‹ Faune de la Sénégambie (volume 2)Chapitre 144 sur 191 · AUCHENASPIS BISCUTATUS Gcoof. S'-H · texte numérisé non relu

AUCHENASPIS BISCUTATUS Gcoof. S'-H

Auchenaspis biscutatus Geoff. SH. in Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. V, p. 137.

— C: V: Hist: nat. Poiss., t, XV, p. 197.

Pimelodus biscutatus Geoff. S-H. Descr. Egyp. Poiss., pl. 14, f. 1-3. — occidentalis C. V. Hist. nat. Poiss., t. XV, p. 203. Auchenaspis occidentalis Svg. Faun. ichth. Ogooe, Loc. cit.

Kala. — L'un des poissons les plus communs de la région : abonde toute l’année, dans le Sénégal et le long des quais de l'Ile Saint- Louis, où il se nourrit de toutes les immondices que l’on jette dans le fleuve ; les petits nègres en prennent en grande quantité, à l’aide d’une épingle recourbée attachée à un fil; vivant, il est dangereux par les blessures qu'il peut faire en écartant vivement les épines robustes de ses pectorales et de sa dorsale.

Gris bronzé sur la partie supérieure; ventre gris pâle: tête et armature céphalique, gris marbré de violet: nageoires, brun jaunâtre; ligne latérale noire: barbillons roses; iris jaune orangé; — en juin et juillet.

Les individus mâles de cette espèce portent, au premier rayon mou de la dorsale et des pectorales, un long filament gris rosé, onduleux; les pointes de l’anale très échancrée sont aussi ornées d’un filament de même nature, mais plus court.

M. Gunther (/oc. cit.) a compris l'utilité de réunir au Pimelodus biscutatus C. V. (Auchenaspis biscutatus), le Pimelodus occidentalis ©. V. (Auchenaspis occidentalis).

Valenciennes, dans son grand ouvrage (/oc. cit.) dit lui-même à l’article P. occidentalis : « Il est tellement semblable à celui du Nil (bisculatus). que nous avons d’abord hésité à le regarder comme une espèce à part; cependant voici les caractères qui nous y ont déterminé : sa tête est un peu plus allongée... son barbillon maxillaire est plus court à proportion : les dents de l'épine pectorale sont beaucoup moins fortes; enfin et surtout le suscapulaire, au lieu de cette partie rhomboïdale qu'il a dans l'espèce d'Egypte, en a une étroite et pointue vers le haut. »

Tous ces caractères, si peu tranches, ne suffisent pas pour établir l'espèce. Ce serait le lieu de répéter ce que nous disions relativement aux Heterobranches Africains : iei encore la question d'âge doit être sérieusement examinée. Par l'étude de nombreux sujets, on voit le passage de l’une à l’autre espèce se manifester par des transitions insensibles, portant sur les points donnés comme différentiels.

Gen. ARIUS Gunth.

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