‹ Faune de la SénégambieChapitre 22 sur 48 · PL III · texte numérisé non relu

PL III

Colobus fernigineus llüger, Prodr. Syst. Mamm., 1811, p. 69.

— Gervais, H. N. Mamm., 1854, t. 1, p. 66.

__ — Reichenbach, die Vollstand. Naturges. d. Affen.

-- Gray, P. Z. S. of London, 1868, p. 181, n° 6.

— Schlegel, Simiæ, Monog. 40, in Mus. Pays-Bas,

1876, t. Vil, p. 27.

— Trouessart, Consp. Mamm., 1879, p. 10, n° 25.

__ — Rochebrune, Faune Sénégamb., t. 1, 1883-1885.

Mammifères, p. 25, n° 3.

Bay Monkey Pennant., Quadr., 1771, t. 1, p. 218.

Autre Guenon Buffon, Hist. Nat. Suppl., 1789, t. VII, p. 66.

Simia ferruginea Shaw, Gener. Zool., 1800, t. 1, p. 59.

— Desmarest, Mamm., 1820, p. 53.

— Fischer, Synop. Mamm., 1829, p. 13.

Colobus ferruginea Lesson, Spec. Mamm , 1840, p. 68.

— — Gray, Cat. Monk. Lem., etc., 1870, p. 18, n° 5

— ferruginosus E. Geoff.-St-Hil., Ann. Mus., 1812, t. XIX, p. 92.

— — Lin. Martin, Nat. Hist. Mam., 1841. p. 498.

— fuliginosus Ogilby, Cat. Mamm. Zool. Soc., 1839, p. 97.

Is. Geoff.-St-Hil., Cat. Meth. Coll. Mus. Primates, 1851, p. 17, n° 3.

— Temrninck, Esquisses Zool. Côtes de Guinée, 1853, p. 24.

— — Gervais, II. N. Mamm., 1854, t. I, p. 66.

— Dalhbom, Zool. Stud. Forsta Bandet ; Consp. Mamm., 1857, p. 95.

— ruf o fuliginosus Ogilby, Cat. Mamm. Zool. Soc., 1839, p. 270.

— ru f° niger Ogilby, Cat. Mamm. Zool. Soc., 1839, p. 273.

— Lin. Martin, Nat. Hist. Mamm., 1841, p. 500.

— Gray (var. 2 du ferruginea), Cat. Monk. Lem., etc.,

— Temminckii Kuhl, Beitr., 1820, p. 7.

— Desmarest, Mamm., 1820, p. 53.

Ogilby, P. Z. S. of London, 1835, p. 97.

— Lesson, Spec. Mamm., 1840, p. 69.

Lin. Martin, Nat. Hist. Mamm., 1841, p. 499.

P Z s. of London, 1838, p. 57.

Colobus Pennantii Waterhous 6 , - ■ ■ 1841) p . 501.

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p. — Corpus crassum, vell niqr0 - auribos latis, niüris ; subrotuedato; ‘ 1„ 8i in trnse rat» rao

PILIS CALVARIÆ ET SGINCIPI TÆN IÆ TEMPORALIS

permis; supebcxuoeum ; ITL0SIS> ruf0 -ruben-

N1GRIS ; GÆNAEUM, TEMPORUi , FEM0 RUM REGIONS POSTICA,

tibus; DORSO, latehi ® US ’ ahtuum ’ PA btibos exterioribus, rubro UHOPTGIOQÜK NIGRO-FU ’ hondriiS RUFO-LUTEIS ; PEC-

pabtibos interioribus sordide albo FUSCIS; CAUDA LAXA, RUFO-RUBRA, AD BASIN CASTENEA.

corps trapu, robuste, couvert de poils assez longs ; tête ovoïde, à museau obtus; face nue brun-noirâtre; oreilles larges bûmes poils de la tête longs, couchés, d’un brun fonce, melang roux; sourcils touffus, dressés, disposés en épis, d’un noir brun; une bande de même couleur se montre, de chaque coté, en dessus des oreilles; poils des joues longs, souples, un peu écartes et tombants, d’un roux rouge; dos, côtés du corps, dessus des épaules, parties postérieures des cuisses d’un brun noir; paities externes des membres d’un roux rouge brillant; dessus des pieds et des mains plus foncés; flancs roux-jaunâtre; poitrine, ventre, dedans des membres d’un blanc roussâtre sale; queue très longue, mince, brun-rouge, tournant au brun-noirâtre à sa base.

