‹ Faune de la SénégambieChapitre 28 sur 48 · PI. IX · texte numérisé non relu

PI. IX

Colobus Angolensis Sclater, P. Z. S. of London, 1860, p. 245.

— — Reichenbach, die Vollstand. Naturges. d. Affen

- — Gray, P. Z. S. of London, 1868, p. 181.

p i Monk. Lem., etc., 1870, p. 18.

Colobus M**»* £*£ simiæ . Mon»*. 10, in Mus. P^B».

' 8 M'B V lS:«in, 1B08.P.037.

__ palliatUS Peters, M. • Mag . Nat. HUt., 1869, vol. III, Gray, Ann. And

— c , , , P Z s. of London, 1880, p. O .

f Consp. Mamm., 1879, p. 10, n° 20.

Guereza Angolensis Trouer > 1879, p. 20, n° 21.

palliatUS Trouessart, Consp. Mamm., 18

vtjtttTRF lonGO intense niGro-nitente ; c. - corpus subprocerum, ‘ vultU re nudo, nigro; au-

CAPITE OVOIDEO ; HOSTBO SUB^ w(} ^ sobntibus . PILIS calvariæ ribus latis, BOrDND ’ eesü ; inatiS ,radiantibus; mystacis et

' Tr ‘"“” 'pARUiî SPISSIS, DEPENDENTIBIIS; PALLIO PILIS

« cahpim nw attengentibus, tantum IN

cIpÙ«0*™. LATEEI.es LONGE P.LOS.S, ATTAMEN

PUIS pallii brevioribus; tænia frontati, gænis, gutture, mento,

Plus HUMEROROM ALBO^ITENTIBUS ; CAUDA LONGA, PILIS BREYIBUS, EX PRIMA TERTIA PARTE NIGRA, DEINDE NIGRO-CINEREA, APICE ALBA, n a ttt nr.TïM PENICILLATA; MACULA PERINEALE CORDIFORMI, ALBA.

Corps grand, robuste, couvert de long-s poils d’un beau noir lustré; tête ovoïde, à museau un peu proéminent; face nue, noire; oreilles grandes, arrondies, nues, noirâtres; poils du front et de la tête peu allongés, dirigés suivant une disposition rayonnante; poils des joues peu fournis, longs, retombants; manteau de poils très longs, atteignant presque jusqu’aux poignets, et recouvrant particulièrement les épaules ; poils des flancs également longs, mais moins que ceux des épaules; bandeau frontal étroit, joues, gorge, menton, poils des épaules d’un blanc pur; queue très longue, à poils très courts, noire dans son premier tiers, d’un noir grisâtre dans le reste de sa longueur, à extrémité blanche, faiblement touffue; une tache périnéale assez large, cordiforme, blanche.

Longueur du bout du museau à l’origine de la queue 0,600

— de la queue 0,860

-- du membre antérieur 0,340

— du membre postérieur 0,390

Assez

Loango

d’après

__ Angola, d’après MM. Sclater et Monteiro; Ogooué, ra ^ (r ’ ion du Congo, d’après nos correspondants; Zanzibar, Peters ; vallée de la rivière Pangam, d’après le D r Kirk.

Sclater, qui le premier a fait connaître cette Forme, en a oublié la diagnose en ces termes (1) :

1 < Ater • humerorum utrinque pilis elongatis et caudæ apice

a Ibis ».

Il ajoute : « Tliis Colobus is readily distinguishable from other West African species, by its black tail having only a white termination. Colobus Guereza, of Eastern Africa has a some what similar tail; but the white extends ail along the body, over tbe face etc. The single skin sent is very imperfect, wanting the feet and face, but still affords sufficient indication of the distinctness of species ».^

Neuf mots, pas un de plus, pas un de moins, ont suffi à M. Sclater pour caractériser son Colobus Angolensis , Forme du reste parfaitement tranchée et justement acceptée; nous n’avons ni à blâmer ni à défendre cette manière de faire sur laquelle nous appelons néanmoins l’attention, afin de montrer à l'illustre M. O. Thomas combien il a tort de qualifier nos diagnoses de « most insufflaient descriptions » (2) quand elles sont beaucoup plus complètes, plus détaillées qu’aucunes de celles : soit du savant Naturaliste Anglais M. Sclater (l’un de ses maîtres, si nous ne nous trompons), soit de ses autres compatriotes, soit de lui-même !

