; dans l'intervalle des filets, il y a deux ou trois filets beaucoup plus fins; canal assez allongé, un peu infléchi à droite ; labre extérieurement épaissi par la dernière varice, portant à l’intérieur quelques dents un pec allongées ; bord columellaire muni de trois rides rapprochées à sa partie antérieure, et de granulations pariétales.

PLésioryre. Pl. XIV, fig. 17, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Lampusia (Simpulum) reticulosa, [Desh.] PI XV, g. 13.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 120.

1899 — Cossm. Loc. cit. p. 143, pl. XII, fig. 14-15.

R. D. Quand les échantillons ne sont pas adultes, il est très difficile de les distinguer de L. Dumortieri; quand ils ont atteint leur complet développement, ils se différencient de cette dernière espèce par leur forme plus trapue, et surtout par la plus grande régularité de leur ornementation ; les filets spiraux, souvent bifides, sont plus nombreux et comprennent dans leur intervalle un filet intermédiaire plus fin ; les côtes axiales sont plus droites et moins épaisses, les perles à l'intersection sont plus arrondies, et enfin, toute la surface est finement treillissée par des petits plis d’accroissement réguliers.

PLÉsioType. — Pl. XV, fig. 13, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Dumas, Pissarro.

Lampusia (Simpulum) pustulifera, #. sp. PI XV, fig. 14-15.

Taille moyenne ; forme trapue; spire courte, à galbe conique, terminée par une protoconque lisse, globuleuse, de un tour et demi, à nucléus en goutte de suif; cinq tours peu convexes, séparés par des sutures profondes, canaliculées, ornés de costules axiales, très obsolètes, parfois variqueuses, disparaissant sur le dernier tour; celles-ci sont croisées par quatre filets spiraux obsolètes, qui forment, à leur intersection avec les côtes, de petites pustules comprimées, bifides sur le dernier tour ; entre les filets principaux, il existe de nombreux filets intermédiairestrèsfins. Derniertour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, ventru, à base excavée. Ouverture piriforme, terminée par un canal étroit, tordu, non échancré ; labre vertical, très épais, extérieurement bordé par une grosse varice, portant à l’intérieur huit plis plus épais en arrière qu'en avant ; columelle excavée au milieu, munie de quatre petites rides en avant et de deux renflements pliciformes dans l'angle inférieur de l’ouverture ; bord columellaire mince, calleux, détaché en avant.

DimENsioNs. Longueur : 15 mill.; diamètre : 8 mill.

R. D. Très voisine de L. striatula, du Bassin de Paris, cette coquille s’en écarte par sa forme trapue, par ses côtes encore plus effacées, et surtout par la finesse de ses pustules, qui forment des petites granulations comprimées ; les dents du labre sont peu épaisses et la ride pliciforme de l'angle inférieur de l'ouverture est bien plus saillante. Il n’y a pas à la rapprocher de L. substriatula, du Bois-Gouët, dont la forme est beaucoup plus étroite, et dont le dernier tour est bien plus court.

Type. Pl. XV, fig. 14-15, Coll. Dumas. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Dumas, Oppenheim.

Lampusia (Simpulum) fresvillensis, nov. sp.

PI. XV, fig. 21-22.

Taille moyenne ; forme allongée, à galbe conique ; protoconque lisse, de un tour et demi, terminée par un nucléus en goutte de suif ; cinq tours convexes, anguleux, séparés par des sutures peu profondes, ornés de costules axiales, droites, parfois variqueuses, que croisent cinq cordonnets, dont l’un coïncide avec la rampe du milieu des tours ; à leur intersection, se forment des tubercules arrondis ; entre les filets principaux, il y a trois filets intermédiaires dont les intervalles sont très finement treillissés par des plis d’accroissement serrés. Dernier tour grand, égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovale, à base excavée, muni d’une varice opposée à l’ouverture. Ouverture large, terminée par un

canal court, large, tordu, tronqué sans échancrure ; labre vertical, épaissi extérieurement par une varice, portant à l’intérieur sept dents plus épaisses en arrière qu’en avant; columelle coudée en son milieu, avec trois rides en avant et une quatrième ride un peu au-dessous ; bord columellaire mince, calleux, détaché en avant.

