‹ Faune de la SénégambieChapitre 20 sur 48 · V1RIDULA, AD BASIN OLIVACEO-FUSCA · texte numérisé non relu

V1RIDULA, AD BASIN OLIVACEO-FUSCA

Corps assez trapu, couvert de poils courts, annelés de noir comme chez plusieurs Cercopithèques, mais plus particulier ernent sur les régions dorsale et latérales ; tête ovale, à museau un peu proéminent; face nue, brune, lavée de bleuâtre par places; oreilles brunes; poils de la tête dressés, formant une crête médiane d’un roux-olive, à extrémité des poils noirâtre; une bande frontale étroite, limitée au niveau des tempes par un pinceau de poils droits, de couleur jaunâtre pâle, ainsi que les poils des joues et des côtés de la face, ceux-ci souples, divariqués ; région dorsale d’un brun-olive foncé; flancs et parties externes des membres, à poils olivâtres, mélangés de poils d’un brun pâle; dessus des pieds et des mains brun-roux; poils du dessous du cou et de la poitrine allongés, divergents, gris-cendré bleuâtres; ventre et parties internes des membres d’un gris-blanchâtre ; queue longue, mince, brun-olive, roux-brun à sa base.

Longueur du bout du museau à l’origine de la queue 0,535

— de la queue 0,615

— du membre antérieur 0,320

— du membre postérieur 0,372

PindO. — Assez rare ’ ~ Forêts du Pa y s des Nantis, près le village le Daboocrom (Teste, Temmink), Achanti, Dahomey, Assinie, Alassam Kodioboué, Pays de Potou et d’Akapless.

Les teintes du pelage de cette Forme semblent différer suivant l»âge et le sexe.

Le type de Van Beneden repose sur une femelle jeune, actuellement dans les Galeries de Zoologie du Muséum de Paris, auquel elle a été cédée, en 1839, par le Musée d’Histoire Naturelle de

Louvain (1).

Nous reproduisons textuellement la description de Van Beneden (2).

« Ce Colobe manque complètement de pouce aux membres antérieurs; le doigt index est de 6 à 8 lignes moins long que le médian; la forme du corps est trapue, les membres assez robustes et la queue très allongée.

» La tête, le cou, le dos et la base de la queue sont couverts de poils d’une même couleur brune olivacée; cette couleur se rapproche de celle du Papion (, Simia Sphinx ) et de quelques Singes verts; les poils de toutes ces parties sont finement annelés de noir; à la nuque et particulièrement au-dessus et en dehors des callosités, les poils prennent une teinte brûlée.

» La queue est longue et grise sur toute sa longueur, un peu plus foncée à sa pointe; les poils ont une longueur égale.

» Les côtés du cou et de la gorge sont d’un gris sale; sur les épaules, la couleur change insensiblement en un gris verdâtre moins foncé, couleur qui reste la même sur tous les membres.

» Aux extrémités postérieures, la couleur change de même, mais plus bas qu’aux antérieures; la couleur du dos descend jusqu’aux genoux; la jambe, ainsi que les pieds, de même couleur que les bras, avant-bras et mains; la couleur est moins foncée sur les flancs, et le ventre paraît couvert de poils d’un gris sale comme le côté du cou.

» Les callosités des fesses sont très prononcées. »

De son côté, Temminck (3) a décrit, de la façon suivante, une

(1) Is. Geoffroy Saint-Hilaire, Cat. Meth., loc. cil., p. 18.

(2) Loc. cit., p. 347.

(3) Loc. cit., p. 27-28.

T1 d ’âo-e moyen » rapportée de la côte de Guinée par Pel,

et appartenant au ^ IuS ^ ^g^^es, la nuque, le dos et la base « Le sommet de la o ^ J ilg de longueur moyenne, d’un de la queue sont couvei brune passe, par nuances, en

roux à pointe noire^c extérie ures des membres, les mains

un gris terne, doi P trémité de cette dernière partie

etIa que ^^::i:tpartie inférieure des joues, les côtés est un peu p 5 des membres et tout le dessous du

d ' u " bla,lc

coins sont couverts a un peicigo .

a c noire est entourée de quelques poils longs et noirs. „

Ces deux descriptions de femelles, non encore parvenues à leur entier accroissement, diffèrent sensiblement de celle du mfüe adulte que nous avons donnée et qui n'est autre que le Colobus cristatus de Gray.

Cet auteur, après en avoir publié successivement tiois descriptions (1), toutes plus ou moins différentes les unes des autres, suivant une habitude fréquente chez les Zoologistes Anglais, finit par les considérer comme étant la même Forme que celle de Van Beneden.

« The Colobus verus, dit-il, is I believe the same as cristatus ; but the crest was not observed by the describer (2). »

Gray avait précédemment écrit (3) : «Van Benden’s figure and short description (4), seen to indicate that tliis species is very like the C. cristatus, but that the liead shows no indication of a crest of whorl of hair on the fore head » (5).

