‹ Faune de la Sénégambie (volume 2)Chapitre 55 sur 191 · MULLUS BARBATUS Lin · texte numérisé non relu

MULLUS BARBATUS Lin

Mullus barbatus Lin. Syst. Nat., t. I, p. 495. — C. V. Hist. nat. Poiss., t. III, p. 442, pl. 70. — Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. I, p. 401. — Valenc. Ichth. Canar., p. 17.

Elejh. — Assez commun; — Cap Blanc, golfe d’Argain; descend jusqu'à Saint-Louis ; Rade de Guet N'Dar ; — août-septembre ; — atteint 0,325.

Gen. UPENEUS C. V.

84, UPENEUS PRAYENSIS C. v.

Upeneus Prayensis C.V. Hist. nat. Poiss., t. II, p. 485. — Gunth.{Cat. Fish. Brit, Mus., t. I, p. 409. Dum. Poiss. Afr. occ., p. 262, n° 45.

Pseudupeneus Prayensis Bleck. Poiss. Guin., p. 56, tab. XI, fig. 1.

Rene.

Yakh. — Porto-Praya, Saint-Vincent, d'où M. Bouvier en a rapporté un exemplaire de 0,315 ; — rare à Saint-Louis ; — s’égare quelquefois dans le Sénégal, où nous en avons capturé un de 0,200 de long.

C'est sur cette espèce que Blecker a cru pouvoir établir son genre Pseudupeneus, auquel il rapporte également 7’U. maculatus C. V. et qu'il caractérise : « Dentes maxillis conici, inter- » maxillares biseriati, serie externa ex parte retrorsum curvati, » inframaxillares uniseriati, vomerini et palatini nulli. »

En parlant de cette double rangée de dents, Blecker décrit particulièrement celles de la rangée externe qu’il a vues former deux groupes « dont le postérieur reculé vers l'angle de la bouche » ne consiste qu'en deux ou trois dents coniques et droites, mais » dont l’antérieur s'approche de la symphise et n’est composé » que de trois ou quatre dents notablement plus longues que les » autres et dont les deux postérieures sont recourbées en arrière. » Il paraît, ajoute-t-il, «que cette remarquable dentition » se retrouve dans l’Upeneus maculatus; Cuvier dit bien de cette » espèce qu’elle a des dents sur une seule ligne, mais je suppose » qu'il s’est trompé;il en dit autant du Prayensis, mais, par > rapport au maculatus, il ajoute : quelques-unes au milieu de la » mâchoire supérieure sont plus fortes et dans un grand individu » il y en a, au milieu, quatre qui se recourbent en avant, et de » chaque côté une plus forte qui se recourbe en arrière. »

Lorsque Blecker n’hésite pas à créer une espèce, parce que, sur la ligne latérale d’un poisson, il compte une écaille de plus que sur la ligne latérale d’un autre, ainsi que nous le verrons par la suite, il n’y a pas lieu de s'étonner en lui voyant établir un genre sur six dents, dont quatre se courbent en avant et deux en arrière.

Nous avons dû rechercher si, comme le suppose Blecker, Cuvier s'était trompé, et après une étude attentive de la dentition des deux espèces, faite concurrement avec M. le D' Sauvage, sur les types mêmes que Cuvier avait eus en main (pour l'U. Prayensis, le n° 1,926 A., de la coll. du Muséum, exemplaire de Quoy et Gaimard; — pour l'U. maculatus, le n° 1,926 A., exemplaire de Delalande), nous avons acquis la certitude que Blecker avait mal vu et que, dans l’une et l’autre espèce, les dents, aux deux mâchoires, sont sur une seule et unique rangée. Des exemplaires

EE 77 — provenant de nos propres récoltes nous ont conduit au même résultat. Le genre fantaisiste Pseudupeneus doit donc être rayé de la nomenclature.

Relativement à la coloration de l’U, Prayensis, nous devons encore dire que Blecker n’est pas exact.

D'un beau rouge doré, comme le dit Cuvier, avec une tache d’un rouge plus foncé sur chaque écaille, l’'U. Prayensis n’a point le préopercule brunâtre en arrière, ni la nageoire dorsale avec une bande longitudinale brune; de plus il possède des barbillons atteignant le bord postérieur des opercules, barbillons que Blecker, pour des raisons que nous ne connaissons pas, a négligé de faire représenter sur la fig. L de sa planche XI. Ne serait-on pas en droit de croire que, pour lui, cette absence est un des caractères du genre Pseupudeneus ?

Fam. SPARIDÆ Rich.

Gen. GANTHARUS Cu.

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