‹ Faune de la SénégambieChapitre 32 sur 48 · PI. XII · texte numérisé non relu

PI. XII

Colobm Guereza caudatus 0. Thomas, P. z. S. of London, 1885,

P- 219, pi. xii.

CORPUS SUBCBASSÜM, VELLERE LONGISSIMO, NIGUO ; CAPITE SUB-

-ROSTRO obtuso; vulture sericato fulvo-cineras-

•rOTUNDA lu i

, • AURIBUS fuscis ; PILIS calvariæ et frontis BREYIBUS, cEN ' . gæ narum malarumque densissimis, longis, decumben-

IBUS' PALLIO PILIS LONGISSIMIS E SCAPULIO AD URÆUM DIFFUSO, vestitum; tænia frontali lata ; TEMPORIBUS, GÆNIS, GüTTURE, mknto, albis; femoribus fascia parva albida externe ornatis;

C'AUDA LONGA, JUBATA, PILIS LONGISSIMIS, PENDULIS, ALBO-LUTES-

CENTIBUS.

Corps trapu, mais moins que chez la forme précédente, couver t de très longs poils; dessus de la tête, région dorsale, membres d’un beau noir mat; tête subarrondie à museau obtus; face couverte de poils courts, veloutés, d’un gris roussâtre; poils de la tête et du front en brosse, ceux des joues et des côtés de la face très épais, longs, retombants; poils du menton en pointe obtuse, dirigée en avant; le manteau de très longs poils, d’un blanc faiblement teinté de jaunâtre, s’étend à partir des épaules jusqu’à l’origine de la queue; bandeau frontal très large; côté des joues, tempes, gorge, menton, d’un blanc également jaunâtre; une tache blanchâtre, peu étendue, règne sur la partie externe et supérieure des cuisses; queue longue, moins cependant que dans le type précédemment décrit, noire à sa base sur une petite étendue et entièrement couverte de poils d’un blanc faiblement jaunâtre d’une excessive longueur, agencés de telle sorte, qu’à première vue ils semblent être la continuation des poils du manteau; les callosités sont entourées par une bande assez large de poils courts d’un blanc jaunâtre.

Longueur du bout du museau à l’origine de la queue 0,643

— de la queue 0,672

— du membre antérieur 0,340

du membre postérieur 0,379

NÜOfî O en Masai. — Assez commun. — Useri, sur le flanc Nord-Est du mont KilimaN’Djharo ; montagnes d’Urambani; environs de Kisongo au Sud-Est du lac N’Yanza, d’après M. Johnston. — Versant Nord des montagnes du Djallon Kadou {Teste, D rs L. Savatier et Lecorney); Fouladou; Banbouk.

La forme que nous venons de décrire et que nous avons fait fi&uiei d après une peau faisant partie d’un lot d’animaux Afri-

• n Aq na r notre affectueux confrère cains obligeamment commue pour la première foie,

et ami, M- le 13 -L- c ’

« I885 ' r *■ ,°' J ô m Thomas provenait des récoltes faites par U spécimen de M. °' 1 2 , n6tre , tout à fait identique,

M. Johnston au K.lnna N Djharo le

a, f ét Vtptr°SM e o J Thomas c°omme une Race, une Forme, Consideie par 31. • qualifications sont

une Variété ou une So^pe* Abyssinien, le CoroBns

successivement emp oye nomenclature ternaire chère h

GUEKEZA OAtlDATOS ‘ " d „ CoMus Guereza

M. 0. Thomas), vivrait dans le voisina e u

véritable mais à une plus grande altitude. .

Les indications nous manquent pour affirmer s .1 en est a, ns, dan la région Ouest, ce qui est peu probable, les différences d aîtitude étant en général de peu d'importance dans les montagnes du Djallon Kadou, du Fouladou et du Banbouk.

Le caractère fondamental du type reposant sur la forme de la queue et la disposition des poils qui la recouvrent, nous croyons devoir reproduire la note de M. 0. Thomas, ou cette queue est décrite comparativement avec celle du type Abyssinien :

« The specimen brought, like two or three beautiful skins obtained by M. Thomson in the same neighbourhood (Useri), belongs to a peculiar race, or variety apparently restricted to this région and characterised by having the white brush of the tail very much larger and finer than is the case in the tiue Abyssinian C. Guereza. In the latter animal the proximal 12 to 16 inclies of the tail is short haired and quite black, only the terminal 8 to 12 iaches being white and tufted and the white mautle hanging down from thebody hides only about on third of the black part of the tail, in the Kilima Njaro (2) race, however, only some 3 or 4 inches of the base of the tail are black, and the

(1) Report on the Mammals obtained, and observed by M. Johnston on Mont Kilima N'Djaro, in P. Z. S. of J^ondon 1885, p. 219.