Longueur du bout du museau à l’origine de la queue 0,734

— de la queue 0,792

— du membre antérieur 0,370

— du membre extérieur 0,430

Al Kema. — Commun. — Forêts de la Gambie et de la Casamence ; environs de Sierra-Leone, Gabon, Congo, Achanti, Loanda et toute la côte Occidentale d’Afrique. — Par suite de renseignements incomplets, nous l’avions indiqué comme rare dans le tome I er de notre Faune de

la

. é o-ambie (1); à ce moment, nous le connaissons seulement en *- S . ie et en Casamence. — Depuis, nous avons acquis la certitude G£im c ’est une des Formes les plus répandues du groupe des ColoUdœ.

« La grande variabilité dans la couleur du pelage, avons-nous écrit en nous occupant une première fois de cette Forme (2), a donné lieu à la création de plusieurs types qui, tous, doivent rentrer dans le Piliocolobus ferme/ meus.

L’examen d’un grand nombre de spécimens adultes et jeunes est venu confirmer cette manière de voir, et nous a démontré que l’âge et le sexe ont une influence profonde sur la distribution des teintes et particulièrement sur leur intensité.

Ce fait avait été déjà signalé par Temminck (3).

Nous venons de donner la diagnose et la description des mâles adultes; en général, les femelles, également adultes, représentent le type fiiliginosus d’Ogilby.

Chez elles, les poils de la tête sont bruns ; le cou et l’espace compris entre les épaules d’un roux pâle, ont chaque poil annelé de noirâtre; le dos, les épaules, les flancs, les parties antérieures des avant-bras et des cuisses sont d’une teinte brune, à reflets grisâtres; les parties externes des membres sont d’un roux rouge; la même teinte, plus foncée, règne sur le dessus des pieds et des mains; la gorge et le ventre sont gris-jaunâtre pâle; la queue, rousse, est plus foncée en dessus et à son origine, ainsi que dans son dernier tiers.

Comme le fait observer Temminck (4), il faut rapporter le type Pennanti à des individus d’un âge moyen. Quant aux rufo fuliginosus et rufo niger, ils représentent le pelage de sujets parvenus à un âge avancé.

Les très jeunes spécimens ne diffèrent, en aucune façon, des femelles; comme chez ces dernières, on les reconnaît (abstraction laite, bien entendu, de la taille) aux reflets grisâtres, ou plutôt ardoisés, des parties correspondantes. Nous n’avons jamais ren-

(1) Loc. cil., Mammifères, p. 25.

(2) Loc. cit., Mammifères, p. 25.

(3) Loc. cit., p. 25.

(t) Loc. cit., p. 26.

nv-rnt moins (le deux ans, à pelage terne et contré de jeunes, « assertion de Temminck nous

plus ou moins laineux (1) »• Cette asse

semble absolument denuée de beauc0 up dans cette Forme,

Geoffory-Saint-Hilaire « s

on

• 4 . pat une de celles chez laquelle ce

peut même ajouter quelle est une

ice atteint le plus grand de qu’en général il est armé d’un u.u 6 *

jo-ré de développement relatif, et

pouce atteint le plus grand de£

l'iné d’un ongle.

bientôt une conformation analogue chez

quelques-unes des Formes que nous avons à étudier.

La tête osseuse du Genre Piliocolobus (PL XXIX, fi g. 1, 2) se distingue par sa forme générale subarrondie; la courbe faciale s’incline à angle obtus; le crâne est élargi en arrière et les fosses temporales sont très profondes; les arcades sourcilières peu développées, contrastent avec les apophyses orbitaires externes, élargies et donnent à toute la région oculaire un développement relativement considérable ; les crêtes temporales, peu apparentes, se continuent avec la crête sagittale, obtuse et peu élevée; une crête mince, haute et tranchante, circonscrit l’écaille occipitale au niveau de la suture lambdoïde; les arcades zygomatiques, très minces, sont resserrées en arrière; les orbites, très larges, presque ovoïdes, sont séparées par l’espace interorbitaire épais et large; les os propres du nez de dimensions moyennes, ont leur suture ouverte; la voûte palatine subquadrangulaire, est peu profonde; la crête canine excessivement développée.

La branche montante de la mandibule est étroite, oblique d’arrière en avant; le corps est épais, la symphyse haute et robuste.

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