Dimensions. Longueur : 18 mill. ; diamètre : 8 mill.

R. D. Nous avions d’abord pensé que cette espèce était une variété de L. excavata, mais les échantillons que nous avons examinés présentent tous des caractères constants qui nous permettent de l’en différencier sans difficulté. Elle se distingue de L. excavala par sa forme beaucoup plus allongée et par ses tours moins excavés sur la rampe postérieure; les individus de la Loire-Inférieure ne portent que trois rangées de granulations, tandis que ceux du Cotentin en ont toujours au moins cinq; de plus, leur canal est plus tordu et la columelle est munie de quatres rides pliciformes au lieu de deux. Beaucoup moins trapue et moins conique que L. cuneala du Fayel, notre nouvelle espèce se distingue aussi de L. goniata, par son angle moins saillant, situé plus bas et par son ornementation plus finement serrée.

Types. PI. XV, fig. 21-22, Coll. Pissarro, Coll. Dumas. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Pissarro.

Lampusia (Simpulum) viperinum, [Lamk.] PI. XIV, fig. 16 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 118.

R. D. Les deux seuls individus de cette espèce, que nous avons trouvés dans le Cotentin, nous paraissent identiques à certains échantillons du calcaire grossier de Mouchy : ils ont une forme allongée, peu régulière, et des tours subanguleux, treillissés par des costules axiales, droites et minces, que traversent trois filets spiraux, irrégulièrement espacés ; canal allongé et presque droit ; labre très épais, avec six crénelures non bifides ; bord columellaire muni de quelques rides antérieures.

PLésroTyre. Pl. XIV, fig. 16, Coll. Dumas. — Hauteville.

Loc. Hauteville, Coll. Dumas.

Lampusia (Simpulum) formosa, [Desh.] PI. XV, fig. 16. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 117.

R. D. L’unique échantillon recueilli à Fresville est un peu plus trapu que ceux de Parnes, ce qui tient à ce qu’il est moins adulte, et son canal est plus court, mais son ornementation est identique à celle de l’espèce parisienne : elle se compose de larges filets spiraux, obsolètes, régulièrement alternés, qui portent une ou deux rangées de tubercules écartés, très effacés ; il n’y a pas de filets granuleux, mais ceux-ci font également défaut chez certains individus de Chaussy ; le labre est intérieurement crénelé par de gros plis bifides ; la columelle est munie en avant de deux petites rides pliciformes.

PLésioryre. PI. XV, fig. 16, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Pissarro, unique.

Lampusia (Simpulum) colubrina [Lamk.] PI, XV, fig. 18. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 118.

R. D. On distingue sans difficulté cette espèce de L. formosa, à cause de son ornementation beaucoup plus grossière. Au lieu des filets minces de celleci, L. colubrina est orné d’une dizaine de gros filets saillants, plus larges que leurs intervalles ; les sutures sont profondément canaliculées, les côtes axiales sont plus visibles, les tubercules y forment des nodosités plus épaisses et surtout plus nombreuses ; les caractères de l’ouverture sont à peu près les mêmes : crénelures du labre bifides, et rides columellaires plus nombreuses.

PLÉSIOTYPE. — Pl. XV, fig. 18, Coll. Pissarro, — Fresville.

Loc. Fresville, Hauteville, Coll. Pissarro, très rare. — Fresville, Coll. Bourdot, Pissarro.

Lampusia (Simpulum) polyzonalis, | Vasseur| PI. XIV, fig. 18-19.

Variète. parameces nov. var.

1899 — Cossm. Loc cit., p. 149, pl. XII, fig. 24-30.

R. D. Les très nombreux échantillons de cette espèce, que nous avons examinés ont une forme beaucoup plus allongée que ceux du Bassin de la Loire- Inférieure (16 mill. s sur 7 mill.), et ils ont presque toujours sept dents labiales, souvent bifides, au lieu de six ; quant à l’ornementation, elle est identique, et se compose de nombreux petits plis axiaux, serrés, découpés spiralement par quatre larges zones, séparées chacune par deux profonds sillons dont le fond est élégamment treïlllissé par de petits fils d’accroissement lamelleux, extrèmement fins. Dans ces conditions, il nous paraîtrait excessif de créer une nouvelle espèce pour d’aussi légères différences ; toutefois, comme elles ont un réel caractére de constance, nous désignerons la forme du Cotentin sous le nom de var. parameces, nobis.

