‹ Faune de la Sénégambie (volume 2)Chapitre 152 sur 191 · HYDROCYON FORSKALII Cuy · texte numérisé non relu

HYDROCYON FORSKALII Cuy

Hydrocyon Forskalii Cuv. Mém. Mus., t. V, p. 354, pl. 28, f. 1.

— C. V. Hist. nat. Pois., t. XXII, p. 309.

— Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. V, p. 351.

— Dum. Poiss. Afr. occ., p. 264, n° 169,

— Svg. Faune ichth. Ogooe; loc. cit, \ Hydrocyon brevis Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. V, p. 351. Hydrocyon lineatus Schleg. Mus. Lugd. Bat. — Bleck. Poiss. Guin.,

— Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. V, p. 352. — Svg. Faune ichth. Ogooe, loc. cit.

Guerr. — Très commun : — tout le Sénégal et ses marigots, embou-

AT chure de la Falèmé, Gambie, Casamence ; — très estimé, surtout par

les Européens, qui le désignent sour le nom de Brochet; — de 0,525 à 0,893 de longueur.

Les caractères assignés par Blecker et M. Gunther aux Hydrocyon lineatus et brevis, ne présentent pas une valeur suffisante pourles distinguer spécifiquement de l'Hydrocyon Forskalii. En effet, la hauteur du corps comparée à sa longueur, et deux ou quatre écailles en plus ou en moins sur la ligne latérale, ne sauraient constituer une démarcation franche entre des groupes d'individus, parce que les uns proviennent du Sénégal, ou du haut et du bas Nil, les autres du Centre de l'Afrique, ou bien des Cotes de Guinée. L'existence d'espèces identiques dans la plupart des fleuves Africains, est aujourd'hui démontrée, et il n'est plus possible, pour un assez grand nombré, d’invoquer l'habitat dans le but de faire prévaloir des caractères d’importance tout au plus secondaire. Le même principe, appliqué à certains genres des fleuves de France, trouverait, nous en sommes convaincu, fort peu d'imitateurs, et serait cependant souvent beaucoup plus admissible.

Cuvier connaissait les formes trapues et les formes allongées des Hydrocyon du Nil et du Sénégal; malgré « l'examen détaillé de » toutes leurs parties, il n'avait pu trouver aucune différence » spécifique entre ces diverses formes (/oc. cit., p. 314). » C'est. que l'illustre auteur de l'Histoire des Poissons, mieux que l’Ichthyologiste Allemand, savait discerner les caractères sur lesquels il fondait ses espèces; et de son côté M.'Gunther les eût peut-être plus difficilement définies, si, comme ses maîtres Cuvier et Valenciennes, auxquels il n’épargne pas ses critiques, il n’eût eu pour sujets d'étude que des échantillons trop souvent d'une conservation défectueuse.

Les opinions de Cuvier et de M. Gunther nous étaient connues à l'époque de nos recherches dans la Sénégambie, et nous avons pu les contrôler à l’aide de nombreux types d'Aydrocyon du Sénégal, de la Falèmé, de la Gambie et de la Casamence, où les formes trapues et les formes allongées sont largement représentées. Il résulte de ce contrôle que Cuvier a eu raison de ne pas scinder en plusieurs espèces l'/ydrocyon Forskalii.

Des recherches ultérieures viendront, telle est notre convic-

tion, affirmer ces données; mais, quoi qu'il arrive, sides espèces autres que l’/. Forskalii, se rencontrent un jour dans les fleuves de l'Afrique, nul doute que des naturalistes consciencieux sauront trouver pour les décrire, des caractères d’une valeur moins discutable que ceux invoqués par M. Gunther.

(ren. SARGODACES Gunth.

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