CORVINA CLAVIGERA A. cC
Corvina clavigera ©. V. Hist. nat. Poiss., t. V, p. 101. — Dum. Poiss. Afr. occ., p. 262, n° 47.
Corvina Moorii Gunth. Ann. and Mag. nat. Hist., vol. XVI, 1865, p. 48.
M. Gunther (Cat. Fish. Brit. Mus. t. IT p. 296) déclare, dans une note, que la forme en massue de l’épine de la ® dorsale chez cette espèce, n'est qu'un état pathologique accidentel, observé sur un C. nigrita.
Plus tard en donnant la description d’un Corvina nouveau, provenant de la rivière de Gambie (Corvina Moorti, loc. cit.), après
EC gr — avoir de nouveau insisté sur ce fait et affirmé que l’épine claviforme est la conséquence d’un dépôt anormal de substance osseuse, il signale la présence d’une épine identique, à la 2° dorsale de son C. Moortii et sur un autre exemplaire de la même espèce.
Il nous semble difficile d'expliquer pathologiquement la présence d’un dépôt osseux, toujours situé à la même épine et aux mêmes nageoires, chez des espèces d’un même genre, et de le considérer comme anormal.
D'un autre côté, si la description du C. Moori Gunth. (long. des types 0,500) diffère sous certains rapports de celle du C. clavigera NV.C. (long. des types 0,484), sous d’autres elle s’en rapproche. Tout semble donc relier ces deux espèces. Aussi, malgré les dires de M. Steindachner (/oc. cif., p. 27), qui, tout en venant confirmer l’opinion de M. Gunther, en ce qui concerne le C. clavigera, se tait sur le C. Moori (bien qu'il dût le connaître puisqu'il était décrit quatre ans avant sa brochure sur le Sénégal), nous pensons qu'il convient, jusqu'à ce qu'une étude plus complète ait permis de trancher définitivement la question, de conserver le C. clavigera de Cuvier et de considérer le C. Moort de Gunther comme synonyme de l’espèce établie par l’illustre naturaliste français.
Gen. OTOLITHUS Cuv.