PLÉSIOTYPE. PI. XIV, fig. 18-19, Coll. Pissarro. — Fresville. Loc. Fresville, toutes les collections. — Hauteville, Coll. Dumas.

Lampusia (Simpulum) bicincta, [Desh.|] PI. XV, fig. 12. 1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 120.

R. D. Le bel échantillon de la collection Bourdot, que nous faisons figurer, est bien supérieur comme taille à ceux de Chaussy dans le Bassin de Paris. C’est une coquille ventrue, un peu irrégulière, ornée sur chaque tour de costules axiales minces et de filets spiraux au nombre de cinq, avec des filets intermédiaires beaucoup plus fins ; les deuxième et troisième filets forment, avec les côtes, des gros tubercules bien plus saillants que les autres et ne leur correspondant pas ; toute la surface est finement treillissée par de petits plis d’accroissement ; labre fortement épaissi à l'extérieur par la dernière varice, avec neuf dents tuberculeuses à l’intérieur ; trois rides columellaires pliciformes, la première lamelleuse. D'autre part, l'échantillon figuré a les tours moins convexes que L. nodularis, et n’a pas les crénelures bifides à l’intérieur du labre ; par conséquent, c’est bien à l'espèce de Deshayes, et non pas à celle de Lamarck, qu'il doit être rapporté.

Puésioryre. PI. XV, fig. 12, Coll. Bourdot. — Fresville. Loc. Fresville, Coll. Bourdot ; jeune individu, Coll. Dumas.

Lampusia (Simpulum) polysarca, nov. sp. PI. XV, fig. 8-9.

Taille très petite; forme trapue, globuleuse; spire conique, courte ; quatre tours peu convexes, séparés par des sutures profondes ; costules axiales, minces, droites, découpées spiralement par quatre zones séparées par un double sillon ; à l'intersection des filets et des zones, il y a de petits tubercules comprimés, un peu plus allongés sur la zone inférieure. Dernier tour très grand, égal aux quatre septièmes de la hauteur totale, globuleux, à base non excavée, sur laquelle l’ornementation se prolonge jusque sur le cou du canal; une varice peu saillante est opposée à l’ouverture. Ouverture ovale, peu large, terminée par un canal très court, brusquement tronqué sans échancrure ; labre oblique, très épais, crénelé à l’intérieur par six tubercules croissant d’avant en arrière ; columelle en arc de cercle, avec deux fortes rides plicitormes à sa partie antérieure ; bord columellaire large, calleux, détaché en avant.

DimExsioNs. Longueur probable : 8 mill. ; diamètre : 4 mill. 5.

R. D. Cette curieuse petite coquille s’écarte complètement de toutes celles que nous avons examinées jusqu'ici, à cause de sa forme globuleuse qui rappelle un peu celle de L. pilula, de la Loire-Inférieure, mais cette dernière espèce est ornée de rubans spiraux au nombre de trois seulement avec des tubercules beaucoup plus faibles ; en outre, notre nouvelle espèce a le labre plus oblique, et celui-ci est muni de six plis au lieu de sept. Enfin, ses tours sont bien moins convexes, le dernier est plus sphérique, le canal est plus court.

Tyre. PI. XV, fig. 8-9, Coll. Cossmann. — Fresville.

Loc, Fresville, Coll. Cossmann, unique.

Morio {1) nodosa, [Sol.]| PIX fige.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 112.

R. D. Il est assez difficile de distinguer les échantillons du jeune âge de M. nodosa ; cependant, en les comparant à nos individus de Parmes, on trouve

(x) En 1899 (Rich. Syn.), M. Rovereto a, de nouveau, insisté pour rétablir Cassidaria à la place de Morio, sous prétexte que cette dernière dénomination avait déjà été employée par Latreille. Le fait ne serait exact que si l’on pouvait démontrer que le mois de l’année 1810, dans lequel Latreille a publié Morio pour un Insecte, est effectivement antérieur à celui dans lequel à paru le Manuel de Montfort. Malheureusement, à cette distance, il est bien difficile de faire aboutir une pareille enquête; en tous cas, jusqu’à ce que ce point soit résolu, il n’y a pas lieu de trancher cette question de priorité, pas plus pour les Conchyliologues que pour les Entomologistes.

