‹ Faune de la Sénégambie (volume 2)Chapitre 62 sur 191 · CHRYSOPHRYS CÆRULEOSTICTA C. V · texte numérisé non relu

CHRYSOPHRYS CÆRULEOSTICTA C. V

Chrysophrys cæruleosticta C. V. Hist. nat. Poiss., t. VI, p. 110. — Valenc. Ichth. Canar., p. 31, pl. 6, fig. 2. — Gunth, Cat. Fish. Brit. Mus., t. I, p. 485,

ECTS

lañyhaye — Cap Blanc, Gorée, Dakar, Guet N'Dar; — espèce du large; — février et mars.

Sur un fond général rose pâle, s'étend, le long du dos, une bande étroite d’un rose plus foncé et plus vif, piquée de points bleus ; quatre lignes de points de la même couleur existent de chaque côté jusqu’à la ligne latérale, marquée de points rouges à centre bleu ; des mouchetures bleues, très fines, couvrent la première moitié du ventre, d’un blanc argenté; la dorsale est rose à rayons rouges; une bande étroite, jaune, borde sa partielibre; les autres nageoires sont rosesà rayons violacés; une tache brun rouge se trouve à la base des pectorales; la région susoculaire, bleue; la partie libre de l’opercule, rouge vermillon; l'iris, blanc bleuâtre.

98, CHRYSOPHRYS GIBBICEPS C. V.

Chrysophrys gibbiceps C. V. Hist. nat. Poiss., t. VI, p. 127, pl. 147. — Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. I, p. 486. Chrysophrys cristiceps C. V. Hist. nat. Poiss., t. VI, p. 132. — Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. I, p, 486.

Diankarfeth. — Gorée, Dakar, Saint-Louis, Guet N'Dar, Babagaye, Angel, Almadies.

L'une des espèces les plus communes de la côte Sénégambienne, le C. gibbiceps présente des caractères tellement tranchés qu'il est impossible de le méconnaître.

Ce qui le distingue de tous ses congénères, c’est l'énorme développement de la partie antérieure de la tête, développement situé en dessus et en avant des yeux; sur des individus de 0,650 (taille moyenne) la largeur de la tête est comprise 4 1/3 dans sa hauteur; cette hauteur fait 2 1/2 de la longueur totale; le diamètre de l’œil, compris 6 1/4 dans la hauteur de la tête, l’est 3 1/2 dans sa largeur; le profil de la face, presque vertical, forme un angle droit avec celui du dos qui s'incline brusquement vers la queue.

Le seul individu connu de Cuvier et originaire du Cap, mesurait 0,567, « les couleurs en étaient totalement effacées ; des » taches brunâtres sur les flancs et quelques reflets argentés » étaient seulement apparents. »

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La couleur de ce poisson est rouge laque glacé d'argent, s'éclaircissant sur le ventre qui est d’un blanc rosé brillant; une bande d’un bleu intense couvre la partie supérieure du dos, ainsi que toute la bosse frontale ; des séries de points bleus s'étendent en lignes parallèles, de chaque côté ; la ligne latérale est marquée de points brun rougeâtre ; les nageoires sont d’un rouge lavé de brun violacé; l'iris, blanc rosé.

Le C. gibbiceps se rapproche du C. cæruleosticta par l’ensemble général de ses formes; par sa tête obtuse épaisse; par la verticalité de son profil; mais il s'en distingue par l’exagération du développement de la région céphalique; par son diamètre biorbitaire externe égalant plus de trois fois celui de l'œil; par sa coloration, et enfin par le nombre de ses rayons :

Sous le nom de C. cristiceps, Cuvier (loc. cit.) décrit une seconde espèce ressemblant beaucoup au C. gibbiceps, dont il ne la distingue que par un profil moins oblique et par une crête moins forte. Nous avons pu nous assurer que le C. cristiceps de Cuvier est la femelle du C. gibbiceps ; en ouvrant un nombre considérable de ces poissons, toujours et invariablement on trouve que les spécimens à développement frontal sont porteurs de laites, tandis que les autres ont des ovaires. Ce fait est du reste bien connu des nègres, qui choisissent de préférence les mâles comme ayant la chair plus délicate, et les reconnaissent à la bosse frontale, donnant en outre aux autres le nom de Déankarfelh Digquen Bu, c'est-à-dire femme du Diankarfeth.

Castelnau (loc. cit., p. 20), à l’article Chrysophris gibbiceps, avait déjà signalé ce fait; seulement il maintient le Chrysophris crisliceps comme espèce distincte, ce que nous ne pouvons accepter.

Les nègres de Saint-Louis et de toute la côte pêchent cette espèce pendant la plus grande partie de l’année, mais principalement d'avril à septembre; ils en font une énorme consommation pour la confection du couscous, dont il est la base; en outre ils le sèchent et l’échangent avec les Maures et les nègres de l'intérieur.

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Fam. SQUAMIPINNES Cuv.

Gen. CHÆTODON arted.

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