M. Sclater a pu démontrer que le Colobus pa/liatus de Peters était identique avec son Colobus Angolensis ; l’exemplaire envoyé par le D r Kirk de Zanzibar, différait seulement de celui rapporté

(1) Loc. cit., P. Z. S. of London, 1860, p. 245.

(2) Zoological Record, 1882. — Mammalia, general subject., p. 13. — Nous avons déjà conseillé à M. O. Thomas ( Sériés prima, Vertebratorum novoium, etc. Oræ Africæ occidentalis incolarum. Diagnoses (in Bull. Soc. Philomathique de Paris, n° 3, 1885, et tirage à part) « de comparer ses propres diagnoses aux nôtres, et de bien se pénétrer surtout: des différences que nous autres Français nous établissons entre ces deux mots : « Diagnose et Description x>.

• pn ce que: «Shoned rather more

tvt Monteiro, en et d’ Angola par M. ^ on

white of the throat (1) imple variation due à l’âge de

Nous ne voyons là quune

l'exemplaire étudié. à laquelle nous empruntons

En terminant la — de ce que son CoMus ces renseignements, i • la côte Ouest d’Afrique,

injofens», se trouve tout singu ,ar, dit-il, to

et s „r la Côte ^;“® îatsfcrn Coast

find it identical d . j ur i u i qui a si souvent

■ de Zones Zoologiques distinctes et surin

I" des animaux sur le continent Africain; pour nous . "ons nié cesZônes et cette localisation nous ronvons toute naturelle l'existence du Cofefe» Angolenm sur les deux cotes opposées, c'est un argument de plus en faveur de fa thèse que nous avons longuement discutée à ce sujet ( )•

Quelques années avant que M. Sclater ait pu montrer 1 identité des exemplaires d’Angola et de Zanzibar, Gray avait cherché à établir un rapprochement entre le même C olobus palliatus de Peters et son C olobus Kirki. Il est instructif de relater la note de Gray (3), afin de faire ressortir la fausseté de son jug-ement dans cette circonstance :

« D r Peters, dit-il, has described a C olobus from Zanzibar under the name of C. palliatus, from a young specimen tliat xvas livimr in llie Zoological Gardens at Hamburg, and is now in

Hamburg Muséum. The description agréés in many particulary witli the C. Kirki, received from D r Kirk, which i described and figured in the Proceed. for Feb. 1868, p. 180, tab. 15, when D r Kirk sent tliat skin, he informed me he had sent ayoung living specimen to Hamburg, an its way to our Zoological Gardens in England. I bave every reason to believe tliat the animal described by D r Peters as the one sent (though his name is not mentioned by D r Kirk). It is most probably a specimen of the

(1) Loc. cil P. Z. S. of London, 1880, p. 68.

(2) Faune de la Sénégambie, t. I. Mammifères, Oiseaux, Reptiles. — Chap. Considérations générales. — Passim.

(3) Loc. cil., Ann. andMag. Nat. Hist., 1869, vol. III, 4» sér., p. 171.

• W hich i hâve described, the différence in the description Spe r e hlv arising- from the animal being immature and having

Gray trouve donc, comme on vient de le voir, que la descripde Peters concorde avec la sienne sous plusieurs rapports, et qu’il faut attribuer les différences que l’on trouve dans les deux Limitions: au jeune âge et aux conditions de captivité du spécimen de Peters.

A l’appui de ces dires, nous donnons comparativement les deux descriptions; celle de Gray relative à son Colobus Kir Ai est ainsi conçue (1) :

« Head with long divergent hairs, forming a kind of cap, bent back over the forehead. The Crown of the head, back, and tail red-brown, end of tail rather paler; the nape, upper surface of hands and feet, and outside of the upper and forearm and of the thighs blakish ; the forehead, cheeks, throat, side of the neck, chest, underside of the body, inner side of the limbs and the liind legs, and the hender edge of the arms and thigs greyish white; a fin bristly hairs on the eyebrows black ».

