L. Martin, Nat. Hist. Mamm., 1841, p
Gervais, H. N. Mamm., 1854, p. 65.
Sclater, P. Z. S. of London, 1860, p. 245.
Reichenbach, die Vollstand. Naturges. d. Affen., 1862,
Co/obus Satanas i«. Geoff.-St.-Hil., Dict. H. N. d’Orb, 2» éd„ 1867, t. IV, p. 208.
Gray, P. Z. S. of London, 1868, p. 181.
— Gray, Cat. Monk. Lem., etc., 1870, p. 17.
Schlegel, Simiæ, Monog. 40, in Mus. Pays-Bas, 1876,
t. VII, p. 27.
Semnopithecus anthmcmus J. Leconte, P. Ac. Nat. Sc. Philadelphie,
Gnereza Satanas Trouessart, Consp. Mamm., 1879, p. 10, n° 22.
S. — Corpus productum, postice statura quadratum, vellere
LONGO; CAPITE SUBELONGATO; ROSTRO SUBCONICO ; VULTURE NUDO, NIGRO; AURIBUS MINUTIS, SUBROTUNDATIS, NIGRIS ; PILIS CALVARIÆ SUBRESUPINATIS, ABBREVIAT1S FRONTIS ET SUPERCILIORUM SETOSIS, RECTIS, LONGIS, SPICATIM DISPOSITIS ; GÆNARUM, MALARUMQUE RIGIDIS, FLABELLATIM RECEDENTIBUS ; UNDIQUE NIGRUM, PASSIM NI- TENTE ; PALLIO PILIS LONGIS, SECUNDUM HYPOCHONDRIAS STA- THIÆUMQUE DUCTO, VESTITUM J CAUDA LONGA, LAXA NIGRA, CINEREO PERMIXTA.
Corps grand, robuste, trapu, surtout en arrière, couvert de ongs P oi e durs; tête suballongée, il museau proéminent, cou que, aee nue, „ oire; oreilles petitMi arrondies> noires . poils
rigides dis!I Ur S ’ C . 0UCtl f. S; P° ils<1 “fi-»btet sourcils très longs,
également 'ngiL^fort^ent 'dV" • Pl *. ; ““ ** j °“ eS longs ’ d’an noir inton î - divariques; pelag-e entièrement lu» non intense, lustré et brillant par places; un camail de
long-s poils s’étend sur les flancs, les épaules et les lombes ; queue long-ne, mince, effilée, à poils très courts, noire, tiquetée légèrement de gris.
Longueur du bout du museau à l’origine de la queue 0,998
de la queue j Qgg
du membre antérieur 0 411
du membre postérieur 0 522
N’KdgO. — Commun. — Forêts de la Gambie, de la Casamence, Sierra-Leone, Gabon, Ogooüe, Congo, Achanti, Loanda, Nokki, N’Goma! Kissango, Assinie, Grand Bassam, etc., etc.
Le Stachycolobus Satanas est, avec 1 e Piliocolobus ferrugineus, l’une des Formes les plus communes de la Côte Occidentale d’Afrique.
Tous les auteurs lui donnent pour patrie l’ile de Fernando-Po. Ce lieu de provenance, très souvent indiqué, à l’exception de tout autre, pour beaucoup de Singes de la Côte Occidentale d’Afrique et une foule d’autres animaux, est généralement faux. Il est avéré que la majeure partie des Formes, indiquées comme habitant cette île, n’y existent nullement. Tuées sur la côte ou capturées à l’intérieur, elles y sont apportées, vendues ou échangées, et l’on en a conclu indûment qu’elle était leur lieu d’origine. Il n’y aurait certes rien d’étonnant à ce que le Stachycolobus Satanas et d’autres vécussent à Fernando-Po; tout cependant nous porte à croire qu’il n’en est rien !
Le Semnopithecus anthracinm de Le Conte (1) différerait, d’après l’auteur, par une brièveté plus grande dans la longueur des poils du corps; ce caractère ne peut, en aucune façon, être pris en considération, le sujet étudié n’ayant offert aucune autre différence permettant de le séparer du Stachycolobus Satanas.
La diagnose et la description de cette Forme, précédemment données, ont été faites d’après un nombre très grand de dépouilles en parfait état de conservation ; nous copions textuellement, comme opposition, la description de Gray :
(1) Loc. cit., P. Ac. Nat. Sc. Philadelphie, 1857, p. 10.
, /. whiskers elongated, expanded; black liairs
* cn 7 c, z : Æ eim, ^ ted -
hûjh-spreading «**, «** «“ «f
f0r Zt pas possible d'inventer, de tontes pièces, des caractères ■ni us étranges 6t plus inexacts.
Nons aurons fréquemment occasion de montrer que nombre de Zoologistes « de l'autre côté du détroit », pour employer l'une
des expressions
du Savant et non moins Modeste D r E. L. Troues-
sart, sont absolument dans le cas de Gray.
Le Genre Stachycolobus offre une tête osseuse, de dimensions bien supérieures à celles des autres Colobidse. (PI. XXX, fig. 1, 2.)
La courbe faciale est excessivement oblique par rapport à la courbe crânienne, celle-ci étant onduleuse; le crâne allongé dans son diamètre antéro-postérieur, élargi dans le diamètre transverse, est aplati de haut en bas, suivant le diamètre basilo-bregmatique; les fosses temporales sont peu profondes; les arcades sourcilières, quoique minces, font fortement saillie; les crêtes temporales faibles, à peine indiquées, délimitent cependant un long parallélogramme assez facilement visible, se prolongeant jusqu'à la suture lambdoïde, où se montre un wormien assez large; la crête occipitale est mince, haute et tranchante; le plan de l’occipital, presque droit, reporte les condyles tout à fait en arrière; les arcades zygomatiques, très faibles, sont peu écartées; les malaires, robustes, sont larges et proéminents; les cavités orbitaires, très larges, affectent une forme circulaire ; l’espace interorbitaire est épais ; les os propres du nez, longs et étroits, ont leur suture médiane largement ouverte; la voûte palatine
est longue et peu profonde; la crête canine est considérablement développée.
La branche montante de la mandibule est semi-pyramidale MbMto droiteî le corps est larffe et épais ’ la s y m P h y se liaute et
(1) Loc. cit., P. Z. S. of London, 1868, p. 181.
Gen. COLOBUS Illig.