(2) Nous avons cru devoir suivre, pour ce mot, l’ortographe des cartes les plus récentes et écrire : Kilima N’Djaro, et non comme M. 0. Thomas : Kilima Njaro.

i er (with tlie hairs about 20 or 21 in ch es) is developed r emaince white i 3rus h ; 0 f which individual hairs are

7 to 9 inches in length. Tlie hairs of the white body mantle.

into a from

moreo'veï^g and 0 f the mantle being quite continuons.

In addition to this race, however, the true Gnereza is also

entirely cover the black at the base of the tail, the

white

, in the n eighbourhood of Kilima Njaro, as the mantle of fOUnt lowland Masai warrior, of whom a drawing is given in V 6 Johnston’s forth coming work, is made of the skin of this imal but this is of course a rather vague indication of the original locality of the specimen. M. Johnston tells me that the natives clearly distinguish the two races, and that the white tailled form is, at least in the Kilima Njaro district, a more strictly mountain animal than the other.

» Taking non into considération the extreme constancy of the markings of the Colobi, the very different appearance that the présent animal has from the usual type, its restriction to a small district round Kilima Njaro, and the distinction by the natives of the two formes, I think it wil be necessary to distinguished M. Johnston animal as a separate variety or subspecies, to which the name of Colobus caudatus, might be applied. » Indépendamment de la queue entièrement touffue, notre description établit que le Guereza de Kilima N’Djharo et du Djallon Kadou se différencie de son congénère Abyssinien : par une taille et des proportions plus faibles, par une teinte très faiblement jaunâtre des poils blancs du manteau et des autres régions, par la villosité de la face d’un gris roussâtre, par la grande largeur du bandeau frontal, et enfin par la petitesse de la tache fémorale.

Nous ne discuterons pas les raisons sur lesquelles M. O. Thomas se fonde pour différencier son type; l’excessive constance «the extreme constancy » de la coloration chez les Colobes, invoquée dans le cas présent, n’a qu’une bien faible importance, car, excepté la très légère teinte jaunâtre des poils ordinairement d un blanc pur, tout le pelag’e est semblable à celui du vrai Guereza « the tlirue Guereza »; quant à la distinction des deux Formes par les Naturels « the distinction by the natives of the two forms », s un argument que nous ne croyons pas sans réplique et nous seiions dans notre droit en disant, à notre tour, qu’il est « unie-

nMe ,, nous nous contenterons Ce rejeter tes Ceux raisons invoquées. de M- 0 . Thomas, en tant

Nous acceptons cependant la K de , a totaUté de

q u’.U.-^«ér^ P>^^^ 0 ^ me> parce , uïl est

laqnene umquem chez des individus habitant

Ter “il loi 'nïïi mais nous ne l'acceptons ni connue U ace l“ e ni comme Variété, ni comme Sous-Espece ; pour nous, c est e forme, et nos idées, nos théories sur ce sujet sont trop connues ou plutôt out été trop longuement exposées, pour que nous songions b insistGi.

Nous nous permettrons pourtant de faire à M. O. Thomas une simple objection à propos du nom dont il a doté sa Variété ou sa

Race locale.

Nous sommes persuadé qu’en se servant du qnalificatit candatus , il a voulu faire allusion à son remarquable panache caudal, mais caudatus, si nous 11e nous tiompons, signifie . qui ci tins QUGU6 et non pas ; ci qugug touffue , 01, diie qu un Colobe se distingue d’un autre Colobe parce qu il ci une Queue , c est pioclarner que tous les autres Colobes auquel celui-ci est comparé

sont anoures, c’est commettre sciemment, ce que l’on

appelle en France, une absurdité !

L’usage nous a forcé de conserver le nom imposé par M. O. Thomas; pas plus que nous, il ne peut débaptiser sa Race locale; si cela eût été possible, nous lui eussions conseillé : ou de la dédier à M. Johnston, son inventeur, ou de choisir une expression plus heureuse; son Colobus caudatus aurait pu devenir, par exemple, un Colobus calliurus, de xofXdç beau et oùpà queue !

13, GUEREZA OCCIDENTALIS Rochbr.

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