‹ Faune de la NormandieChapitre 209 sur 247 · C.-D. DEeGLanD et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

C.-D. DEeGLanD et Z. GERBE. — Op. cit., t. II, p

E. LEMETTEIL. — Op. cit., tir. à part, t. II, p. 497.

Amb. GENTIL. — Op. cil., Palmipèdes, p. 70; tir. à part, p. 130.

Alphonse Dugois. — Op. cit.: texte, t. II, p. ?; atlas, t. II, pl. 311, et pl. LVII, figs. 265.

Léon OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fase. I, p. 32.

Le Pingouin macroptère habite la haute mer et les rivages maritimes, et, quelquefois, est poussé par les vents dans l'intérieur du pays. Il est migrateur et sédentaire, et trèssociable. Son naturel est très-actif. Son vol est rapide et à la surface de l’eau; il plonge d’une façon parfaite, mais marche fort peu et en clopinant. Sa nourriture se compose principalement de Poissons et de leur frai; il mange aussi des Crustacés, des Mollusques et autres animaux marins. La femelle ne fait normalement qu’une couvée par an, d’un seul œuf. La ponte de la couvée normale a lieu en mai et juin. La durée de l'incubation est d’un mois environ. Cette espèce niche en société et isolément. L'œuf est pondu dans une crevasse ou un trou de rocher ou de falaise, ou à l'abri d'une grosse pierre, au bord de la mer; parfois, ce Pingouin niche dans le terrier de l'espèce qui précède : Macareux moine (Fratercula arctica L.); et, d'une manière tout à fait exceptionnelle, dans un nid abandonné d'Oiseau.

Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en

octobre et novembre, et repart vers le commencement du printemps, avant la reproduction; un certain nombre de

couples se reproduisent dans cette province. — C. OBSERVATION.

Alca impennis L. — Pingouin brachyptère.

Il est fort probable que le Pingouin brachyptère ou Grand Pingouin est une espèce éteinte aujourd'hui; et, bien qu'elle soit venue, il y a déjà très-longtemps, en Normandie, elle ne doit pas être indiquée au nombre des espèces composant la faune actuelle de cette province. Néanmoins, j'ai regardé comme indispensable de reproduire, en observation, les renseignements concernant la venue, sur les côtes normandes, de cette espèce d’un très-haut intérêt, dont la dépouille et l'œuf méritent, à tous np d'être conservés précieusement.

Voici les renseignements en question :

Normandie :

« En 1830, d'après Naumann, le cadavre d’un Grand pingouin vint échouer sur les côtes de Normandie ». [A.-E. BREHM. — Op. cit., t. II, p. 887|.

Seine-Inférieure :

« Le Grand Pingouin (A/ca impennis) a été tiré et manqué deux fois en deux années différentes, et toujours au mois d'avril, par deux chasseurs, sur le bord de nos plages, tous deux bien dignes de foi. C'est d'autant plus ‘possible que cet Oiseau a été tué à Cherbourg : l'individu existe dans les galeries de

M. de Lamotte, à Abbeville ». [J. Harpy. — Op. cit., p. 298].

« M. Hardy, dans son Catalogue des Oiseaux observés dans le département de la Seine-Inférieure, dit en avoir tiré et manqué deux, dans le mois d'avril, sur la plage de Dieppe ». [C.-D. DEGLAND et Z. GERBE. — Op. cût., t. II, p. 615|.

« M. Josse Hardy nous a dit en avoir tiré et manqué deux, en avril, sur la plage de Dieppe ».[E. Lemer- TEIL. — Op. cit., tir. à part, t. II, p. 502].

« Quelques années avant sa mort (1863), M. Hardy m'a montré un crâne d’un sujet qu'il m'a dit avoir été capturé et mangé par un douanier de Dieppe; mais il ne m'a pas dit en avoir tiré ». [Jules Vian, renseign. manuscrit, 1892].

OBsERvAT. — Comme on le voit, Josse Hardy a écrit (loc. cit.) que ce sont des chasseurs bien dignes de foi qui ont tiré et manqué les deux Pingouins bra-

chyptères en question ; tandis que, d’après E. Lemet- «

teil (oc. cit.), c’est Hardy lui-même qui les aurait tirés et manqués. Il serait très-utile de savoir où est la vérité; car le témoignage d'un ornithologiste d'une aussi haute valeur- que l'était Josse Hardy dépasse infiniment celui de chasseurs inconnus, n'ayant peut-être que de faibles notions d'histoire naturelle, et qui ont pu se tromper. J'avoue que, pour ma part, 1l y a bien peu de cas où J'oserais faire, à distance, de rigoureuses déterminations. Très-malheureusement, la mort de Josse Hardy et de E. Lemetteil m'empêche d’éclaircir ce point douteux ; et M. Jules Vian, que j'ai consulté à cet égard, ne m'a pas donné un renseignement définitif, (voir 22 lignes plus haut). Ce qui est certain, c'est que

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