Ligurinus chloris Briss. — Verdier commun
Chloris flavigaster Sws.
Chlorospiza chloris Bp., C. chlorotica Bp.
C’occothraustes chloris Steph:
Fringilla chloris B. Meyer.
Ligurinus chloris K.-L. Koch.
Loxia chloris L.
Passer chloris Briss.
Serinus chloris Boie.
Verdier ordinaire, V. vulgaire.
Bruant, Linot brillant, Linot vert, Montain, Tarin, Verdière, Verdri, Verdrie, Verdrier, Verdrix, Vergné, Vertlinois, Vert-linot.
BRL = 0 D: CUip. W3>ctir.à part, D. 49.
DEGLAND et GERBE. — Op. cil., t. I, p. 269.
ÉuMeTTEIL., — Op. ci, Granivores,, p. 118; tir. à part, 1. 11;-p.: 74:
Canne =rOp. cit, Passereaux,: p.163; ür. à part, p.151.
Düsos— Op! cit. siexte, t 1, p.581; atlas, t. LE pl. 154, et pl. XXIII, figs. 119.
Le Verdier commun habite les lisières des bois et des forêts, les bosquets, les vergers, les jardins isolés des campagnes, les haies, etc., d'où 1l va dans les champs pour y chercher sa nourriture; 1l aime surtout les endroits près desquels se trouve un cours d’eau et le voisinage des marais bordés de Saules, arbres pour lesquels il a une grande prédilection ; bien qu'il séjourne volontiers près des villages, il ne pénètre cependant pas dans les cours des fermes, même pendant l'hiver ; 1l évite les grandes forêts. Il est migrateur et sédentaire, et sociable. Il émigre en grandes bandes. $es mœurs sont diurnes. Son vol est assez facile et ondulé: pendant ses migrations il vole généralement haut; à terre il progresse en sautillant. Sa nourriture se compose principalement de graines, surtout de graines oléagineuses ; il mange aussi les bourgeons et les feuilles de différents végétaux herbacés, des baies et des Insectes. La femelle fait deux ou trois couvées par an : la première de quatre à six œufs, la seconde habituellement de quatre. La ponte de la pre-
mière couvée a lieu vers la fin d'avril, celle de la deuxième vers la fin de juin, et celle de la troisième en août. La durée de l'incubation est de quatorze Jours. Le nid, assez profond et pas très-solide, est assez artistement construit avec des brindilles et radicelles sèches, des tiges et feuilles sèches de végétaux herbacés, de la mousse, des lichens et de la laine, et tapissé intérieurement de brins d'herbe secs, de crins, de poils, et quelquefois de laine, de radicelles sèches, de duvet végétal et de plumes ; 1l est placé sur un arbre, sur un arbuste, dans un buisson, dans une haie, etc.
Toule la Normandie. — Sédentaire. — A.C.
10° Genre. PASSER -- MOINEAU.
l. Passer domesticus Briss. — Moineau domes- LICE:
Fringilla domestica L.
Pyrgita domeslica Boie.
Moineau franc.
Grand-pillery, Gros-bec, Gros-pillery, Guillery, Mogneau. Moigneau , Moineau de pot, Moisseron, Moisset, Mois-
son, Mouesson, Mougnot, Mouisson, Passe, Pierrot, Pillery, Pirli.
BERT. — Op. cif., p. 73; tir. à part, p. 49:
DEGLAND et GERBE. — Op. cié., t. I, p. 241.
LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p. 125 ; tir. à part, t. IT, DIS
GENTIL. — Op. cil., PasSereaux, p.59 AT NA REA
Dugois. — Op. cit: texte, t. T, p. 965; atlas, © opel et pl. XX, ose OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XXXIIL, p. 4.
Le Moineau domestique habite les villages, les villes et les
ne.
Le
environs des maisons isolées, surtout quand ils possèdent des arbres, mais il n'aime pas les hameaux et les habitations humaines situés au sein des forêts ; il va dans les champs cultivés. Il est sédentaire et accidentellement migrateur, et très-sociable en dehors du temps de la reproduction, pendant lequel chaque couple vit, en général, dans un certain isolement. Son naturel est assez querelleur. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et légèrement ondulé; rarement 1l Sélève à une grande hauteur ou franchit sans arrêt un long espace; les individus qui habitent le haut des constructions élevées, montent le plus souvent en ligne très-oblique pour gagner leur demeure, et, en la quittant, se laissent tomber Jusqu'à une certaine hauteur avant de prendre leur essor; à terre il sautille d'une facon lourde et assez vive. Il est pour ainsi dire omnivore ; les adultes se nourrissent principalement de graines et autres substances végétales, et les jeunes presque uniquement d’Insectes. La femelle fait généralement trois couvées par an : la première de cinq à huit œufs et les deux autres de moins en moins nombreuses. La ponte de la première couvée a lieu en mars quand l’année est favorable. La durée de l'incubation est de quatorze jours. Cette espèce niche isolément ou en Soëitté. Le nidest construit avéc des tiges et feuilles sèches de Graminées, des büchettes, des feuilles sèches, des chiffons, du papier, de la laine, des poils, etc., et garni intérieurement de plumes. Il est placé dans des endroits très-différents : sous un toit, dans une cavité de mur, dans un trou d'arbre, dans un nid abandonné d'Oiseau, sur un arbre, dans un buisson, etc. Il est grossièrement construit lorsqu'il est placé dans un trou, mais d'une façon assez artiste, en ovoide et avec l'entrée latérale, quand il est placé sur un arbre; dans le premier cas, 1l est généralement sole par contre, «le “dméêrme arbre en possède souvent plusieurs.
Toute la Normandie. — Sédentaire. — T.-C.
NoTE. — « Le Moineau, dit A.-E. Brehm (Op. cüt., t. I, p. 128), s'empare volontiers des nids d'Hirondelles, même lorsque celles-ci les habitent encore. Dans ce cas, l’effronté pillard tue les jeunes, détruit les œufs, les jette en bas du nid, et ne s'inquiète nullement des plaintes de la mère. On a dit et redit que l'Hirondelle savait se venger, et qu'elle murait le Moineau pendant que celui-ci est en train de couver : ce n'est là qu'une fable; jamais naturaliste n'a observé un pareil fait ». |