Peters de son côté a décrit son Colobus palliatus, de la façon suivante (2) :

« Ater, fascia fiontati, temporibus, malis, gula, juba humerali caudæque apice albis; regione genitali flavida ».

Puis il ajoute :

« Die Kopfhaare nacli hinten gewandt, kürzer als die Rückenliaare. Die Haare der Schlàfen, der Wangen und der schulter sehr verlàngert, schwanz ohne quaste (in der Jung-end?).

« E i ii Exeinplar dieser art, ein junges Mànnchen, hat unsere Sammlung (n u 3,505) von dem Zoologischen Garten hu Hamburg erhalten und das Naturhistoriclie Muséum daselhst besitzt ein ganz àhnliches zweites exemplar von demselben Fundorte. Sie ist offenbar am Nàchsten venvandt mit C. Angolaises Sclater

( ) Loc. cit., P. Z. S. of London, 1886, p. 180. — Nous nous bornons à citer cette description, la première publiée par Gray, nous dispensant de reproduire ce es qui lui ont succédé, notamment l’une d’elles k la page 181 du même

cueil, ou 1 on trouve les variations les plus étonnantes et les plus contradictoires.

(2) Loc. ci t., M. B. Ahad. Berlin, 1868, p. 637.

, n , m v 245- ibid. 1868, p 181) welche aber uad des schwanzspiUe g a„ z

S tZ êtdé-nontrent ces deux

aucun rapport entre elles, Gray a fait preuve dune legerete impardonnable ou d’une ignorance complété, en vou ant reunir Z animaux que tout différencie (même pour lœd le mon,, exercé), à l’aide d’arguments tout simplement dénués de sens..

Peters en 1879 (1), relevant les erreurs du Zoologiste Anglais, observe avec raison qu’un Colobe appartenant au groupe des Colobes à pelage brun, ne peut être rapproché d un autre Colobe appartenant au groupe de ceux à pelage noir ; mais Gray ne s est pas arrêté à ces considérations et son Colobus Kir la, proche voisin du Colobus vellerosus en 1868 (2) : « The long liair of. the head shows its alliance to C olobus vellerosus » (fait complètement faux), est devenu en 1869 (3) un adulte du Colobus palliants, grâce à l’âge et à la captivité : « Being immature andhaving been kept in confinement » (4).

La comparaison du Colobus Angolensis que nous représentons (PL IX) d’après un magnifique exemplaire adulte, avec la figure du Colobus pallia tus de Peters que l’on sait être ce même Colobus Angolensis, fait voir sur cette figure des caractères quelque peu fantaisistes; les ailes disposées de chaque côté de la face, notamment, ailes faites de longs poils dressés et rigides, sont de pure invention; les poils des joues, on l’a vu tout à l’heure, sont longs, flexibles, tombants, peu fournis, et semblent se continuer avec les poils du manteau; il n’est pas même possible d’assimiler 1 ornement de la tête du Colobus palliatus à la disposition ali' forme des poils des côtés de la face de la Forme suivante que nous allons étudier, et il semble que le dessinateur de Peters s’est plu à reproduire ces têtes ailées d’Anges que l’on

(1) Loc. cit., M. B. Akad. Berlin, p. 830.

(2) Loc. cit., P. Z. S. of London, p. 180.

(3) Loc. cit., P. Z. S. of London, p. 171.

(4) Le S ‘™ 1 6t non moira B' E- L. Trouessart, voudra bien remar-

‘ 1 2 3 4 T " Cept °" ! parf0i! les de Gra,, noue ne loi

« , "" d “ ‘“ S ‘ mérité “' - C’eet la seconde fois

que nous lu, soumettons cette observation. (Voir plus haut, p I )

voit planer dans l'a*ur Capitaux et les bénitiers

des tableaux de sainteté, ou sur des vieilles Basiliques.

les

Gen. PTERYCOLOBUS Rochbr.

l0 PTERYCOLOBUS VELLEROSUS Itochbr.

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