Erithacus titys Scop. — Rubiette titys
Erythacus Cairii Degl., E. fithys Degl.
Lusciola tithys Keys. et BI.
Molacilla atraia Gm., M. erylhacus Gm., M. gibrallariensis Gm.
Phoenicura tithys J. Gould.
Ruticilla Cairu Z. Gerbe, R. tithys Brehmi:
Saxicola tithys K.-L. Koch.
Sylvia erythacus Lath., S. éiéhys Scop.
Rouge-queue noirâtre, R. tithys.
Queue-roug'e.
BERT.. "Op cit. 1p:10250P- Apart pro
DEGLAND et GERBE. — Op cil., t. I, p. 440.
LEMETTEIL. — Op. cit., Insectivores, p. 209; Grp tal tp 3507
GENTIL. — Op. cil., Passereaux, p. 189"et 190 tr pere D I MELAITEe"
Dusois. — Op."cut.: texte, t. L'p. 326: als, TETE DIN os u
La Rubiette titys habite les endroits rocheux découverts, les villages, les villes, etc.; on la voit quelquefois dans les lieux humides et les champs nouvellement labourés ; elle ne va pas dans la profondeur des bois. Elle est migratrice et sédentaire, et vit par couples. Elle émigre isolément au printemps, les mâles précédant de quelques jours les femelles. Son naturel est vif et querelleur. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est léger; elle décrit une ligne droite ou longuement ondulée; elle saute avec légèreté sur les pierres en faisant de grands bonds, et descend rarement a terre. Sa nourriture se compose d'Insectes, d'Araignées et de Vers; au besoin, elle mange des fruits charnus. La femelle fait deux couvées par an, la première de cinq à sept œufs. La ponte de la première couvée à lieu habituellement dans la seconde quinzaine d'avril. La durée de l'incubation est de treize Jours. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit avec des tiges et feuilles sèches de Graminées, des racines sèches, des tiges et feuilles sèches d’autres végétaux
herbacés, de la mousse, et garni intérieurement de plumes, de poils, de crins ; il est placé dans une cavité de rocher, de muraille, sous un toit, etc., parfois sur le sol au pied d'un buisson ou sous une pierre, rarement dans un trou d'arbre.
Normandie :
« Très-rare en Normandie, où 11 n'est que de passage ». [C.-G. CHESNON. — Op. cif., p. 189].
Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme étant de passage régulier en Normandie. [Noury. — Op. cit., p. 91].
Seine-Inférieure :
Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme ayant été observée plus d'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cül., p. 289].
J'ai vu un nid établi dans un trou de muraille du chœur de l'église Saint-Remi, à Dieppe, le 12 mai 1858 ; les petits étaient déjà éclos. [Josse Harpy. — Manusc. cit., p. 105].
« Dieppe, 10 mai 1850, mâle ». [Collection de Josse Harpy, au Musée de Dieppe]. [Examiné par H. G. den
Cet Oiseau « est rare dans notre département, où il se reproduit cependant chaque année. Nous avons vu à Dieppe un couple de ces Rubiettes qui s'était établi sur l’église Saint-Remi; et M. Hardy nous a assuré que, depuis dix ans, il nichait à la même place ». [E. LEMErTTEIL. — Op. cil., Inseclivores, pOur 4 part t [p.337]. Ivarrive.dès la fin de mars ou dans les premiers jours d'avril et épars rlhmde septembre. [D°;.p.27%L; ir. à part, il p.358);
Un mâle a été vu à Heudelimont, commune de Saint-Remy-Bosc-Rocourt, en septembre 1885, par
me ie
Louis-Henri Bourgeois. [Louis-Henri BourGrois, renseign. manuscrit, 1888 et 1889].
Eure Un individu a été tué à Gisors, dans une rue, pendant un hiver rigoureux. [Charles BoucxaRp, renseign. manuscrit, 1889].
Calvados :
« Je ne le connais pas dans nos collections, et cependant on en prit plusieurs dans des appartements de l'hôpital et du collège royal (à Caen), dans le froid hiver de 1829 ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 184].
