‹ Faune de la Sénégambie (volume 2)Chapitre 31 sur 191 · PIRE · texte numérisé non relu

PIRE

Cephaloptera Rochebrunei Vaill. Bull. Soc. Phil. Paris, 1879. (Séance du 17 mai,) p. 171.

Niave. — Très rare : — pêché sur la côte de Guet N'Dar et dans les brisants de la pointe de Barbarie.

M. le professeur Vaillant, que nous remercions d’avoir bien voulu nous dédier cette espèce, la décrit ainsi d’après l’unique échantillon que nous avons rapporté du Sénégal :

«Pectorales, mesurées depuis leur origine derrière l’œil jusqu’à leur angle postérieur, à très peu près égales à la hauteur de la longueur de la moitié du disque, se terminant en angle aigu extérieurement:; bord antérieur largement convexe, bord postérieur concave ; dents petites, larges de 0,001, à bord postérieur fortement dentelé, présentant deux ou trois pointes principales ne mesurant pas moins du tiers de la largeur, et parfois une petite pointe accessoire de chaque côté; ces dents, régulièrement disposées en quinconce, et occupant la moitié centrale des cartilages tant supérieur qu'inférieur, comptent une cinquantaine de rangées transversales et une dizaine en profondeur; tégument sans scutelles appréciables ; queue inerme, portant à son origine une courte nageoire dorsale; sa largeur, autant qu’on en peut juger, très peu supérieure au disque (elle est brisée, mais, semble-t-il, à une petite distance de son extrémité.)

» Tout le disque est, à la partie dorsale, d’un bleu d’outremer

ST

foncé avec une teinte rousse suivant une bande médiane, ovalairement élargie en avant, bande qui occupe les trois quarts postérieurs du disque; les nageoires ventrales et les appendices copulateurs (l'individu est 4) sont de cette même teinte rousse qui s'étend sous la queue, dont les parties supérieures et latérales sont foncées, noires; partie infero-externe des prolongements céphaliques d’un bleu pur; iris jaune d’or.

» La longueur du disque, mesurée du bord du museau à l’origine de la nageoire dorsale, est de 0,56; la largeur extrême de 1,09; la partie restante de la caudale mesure 0,49.

» Le Cephaloptera Rochebruneï Vaill. se distingue nettement par ses dents de ses congénères; chez les Cephaloptera giorna Lacep. et C. Olfersii Mull., ces organes, cordiformes ou triangulaires à côtés cintrés, sont sensiblement d’égales dimensions en largeur et en longueur; chez les C. Kuhliï, M. et H., C. monstrosum, Klunz., C. Draco, Cth., et C. Eregodoo, Cant., la largeur l'emporte notablement sur la dimension antero-postérieure; le bord dirigé du côté de la cavité buccale est droit et tranchant, dans les trois premières espèces, festonné ou légèrement denticulé dans la quatrième; c’est donc celle-ci qui se rapprocherait jusqu'à un certain point le plus du C. Rochebrunei, mais les dents sont plus petites proportionellement, puisqu'il y a 80 à 95 rangées au lieu de 50; de plus ces festons mousses ne sont pas comparables aux pointes aiguës coniques, si nettement accusées dans cette espèce. (1)

» Le C. Rochebrunei, très rare comme nous l’avons dit, se plaît dans les brisants; les nègres ne le mangent jamais et le considèrent comme un animal nuisible. »

(1) Voir pour les différences de dentition : PI. I fig. 5, Cephaloptera giorna. Cuv. — fig. 4, C. Draco M. et H. — fig. 5, C. Eregodoo. Dum.

TELEOSTEI mu.

ACANTEOPTERYGNE Mull.

Fam. BERYCIDÆ Lowe.

Gen. HOLOCGCENTRUM aArted.

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