qu’ils ont bien le même galbe; la spire est assez allongée, et les carènes portent des tubercules qui n’ont pas encore la saillie qu’ils atteignent à l'âge adulte. En tous cas, il nous paraîtrait téméraire de rapporter ces jeunes individus à une autre espèce que M. nodosa ; d’ailleurs, les autres espèces du Calcaire grossier sont bien distinctes, même dans le jeune âge: M. enodis a les carènes lisses; M. featiliosa n’a presque pas de spire, et il a les angles plissés ; M. sulcaria à des filets spiraux écartés; M. preliosa a des tours arrondis, non anguleux, avec une seule rangée de tubercules.

PLÉsioTyre. PI. XV, fig. 2, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Brasil. — Valognes, Coll. Dumas.

Cassisoma (1) harpæforme, Lamk. PI. XV, fig. 1.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 111.

1889 — Cossm. Loc. cit., p. 150, pl. XII, fig. 32.

R. D. Aussi rare dans le Cotentin qu’elle l’est, avec le test, dans la Loire- Inférieure, cette élégante coquille se reconnaît, à première vue, à ses côtes saillantes s'étendant sur toute la hauteur du dernier tour, et formant des tubercules très obsolètes, à l’intersection de trois carènes spirales rapprochées ; il existe toujours une petite dépression au-dessous de la rangée postérieure des tubercules.

PLÉSIOTYPE. Pl. XV, fig. 1, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, unique.

Pirula tricarinata, Lamk. PL'XNV Go

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 151, pl. XIII, fig. 5-6.

R. D. De même que dans la Loire-Inférieure, nous ne trouvons dans le Cotentin que la variété dans laquelle les trois carènes s’atténuent et disparaissent, de façon que les filets spiraux deviennent égaux et qu’il ne reste plus sur le dernier tour qu’un angle obsolète, qui parfois même, disparaît également. Ainsi qu’il a été indiqué dans les « Moll. éoc. de la Loire-Inférieure », il y a un caractère très sûr pour permettre de reconnaître cette espèce : les cordonnets spiraux deviennent deux fois plus serrés sur le cou du canal que sur le reste de la base; toute la surface est élégamment treillissée par des côtes axiales, courbes, minces et très régulières.

PLésioryre. PI. XV, fig. 7, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas. — Valognes, Coll. Dumas.

(1) La dénomination Cassis Klein (Moll. 1753) faisant double emploi avec Cassis Klein (Echin. 1734), Lamarck a eu tort de l'appliquer, en 1799 et 1822, à un Genre de Mollusques ; M. Rovereto (Rich. Syn. 1822), a corrigé l'erreur, et il a proposé d’adopter à la place: Cassisoma, opercule de Cassis,

Cypræa (Cyprædia) elegans, Der. PL. XV, fig. 10.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 106.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 152, pl. XI, fig. 33-34.

R. D. Les Cypræa sont peu répandus dans le Cotentin, car ce Genre n’y est, jusqu’à présent, représenté que par cette seule espèce, qui est très variable dans ses proportions, mais qui est identique aux échantillons du Bassin de Paris, avec lesquels nous l'avons comparée. C’est une coquile très élégamment ornée par des cordons spiraux fins et équidistants, dont les intervalles sont traversés par des plis d’accroissement qui y découpent des mailles carrées très régulières ; sur le labre, il ne subsiste qu’un filet pour deux du bord opposé ; la columelle porte quelques petites rides irrégulièrement distribuées, formées par l’épaississement des filets spiraux.

PLésioryre. PI. XV, fig. 10, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville, Hauteville, Coll. Dumas, Pissarro. — Fresville, Coll. Dumas, Bourdot, Pissarro.

Terebellum (Seraphs) sopitum, [Soland.] PI. XV, fig. 5.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 96.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 115, pl. XII, fig. 35.

R. D. On trouve très fréquemment cette espèce à Fresville, mais il est rare d’y rencontrer des échantillons qui atteignent la taille de celui de la collection Bourdot, que nous faisons figurer, et qui mesure plus de six centimètres de hauteur. Cet échantillon est malheureusement en mauvais état, mais il présente bien la forme ovale des individus de Chaussy ; l’ouverture est très dilatée en avant ; le labre est un peu sinueux ; le bord columellaire est mince; quant aux sillons qui ornent sa base, l’état de la surface ne nous permét pas de les apercevoir.