M. Eugène Eudes-Deslongchamps a tué, en septembre 1853, un mâle de cette espèce; quemisitenrar ment notre canton et seulement pendant les froids les plus rigoureux. Au moment où cet Oiseau à été tué, la température était ce qu'elle est d'habitude à cette époque de l’année. [Note sans titre, in Mémoir. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1854-55, DRE
Un mâle de l’année, en mue, falaises de Luc-surmer, 23 décembre 1866. [Albert FAUVEL, renseign.. manuscrit, 1890]. [Collection de Albert FAUvEL, à Caen].
Une femelle a été tuée au bord de Lisieux. [Émile ANFRIE, renseign. manuscrit, 1888].
Manche :
« C’est à M. Vatier, percepteur à Carentan, que Je dois la connaissance de cette espèce dans nos parages ; il m'a dit l'avoir tué et vu plusieurs fois dans son passage. M. Vatier s'est occupé longtemps d'ornithologie et n'a pu se tromper ». [Emmanuel CANIVET. —, OpACHES SpA
mie
Espèce observée à Réville. [AŸ Benoist". — Op. infra Cite, D. 233].
« De passage en hiver. Ce sont presque toujours des jeunes que l'on voit à Saint-Lô ». [J. LE MEN- NICIER. — Op. cit., p. 19|.
». Erithacus rubecula L. — Rubiette rougegorge.
Dandalus rubecula Boïe.
Erythacus rubecula SWws.
Ficedula rubecula Boie.
Lusciola rubecula Keys. et BI.
Motacilla rubecula L.
Rubecula familiaris Blyth, R. rubecula Bp.
Sylvia rubecula Scop.
Rouge-gorge familier.
Bédou, Bérée, Besée,. Brée,-Bzeille, Criqueux,, Gadenne, Gave-rouge, Gorge-rouge, Marie-bray, Marie-brée, Mariegodrée, Riqueux, Rotrouille, Rouge-pouche, Rougepouque, Roupille, Rousse-pouque, Routrouille,
Bob = 00. Cr, DOl'et 6? ; tir. à part, p. 37 et 38.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 429.
LEMETTEIL, — Op. cil., Insectivores, p. 271; tir. à part, t. I, D948.
GENTIL. — Üp. cit., Passereaux, p. 187 ; tir. à part, p. 179.
Dis Up. cit. texte, 1. I, p. 339 ;.atlas, ©. [, pl. 77, ÉD. Il, os. 77,
La Rubiette rouge-corge habite les forêts et les bois riches en taillis, les champs où se trouvent des buissons ou
1. A Benoist. — Catalogue des Oiseauæ obserrés dans l’arrondissement de Valognes, in Mémoir. de la Soc. impériale des Scienc. natur. de Cherbourg, t. II, 1854, p. 231.
des haies, les lieux incultes et humides, les parcs, les jardins des campagnes et même ceux des villes, etc.; pendant la saison froide, beaucoup s'approchent des babitations humaines et quelques-unes y entrent même; elle ne va que d'une facon accidentelle dans les forêts et bois de Conifères et seulement pendant ses migrations. Elle est migratrice et sédentaire, et vit solitaire ou par couples. Elle émiore isolément ou en petites bandes. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est facile; quand elle fait un long trajet, elle décrit une ligne fortement ondulée; à terre elle -sautille avec rapidité. Sa nourriture se compose d’'Insectes, de Vers, de Mollusques, d'Araignées, de Crustacés et de fruits charnus. La femelle fait deux couvées par an, la première de cinq à sept œufs. La ponte de la première couvée a lieu dans la seconde quinzaine d'avril ou la première quinzaine de mai et celle de la deuxième en juin. La durée de l'incubation est de quinze Jours. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit avec des brindilles sèches, de la mousse et des feuilles sèches, et garni intérieurement de fines tiges et feuilles sèches de Graminées, de radicelles sèches, et parfois aussi de poils, de laine, de plumes, de erins ; il est placé à terre, dans un trou, entre des racines d'arbre, dans une touffe d'herbe, au pied d'un buisson, entre des pierres, dans une cavité de mur, etc.
Toute la Normandie. — Sédentaire. — T.-C.