PTEROPLATEA VAILLANTII Rochbr
PI. II, Fig. 1, 2, 3.
Pteroplatea Vaillantii. — Rochbr. Bull. Soc. Phil. Paris, 22 mai 1880.
P. CORPUS VALDE DEPRESSUM, TRANSVERSE 2? LATIUS QUAM LONGUM, ANTICE AD MARGINES BICONCAVUM, POSTICE SUBRECTUM, OBLIQUATUM ; SUBFLAVO AURANTIACUM, MACULIS PRASINIS MARMORATUM, INFERNE RO- SEUM; IRIS AURANTIACA; PINNÆ PECTORALES ELLIPTICÆ ACUTÆ; PINNÆ ANALES ROTUNDATÆ; CAUDA BREVISSIMA PINNIS DESTITUTA ; SPINÆ © LONGITUDINEM CAUDÆ ÆQUANTES, CANNALICULATÆ, DENTICU- LISQUE ARMATÆ; DENTES TRICUSPIDES, DENTICULO CENTRALI MINORE.
d'. — LONG. 1m. LaAT. 2m.
DRE ed
Diegland. — Rare : — espèce propre au fleuve; capturée en dedans de la barre du Sénégal, par huit brasses de profondeur sur fond de vase ; — remonte jusqu’à Medine ; — marigots de Thionk, des Maringouins.
Hauteur du disque comprise 2 fois dans la largeur; bords antérieurs courbes, concaves au milieu; bords postérieurs droits, se touchant presque au niveau de la queue; proéminence du museau presque nulle; pectorales allongées, elliptiques aiguës; queue très courte, contenue 4 fois dans la hauteur du disque et 8 fois dans sa largeur, nue en dessus et en dessous, sans plis cutanés; deux épines caudales égales entre elles et à la longueur de la queue, fortes, larges, canaliculées longitudinalement, dentelées, à dentelures profondes et acérées; espace interorbitaire compris 8 fois dans la hauteur du disque, celui-ci faiblement rugueux au centre; dents tricuspides, à pointe médiane aussi longue que les latérales ; un tentacule très petit aux évents.
Teinte générale jaunâtre en dessus, passant à l’orangé à la pointe des pectorales, couverte de maculatures d’un beau vert donnant à toute cette région un aspect finement marbré; centre du disque plus foncé; queue brune; aiguillons rosés, à dentelures et à sillons noirâtres; nageoires anales d’un rouge vineux; dessous blanc rosé; iris orangé.
Distinct des autres espèces du genre Pferoplatea, le P. Vaillantii se rapproche cependant du P. japonica Schl. par les bords antérieurs du disque concaves au milieu, et sa queue sans plis cutanés; mais il s’en éloigne par l’acuité de ses pectorales, la présence de tentacules aux évents, son museau à proéminence presque nulle, sa queue plus courte et son mode de coloration; il se distingue de toutes par sa dentition. (1)
Le P. Vaillantii atteint une taille considérable : nous en avons vu deux individus de plus de 4 mètres de large; c’est, avec les Trygon thalassia et spinosissima, le plus grand Rajidien de la Sénégambie; comme les 77ygon, il paraît également spécial au fleuve.
(1) Voir pour les différences de dentition : PI. I, fig. 4, Pieroplatea Hepetee Schl. — fig. 5, P. Canariensis. Valenc.