‹ Faune de la NormandieChapitre 20 sur 247 · Otis tarda L. — Outarde barbue · texte numérisé non relu

Otis tarda L. — Outarde barbue

Otis barbata C.-F. Dubois, O0. Dybowskii Tacz., O0. major Brehm.

Paul BERT. — Op. cit, p. 85 ; tir. à part, p. 61. C.-D. DecLaxD et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p. 95.

E. LEMETTEIL. — Op. cit., Granivores, p. 178 ; tir. à part, LI DA

Amb. GExXTIL. — Op. cil., Échassiers, p. 29 ; tir. à part, p. 49.

Alphonse DuBois. — Op. ci. : texte, t. II, p. 8{; atlas, IT, pl. 179-et 1788;.et 1. L'pl. ANGES pl. XXXVP?, fig. 158. :

Léon OLPHE-GALLIARD, — Op. cit., fasc. XL, p. 24.

L'Outarde barbue habite les plaines sèches garnies de cultures et les steppes, et ne va pas dans le voisinage des habitations. Elle est errante, sédentaire et migratrice. Elle viten bandes de six à dix individus, sauf à l’époque de la reproduction, pendant laquelle on la trouve par couples; elles se rassemblent quelquefois, au cours de la saison froide, en bandes formées de plusieurs centaines d'individus. Ses mœurs sont diurnes. Avant de s'envoler, elle fait deux ou trois bonds, comme pour prendre son élan, s'élève sans trop de peine, et, arrivée à une certaine hauteur, vole avec rapidité, en tenant le cou étendu en avant et les pattes en arrière ; elle marche d'une façon lente et mesurée, ce quilui donne un certain air de majesté; au besoin, elle court avec une très-grande vitesse. Sa nourriture se compose de bourgeons, de jeunes feuilles, de graines et autres substances

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végétales, et aussi d'Insectes, de larves ct de Vers; ce sont les céréales qu'elle préfère. La femelle ne fait normalement qu'une couvée par an, de deux ou trois œufs, exceptionnellement de quatre. La durée de l'incuhation cst de trente jours. Le nid est formé de quelques uges et feuilles de Graminécs garnissant une petite dépression que la femelle à creusée dans le sol, dans un champ cultivé ou dans un steppe contenant des plantes assez hautes pour cacher entièrement la couveuse.

Normandie :

« Cette espèce......ne vient que très-accidentellement en Normandie ». [C.-G. CHESNON. — Op. cit., P. 219]. ;

Espèce mentionnée comme étant de passage accidentel en Normandie. [Noury. — Op. cül., p. 98].

Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée comme ayant été observée dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cit., p. 290].

« Plusieurs individus ont été abattus dans notre département, notamment un beau mâle adulte, aujourd'hui au musée du Havre, tiré dans les plaines de l'Eure (près du Havre), pendant le rude hiver de 1894 ». Î[E. LEMETTEIL. — Op. cif., Granivores, pe PER à part, 1. Il, p. 135].

J'ai appris de l’un de nos Collègues, M. Louis- Ienri Bourgeois, que pendant l'hiver si rigoureux de 1879-1880, une bande de seize Outardes barbues a été observée dans les plaines voisines de la ville d'Eu. Huit de ces Oiseaux auraient été capturés; mais, à l'exception d’un seul, une femelle, sauvée par notre Collègue, ïls ont été perdus pour l'ornithologie. [E. LemerreiL. — L'Oie à cou roux, etc., (Op. cit), p. 21; ur. à part, p. 1].

Calvados :

« Se montre en petites troupes dans nos plaines pendant les temps de neige des hivers rigoureux. Collection du collège royal, de MM. Vautier, Pophillat à Isigny, etc. ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 197].

« M. Eugène Eudes-Deslongchamps annonce la capture d’un Oiseau toujours rare dans le département du Calvados, et qui ne vient visiter nos contrées que pendant les froids les plus rigoureux : la Grande Outarde, Ofis tarda, le plus gros Oiscau de l'Europe.

« L'animal a été tué dans les marais de Bures, près Troarn; c'était une femelle parfaitement adulte. M. Eugène Eudes-Deslongchamps rappelle, à cette occasion, que presque tous les individus d'Ofis tarda qui ont été tués dans le Calvados étaient des femelles; il n'a eu connaissance que de deux mâles, dont l’un avait été tué auprès du Moulin-au-Roï, et l’autre faisait partie de la collection de M. Abel Vautier, maintenant dispersée.

« La femelle, sujet de cette communication, a été acquise pour les collections de la Faculté des Sciences de Caen, et mise en squelette pour compléter la série de cette espèce, déjà représentée dans la collection départementale par deux individus adultes, mâle et femelle, en parfait plumage ». [Note in Bull. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1868, p. 121].

« Un individu tué à Pont-Farcy, et un autre à Chênedollé ». [Arthur GEFFROY, renseign. manuscrit, 1888].

Un individu, « environs de Caen, vers 1860 ». [ Albert FaAuvEL, renseign. manuscrit, 1890]. [Collection d'Albert FAUVEL, à Caen].

Manche :

Cette espèce ne se présente qu'accidentellement chez nous. [Emmanuel Caniver. — Op. cif., p. 18].

« Très-rare, de passage accidentel ». [J. Le MEn- NICIER. — Op. cif., p. 139 ; tir. à part, p. 31|.

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