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ornithologique de ma Faune de la Normandie, et, avec une obligeance parfaite, il me faisait de précieuses critiques et me donnait des renseignements très-utiles. La mort l'a frappé quand il n'avait revu encore que le premier tiers environ du manuscrit de ce deuxième fascicule. J'adresse à la mémoire de ce savant ornithologue, de ce Collègue si recrettable, l'expression de ma profonde reconnaissance.
J'ai la grande satisfaction de faire savoir que les deux derniers tiers environ du manuscrit de ce deuxième fascicule ont été revus, avec beaucoup de soin, par l’un de mes Collègues, qui est une autorité en science ornithologique : M. Jules Vian, auquel je suis redevable de critiques et de renseignements des plus utiles. Qu'il reçcoive ici l'expression de ma très-vive gratitude pour avoir bien voulu mettre à ma disposition, d'une manière si obligeante, sa profonde connaissance des Oiseaux de l'Europe.
Je tiens aussi, — rien pour moi n'est plus naturel, — à remercier très-sincèrement MM. Émile Anfrie, à Lisieux (Calvados); Charles Bouchard, à Gisors (Eure); Ernest Bouchet fils, à Elbeuf (Seine-Inférieure) ; Louis-Henri Bourgeois, à Eu (Seine-Inférieure); Ernest Bucaille, à Rouen; Albert Fauvel, à Caen; Raoul Fortin, à Rouen; Léon Gaillon, à Bracquemont (Seine-[nférieure); Arthur Geffroy, à Vaudry (Calvados); Henri Joüan, à Cherbourg; André Le Breton, à Rouen; Alexandre Levoiturier, à Orival (Seine-Inférieure) ; et Eugène Niel, à Rouen, qui, avec une grande obligeance, m'ont fourni de précieux et nombreux documents pour la rédaction de ce deuxième fascicule.
Quelques lignes encore avant de terminer cette préface ; quelques lignes déjà cent fois écrites, et qu'il est cependant toujours utile de tracer à nouveau : je veux parler de la nécessité absolue de recourir aux sources originales lorsqu'on veut rédiger un.travail faunique avec le maximum d'exactitude.
Très-nombreux, hélas, sont les exemples à citer, relative-
ment aux erreurs contenues dans les renseignements de seconde main.Je mentionnerai l'exemple suivant, parce qu'il concerne le premier fascicule de cette Faune de la Normandie : Une savante publication, très-utile et très-connue, le Bullelin bimensuel de la Société nalionale d'Acclimatation de France, signale, dans son numéro du 20 juin 1888 (p. 659), le fascicule en question, et dit que plusieurs exempéiresade a#belette vison (Wus/ela l'ufreola L.) ont été capturés à Cormeilles (Eure). Dans mon texte et sur la planche il y a Corneville-sur-Risle (Eure) et non Cormeilles (Eure). J'ignore d'où provient cette erreur de nom, mais Je tiens à faire observer que Corneville-sur-Risle et Cormeilles étant l’un et l’autre, non-seulement dans l'Eure, mais dans la même région de ce département, une personne qui copierait le nom dont 1l s'agit dans le Bulletin en question, ne pourrait pas s'apercevoir que ce nom est faux, même si elle savait de quelle région du département de l'Eure proviennent les deux (et non plusieurs, comme il est dit dans ce Bulletin) individus de la Belette vison tués à Cornevillesur-Risle.
Encore une fois, l'on ne peut assez recommander aux auteurs de travaux fauniques de constamment recourir aux sources originales s'ils veulent faire des travaux aussi exacts que possible, et s'ils n'ont pas ce souci toujours présent à l'esprit, 1l est mille fois préférable qu'ils laissent leur plume dans l’écritoire.
J espère que l'excellence du but me fera pardonner la tournure doctorale de cette fin de préface.
N.-B. — Le lecteur trouvera dans l'introduction à ma Faune de la Normandie, publiée dans le premier fascicule, le plan de ce laborieux ouvrage faunique.