FISTULARIA TABACCARIA Lin
listularia tabaccaria Lin. Mus. Fried. 1, p. 80, tab. 28, fig. 2. — Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t: IIL, p. 529. Fistularia ocellata Dum. Poiss. Afr. occ., p. 260-263, n° 127.
Nanou. — Gorée, Dakar, banc d’Argain, cap Vert; — fréquemment pêché par les nègres, qui ne le mangent pas, mais le donnent comme jouet à leurs enfants.
D'après M. Gunther (Loc. cit., p.530) un très jeune sujet de Fistularia tabaccaria, pris dans les parages des îles Saint-Thomas (golfe de Guinée) par les Zoologistes de l’Expédition du Congo, prouve l’existence de ce genre sur les côtes Africaines de l’Atlantique. |
Dès l’année 1716, Frezier (Relation du Voyage de la mer du Sud aux côtes du Chili et du Pérou, fait pendant les années 1712- 1713-1714) signalait cette espèce dans les eaux du cap Vert: «il » ya dans la baie de Saint-Vincent, dit-il (/ec. cit., p. 12) une »intuilé de poissons... qui ont une queue de rat et » des taches rondes partout; un de ceux que nous primes, » qui avait six pieds de long, est fort semblable au Petimbuala
» Brasiliensis, de Maregrave, p. 148. » Cette simple observation prouve que le genre Fistularia était signalé sur les côtes d’Afrique, environ cent et quelques années avant que les explorateurs de l'expédition du Congo ne l’aient découvert. Ce fait de priorité établi, le F. ocellata, cité nominalement par Duméril (Loc. cit.), doit-il être considéré comme une variété du F. tabaccaria, caractérisée par des taches plus nombreuses (probablement le même que l’exemplaire de Frezier, ayant des taches rondes partout), ou bien comme espèce distincte? Malheureusement nous ne connaissons pas le type d’après lequel Duméril a établi son espèce, et il n’en a laissé aucune description. Quoiqu'il en soit, un rapprochement, que nous faisons néanmoins sous toutes réserves, pourrait servir à élucider la question :
Castelnau (Animaux nouv. ou rares recueillis dans les parties
centrales de l’'Amer. du sud, p. 60), sous le nom d’Awlastoma Marcgravi, désigne une Fistulaire de Rio, « d'un vert olivâtre, avec de nombreuses taches arrondies et bleues sur le corps, et quelques lignes longitudinales bleues, dont une bien marquée de chaque côté; à ventre aussi, en général, nuancé de cette dernière couleur. » Cette espèce, dit-il, me paraît être le Petimbuala de Marcgrave; c’est une espèce voisine, mais bien distincte, du Fistularia tabaccaria.
. La ressemblance signalée par Frezier entre l’espèce qu'il a prise et celle de Marcgrave, d'un côté; la similitude de cette dernière avec les sujets de Castelnau, de l’autre, nous engagent à conclure que les individus du cap Vert et ceux du Brésil sont identiques: or si cette identité est reconnue, l'espèce de Duméril est bien la même, d'autant plus que le cap Vert et Gorée sont deux localités assez voisines pour nourrir des animaux semblables, fait démontré du reste.
Il resterait maintenant à savoir si l'espèce de Castelnau doit être maintenue, ou rentrer, comme le veut M. Gunther, dans le F. tabaccaria. Les types, nous le répétons, nous étant inconnus, nous ne pouvons nous prononcer en faveur de l’une ou de l’autre opinion ; malgré celle de M. Gunther, il nous semble prudent d'attendre de nouvelles recherches propres à résoudre le problême, et de considérer jusque-là le F. ocellata de Dumeril comme une variation du éabaccaria.
ACANTEHOPTERYGIL PHARYNGOGNATEN Mull.
Fam. POMACENTRIDÆ Cuv.
Gen. POMACENTRUS Lacep.