(1) 1° In Ann. and Mag. H. N., vol. XVII, 1866, p. 77. — 2° In P. Z. S. of London, 1868, p. 182. — 3° In Cat. Monh. Lem., etc., 1870, p. 19.

(2) Cat. Monh. Lem., loc. cil., Appendix, p. 128.

(3) P. Z. <S. o f London., loc. cit., p. 128.

(4) Nous ne savons si le lecteur partagera l’opinion de Gray, en qualifiant de courte (short) la description de Van Beneden, précédemment reproduite; pour nous, elle est aussi complète que possible.

(5) Gray aurait pu s’apercevoir que Van Beneden a décrit une femelle jeune, et éviter cette observation sans valeur, et si cependant la trop courte description

U 6 06 30 6Ur U1 6U J Causé des doi,tes > les renseignements de Tcmminck, dont

IZZUr l 2 3 4 5 ’ ÛUmge ’ n ° US aim0nS a 16 ^ facile-

C’est uniquement pour nous conformer à l’ U sao- e que avons inscrit le Colobus olivaceus de Wagner, en synonymieT procolobus vents; par la singulière façon de procéder du Zo \ giste de Munich, le Colobus olivaceus devrait être, en effet to °t simplement considéré comme non avenu. ’ ° ’ 0ut

Il est facile d’en juger :

« Un ter dem namen C. verus beschreibt Van Beneden eine neue art von Stummelaffen », écrit Wagner (1) ; puis, après avoi traduit mot à mot en Allemand la description de Van Beneden il termine : « Da der name verus ganz unpassend ist, so habe ich den namen in Semnopithecus ( Colobus ) olivaceus umgeàndert »

« Le nom de verus étant mal choisi, étant impropre, je le change en celui d 'olivaceus! (2) »

Sans dire en quoi ni pourquoi le qualificatif verus est mauvais Wagner s’est arrogé un droit dont on eût fait un crime à tout autre; il s’est de lui-même placé dans la catégorie « des Naturalistes peu scrupuleux, mus par un sentiment de puérile vanité » dont parle M. le D r P. Fischer (3).

Nous remarquerons, en passant, que le manque de scrupules est une qualité particulière de certains Zoologistes de nationalité A demande!

L un des caractères du Procolobus verus, sur lequel on a le plus insisté, est le manque absolu du pouce aux extrémités antérieures; aucune trace de cet organe ne se montre, en effet, extérieurement; il n’en possède pas moins un pouce osseux caché sous les téguments, comme toutes les autres formes de Colobidæ.

Is. Geoffroy-Saint-Hilaire (4) blâme, avec raison, la comparaison que Van Beneden lui-même a faite de cette Forme avec un Macaque (5), mais bien qu’il n’y ait aucun rapport entre ces ani-

(1) Loc. cit., p. 309 et 310.

(2) Pour Temmink (loc. cil., p. 27), le nom de Verus est aussi « bien mal choisi » ; pas plus que Wagner, il ne dit pourquoi, mais il le conserve quand même, en vertu des droits de priorité.

(3) In Manuel de Conchyliologie de Woodioard, 3' édition, p. 320 et Faune de la Sénégambie, t. I, Introduction, p. lxxvi, 1883-1885.

(4) Loc. cit., p. 18.

(5) Loc. cit., p. 345.

tête osseuse (PI. XXVII, 6g 1 2)

, , ne corresponde nullement à

i folies général de moins trapu ; il

Sue W^^r'ecles autres types du même

^àu^ 6 ^ s »" as P ect ffélléral

se toit remarquer par sa | iculières k certaines têtes de Cercorappelle les dispositions part

pilhecus. régulière, très oblique, se continue

U courbe faciale a » ez ” si on frontale accusée, sorte

avec la courbe crânienne, - ^ arcades sourcilières ; de

utinuité due au pe antéro-postérieur, h plan de

de conti

ourbe faciale assez = dépression frontale accusée, sorte i courbe crânienne, . ^ arcades sourcilières; de

a diamètre antéro-postérieur, à plan de

forme ovoïde dans son en dedaI1Si le crâne

l’occipital incliné ob iquemen a temporales

s’élargit suivant son “™ n e il moitié de la longueur

faiblement indiquées, P ' temporales sont peu profondes; de la courbe frontale; les f s temp

les arcades zygomatiques, de me u , orbitaires

«««1 respace

fnte“rb!talre es. épais; les os propres du nez, larges, ont leur suture médiane ouverte; la voûte palatine est étroite, pal a e o grammique. peu profonde ; la crête canine assez accusée La branche montante de la mandibule, médiocrement haute, presque droite, est quadrangulaire ; le corps est étroit, allongé;

la symphyse épaisse et peu élevée.

Le crâne, dans son ensemble, est asymétrique, caractère que nous retrouverons chez presque tous les Colobiclæ , avec plus ou moins d’exagération.

Gen. TROPICOLOBUS Rochbr.

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