PLésioryre. PI. XV, fig. s, Coll. Bourdot. — Fresville.

Loc. Fresville, Coll. Bourdot, Dumas, Oppenheim, Pissarro. — Hauteville, Coll. Pissarro.

Rimella fissurella, [Lamk.]| PI. XV, fig. 6.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 90.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 155, pl. XIII, fig. 8.

R. D. Bien que cette espèce soit très commune, nous n’avons pu découvrir aucun échantillon complet ; elle est néanmoins facile à reconnaître à sa forme élancée, et à ses costules axiales, parfois variqueuses et écartées. Contrairement à ce qui a été indiqué dans le « Cat. Eoc. du Bassin de Paris » et dans les « Moll. Eoc. de la Loire-Inférieure », les tours des individus du Cotentin ne sont pas lisses, mais portent, même sur les premiers, des filets spiraux fins et serrés : ceux-ci deviennent obsolètes et tendent même à disparaître à mesure que la coquille avance en âge; cette ornementation est donc attribuable à ce que les individus en question ne sont pas adultes.

PLésiorype. Pl. XV, fig. 6, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc, Fresville, Coll. Bourdot, Oppenheim, Pissarro.

Gladius sp.

OBSERVATIONS. M. Bourdot nous a communiqué, de Fresville, deux fragments de Gladius, qui doivent atteindre, lorsqu’iis sont complets, environ 10 centimètres de hauteur : ces fragments sont.en trop mauvais état pour qu'il soit possible de les déterminer, ni utile de les faire figurer.

Strombus ornatus, Desh. PL. XV, fig. 11.

1889 — Cossm. Cat. Eoc., IV. p. 88.

1899 — Cossm. Loc. cit., p. 156, pl. XIII, fig. 3-4.

R. D. Cette jolie petite coquille est peu rare dans le Cotentin ; on la reconnaît à son élégante ornementation treillissée par des mailles rectangulaires ; les côtes axiales sont un peu plus épaisses que les filets spiraux, et l'intervalle de ceux-ci est orné de stries très fines et très serrées, l’ouverture est étroite et se termine à sa partie postérieure par un petit canal qui se prolonge jusqu’à la suture.

PLésioTyre. PI. XV, fig. 11, Coll. Pissarro. — Fresville.

Loc. Fresville. Coll. Bourdot, Dumas, Oppenheim, Pissarro.

Strombus princeps, Vass. PI. XV, fig. 3-4.

1889 — Cossm. Loc. cit., p. 156, pl. XII, fig. 7 et 9.

R. D. On nous a communiqué deux fragments provenant de collections différentes, qui malgré leur mauvais état de conservation nous permettent d’affirmer que l'espèce de Vasseur existe dans le Cotentin. Le premier fragment (Coll. Brasil) comprend l'extrémité de la spire, à l’exception de la protoconque. On peut y constater que les tours sont anguleux au milieu de leur hauteur, plans au-dessus de l’angle, convexes sur la rampe postérieure ; ils sont ornés de sept cordonnets spiraux, équidistants, croisés par des petits plis axiaux de même épaisseur, qui forment avec eux des mailles carrées ou légèrement rectangulaires. Le deuxième fragment (Coll. Bourdot) appartient au labre et nous permet de constater qu’il est épaissi à l’extérieur par un gros bourrelet, et qu’à sa partie inférieure, il porte deux longues digitations rectilignes, rainurées à l’intérieur ; le bord supérieur du labre est crénelé par une série de plis allongés et parallèles. Nous sommes heureux, malgré la pauvreté de nos matériaux, d’avoir pu reconstituer cette intéressante espèce qui, jusqu’à présent, n'avait été signalée que dans le Bassin de la Loire-Inférieure, et, à l'appui de ce qui précède, nous croyons utile de faire figurer une aile avec les digitations, ainsi qu'un fragment de la spire.

PLésioryres Er LOCALITÉ. Fresville, Coll. Brasil, Bourdot, un fragment dans chacune de ces collections.

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