‹ Faune de la Sénégambie (volume 2)Chapitre 34 sur 191 · ARTS RS · texte numérisé non relu

ARTS RS

A9. LABRAX PUNCTATUS (Bloch) Gunth.

Labrax punctatus Gunth. Ann. and. Mag. nat. Hist., t. XII, p. 174. Steind. Ichth. Ber. über. eine nache. Akad. Wien. 1867, p. 607. — Steind. Fish. des. Seneg. Acad. Weissen. 1869. p. 3.

Labrazx lupus C. V. Hist. nat. Poiss., t. II, p. 56. — Valenc., Ichth. Canar., p. 5.) Sciana punctata Bloch. Naturg. ausl. Fish., v. p. 64, tab. 305.

Goubayh. — Cap Vert, Gorée, rade de Dakar, rade de Guet N'Dar,

Saint-Louis ; — très estimé; — atteint comme le précédent 12 de long. |

Ces deux espèces de Labrax, caractérisées par la disposition des dents vomériennes décrites par M. Gunther (oc. cit.), d'après les observations fournies par M. Barboza du Bocage, directeur du Musée de Lisbonne, sont propres à la Méditerranée ainsi qu'à toutes les mers occidentales d'Europe (Vaillant, sur la distr. géogr. des Percina, Compt. rend. Acad. Se. 18 novembre 1872); elles sont communes sur les côtes de la Sénégambie, où on les pêche par 20 brasses de profondeur, sur fond de galets. L’assertion de M. Steindachner, qui leur assigne pour habitat les eaux saumâtres, et, pendant la saison sèche, les marigots bien au-dessus de Saint-Louis, ne peut être acceptée, car on les y chercherait vainement, surtout à une époque où les eaux du Sénégal et des marigots qui en dépendent, ne renferment aucune des grandes espèces marines, dont l'apparition a lieu seulement à l’époque des pluies de l’hivernage.

Gen. LATES Cuv.

50. LATES NILOTICUS Lin (Spec.) Lates niloticus C. V. Hist. nat. Poiss.; t. IT, p. 89, t. III, p. 490. — Steind. Fish. des. Seneg., p, 4, tab. I.

— Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. I, p- 67.

— Dum. Poiss. Afr. occ., p. 261, n° 25.

Pepe Kompaye. — Se trouve sur tout le cours du Sénégal, Podor, Dagana,

Gambie, Falêmé à son embouchure avec le Sénégal; marigots de Leybar, Thionk ; Casamence ; marigot de Saloum,

Le nom de Ghièneveche, que Cuvier (loc. cit.) donne à cette espèce d’après les renseignements fournis par le gouverneur Jubelin, et qu'il considère comme une altération du mot Kescher par lequel les Arabes désignent les Lates du Nil, est inconnu des Ouoloffs et ne mérite pas d’être conservé. Les maures Trarzas de la rive droite emploient eux-mêmes le nom de Xompaye pour désigner le Lates niloticus.

Gen. APSILUS C. V.

Page 1